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dernier vers aoi rafale n° 12 où       à antoine simon 14 "le renard connaît ecrire les couleurs du monde abstraction voir figuration dernier vers aoi buttati ! guarda  la chaise, le châssis, le il y a bien là, dans le corps encaisse comme il s’ouvre la textes mis en ligne en dans un clignement de page précédente page       (     le « je me tais. démodocos... Ça a bien un préparer le ciel i sors de mon territoire. fais pour robert pourquoi yves klein a-t-il dernier vers aoi       la       ruelle mes pensées restent       sur la page suivante ► page  née à  marcel migozzi vient de merci à marc alpozzo today i eat my l’eau froide de l’anse a supposer que ce monde   en grec, morías est-ce parce que, petit, on dans les écroulements paien sunt morz, alquant j’ai travaillé       ( 1 2  il n’était qu’un antoine simon 24 la question du récit       gloussem pour maxime godard 1 haute dernier vers aoi dernier vers aoi j’oublie souvent et mieux valait découper aller à la bribe suivante preambule – ut pictura  pour le dernier jour journée de moi cocon moi momie fuseau antoine simon 17 comme un préliminaire la       tourneso a christiane 1 2 traversé le lieu-dit de       longtem bribes en ligne a       la pour philippe aller à la bribe suivante cet article est paru dans le elle réalise des ...et la mémoire rêve derniers 1 2  début de la mise en ligne de page suivante ► page agnus dei qui tollis peccata il souffle sur les collines       su lou paysage de ta se reprendre. creuser son       avant  les œuvres de 1 2  page précédente retour madame est une torche. elle oiseau tranquille au vol 1 2 3 page suivante ► page en introduction à "pour tes jusqu’à il y a la musique est le parfum de     surgi a propos de quatre oeuvres de       " textes mis en ligne en la prédication faite dernier vers aoi le recueil de textes siglent a fort e nagent e certains prétendent       aux décembre 2001. dans les carnets       ç       droite  au travers de toi je  dans toutes les rues quel étonnant la mort, l’ultime port, pour julius baltazar 1 le « mais qui lit l’heure de la page suivante ► page nous avancions en bas de l’attente, le fruit cent dix remarques i ► cent la danse de antoine simon 5 de profondes glaouis 1 2  page précédente retour       ce qui aller à la bribe suivante aller à la bribe suivante mult ben i fierent franceis e le 28 novembre, mise en ligne 199* passé galerie dire que le livre est une dieu faisait silence, mais mais jamais on ne autre petite voix de la       rampant seul dans la rue je ris la pour michèle « e ! malvais  je ne voulais pas l’homme est deux ajouts ces derniers ce qui fascine chez dont les secrets… à quoi       dans le « la musique, madame a des odeurs sauvages textes mis en ligne en août l’entreprise dont je me ce qu’un paysage peut       pourquoi         que d’heures il existe deux saints portant l’impossible    nous 1 2  cet univers sans pour qui veut se faire une il pleut. j’ai vu la c’est la chair pourtant page suivante gérard abu zayd me déplait. pas depuis le 20 juillet, bribes le 26 août 1887, depuis       objectif « ces deux là dernier vers aoi mult est vassal carles de du bibelot au babil encore pour bruno charlotte, in  la lancinante la liberté de l’être je meurs de soif pour jacky coville guetteurs je reviens sur des gardien de phare à vie, au je suis nouvelles mises en   nous sommes ils s’étaient au rayon des surgelés antoine simon 7 dernier vers aoi       dans la un nouvel espace est ouvert troisième essai merci au printemps des dernier vers aoi page suivante ► page le travail de bernard juste un mot pour annoncer « amis rollant, de aller à la bribe suivante josué avait un rythme j’aime chez pierre  tu ne renonceras pas. très saintes litanies dans le patriote du 16 mars « pouvez-vous       six sommaire ► page suivante   ce n’est pas aux choses       é sa langue se cabre devant le c’est extrêmement page suivante ► page macao grise 1 2  la terre a souvent tremblé sommaire ► page suivante au centre des quartiers de rossignolet tu la marie-hélène       o aller à la bribe suivante       au petit matin frais. je te page suivante ► page je me souviens de les céramiques et leurs       neige préparer le ciel ii rafale dorothée vint au monde       la pie comme c’est en 1958 ben ouvre à vous avez le peintre manuel casimiro références : xavier et ces on peut croire que martine     cet arbre que titrer "claude viallat, baous et rious je suis me       grimpant c’est le grand percey priest lake sur les bruno mendonça       les   ces sec erv vre ile rafale n° 10 ici descendre à pigalle, se rafale n° 9 un le tissu d’acier frères et   les sommaire ► page suivante quelque temps plus tard, de à propos “la       fleur coupé le son à   un madame 1 madame est la aller à la bribe suivante 1) notre-dame au mur violet ce jour-là il lui ils avaient si longtemps, si je désire un     chant de et que dire de la grâce dernier vers s’il page suivante ► page toutefois je m’estimais carmelo arden quin est une le coeur du antoine simon 31     chambre       l’       araucari de pareïs li seit la le soleil n’est pas 1 2 3 page suivante ► page page précédente retour à  il y a le châssis,     m2         les le "patriote", page suivante ► page       vu les antoine simon 25 dernier vers aoi ce jour là, je pouvais sainte marie,       dé  ce mois ci : sub       je fais l’une des dernières lu le choeur des femmes de page suivante ► page cher.e.s ami.e.s vous pouvez rafale n° 7 un       apparu « ah ! 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Il s’appelait Gustave
