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la fraîcheur et la in the country la force du corps, imagine que, dans la présentation du projet accoucher baragouiner       dans marie-hélène dans ma gorge page suivante page la deuxième édition du       sur le il a surgi sans crier       marche dernier vers aoi la mort d’un oiseau. À l’occasion de bal kanique c’est tout le temps est là sièges a l’extrémité du oiseau tranquille au vol je suis aller à la bribe suivante       bonheur je n’hésiterai noble folie de josué, pour michèle gazier 1 la chaise, le châssis, le la vie est dans la vie. se avant même de commencer, page suivante ► page lu le choeur des femmes de ainsi va le travail de qui     chambre agnus dei qui tollis peccata cyclades, iii° en 1958 ben ouvre à station 4 : judas  un verre de vin pour tacher pour nicolas lavarenne ma nous lirons deux extraits de que reste-t-il de la livre grand format en trois accorde ton désir à ta avant dernier vers aoi page suivante ► page toutefois je m’estimais la tentation du survol, à   marcel ma mémoire ne peut me mon cher pétrarque, biboon. plus qu’une saison. dans ce périlleux ensevelie de silence, un soir à paris au page suivante ► page antoine simon 5       jonathan rimbaud a donc       cerisier  tu vois im font chier dernier vers aoi ( ce texte a dans un clignement de 1 2  antoine simon 30 deuxième suite bribes dans le nid de aller à la bribe suivante il faut aller voir       apr&egra rafale textes mis en ligne en « e ! malvais  référencem c’est seulement au textes mis en ligne en       la page précédente page toulon, samedi 9 pour julius baltazar 1 le de soie les draps, de soie       sabots   six formes de la bernard noël en débat       au pas  l’écriture aller à la bribe suivante sculpter l’air : 1 2  des quatre archanges que quand on arrive de new-york dernier vers aoi   à propos “la       fourr&ea page précédente retour sables mes paroles vous carles respunt : de profondes glaouis       un joseph a pour sens "dieu pour jacky coville guetteurs       la pie À peine jetés dans le abu zayd me déplait. pas       dans le sixième cover-oleti_artin_ri page précédente retour dans un coin de nice,       m’ 1. il se trouve que je suis page suivante ► page dieu faisait silence, mais 1 2  1 2  Ç’avait été la quand c’est le vent qui sommaire ► page suivante page suivante ► page     longtemps sur la danse de une fois entré dans la   pour olivier voir document expo boltanski on peut croire que martine tes chaussures au bas de des conserves ! 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madame a des odeurs sauvages       l’       et tu       le i mes doigts se sont ouverts       l’ préparation des corps 1 2  si vous entendez le lac     après 1 2 3 a grant dulur tendrai puis       sur       fleurett ouverture de l’espace page suivante ► page       la il ne s’agit pas de       la eurydice toujours nue à 1 2  bien sûr, il y eut       sur la je voudrais voir les arbres page suivante ► page page suivante ► je suis né patrick joquel vient de 0- souviens-toi. sa ecrire les couleurs du monde le 26 août 1887, depuis       " que d’heures vous êtes préparer le ciel i effleurer le ciel du bout des       baie sur l’erbe verte si est pour accéder à carissimo ulisse, torna a percey priest lake sur les la chaude caresse de page suivante ► page l’heure de la pour andré       enfant glaciation entre page suivante page  je ne voulais pas pour accéder au pdf, elle réalise des       à ce poème est tiré du laure et pétrarque comme retour vers le musicien qu’est-ce qui est en morz est rollant, deus en ad 1 2 3 il y a des mots, mais comme si grant dol ai que ne dans les rêves de la il faut laisser venir madame       que de aller à la bribe suivante s’ouvre la villa arson, nice, du 17 le recueil de textes aller à la bribe suivante sommaire ► page suivante  un livre écrit grande digue est dispersée dernier vers aoi trois (mon souffle au matin sites de mes dernier vers aoi ici, les choses les plus       su lou je crie la rue mue douleur pour andré villers 1) faisant dialoguer ce qui fascine chez quand il voit s’ouvrir, retour au texte  zones gardées de macao grise la terre nous dorothée vint au monde s’égarer on à la bonne 1 2 3 page suivante ► page 1 la confusion des tout en vérifiant introibo ad altare clere est la noit e la page suivante ► page       ce qui les petites fleurs des       une et encore   dits         pour andré 1 2  et si au premier jour il journée de page suivante ► macles et       pourquoi derniers depuis ce jour, le site       soleil d’abord trouver un titre. quel ennui, mortel pour     le cygne sur       apr&egra pour alain borer le 26 je ne saurais dire avec assez       le long a-t-il un texte que j’ai       quand dans l’effilé de page suivante ► page  le livre, avec madame dans l’ombre des 1 2  ses mains aussi étaient dans le monde de cette       ton    il       juin page précédente page l’attente, le fruit aller à la bribe suivante a propos d’une tout mon petit univers en dessiner les choses banales pour daniel farioli poussant le 23 février 1988, il   saint paul trois  née à  dernier salut au le plus insupportable chez peinture de rimes. le texte rossignolet tu la    si tout au long à cri et à la parol

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Article présent dans les rubriques : SEUILS PASSAGES ET TRANSMISSIONS /

RAPHAEL MONTICELLI

Trois petits cochons
Publication en ligne : 22 octobre 2020

Ce texte a été rédigé en 2006, peut-être. Si je ne fais pas erreur, deux amis l’ont mis sur leur site : Martin Winckler et Ludovic Bablon. J’ai souvent raconté cette anecdote en formation de formateurs à l’éducation artistique.


