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li emperere s’est page suivante ► page des voix percent, racontent 1 2  la communication est dans un clignement de       sur les le ciel est clair au travers       le il souffle sur les collines textes mis en ligne en antoine simon 33       sur le       fourr&ea pour m.b. quand je me heurte cliquer sur l’icône le glacis de la mort il existe au moins deux il y a des mots, mais comme la chaude caresse de rafale chercher une sorte de vous, dont l’âme, le       sous 1 2  aller à la bribe suivante envoi du bulletin de bribes       aujourd 199* passé galerie       au fond il faut aller voir abu zayd me déplait. pas comme c’est       allong&e       sur le granz est li calz, si se       &         ici, les choses les plus       sur le arbre épanoui au ciel autre essai d’un 1 2    six formes de la j’aime chez pierre       la       l’ page suivante ► page       va ton page suivante ► page 1 les morceaux de nuit se dernier vers aoi       dans travail de tissage, dans       quinze il pleut. j’ai vu la page suivante ► page je suis pour accéder à dans l’innocence des       &nbs 1 2  “dans le dessin le géographe sait tout  la lancinante raphaël monticelli 30 juin un temps hors du est-ce parce que, petit, on l’une des dernières 1 2  les dernières       jonathan après la lecture de   iv    vers chants à tu mon recueil       pé       une dernier vers aoi epuisement de la salle,   le texte suivant a       midi n’ayant pas il semble possible       montagne carmelo arden quin est une raphaël monticelli 30 juin page suivante ► page en 1958 ben ouvre à langues de plomb a la a ma mère, femme parmi de pa(i)smeisuns en est venuz   a-t-il antoine simon 30 « je suis un un tunnel sans fin et, à sables mes paroles vous essai de nécrologie, cover-oleti_artin_ri un titre : il infuse sa page suivante ► page le travail de bernard l’ami michel le recueil de textes tous ces charlatans qui fragilité humaine. si vous entendez le lac aller à la bribe suivante les installations souvent,    au balcon madame est une torche. elle page suivante ► page page précédente retour "nice, nouvel éloge de la la vie est ce bruissement début de la mise en ligne de tandis que dans la grande derniers vers sun destre     faisant la l’illusion d’une     ton plaisir le franchissement des sites de mes préparer le ciel i li quens oger cuardise exode, 16, 1-5 toute le grand combat :       les réponse de michel tout en travaillant sur les mise en ligne d’un préparer le ciel i la légende fleurie est   un vendredi dans le pain brisé son antoine simon 14 un besoin de couper comme de me pour michèle auer et page précédente ► page sommaire ► page suivante « voici mougins. décembre il existe deux saints portant textes mis en ligne en mars page suivante ► page accéder au texte en cliquant cinq madame aux yeux Être tout entier la flamme     une abeille de Éléments - textes mis en ligne en avril non, björg, s’il 1 2       je fais d’ eurydice ou bien de madame, vous débusquez       s’ un texte que j’ai  née à     chant de       à       vu les             pav&eacu année 2018 ► année 2020 ce qui fait tableau : ce nous serons toujours ces la brume. nuages sur la toile de renoir, les comment entrer dans une       je me branches lianes ronces on préparait textes rÉunis sous un titre on peut croire que martine       gentil « mais qui lit 1 au retour au moment   pour le prochain       ç page précédente retour sors de mon territoire. fais une il faut dire les josué avait un rythme jamais je n’aurais sommaire ► page suivante       pass&eac clquez sur cent dix remarques i ► cent sommaire ► page suivante d’un côté aller à la bribe suivante hans freibach : la réserve des bribes et tout avait   je ne comprends plus lorsqu’on connaît une antoine simon 32 passent .x. portes,   est-ce que       baie       la dernier vers aoi       la       longtem quel ennui, mortel pour à yvon quand une fois on a les textes mis en ligne       le vent ce texte m’a été pierre ciel etudiant à 1 2  13) polynésie ainsi fut pétrarque dans la mort d’un oiseau. page suivante ► page madame, c’est notre       le dans les carnets effleurer le ciel du bout des page suivante ► page     vers le soir       voyage textes mis en ligne en pour nicolas lavarenne ma       grappes la tentation du survol, à pour accéder au pdf,       bonheur du même auteur : les aller vers bribes, livres 1 les étourneaux !  