éléments d’autobiographie dits "un amour de terre"
En fait, tout avait commencé au moment où, mu par quelque désir anodin sinon innocent, alors qu’il se promenait sans autre but que le plaisir de sentir peu à peu la fatigue envahir ses muscles et l’oppression monter dans sa poitrine, au sortir d’un sous-bois, comme d’une plongée, ou comme s’il devait soudain s’enfouir dans cette ouverture d’herbes caressée par un soleil languissant, juste avant le grand piaillement des oiseaux, à l’instant du déséquilibre, au point culminant du silence, (et peut-être son geste avait-il pour but de combler ce vide illusoire), il avait tendu le bras pour saisir au passage, au bout d’une branche penchée dans cette attitude d’offrande que savoir parfois (pour quelles mystérieuses raisons ?) prendre les arbres, une fleur ouverte, d’un blanc lumineux aux reflets roses, vieillie déjà, bientôt fanée, tombée... La sentir là, entre ses doigts, lui fut d’abord douloureux ; il l’avait, tout en marchant, prise entre les dents, et en mâchonnait le pédoncule en rejetant sur la brutalité du passage des ombres peuplées et humides du sous-bois à l’étendue sans protection, le malaise qu’il avait ressenti. De ses dents exprimant une sève verte et maigre, il avait atteint les pétales qu’après un instant d’hésitation il avait écrasés franchement. Aussitôt c’est le goût de la terre humide, son odeur pénétrante qui semble d’abord épanouir les pores avant de s’installer dans les narines et la gorge, qui l’avait saisi. Après s’être rapidement assuré qu’il était seul, il se baissa et arracha une touffe d’herbe à la terre, en prenant garde de ne pas laisser sa main glisser. La terre, humide, avait aisément cédé et une motte, aux effets de perles noires aux radicelles, alourdissait la touffe, répandant, comme d’un flacon entrouvert ou d’un vin depuis longtemps veillé, des effluves discrets et profonds. Comme par distraction il avait, d’une seule main, fait remonter la touffe jusqu’à sentir, au bout des doigts, l’humidité granuleuse de la terre. Marchant toujours, il avait conservé ce contact de la motte, s’étonnant du calme qui s’en dégageait, rêvant aux innombrables vies qu’il devait transporter au bout du bras. Sous l’effet de l’immobilité, sans doute, sa main, aux interstices des doigts et à la paume, devenait moite ; il fit alors passer la motte dans la main, délicatement d’abord, il l’y posa, comme on fait d’un oiseau, sans presser, sinon pour lui transmettre un peu de chaleur, ou comme on fait des poussins pour leur faire boire le vin chaud sucré, ou comme on caresse, en s’effrayant un peu du creux palpitant, la tête d’un nouveau né ; après avoir quelque temps profité de la fraîcheur nouvelle qu’elle donnait à sa main, il commença à l’effriter, la pétrir, l’écraser, ou la former au moule de ses doigts refermés sur la paume. Il avait alors songé, mais sans oser le faire, rejetant l’idée comme inutile, étonné et vaguement écoeuré d’avoir pu se la formuler, se raisonnant, dégageant, étendant, éclairant sa banalité, et en même temps repoussant les images de retour, de cris, de roulades, de jeux, d’inconscience heureuse qu’elle charriait, à la porter en bouche, en apprécier la saveur, la réhumecter, la faire sienne, l’avaler. Il passa la boule, dont les cheveux d’herbe s’étaient ou bien perdus ou bien agglutinés, dans l’autre main, comme s’il était nécessaire d’en achever la forme, et la lança au loin avec force (il ne voulait pas penser avec rage), d’un tir tendu, se réjouissant de sa trajectoire, déçu toutefois par sa chute si proche.
Ce qui resurgit, le soir même, fut la banalité du désir brutal qui l’avait saisi ; il se reprochait pourtant d’avoir pensé "banal", quand cela tenait plutôt de l’évidence. Un vague remords renouvelait le tiraillement des muscles du bras au moment du jet ; le plus troublant était l’inquiétude à se figurer que l’objet n’était que prétexte, image de son refus non de s’ouvrir à ce bout de terre pétrie mais de considérer les évidences. En même temps il sentait manquer à son palais, à sa langue, à ses joues, le goût de la terre. Il avait beau, salivant et se forçant à rappeler ce que ses narines connaissaient, imaginer les boules de terre se défaisant dans sa bouche, ses dents crisser sur des grains durs, sa langue se rétracter sous la matière fondante, sa gorge se serrer dans le refus d’avaler, il ne se donnait que la comédie d’un manque. Il le sentait bien à la pointe de sa langue qui ne pouvait aller fouiller dans les interstices des dents ou entre les gencives et les lèvres ou les joues, les débris installés. Il se persuada, en brûlant sa bouche d’un quelconque alcool, formant sa langue en réceptacle, gardant et tournant sa gorgée de liquide à l’affût de sa propre haleine remplie de parfums chauds et fugaces, qu’il est des plaisirs plus subtils et, à proprement parler, plus essentiels..

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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