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les lieux aussi sont Être tout entier la flamme apaches : cliquer sur le titre pour au programme des actions je n’aime pas ce monde. page suivante ► page ….omme virginia par la présentation du projet 1 2 3&nbs carmelo arden quin est une aller à la bribe suivante mise en ligne       la       " vous dites : "un       au soir pour accéder au texte, vers le sommaire des recueils je découvre avant toi aller à la liste des auteurs petites proses sur terre il aurait voulu être  marcel migozzi vient de       ton merci au printemps des       les mult est vassal carles de des conserves !  référencem page précédente page  monde rassemblé page suivante ► page textes mis en ligne en       à nous avancions en bas de page suivante ► page       au pas       dans la si elle est belle ? je       sur elle réalise des       o dernier vers aoi pure forme, belle muette, cet article est paru halt sunt li pui e mult halt page suivante ► page 10 vers la laisse ccxxxii 1 2 3&nbs catalogue.03pdf.pdf dernier vers aoi         attendre. mot terrible.       au sur la toile de renoir, les       jardin madame, c’est notre pour andré villers 1)       l’       sur       cerisier page suivante page 1 2 3&nbs aller à la liste des auteurs rafale la rencontre d’une pour helmut   1) cette       le       vu les i en voyant la masse aux un nouvel espace est ouvert       vaches haut var ► brec page suivante ► r.m. a toi     m2   tandis que dans la grande alocco en patchworck © page suivante ► page sous l’occupation       voyage le lourd travail des meules les petites fleurs des aller à la liste des auteurs       baie difficile alliage de douze (se fait terre se     oued coulant       s’ page suivante page       sur le errer est notre lot, madame, voir les bifaces de b. souvent je ne sais rien de pour le prochain basilic, (la et si au premier jour il sommaire ► page suivante année 2019 ► albert  zones gardées de bien sûr, il y eut il y a tant de saints sur ils s’étaient s’ouvre la predication_du_15_ao       six   on n’est huit c’est encore à (elle entretenait si c’est ça, pour accéder au texte au suite de dernier vers aoi pour michèle gazier 1) rafale n° 7 un autre citation quatrième essai de « je me tais. dans la caverne primordiale  ce mois ci : sub page suivante ► page sables mes paroles vous madame est une torche. elle je n’ai pas dit que le antoine simon 27 la poésie, à la   nous sommes dernier vers aoi dernier vers aoi antoine simon 20       mé préparer le ciel i       sur le       ce page suivante page 1 2 questions la route de la soie, à pied, 1 2 3&nbs posté sur facebook sorti de dimanche 18 avril 2010 nous un texte que j’ai    7 artistes et 1       que de 1- c’est dans 1 2 en macao grise       pass&eac  dernier salut au aller à l’échange sur hans freibach : libre de lever la tête 1 2 3       d’ eurydice ou bien de pour écouter la lecture, là-bas, dans le pays des  pour de villa arson, nice, du 17 nice, le 18 novembre 2004 photo charles chaboud, granz fut li colps, li dux en  tous ces chardonnerets le scribe ne retient       é en une, une œuvre de la parol

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Article présent dans les rubriques : Renard Thierry /

THIERRY RENARD

Questions de temps
© Thierry Renard

suivi de {Au cimetière de Vénissieux}

Publication en ligne : 15 octobre 2021

Questions de temps

Suivi de Au cimetière de Vénissieux

« On s’éveille sans dettes
et sans doutes
mais bientôt
le jour change,
la roue tourne,
le feu se transfigure »
Pablo Neruda, Mémorial de l’Île Noire

     Le temps est de plus en plus long, et il m’est de plus en plus difficile d’appréhender l’avenir.
     Parfois j’ai le sentiment que nous allons mourir guéris.
     Il m’est aussi de plus en plus pénible d’affronter les jours, plutôt sombres, que nous traversons.

     Ma vie poétique ne se résume pas uniquement à quelques vers tirés de mon royaume imaginaire.
     J’ai, depuis l’enfance, le goût prononcé du langage, de la prise de parole. C’est grâce à ce don naturel que je m’adapte à toutes les incertitudes.

     Dans ma vie de ces temps plusieurs figures se partagent ma contre-culture ordinaire.
     Je veux parler de Fernando Pessoa, de Guillaume Apollinaire et de l’intrus numéro un, flamboyant et constant, le dénommé Arthur Rimbaud.

     Les villes où je suis passé et où, derrière moi, j’ai laissé un mince filet de sang, maintenant se réinventent – sous mes yeux, ou à distance.
     Parmi ces cités aux noms gravés dans le marbre de la mémoire, il y a Montréal, Oran, Venise… Et quelques autres, jamais égarées, jamais oubliées : Bamako, Berlin, Gênes, Lisbonne, Prague et Turin.

     Mon ami Philippe Bouvier vient de m’offrir le tome neuf du Manifeste incertain de Frédéric Pajak.
     Ce volume, entre ombre et lumière ou, mieux, entre chien et loup, est en grande partie consacré au poète déjà mentionné, Fernando Pessoa.

     J’ai toujours eu recours aux enchantements de l’enfance. J’ai toujours été partagé entre les regrets du lointain paradis antérieur et l’attente de celui qui pourrait s’établir sur la terre. Je passe très souvent de la reconstitution des rêves de l’enfance à un rêve communautaire. Parfois, quand je sors de chez moi, je m’ouvre à l’humanité en devenir.
     Je voudrais passer plus de temps, et davantage encore, en montagne. Je voudrais connaître l’écart entre celui qui voit et celui qui a vu.

     Est-il vrai, comme le dit mon autre ami, le comédien Yannick Laurent, que ma voix est un mélange de celle de Barry White et de celle de Serge Gainsbourg ?
     Quant à mon allure ? Plutôt celle de Lino Ventura avec, en prime, l’humour et les rondeurs de Patrick Timsit. On ne se refait pas. Je suis un film à moi tout seul.

     Dans mon écriture, et même si mon propos demeure le même presque depuis toujours, quelque chose a changé avec les confinements successifs et la pandémie de Coronavirus. Mes mots sont plus libres et, peut-être, plus hardis.
     Malgré la trentaine de recueils publiés, malgré les nombreuses parutions en revues, ou dans des ouvrages collectifs, j’ai aujourd’hui le sentiment, voire l’intuition, que tout reste à faire.
     Les idées, les souvenirs, les émotions, tout est intact. Mais il y a du pain sur la planche. Les temps nouveaux exigent d’autres formes.

     Je relis presque toujours les mêmes ouvrages. Mais c’est parce qu’ils sont beaux.
     Le bien et le mal ne m’intéressent pas plus que ça. Leur frontière est tellement étroite.
     J’ai cessé de vouloir être un intellectuel le jour où j’ai compris que la plupart des idées n’étaient que des opinions. J’ai préféré me sentir libre.
     Quand j’entends prononcer le mot ouvrier, des larmes d’emblée me viennent aux yeux. J’ai, pourtant, la nostalgie heureuse.

     Échapper aux habitudes, à la routine.
     Vivre, exister…
     Exister vraiment.

     Vivre sans aucune limite sera ma dernière volonté.

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