dans le livre, le     sur la pente nous avons affaire à de le 26 août 1887, depuis       dans quatre si la mer s’est la liberté de l’être thème principal :       aux sommaire ► page suivante madame a des odeurs sauvages antoine simon 13 les ruelles blanches qui  les trois ensembles "a cannes, propos de table tromper le néant aller à la bribe suivante 1 2  dans le train premier derniers textes mis en a - preliminaire prenez 3 pour le prochain basilic, (la la mastication des et te voici humanité antoine simon 19 l’entreprise dont je me petites proses sur terre et que dire de la grâce page suivante ► page   jn 2,1-12 :       reine       dans le       gloussem station 5 : comment ce mot comme à la hâte et encore   dits       la la bouche pleine de bulles 1 2 3 page suivante ► page       le predication_du_15_ao 1- nous sommes dehors.       la page précédente retour à « h&eacut page suivante ► page page suivante ► page      & aux barrières des octrois page précédente le café le tissu d’acier pour robert dernier vers aoi de proche en proche tous on a cru à dernier vers aoi tout est possible pour qui   les cet article est paru dans le page suivante ► page outre la poursuite de la mise * il te reste à passer       soleil il y a longtemps,       crabe-ta       le ciel dans le vacarme des couleurs, descendre à pigalle, se aller à la bribe suivante paru en ce mois de juin 2021, page suivante ► page       "     au couchant tu le sais et je le vois clers fut li jurz e li présentation du projet       à j’ai travaillé rafale n° 9 un equitable un besoin sonnerait "pour tes rêve, cauchemar, la terre nous       au pas village de poussière et de de tantes herbes el pre grande digue est dispersée al matin, quant primes pert sommaire ► page suivante 1 2  nu(e), comme son nom quai des chargeurs de       je me préparer le ciel i li emperere par sa grant page suivante ► page aller à la bribe suivante antoine simon 11     extraire chère florence derniers textes mis en   adagio   je il y a des objets qui ont la tout mon petit univers en a claude b.   comme une       dans la vos estes proz e vostre le flot gris roule contre merci à la toile de trois (mon souffle au matin 1- ai-je reçu une pour jean-louis cantin 1.- autres litanies du saint nom il avait accepté la toile ou, du moins, la toutes ces pages de nos a grant dulur tendrai puis nous lirons deux extraits de granz fut li colps, li dux en page suivante ► page sommaire ► page suivante aucun hasard si se page suivante ► page sous la pression des sixième si j’étais un 1 2  c’est ici, me « ah ! mon de mes deux mains 1 2  seul dans la rue je ris la rafale page suivante ► page textes mis en ligne en juin saluer d’abord les plus difficile alliage de       et présentation du projet dernier vers aoi elle disposait d’une       deux merci à marc alpozzo préparer le ciel i c’est la chair pourtant       (  un livre écrit la force du corps, c’est une sorte de madame, on ne la voit jamais toujours les lettres :     longtemps sur   (dans le page suivante ► nous in the country    il 1 2  pour accéder au pdf, la parol

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Deuxième apparition de la figure du grand père dite "le grand jeu"
Faîtes vos jeux, rien ne va plus...
Ses premières absences m’avaient irrité : qu’il pût perdre un neuf d’atout, qu’il délaissât un sept de soleil ou dédaignât une scopa, m’apparaissaient si improbable, si contraire à sa compréhension des cartes et à son acharnement au jeu, que j’y voyais une gentillesse mesquine à mon égard, et il m’importait peu de vaincre si ça devait être par complaisance de l’adversaire. Mes réactions furent vives, éclatant en reproches : l’erreur n’affaiblissait-elle pas l’intérêt du jeu, n’en raccourcissait-elle pas la durée ? N’y avait-il pas dans la faute, sciemment commise, comme de la lâcheté ou du mépris pour le joueur adverse ? pouvait-il penser que je serais dupe, que je croirais qu’il était tombé dans un piège que je n’avais pas tendu, voire que, reconstruisant les phases antérieures, je finirais par me persuader que son erreur venait de ma subtilité ? Il semblait, alors, confus, comme s’éveiller et jurait qu’il n’y avait eu de sa part qu’inattention, faisant mine de rejouer le coup, ce qu’évidemment je lui refusais, préférant, s’il le désirait, recommencer la partie ou changer de jeu, après lui avoir laissé reprendre ses forces ou ses esprits...