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Septembre 1970. j’ai 22 ans. Je suis nommé à Pithiviers (Loiret), lycée Denis Poisson. J’ai des 5e et des 1re... Pithiviers... Entre Beauce et Gatinet. Les champs de betterave, les sucreries, l’odeur lourde de la betterave qui fond dans la puanteur pour devenir sucre, les biscuits, les usines de produits pharmaceutiques. Le pâté d’alouette. Le gâteau... de Pithiviers. Une ville tranquille. Un mail (pas le courrier électronique, la promenade , le cours). Un urbanisme suranné. Une architecture très XIXe... Mes premiers élèves...

La Beauce, le Gatinet. Une France inconnue de moi... La France Profonde. La douce France. A 82 km : Paris. A 45 : Orléans... Dans un rayon de moins de 80 km : Fontainebleau... Et Chartres... Chartres !! Que je ne connais pas. Un pays d’anciennes comptines hanté par des blondes aux yeux noirs.

Septembre 70... Je lis qu’un concert d’orgue va se donner dans la cathédrale de Chartres. Chartres ! à 70 km de là. A deux tours de roue. Je rêve de Chartres depuis Péguy. Depuis Duby. Quant à l’orgue... Je suis de ces traditions qui ont connu l’orgue en naissant. Les enfants du christianisme occidental sont nés dans des orgues et ont grandi dans le grondement harmonique de ses tuyaux.

Je décide de m’offrir ce plaisir. Ce luxe. Prof à 70 km des orgues de Chartres. Une heure de route et je peux plonger dans 7 siècles -ou 7 fois 7 siècles- d’histoire, dans la nuit, dans ce berceau de pierre, d’air, de musique. Je décide.

Mais comment y aller seul ? Comment jouir en solitaire de ce plaisir qui n’est à portée de ma main que parce que j’ai été déplacé là par des forces qui me dépassent infiniment. Que parce que des générations depuis longtemps disparues ont balisé le territoire et le temps. Que parce que des maîtres de toutes sortes et de toutes origines se sont assemblés pour travailler ensemble. Que parce que aujourd’hui encore, pour faire vibrer l’air de la cathédrale de Chartres, des quantités de gens, musiciens et éclairagistes, électriciens et balayeurs, guichetiers, secrétaires, journalistes, imprimeurs, se sont donné le mot.

Comment ne pas partager ? Et avec qui partager ? Je lance des invitations dans mes classes de première. J’offre le transport. Ils ont été trois à répondre. Heureusement. Je n’avais pas plus de place dans ma Fiat. Je ne vous dis rien de l’aller. Rien du concert. Rien du choc. Rien de l’architecture. Rien de la rosace aveugle dans la nuit. Rien du retour. Rien des discussions. Rien de la fatigue de ces adolescents à peine moins âgés que moi. Rien de leur endormissement pendant le trajet.

Ce que je veux dire, c’est la longue et lente rumination qui a commencé cette nuit là en moi. C’est le malaise qui m’a pris cette nuit là et qui ne m’a plus lâché. C’est la révolte qui m’a pris cette nuit là sur la route entre Chartres et Pithiviers. Pour d’insondables raisons, j’aimais la musique. Par quelles incompréhensibles voies en étais-je arrivé à rêver de Chartres ? Pourquoi Péguy m’avait-il tant secoué depuis l’âge de raison ? Ce n’était pas le problème encore. Le problème, c’était de voir dans ma voiture 3 élèves avec qui j’avais partagé cette émotion. Trois élèves seulement. Pourquoi ceux-là ? Et les autres ? Pourquoi 3 seulement ? Et pourquoi avais-je proposé ce partage ? De quel droit ? Qui m’y autorisait ? Qui garantissait que c’était bon pour eux ? Et si c’était bon pour eux, pourquoi n’y avait-il pas tout simplement droit ? Et si eux en avait le droit pourquoi pas mes 80 autres élèves ? Et pourquoi pas tous ceux du lycée ? Et pourquoi pas tout le monde ? Ceux qui n’avaient pas eu droit au concert de Chartres, de quoi avaient-ils été privés ?

C’est dans la nuit entre Chartres et Pithiviers que je me suis promis de ne plus réserver l’art, la musique, la peinture, la poésie à quelques uns seulement. Que je me suis juré que je ferais tout pour que personne n’en soit exclu. Que j’ai décidé que je ne pouvais pas être seul juge de ce qui était bon pour les autres. Et que, paradoxalement, j’ai pensé qu’il y avait une si grande injustice à ce que seuls quelques uns profitent de ce qui était nécessaire à tous, que je préférais, somme toutes, que le nécessaire manque clairement à tous -de façon criante- plutôt que de me complaire dans l’illusion du plaisir partagé entre connaisseurs, et de m’en satisfaire.

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