BRIBES EN LIGNE
le passé n’est dessiner les choses banales reflets et echos la salle antoine simon 11 vertige. une distance rare moment de bonheur, le proche et le lointain sites de mes le 19 novembre 2013, à la   au milieu de       fleur i.- avaler l’art par madame est une torche. elle (josué avait tant pis pour eux. mille fardeaux, mille ainsi va le travail de qui    au balcon le lent tricotage du paysage au programme des actions       le macles et roulis photo 6 c’est une sorte de   un vendredi "nice, nouvel éloge de la quatre si la mer s’est madame a des odeurs sauvages (la numérotation des marie-hélène li emperere par sa grant halt sunt li pui e mult halt       le       " bribes en ligne a des quatre archanges que « pouvez-vous et   riche de mes « et bien, pour m.b. quand je me heurte macles et roulis photo 1 vous êtes la route de la soie, à pied, décembre 2001. il faut aller voir     "     &nbs c’est le grand ensevelie de silence, merci au printemps des et que vous dire des ma mémoire ne peut me 1 2 3 la gaucherie à vivre, je meurs de soif quand les mots   pour olivier de prime abord, il les dessins de martine orsoni de l’autre       enfant toi, mésange à antoine simon 22 pour angelo f tous les feux se sont       la       je fais un trait gris sur la le geste de l’ancienne,       dans le ce qui fascine chez   (dans le       dans la r.m. a toi le don des cris ce qui fait tableau : ce         &n voile de nuit à la libre de lever la tête on croit souvent que le but quand nous rejoignons, en avant même de commencer, « amis rollant, de 1 2  dernier vers aoi   elle disposait d’une passet li jurz, si turnet a immense est le théâtre et ajouts à la 1 2        neige des conserves ! 1 2  tromper le néant vous dites : "un  la toile couvre les       longtem il est le jongleur de lui faisant dialoguer rafale À propos de fata en on peut croire que martine onzième ils avaient si longtemps, si       tourneso je me souviens de portrait. 1255 : la poésie, à la       é en 1958 ben ouvre à dans ce pays ma mère noble folie de josué,       sur le si j’étais un l’attente, le fruit merci à la toile de       bonheur les doigts d’ombre de neige le tissu d’acier     sur la pente jamais je n’aurais pour andré quatrième essai de dernier vers aoi   ces sec erv vre ile voici le texte qui ouvre       il religion de josué il suite du blasphème de       sur le les enseignants : dernier vers aoi vedo la luna vedo le       reine f les feux m’ont  dans toutes les rues a l’aube des apaches, pour gilbert dans le monde de cette pour pierre theunissen la le temps passe si vite, sables mes paroles vous générations si tu es étudiant en langues de plomb a la présentation du franchement, pensait le chef, à la mémoire je serai toujours attentif à       nuage pour andré comme un préliminaire la la mort, l’ultime port, j’écoute vos ouverture d’une       deux pas de pluie pour venir la cité de la musique       le vent vous deux, c’est joie et fragilité humaine. il n’y a pas de plus a supposer que ce monde antoine simon 30       force de profondes glaouis       le rafale pas une année sans évoquer dernier vers aoi pour jean-marie simon et sa     dans la rue la       "j&       en deux pour le prochain basilic, (la    si tout au long toutes ces pages de nos     les fleurs du et…   dits       " nous viendrons nous masser granz est li calz, si se       é       alla moisissures mousses lichens le numéro exceptionnel de apaches : dernier vers aoi carles li reis en ad prise sa abstraction voir figuration j’ai parlé coupé le son à rafale n° 4 on le sur la toile de renoir, les mougins. décembre je t’enlace gargouille nouvelles mises en       ".. la vie est ce bruissement       l’       les "pour tes 1 2  dans les carnets       j’ il en est des noms comme du pour maxime godard 1 haute percey priest lake sur les quando me ne so itu pe cyclades, iii°       je me aux george(s) (s est la       bien et tout avait       le ciel madame est toute paroles de chaman tu   né le 7  les trois ensembles du bibelot au babil encore un homme dans la rue se prend temps de pierres pierre ciel       la pour       midi printemps breton, printemps raphaËl     rien       dé       au soir dans le train premier c’est pour moi le premier       cette       sur le premier vers aoi dernier dernier vers aoi le 15 mai, à je n’ai pas dit que le bribes dans le nid de « mais qui lit un jour nous avons les amants se je t’enfourche ma       allong&e rafale n° 5 un  née à ils s’étaient un besoin de couper comme de l’appel tonitruant du je suis celle qui trompe les dieux s’effacent         et il fallait aller debout dans le patriote du 16 mars dernier vers aoi pour andré villers 1) quai des chargeurs de (À l’église eurydice toujours nue à passet li jurz, la noit est une errance de jamais si entêtanteeurydice nous dirons donc madame, vous débusquez dernier vers doel i avrat,   adagio   je       "je temps de bitume en fusion sur       six et voici maintenant quelques et ma foi,       en un poème pour   si vous souhaitez frères et nous avons affaire à de le bulletin de  je signerai mon     quand basile bernadette griot vient de  un livre écrit torna a sorrento ulisse torna       pav&eacu envoi du bulletin de bribes j’arrivais dans les   est-ce que etudiant à l’impression la plus cet univers sans sept (forces cachées qui c’est seulement au       l’ comme ce mur blanc quatrième essai de a grant dulur tendrai puis f j’ai voulu me pencher       sur le les routes de ce pays sont dentelle : il avait douce est la terre aux yeux chants à tu mon recueil huit c’est encore à  pour jean le montagnes de  de même que les antoine simon 21       grappes mais jamais on ne 1 2  autre citation "voui  jésus là, c’est le sable et qu’est-ce qui est en j’ai perdu mon de toutes les   dits de réponse de michel les plus vieilles (josué avait lentement  le "musée peinture de rimes. le texte descendre à pigalle, se       le       au à sylvie autres litanies du saint nom troisième essai       journ&ea petit matin frais. je te       banlieue de soie les draps, de soie a propos d’une au lecteur voici le premier deux nouveauté, au labyrinthe des pleursils il pleut. j’ai vu la dans les hautes herbes dans les carnets       vu les de pa(i)smeisuns en est venuz quant carles oït la       sabots avant dernier vers aoi et que dire de la grâce       le   anatomie du m et la liberté s’imprime à j’ai relu daniel biga,       entre dernier vers aoi       au madame, on ne la voit jamais la musique est le parfum de j’ai longtemps pour yves et pierre poher et Être tout entier la flamme que d’heures jusqu’à il y a antoine simon 31 clers fut li jurz e li f qu’il vienne, le feu dernier vers aoi rafale n° 10 ici  tu vois im font chier livre grand format en trois       deux si elle est belle ? je   1) cette le nécessaire non dont les secrets… à quoi   j’ai souvent je n’hésiterai nos voix passent .x. portes, today i eat my travail de tissage, dans   le texte suivant a l’heure de la       neige reprise du site avec la le franchissement des a toi le don des cris qui li emperere s’est  hier, 17 chairs à vif paumes soudain un blanc fauche le ma chair n’est ki mult est las, il se dort a propos de quatre oeuvres de la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > Les textes publiés > Oeuvres croisées > Avec Leonardo Rosa > FATA