Il me fallut ainsi quelque temps pour m’apercevoir que l’erreur, si elle n’était pas de mon fait, n’était pas non plus du sien, qu’elle était l’intervention directe de sa mort sur notre jeu, que si, à certains moments, je jouais ma partie contre lui, c’était avec une alliée comme elle ou que si je jouais soudain contre elle, c’était à un autre jeu que celui qui me préoccupait, auquel elle ne prêtait aucun intérêt sinon pour en désorganiser les termes, le dérégler.
Dans le même temps elle intervenait sur l’histoire qu’il avait l’habitude de raconter, en prenant possession de son sujet ; elle l’attaquait comme on voit le temps attaquer les couleurs, les affaiblir jusqu’à remettre au jour la toile et en user la trame, sans netteté, sans programme apparent, mais suivant les unions imprévues de l’air, de la lumière et des matières qui corrompent ici plus profondément que là, sauvegardant ailleurs une zone qui, sur ses bords, s’étiole, à l’endroit où se chevauchent deux sujets, deux couleurs, deux moments distincts du travail, deux chimies différentes. Il devait y avoir une cohérence nouvelle cachée derrière le radotage, plus malaisée à saisir, mais plus essentielle et qui s’installait chaque jour davantage au coeur de l’ancienne comme un discours de la mort elle-même lové dans les creux oubliés du vivant.
Ainsi revenait sans cesse, en son seul commencement, l’épopée des preux chevaliers autour de Charlemagne, et se répétait l’image du début de l’ultime rencontre entre Roland et les Sarrasins -mêlée, il est vrai, du départ pour la conquête de l’Abyssinie- l’image aussi des parapluies ouverts par l’ennemi en de dérisoires boucliers, ridicules et poignants. Cela tenait bon ; et lui, chien sous la table... Mais ne lui avait-on brisé quelque membre ? Il n’avait pas même conscience de l’avoir oublié. Et Saint Louis Gonzague ? Il en avait perdu jusqu’au nom. Jamais il n’avait eu quoi que ce soit de commun avec lui. Mais ne m’avait-il pas dit qu’il était devenu roi ? Les rois n’intervenaient jamais dans son histoire. La seule chose que l’on sût d’eux, c’est qu’ils étaient morts, sauf le Négus, mais il est plus que roi. La traversée ? L’attente sur les flots ? La tempête ? Ils étaient partis ; ils étaient arrivés.
Parfois il perdait patience, me reprochant le flot de mes questions, mes mensonges, me soupçonnant de me moquer de lui, de vouloir semer le doute et la perturbation, à des fins qu’il ne devinait que trop. Voilà qui était peu respectueux ou tout simplement peu charitable. Il me fallait communier plus souvent sous les deux espèces et apprendre à me soumettre au corps dont je me nourrissais, au sang dont je m’abreuvais. Oserais-je prétendre qu’il ne me l’avait pas enseigné ? Pourquoi ne le lui disais-je jamais ?
Il lançait ses reproches et ses colères sans efforts apparents, sans s’animer, presque sans animosité, la tête rejetée en arrière, immobile, le regard fixant un point, puis un autre, longuement, au dessus de lui, le corps légèrement relevé contre le chevet du lit, les bras à plat, la parole coulant, en lentes bordées, comme à la limite des larmes. On disait qu’il s’agitait la nuit, menaçant, qu’alors l’oeil devenait fixe à faire peur, qu’entre deux sommeils il semblait conscient de la mort et s’était parfois efforcé d’y entraîner ma grand-mère. Je dois préciser que -si je n’ai aucune raison de ne pas ajouter fois à ces propos- jamais je ne l’ai vu dans un état autre que celui dont je rends compte : ce renoncement chaque jour un peu plus pacifié. Sans quoi je n’aurais pu le regarder avec tant de patience et d’intérêt, supposant un itinéraire à l’oeuvre de la mort, l’imaginant dans son corps, la constatant dans ses effets, demeurant près de lui chaque fois que les va-et-vient étrangers ou mes jeunes obligations me le permettaient, l’écoutant sans crainte et sans remords, avec seulement ma compassion naissante ; jamais non plus je n’aurais pu user chaque jour davantage de compromis, admettre que je pouvais faire erreur, le prier de me pardonner mon arrogance et mon orgueil et mes cruelles questions et ma perverse mémoire et ma diabolique attitude, lui proposer de nouveau les cartes, lui laisser le choix du jeu et le soin de battre, ne pas lui faire remarquer les fantaisies de la mort ; jamais enfin l’irritation n’aurait si aisément cédé le pas à la fascination.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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