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certains prétendent ce qu’un paysage peut     de rigoles en a christiane  l’entretien monticelli raphael 510 035 l’impression la plus voir document expo boltanski travail de tissage, dans les amants se   se       la que reste-t-il de la       la voir les œufs de       à a supposer que ce monde préparer le ciel i un soir à paris au l’instant, celui qui ne preambule – ut pictura Être tout entier la flamme préparer le ciel ii pour hélène dubois 1) j’ai donc       (       pav&eacu aller à la bribe suivante cliquer sur l’icône si tu es étudiant en chaises, tables, verres, sommaire ► page suivante       la       rampant approche du continent pas facile d’ajuster le j’ai ajouté       l’     double normal 0 21 false fal       fourr&ea errer est notre lot, madame, je t’enfourche ma aller à la liste des auteurs qu’est-ce qui est en percey priest lake sur les pour accéder au pdf, bribes en ligne a tout le temps est là sièges   marcel préparer le ciel i sommaire ► page suivante a-t-il       vaches page d’accueil de torna a sorrento ulisse torna  tu vois im font chier on peut croire que martine       mouette bruno mendonça avait son pour helmut   iv    vers vous pouvez directement me aller à la liste des paien sunt morz, alquant aller au sommaire des   saint paul trois textes mis en ligne en page suivante page     longtemps sur village de poussière et de mult est vassal carles de villa arson, nice, du 17 les cuivres de la symphonie bel équilibre et sa     tout autour jusqu’à il y a les céramiques et leurs sauver la vie c’est ne ► les mots du désir à madame déchirée       grappes vers ponctuations pour egidio fiorin des mots j’pense à toi bruno histoire de signes . une image surgit traverse le le voici devant la toile       " lorsque la langue dérape, le pour jacky coville guetteurs able comme capable de donner l’erbe del camp, ki le coeur du c’est — pense-t-on - aller à la liste des auteurs le ciel est clair au travers laure et pétrarque comme       l’ station 1 : judas       je me page suivante ► page ce mot comme à la hâte dans un clignement de c’est une sorte de le film sur annie sidro et le très malheureux... bal kanique c’est ► abÉcÉdaire à jean toutefois je m’estimais     hélas, il y a des objets qui ont la 7) porte-fenêtre le peintre manuel casimiro le géographe sait tout qui d’entre nous dans les horizons de boue, de troisième essai textes mis en ligne en pluies et bruines, comment bernard noël, droits seul dans la rue je ris la « h&eacut       dans le       soleil titrer "claude viallat, le 26 août 1887, depuis alain lestié, gravure (ma gorge est une mon cher pétrarque, bribes en ligne a       fleur non... non... je vous cliquer sur le titre pour [voir le texte de cummings       o le chêne de dodonne (i) pure forme, belle muette, dernier vers aoi si j’avais de son l’attente, le fruit cent dix remarques i► cent la force du corps, j’aime chez pierre elle disposait d’une rafale n° 5 un dans les hautes herbes pour visionner la 13) polynésie le grand combat : je t’enlace gargouille textes mis en ligne en pour michèle auer et le glacis de la mort       la  epître aux et voici maintenant quelques cent dix remarques i► cent les parents, l’ultime dix l’espace ouvert au page suivante ► page sauras-tu lui répondre s’ouvre la il faut laisser venir madame macao grise sommaire ► page suivante j’ai en réserve les carnets éclaboussés 2 le travail de bernard (de)lecta lucta   1254 : naissance de antoine simon 27 merci à marc alpozzo etait-ce le souvenir       grimpant textes mis en ligne en août quand il voit s’ouvrir, mouans sartoux. traverse de       deux "tu sais ce que c’est page suivante ► page sous ces étagements liquides station 3 encore il parle derniers vers sun destre sommaire des contributions 1) en cet anniversaire, ce qui ...et la mémoire rêve frédéric il a surgi sans crier ++++   sur le papier sous ce titre inspiré de la il avait accepté   est-ce que dessiner les choses banales glaciation entre « non, peut-être       dans le sables mes paroles vous bernard noël en débat éphémère du 6 octobre le 28 novembre, mise en ligne de pa(i)smeisuns en est venuz coupé le son à page suivante ► page   anatomie du m et toi, mésange à mieux valait découper dernier vers aoi pour accéder au pdf, le 15 mai, à       ruelle page suivante ► page       au le proche et le lointain rimbaud a donc pour accéder au texte, à petit souvenir abu zayd me déplait. pas pour qui veut se faire une la danse de le franchissement des page suivante ► page voile de nuit à la juste un mot pour annoncer pour rico roberto   ce textes mis en ligne en août voir les œufs de       le     son page précédente ► page       descenda ce jour-là il lui    seule au       n’ayant pas lorsqu’on connaît une       la tous feux éteints. des le geste de l’ancienne, edmond, sa grande station 7 : as-tu vu judas se     vers le soir mise en ligne vos estes proz e vostre effleurer le ciel du bout des ce texte a été rédigé à pour jean marie i voici. "il y aurait eu un les installations souvent, vue à la villa tamaris page d’accueil de petites proses sur terre l’éclair me dure,       gloussem lien vers la totalité des madame chrysalide fileuse  je signerai mon arbre épanoui au ciel aller à la bribe suivante dernier vers aoi il semble possible la rencontre d’une page suivante page textes mis en ligne en avril écoute, josué, neuf j’implore en vain a la libération, les biboon. plus qu’une saison. prenez vos casseroles et il tente de déchiffrer, nous avancions en bas de outre la poursuite de la mise la toile, d’avatar en rafale       s’ à propos des grands       Être appelé par son nom       nuage page suivante ► page présentation du projet ….omme virginia par la cliquer pour rejoindre la exposition de la série 1er moins quinze hiver ecrire les couleurs du monde le nécessaire non page d’accueil de dans le flou des souvenirs... de profondes glaouis un texte que j’ai aller au sommaire de pablo toulon, samedi 9 le scribe ne retient       neige   la baie des anges ce paysage que tu contemplais dernier vers aoi       voyage « pouvez-vous       ce le plus insupportable chez page suivante gérard page suivante ► page quand un critique français et si tu dois apprendre à dernier vers aoi encore la couleur, mais cette  au travers de toi je Éléments - nous serons toujours ces bruits de langues. en rester       à pour accéder au texte page suivante ► page rafale n° 3 des traquer et nous n’avons rien  les éditions de ( ce texte a pour michèle gazier 1) page suivante ► page c’était une très jeune     quand basile       la denis roche : in the country pour alain borer le 26 madame est toute quant carles oït la karles se dort cum hume thème principal :       les vers stat silva dolorosa page suivante ► page today i eat my À l’occasion de   voici donc la       et le lourd travail des meules le galop du poème me présentation du projet       sur le page suivante ► page 1. passera-t-on par l’eau et ma foi, voir l’essai sur attelage ii est une œuvre    de femme liseuse rafale n° 12 où aller à la liste des auteurs dernier vers aoi       longtem page suivante  les trois ensembles "mais qui lit encore le     l’é       fourmi&n nous dirons donc alain remila : un des a grant dulur tendrai puis encore un peu de patience joseph a pour sens "dieu jacques kober : les face aux bronzes de miodrag dans les carnets pour le prochain basilic, (la li quens oger cuardise nouvelles mises en des quatre archanges que dernier vers aoi   imagine que, dans la le dernier recueil de éphémère du 2       bonheur exposition et ouvrage de       la page suivante ► page "si elle est dernier vers aoi         banlieue dans un coin de nice, la lecture de sainte toutes ces pages de nos page suivante ► page       je fais fragilité humaine.       gentil À max charvolen et aller à la bribe i au rafale n° 10 ici dernier vers aoi textes mis en ligne en   ces sec erv vre ile c’est à caminito que la parol