RAPHAËL MONTICELLI

<- FATA 12 |
À PROPOS DE FATA

Ce texte doit dater de 1999. Je viens de le retrouver dans mes archives, ça me permet de compléter cette rubrique consacrée à Leonardo Rosa.


Le désir de faire avec Leonardo Rosa ce que l’on a pris l’habitude d’appeler une « oeuvre croisée » m’est venu dès le début de ma rencontre avec son oeuvre ; plus précisément dès que j’ai reconnu dans son travail ce sourd tragique, avec lequel je me sens toujours en fraternité, et qui s’exprime chez lui par l’emploi de matériaux de récupération comme les papiers d’emballage, et de ces déchets les plus chargés de souffrance et de temps que sont les cendres.

On sait que dans le cas d’une « oeuvre croisée », le problème de l’artiste n’est pas d’illustrer un texte, pas plus que le poète ne cherche simplement à écrire sur une oeuvre. Il s’agit d’une démarche commune dans laquelle chacun accepte de voir se modifier ses habitudes ou ses intentions esthétiques en raison de la coopération. J’ai dit « accepte de voir se modifier », j’aurais dû dire « cherche à modifier ».

L’occasion de réaliser cette oeuvre nous a été donnée par la commande à vrai dire inattendue de Egidio Fiorin, le responsable des éditions Colophon. La commande était très précise puisque l’éditeur attendait que nous traitions ensemble du thème des quatre éléments.

C’est la raison pour laquelle j’ai proposé à Leonardo de donner à notre travail le titre de FATA, en prenant l’initiale des quatre éléments Feu, Eau, Terre et Air, en langues italienne ou latine. FATA a alors dans cette langue le sens de Fée. En latin, langue d’origine aussi bien de l’italien que du français, fata, pluriel de fatum, signifie « destins ».

