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      apparu siglent a fort e nagent e douze (se fait terre se marché ou souk ou mult ben i fierent franceis e li emperere par sa grant       dans le très malheureux...     une abeille de clers fut li jurz e li page d’accueil de       il bribes en ligne a       entre  dans toutes les rues voir les œufs de on croit souvent que le but       soleil vue à la villa tamaris avant même de commencer, dernier vers aoi       ce qui tandis que dans la grande textes mis en ligne en la vie est dans la vie. se un texte que j’ai clquez sur     &nbs je sais bien ce qu’il a quelques exceptions près un besoin de couper comme de aller à la liste des auteurs aller à la bribe suivante nous avancions en bas de et voici maintenant quelques rafale n° 5 un couleur qui ne masque pas       gloussem page suivante ► je suis né ( ce texte a jacques kober : les que reste-t-il de la charogne sur le seuil ce qui       l’ il faut aller voir traversé le lieu-dit de       je suis on peut croire que martine  dernier salut au dernier vers aoi le 26 août 1887, depuis  référencem dans le vacarme des couleurs, maintenant il connaît le antoine simon 33 page d’accueil de merci à marc alpozzo dernier vers aoi 1 2 3&nbs ce poème est tiré du attendre. mot terrible. cliquer sur le titre pour i mes doigts se sont ouverts bernard dejonghe... depuis diaphane est le sauras-tu lui répondre lorsqu’on connaît une (de)lecta lucta         l’ 1 2 3       m’ 1 2 3&nbs difficile alliage de mes pensées restent       ...mais saluer d’abord les plus       une       sabots paroles de chaman tu alocco en patchworck ©       le roland barthes : propos li quens oger cuardise la vie est ce bruissement suite du blasphème de alberto arbasino : rafale n° 4 on le pour julius baltazar 1 le Être tout entier la flamme constellations et bernadette griot vient de marcel alocco a 1    le recueil que cent dix remarques i► cent éphémère du 6 octobre       journ&ea madame, vous débusquez ajout de fichiers sons dans pas facile d’ajuster le merci au printemps des buttati ! guarda  aller à la liste des auteurs bernard noël, un nous de À l’occasion de     chant de aller à la liste des auteurs « tu sais ce que     tout autour 1 2 3&nbs page suivante ► page     pourquoi tu       je me  de la trajectoire de ce la brume. nuages page suivante ► page tromper le néant agnus dei qui tollis peccata       je me en ceste tere ad estet ja régine robin, naviguer dans le bazar de un tunnel sans fin et, à réponse de michel vertige. une distance page précédente retour       voyage la mort d’un oiseau. page suivante ► ce pays que je t’enfourche ma l’envers de dans un coin de nice, rafale n° 3 des 1 2 3&nbs rafale n° 12 où pour jacky coville guetteurs     au couchant percey priest lake sur les quand les mots il y a bien là, dans quand on arrive de new-york       sur mis en ligne durant sommaire ► page suivante       à aucun hasard si se le lent tricotage du paysage     oued coulant ce qui aide à pénétrer le textes mis en ligne en 1 2 3&nbs     surgi reprise du site avec la à bernadette a l’aube des apaches, et ces    il suite de le 15 mai, à       bonheur hans freibach : tu le sais bien. luc ne page suivante ► page vos estes proz e vostre 1 2 3&nbs page précédente page pour accéder au texte, il existe au moins deux violette cachée ton antoine simon 22 antoine simon 25 écrire comme on se la pureté de la survie. nul deux nouveauté,  je signerai mon       soleil textes mis en ligne en cent dix remarques i► cent les étourneaux ! 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Article présent dans les rubriques : SEUILS PASSAGES ET TRANSMISSIONS /

RAPHAEL MONTICELLI

La plongée dans l’orgue
Publication en ligne : 22 octobre 2020

Inédit, ce texte a été rédigé en 2009. Souvenirs d’enfance. J’avais 7 ou 8 ans.


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Je suis retourné dans la grande église de Notre Dame Auxiliatrice, à Nice. L’église qui a tramé mes premiers rêves et mes premières exaltations. Mes premières émotions. Presque toutes mes premières émotions. La poésie, le récit, le théâtre, le rite, le happening, l’event, la musique, la peinture, la sculpture, la technologie, le calcul, la traduction, l’antiquité, l’archéologie tout s’enracine là dedans. Et dès que l’on sort de l’église et des mythologies, c’est la grande et solide figure de Don Bosco. La pédagogie, les apprentissages, l’organisation du temps, le souci de l’étude, la papeterie, l’imprimerie, le patronage, les colonies de vacances.