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PATRICK JOQUEL

Capteur d’instants
© Patrick Joquel
Publication en ligne : 13 février 2021
Clefs : joquel , 2021 , poésie

JANVIER 2021


1er

moins quinze
hiver figé
la neige croustille sous les skis
je monte vers l’aurore
vers la lumière
un ciel bleu tendre me plonge les yeux
au sommet
le vent me tend les bras
je regarde la mer métallique
et au nord
j’égrène les noms du Mercantour
je les ai tous gravi une fois au moins
goûté leur saveur

++++

4

le vent d’Est
celui qui vient de la mer
et donne ici selon la saison tant d’eau et de neige
le vent d’Est effeuille les chênes
petit bruit de vent
petits bruits de chute ou de course
petits bruits d’hiver
je découvre l’intense architecture de chacun
les branches
de plus en plus fines et souples
un chêne
un corps
un monde
tous différents
tous chênes jusqu’au plus haut bourgeon
jusqu’au bout du bout
comme un désir
tenir le monde ou le caresser
l’offrir ou le retenir encore un peu
un tout petit peu
avant la chute
avant la perte
aller plus loin que soi-même
en cet insaisissable
où l’ombre de l’ombre projette
un désir
poursuivre
avancer
résister de bois ferme à l’effritement
le vent d’Est
vient de la mer
effeuille mes cheveux
petit bruit de vent