J’ai pour habitude, lorsque je dois rencontrer un artiste en vue d’un travail commun, d’imaginer quelques pistes d’écriture en fonction de ce que je sais de son travail et de ce que je cherche à en apprendre. De son côté Leonardo Rosa avait préparé notre première séance de travail par des propositions plastiques qui prenaient en compte à la fois le sens de la commande de Fiorin, et les quelques discussions que nous avions eues à propos de son travail.

En ce qui me concerne, j’étais très excité par l’idée de travailler sur les quatre éléments en partant de leur réalité physico-chimique comme il me semblait que la démarche d’ensemble de Leonardo Rosa pouvait me le permettre.

Les premiers essais de Leonardo m’ont complètement pris de court. Ce qu’il avait mis en oeuvre pour répondre à la demande participait toujours de l’économie d’ensemble de son travail, notamment en raison de l’utilisation de matériaux récupérés, mais ça en élargissait singulièrement le champ d’investigation.

Il était évident que l’image du feu continuait à être associée aux travaux antérieurs de cendres, mais à son choix habituel de cendres récupérés dans des foyers divers (et triées et classées par type, couleurs, granulosité) il avait ajouté des cendres provenant de feux d’herbes fraîches, dont la combustion est moins parfaite, qui reste plus proches de l’objet brûlé, c’est à dire, peut-être, plus proche de la brûlure que de la consumation et plus aptes, du même coup, à rendre l’idée de feu. On sait que plus un bois est dense et sec plus ses cendres sont fines et réduites, plus aussi il est aisé de les utiliser comme pigment, et de les unir à un liant.
Ces cendres d’herbe ont posé à Leonardo de nombreux problèmes techniques de traitement, de liaison et de stabilisation sur le support.

L’image de l’eau reprenait, dans ses essais, son travail sur ces papiers bleu-violet qui servent à emballer fruits et légumes. Je ne crois pas que cela procède d’une équation du type : Bleu=Eau. Il y a, dans le travail antérieur de Rosa, une équivalence plus forte du type : Bleu=Espace. Cette équivalence est sans doute l’élément le plus prégnant de la symbolique du bleu, au moins dans notre civilisation. Ce qui est intéressant dans les travaux antérieurs c’est que le bleu (les déchets de papier d’emballage bleu) intervient sur des surfaces plastiques (des tableaux pigmentés à la cendre) la plupart du temps intégrées dans l’oeuvre par une zone de transition plus sombre traitée au charbon de bois.
Cette inclusion du bleu produit notamment un effet de rupture et de profondeur qui suggère ainsi doublement l’idée d’espace voire d’immensité. Il est remarquable que cette suggestion soit tirée justement du papier d’emballage récupéré, comme si l’effet produit était à l’inverse du matériau employé. Dans cet ordre d’idées, le bleu renvoyait à l’idée de l’eau dans le travail de Rosa pour Fata, comme il le fait dans la nature où le « bleu » de la mer renvoie à celui de l’espace dont il est le reflet.
Les travaux de terre et d’air ouvraient des pistes tout à fait inédites dans le travail de Rosa. Les premiers par l’emploi de terre comme pigment, et par le fait que, sur le papier marqué de terre, l’artiste collait des fragments de papier colorés de la même façon et construisant des suggestions de plans, ou de ruines.
Les travaux d’air, quant à eux, opéraient la rupture la plus nette par rapport au travail antérieur parce que c’est le support lui même qui était porteur de sens. Le papier employé, proche des japons les plus légers, est récupéré des sachets de thé ; à la légèreté du filtre, s’ajoute la coloration que permet le thé qui infuse... Sur ce fond l’artiste inscrit des traces très rares et très discrètes.

Toute cette matériologie à la fois très précaire et très forte a mis en doute mon projet initial d’écriture ou du moins mes premières simulations... Il est clair, par exemple, qu’on ne peut regarder une oeuvre tirée des sachets de thé pour figurer l’idée de l’air, sans que viennent en mémoire des images d’orient, et de l’orient ce que nous devons et aux papiers de chine et de japon, et aux si rapides traces qu’ils portent pour figurer la suggestion d’un monde en suspension... Mais comment échapper au poids de la littérature française lorsqu’un artiste se sert du thé pour évoquer un monde ? Et comment dès lors écrire un texte sur les constituants chimiques de l’air -à la recherche de la poésie des constituants- quand l’artiste vous suggère qu’écrire sur l’air c’est écrire sur le monde qu’évoque les rêves contenus dans les déchets d’un sachet de thé ?

Publication en ligne : 15 février 2019

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP