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avant dernier vers aoi (elle entretenait sommaire ► page suivante les amants se page d’accueil de page d’accueil de accorde ton désir à ta antoine simon 23       "je portrait. 1255 :       soleil pour andré villers 1) c’est ici, me chaises, tables, verres, pour accéder au pdf, page d’accueil de       je quatrième essai de dans le vacarme des couleurs,       ".. dernier vers aoi       à lire chronogaphie (bribe 133 page d’accueil de tout le temps est là sièges dernier vers aoi saluer d’abord les plus vers musica maestro ! page d’accueil de merle noir  pour       le textes mis en ligne en mai aller à la bribe suivante lorsque la langue dérape, le décembre 2001. rafale n° 9 un générations antoine simon 2 un verre de vin pour tacher coupé le son à       & ce n’est pas aux choses avec marc, nous avons stèle en europe enfin, c’est la     sur la pente issent de mer, venent as  dans le livre, le d’abord l’échange des page suivante ► je suis né       dé     son textes mis en ligne en mars       deux naviguer dans le bazar de pour le prochain basilic, (la un titre : il infuse sa mais jamais on ne       araucari     l’é par max et andré aller à la liste des auteurs je lui ajoute trois petits dernier vers aoi je t’ai admiré, la vie est dans la vie. se jacques kober : les seins isabelle boizard 2005 jusqu’à il y a exposition et ouvrage de c’était une très jeune  un livre écrit       ce qui josué ne "ces deux là se aller à la bribe suivante neuf j’implore en vain pour raphaël À hélène À peine jetés dans le la brume. nuages deuxième essai madame dans l’ombre des légendes de michel je ne saurais dire avec assez page suivante ► christ a  tu ne renonceras pas. de sorte que bientôt       ruelle in the country constellations et pour lire les textes de dans un clignement de quand il voit s’ouvrir, page suivante ► page       au des voiles de longs cheveux s’égarer on si j’étais un  si, du nouveau textes mis en ligne en maintenant il connaît le antoine simon 11 bribes dans le nid de page suivante ► page tu le sais bien. luc ne clxvi deus li otreit (la sue)       enfant pour georges   pour le prochain au labyrinthe des pleursils il n’était qu’un j’aime chez pierre qu’est-ce qui est en 1 les morceaux de nuit se nous avons affaire à de page suivante ► page a l’extrémité du sommaire ► page suivante voici l’homme aux deux les installations souvent, page suivante ► page accéder à l’article normalement, la rubrique  dans toutes les rues       quinze 1 la confusion des marie antoinette lire la réponse de michel page suivante page au centre des quartiers de il avait accepté passet li jurz, si turnet a naviguer dans le bazar de vers le sommaire des recueils page suivante ► r.m. a toi encore une citation “tu je découvre avant toi pour hélène dubois 1)   (à       voyage aller à la bribe suivante le grand combat : page d’accueil de d’abord un curieux le scribe ne retient page précédente retour dernier vers aoi les ruelles blanches qui deux mille ans nous passent .x. portes, haut var ► trois petits madame, on ne la voit jamais       je fais tous feux éteints. des passet li jurz, la noit est       sur la début de la mise en ligne de station 1 : judas tous ces charlatans qui l’impression la plus granz fut li colps, li dux en today i eat my clers fut li jurz e li derniers textes mis en que nos princes et empereurs page suivante ► page la tentation du survol, à able comme capable de donner année 2018 ► année 2020 cent dix remarques i► cent aller à la liste des auteurs le chêne de dodonne (i) autre essai d’un abords de l’inaccessible       sur le sous la pression des encore la couleur, mais cette sommaire ► page suivante art et territoire durant a claude b.   comme une       sur le vers le sommaire des recueils à propos des grands un texte venu de l’autre antoine simon 20 <img852|left> forest page précédente retour abu zayd me déplait. pas ils avaient si longtemps, si la galerie chave qui       la a l’aube des apaches, en guise page suivante ► nous   d’un coté, reste de cet été dans cet raphaël monticelli : tu nu(e), comme son nom       &nbs avant-dire  “... textes mis en ligne en la prédication faite antoine simon 29 rafale n° 5 un au programme des actions la toile, d’avatar en que reste-t-il de la       deux depuis ce jour, le site       fleurett je crie la rue mue douleur aller à la liste des auteurs monde imaginal, il aurait voulu être page d’accueil de madame porte à       deux    courant textes mis en ligne en la visite de la fondation rien n’est plus ardu le glacis de la mort page d’accueil de dans le monde de cette page suivante ► page fête du livre       cerisier dessiner les choses banales chaque automne les       neige       "j& prologue et puis t’es ecrire les couleurs du monde Ç’avait été la  tu vois im font chier     &nbs à la bonne lancinant ô lancinant pas même     cet arbre que     chant de       midi       sur       " dernier vers aoi il existe au moins deux je n’aime pas les gens dire que le livre est une page suivante ► 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août 1887, depuis       pourquoi le rideau (gallimard 2005) de présentation du projet j’ai perdu mon entr’els nen at ne pui on dit qu’agathe ce 28 février 2002. dans les rêves de la page suivante ► page sommaire ► page suivante pour helmut le voici devant la toile madame 1 madame est la textes mis en ligne en juin le recueil de textes vous avez pour alain borer le 26 derniers ainsi va le travail de qui retour au pdf sui generis cet article est paru dans le bribes en ligne a antoine simon 12 textes mis en ligne en mai       la page suivante ► page pour accéder au texte, suite de vers le sommaire des recueils   le texte suivant a l’annÉe 2022 mois par dans ma gorge À venise je dispose, sur le textes mis en ligne en       baie j’ai longtemps       en deux ce texte m’a été antoine simon 5 le nécessaire non page suivante page   six formes de la antoine simon 31 et il fallait aller debout derniers vers sun destre       en grande lune pourpre dont les       pour       dans la dix l’espace 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Ça a bien un le lent déferlement il y a quelques livres, pour visionner toutefois je m’estimais tout le problème après la lecture de oui la       bonheu   un bel équilibre et sa sommaire ► page suivante       sur le     dans la rue la chère florence textes mis en ligne en avril approche du continent nous savons tous, ici, que page d’accueil de si elle est belle ? je à bernadette vers stat silva dolorosa sous ce titre inspiré de la ma mémoire ne peut me sept (forces cachées qui aller à la liste des auteurs siglent a fort e nagent e voir l’essai sur leonardo rosa quelques textes je suis aller à la bribe suivante et…   dits sommaire des contributions antoine simon 6 onzième       un glaciation entre       montagne la parol

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PATRICK JOQUEL

Capteur d’instants
© Patrick Joquel
Publication en ligne : 13 février 2021
Clefs : joquel , 2021 , poésie

JANVIER 2021


1er

moins quinze
hiver figé
la neige croustille sous les skis
je monte vers l’aurore
vers la lumière
un ciel bleu tendre me plonge les yeux
au sommet
le vent me tend les bras
je regarde la mer métallique
et au nord
j’égrène les noms du Mercantour
je les ai tous gravi une fois au moins
goûté leur saveur

++++

4

le vent d’Est
celui qui vient de la mer
et donne ici selon la saison tant d’eau et de neige
le vent d’Est effeuille les chênes
petit bruit de vent
petits bruits de chute ou de course
petits bruits d’hiver
je découvre l’intense architecture de chacun
les branches
de plus en plus fines et souples
un chêne
un corps
un monde
tous différents
tous chênes jusqu’au plus haut bourgeon
jusqu’au bout du bout
comme un désir
tenir le monde ou le caresser
l’offrir ou le retenir encore un peu
un tout petit peu
avant la chute
avant la perte
aller plus loin que soi-même
en cet insaisissable
où l’ombre de l’ombre projette
un désir
poursuivre
avancer
résister de bois ferme à l’effritement
le vent d’Est
vient de la mer
effeuille mes cheveux
petit bruit de vent

*

++++

7

le froid
les pins figés de neige
élan stoppé
silence drapé
beauté blanche
je monte
un crissement léger m’accompagne
feutré
douceur d’un matin bleu net
la ligne de crête semble à portée de spatule
je m’en approche
tranquille
et m’y arrête
j’infuse le paysage
un pays m’accueille
et je m’y sens bien
la mer au soleil joue avec un poème
les montagnes au nord avec leurs sommets
litanie des noms
souvenirs comme des cartes à jouer
la partie dure encore aujourd’hui
dans la pente
ma trace
témoignage d’un vivant
éphémère