*

++++

7

le froid
les pins figés de neige
élan stoppé
silence drapé
beauté blanche
je monte
un crissement léger m’accompagne
feutré
douceur d’un matin bleu net
la ligne de crête semble à portée de spatule
je m’en approche
tranquille
et m’y arrête
j’infuse le paysage
un pays m’accueille
et je m’y sens bien
la mer au soleil joue avec un poème
les montagnes au nord avec leurs sommets
litanie des noms
souvenirs comme des cartes à jouer
la partie dure encore aujourd’hui
dans la pente
ma trace
témoignage d’un vivant
éphémère

++++

10

un banc d’étourneaux arabesque le ciel gr’hiver
se pose
flammes noires sur le chêne
bois nu
jacasseries à plumes
un banc d’étourneaux
une flopée de souvenirs
parfument ta mémoire
en mille géométries fugaces
autant d’étincelles dans ton cerveau d’artifices
mille étourneaux volent tes neurones
grignotent tes images
inventent un ciel aux saisons variables
un ciel pour toi
aujourd’hui
maintenant
un vol d’étourneaux
et tes pas citadins
tes pas dans le froid gr’hiver
des étourneaux
ton sourire intemporel

*

++++

18

j’écris à la table
un vol d’étourneaux traverse la baie vitrée
interrompt le clavier
je pense à l’été
à la mer
un banc de poissons volants
derrière eux
le bleu d’aurore et la neige des crêtes
zéro degré au balcon
les étourneaux nagent dans l’air glacé
flèchent mon regard
ils allègent mon silence
le voici maintenant plus profond
ce silence
plus joueur
joyeux
simplement joyeux

++++

19

comme un abrazo
glisser face aux montagnes
amoureux d’hiver

*

je fume au balcon
soudain l’étoile filante
clin d’œil du cosmos

++++

20

la neige couvre encore les pins sylvestres
appelle d’autres flocons
l’ubac ronronne
mes skis le caressent
je glisse
et mon regard l’embrasse
mes muscles s’embrasent
je suis vivant
et je passe en ce monde
qui passe à son rythme aussi
différent du mien
nous passons
le temps de quelques échanges
de quelques partages
quelques plaisirs joyeux
la vie a-t-elle un autre but que de passer
que de sourire
et parfois
de pleurer
d’un trop d’émotion

je ne sais rien de la vie
elle me vit
je la suis
le temps de quelques sentiers
à pieds ou en skis
selon la saison
l’air froid traverse mes poumons
le cœur pulse
et tout le corps respire
je suis bien dans ce corps
j’y resterai le temps qu’il veut bien m’accueillir

ensuite
on verra bien

je glisse aujourd’hui
bien équilibré
sur mes skis
cela suffit pour la joie

++++

21

thé au balcon
nuit noire
la pluie écoute
elle joue la traversière
où vibrent les dernières feuilles du noyer
laquelle passera l’hiver
 ?
à cinq heures le soir paraît loin
je ne suis pas pressé
j’entends la pluie ploquer mon thé
des ronds dans l’eau
comme les secondes d’une vie
juste des cercles d’horloge
que je traverse traversier
en pariant sur la feuille de la branche numéro quinze
du noyer d’en face

++++

23

sous la pluie
la neige
la neige éteinte
qu’un écureuil
braise ondulante
flambe

sur la neige
la pluie
la pluie
poudre de silence
aux doigts clavier
bois ou acier

la pluie
aux mille paillettes
aux yeux du passant
au jeu du vivant
silence les villages
autour de leurs feux

++++

24

sur la plaine
des dizaines de bonhommes de neige
vestiges d’un dimanche ensoleillé
de rires d’enfants
de sourires partagés
des dizaines de sentinelles blanches
fidèles au poste
droites sous la pluie
des dizaines de guetteurs
fondent et flottent
gris passé
lavis délavé
en ville comme au village
les enfants grandissent et s’éloignent
eux aussi

++++

25

ouvrir du temps
poser un silence
ici
respirer
les yeux clos
respirer profondément
lent ressac frangé bleu écume
puis ouvrir les yeux
plonger dans son regard.
ouvrir un temps
libre
et respirer
suspendu
puis renouer la marche
tranquillement

++++

27

descends de ton buffle
glisse et godille à tes pieds
la voie du haïski

++++

28

le mistral
son personnel silence
et ses houles de cyprès
d’oliviers
les grincés de bois
les fruissés des bambous
des roseaux
multiples solos
tout un ballet
plein les yeux
tout plein les oreilles
et la peau
qui retrouve la chaleur
effet de foehn
l’éclat des anémones
au balcon
la clochette de Kyoto
tinte à chaque rafale
rien d’autre
que la vie
la vie
et ses petits ou grands riens

++++

31

fin d’après-midi d’hiver
ciel gris
tout immobile
attente de la pluie
sur le chêne
les étourneaux jouent aux bougies
à change de branche aussi
silence
envol
le regard suit
puis
retrouve les gris
attend la pluie
un thé bleu fume la table
c’est tout

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