Mes stations dans l’église alternaient avec mes visites au presbytère. Quand j’avais épuisé le silence et les échos, quand j’arrivais au bout des questions et que je devenais incapable d’entendre les petites voix qui accompagnaient les fresques, les vitraux, les sculptures, j’allais voir l’abbé.

Le presbytère était tranquille et frais. Dans le petit bureau de l’abbé Marc J. tout était livres. Les livres de prière entouraient le père Marc. Sur le mur, face à lui, une banquette, chargée de BD, où ses jeunes visiteurs pouvaient s’installer. Mortimer, Spirou, et surtout Tintin. Tous les Tintins. Dans une pièce voisine des livres empilés. Il y en avait parfois tant que l’on avait du mal à passer. L’abbé Marc était l’aumônier de la prison qui se trouvait juste derrière Notre Dame Auxiliatrice. Toutes les bonnes âmes de Nice se débarrassaient chez lui des livres qui encombraient leurs intérieurs, leurs greniers et leurs caves. Quand je passais dans son bureau l’abbé me disait : « va donc voir si quelque chose t’intéresse à côté »… Et j’allais nager dans les livres.
« Ne vont-ils pas vous manquer, monsieur l’Abbé », je lui disais. « J’ai déjà fait mon choix. Ceux qui restent, ils n’intéressent pas mes amis. On les jettera. »
Ça sentait le papier moisi et la crotte de rat. C’était parfois ficelé à la hâte, vaguement classé par année. Tout le XIXe siècle s’empilait là : revues surannées, ouvrages d’inconnus, mathématiques faciles, Imitations de Jésus Christ, vieux missels, amusements de la jeunesse, prix de conduite, belles reliures aux armoiries d’une école ou de la ville. A la fin d’un épisode de Tintin je me glissais dans la pièce aux froufrous fatigués. J’emportais tout ce que je pouvais tenir.
Dans le bureau, je lisais ; l’abbé écrivait. On pouvait passer des heures ainsi. Je rencontrais rarement du monde. Nous parlions peu, en dehors des fréquentes confessions… J’étais assuré que ce que je lui disais alors était couvert par le plus sacré des secrets. Ce n’était pas à lui que je m’adressais. Il n’était qu’un intermédiaire qui demandait en outre à Dieu la grâce d’oublier. Le jeudi, dans la cour sur laquelle donnait la fenêtre du bureau, les enfants du patronage jouaient à la guerre. Protégés par des boucliers, les rouges et les verts se battaient à coup de balle, si je me souviens bien, avec des règles complexes, sous l’arbitrage du curé. « Tu ne veux pas aller jouer avec les autres ? » me disait l’abbé. Il y avait trop de cris dans la cour. Trop de mouvement et de brutalité. . Je préférais la cour vide. Je m’inquiétais pour les arbres. « Il faut que tu bouges », me disait l’abbé. « Je bouge », je lui disais « Je bouge ».
Je gardais le bureau et renseignais les gens quand l’abbé devait s’absenter. « Je vais répéter - me dit-il un jour. Tu veux venir avec moi ? ». Je ne savais pas ce qu’il devait répéter, ni même ce que répétait signifiait, j’acquiesçai donc. Je le suivis jusque dans l’église. « Je vais te montrer quelque chose ». J’attendais. « Tu as déjà été dans l’orgue ? » J’avais entendu l’orgue. Je n’avais pas imaginé qu’on pouvait y entrer. Il avait appuyé sur un bouton. « Fais attention », dit l’Abbé. J’avais voulu m’asseoir, j’avais déclenché de monumentales sonorités.
Pendant tout le temps qu’il répéta, je restai là, assis, dans le déferlement des souffles amicaux. Une tempête harmonique, des tonnerres fraternels, des étourdissements, des envolées, des pépiemenents, des piaillements, des voix berceuses, des grondements rassurants, et des mélodies qui s’évadaient de là derrière, distillés par chaque tuyau et qui nous poussaient, nous traversaient avant de se déployer dans la nef, s’infiltrant dans les recoins, les fentes, ricochant sur les vitraux, jouant avec la lumière, se mêlant aux couleurs, et en gardant pour chacune une tonalité différente, se réverbérant encore à travers la nef, tourbillon sonore rafraîchissant qui se réalimentait de lui-même. Et pour bien mesurer le miracle, il fallait être attentif à toute la vulgaire et magnifique mécanique sans laquelle aucune harmonie n’aurait été possible et qui permettait de s’émerveiller de la distance entre la nécessaire technologie et l’invraisemblable harmonie : la soufflerie, les registres, les clapets, les bruits de bois, de métal. Tous les gestes si simples, si faciles, si contrôlés pour que se déploie la plénitude des voix du ciel.

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