++++

10

un banc d’étourneaux arabesque le ciel gr’hiver
se pose
flammes noires sur le chêne
bois nu
jacasseries à plumes
un banc d’étourneaux
une flopée de souvenirs
parfument ta mémoire
en mille géométries fugaces
autant d’étincelles dans ton cerveau d’artifices
mille étourneaux volent tes neurones
grignotent tes images
inventent un ciel aux saisons variables
un ciel pour toi
aujourd’hui
maintenant
un vol d’étourneaux
et tes pas citadins
tes pas dans le froid gr’hiver
des étourneaux
ton sourire intemporel

*

++++

18

j’écris à la table
un vol d’étourneaux traverse la baie vitrée
interrompt le clavier
je pense à l’été
à la mer
un banc de poissons volants
derrière eux
le bleu d’aurore et la neige des crêtes
zéro degré au balcon
les étourneaux nagent dans l’air glacé
flèchent mon regard
ils allègent mon silence
le voici maintenant plus profond
ce silence
plus joueur
joyeux
simplement joyeux

++++

19

comme un abrazo
glisser face aux montagnes
amoureux d’hiver

*

je fume au balcon
soudain l’étoile filante
clin d’œil du cosmos

++++

20

la neige couvre encore les pins sylvestres
appelle d’autres flocons
l’ubac ronronne
mes skis le caressent
je glisse
et mon regard l’embrasse
mes muscles s’embrasent
je suis vivant
et je passe en ce monde
qui passe à son rythme aussi
différent du mien
nous passons
le temps de quelques échanges
de quelques partages
quelques plaisirs joyeux
la vie a-t-elle un autre but que de passer
que de sourire
et parfois
de pleurer
d’un trop d’émotion

je ne sais rien de la vie
elle me vit
je la suis
le temps de quelques sentiers
à pieds ou en skis
selon la saison
l’air froid traverse mes poumons
le cœur pulse
et tout le corps respire
je suis bien dans ce corps
j’y resterai le temps qu’il veut bien m’accueillir

ensuite
on verra bien

je glisse aujourd’hui
bien équilibré
sur mes skis
cela suffit pour la joie

++++

21

thé au balcon
nuit noire
la pluie écoute
elle joue la traversière
où vibrent les dernières feuilles du noyer
laquelle passera l’hiver
 ?
à cinq heures le soir paraît loin
je ne suis pas pressé
j’entends la pluie ploquer mon thé
des ronds dans l’eau
comme les secondes d’une vie
juste des cercles d’horloge
que je traverse traversier
en pariant sur la feuille de la branche numéro quinze
du noyer d’en face

++++

23

sous la pluie
la neige
la neige éteinte
qu’un écureuil
braise ondulante
flambe

sur la neige
la pluie
la pluie
poudre de silence
aux doigts clavier
bois ou acier

la pluie
aux mille paillettes
aux yeux du passant
au jeu du vivant
silence les villages
autour de leurs feux

++++

24

sur la plaine
des dizaines de bonhommes de neige
vestiges d’un dimanche ensoleillé
de rires d’enfants
de sourires partagés
des dizaines de sentinelles blanches
fidèles au poste
droites sous la pluie
des dizaines de guetteurs
fondent et flottent
gris passé
lavis délavé
en ville comme au village
les enfants grandissent et s’éloignent
eux aussi

++++

25

ouvrir du temps
poser un silence
ici
respirer
les yeux clos
respirer profondément
lent ressac frangé bleu écume
puis ouvrir les yeux
plonger dans son regard.
ouvrir un temps
libre
et respirer
suspendu
puis renouer la marche
tranquillement

++++

27

descends de ton buffle
glisse et godille à tes pieds
la voie du haïski

++++

28

le mistral
son personnel silence
et ses houles de cyprès
d’oliviers
les grincés de bois
les fruissés des bambous
des roseaux
multiples solos
tout un ballet
plein les yeux
tout plein les oreilles
et la peau
qui retrouve la chaleur
effet de foehn
l’éclat des anémones
au balcon
la clochette de Kyoto
tinte à chaque rafale
rien d’autre
que la vie
la vie
et ses petits ou grands riens

++++

31

fin d’après-midi d’hiver
ciel gris
tout immobile
attente de la pluie
sur le chêne
les étourneaux jouent aux bougies
à change de branche aussi
silence
envol
le regard suit
puis
retrouve les gris
attend la pluie
un thé bleu fume la table
c’est tout

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