BRIBES EN LIGNE
  pour théa et ses 1 2 3&nbs    regardant si j’avais de son sites de mes page suivante ► page    en     chant de       sur le  tu ne renonceras pas. madame déchirée dans les carnets marcel alocco a récapitulatif lieux et le recueil de textes sans être grand le scribe ne retient antoine simon 25 sommaire ► page suivante page précédente ► page sous ce titre inspiré de la ainsi alfred… mélodie "pour tes  marcel migozzi vient de page suivante ► page  de la trajectoire de ce sommaire ► page suivante en une, une œuvre de preambule – ut pictura page suivante ► page commençons donc par le       au fond  de même que les page suivante ► page l’envers de ouverture d’une réponse de michel le pendu attendre. mot terrible. haut var ► trois petits page suivante ► voici donc non, björg, s’il j’ai parlé antoine simon 23       quinze petit souvenir       droite  jésus       grimpant un titre : il infuse sa madame, on ne la voit jamais j’ai donné, au mois ouvrir f.a.t.a. i ► le tout en vérifiant       bâ je n’aime pas ce monde. suite du blasphème de présentation du projet passet li jurz, la noit est       je me page suivante ► page c’est ici, me juste un mot pour annoncer ensevelie de silence, À perte de vue, la houle des ils s’étaient     sur la pente il existe deux saints portant ces estampes illustrent le dernier vers aoi halt sunt li pui e mult halt       sabots « ces deux là       à embrasement du mantra gore de profondes glaouis autres litanies du saint nom « e ! malvais       dans le paru en ce mois de juin 2021, page suivante ► r.m. a toi dernier vers aoi elle dit la main qui fut le       neige encore une citation “tu Ç’avait été la des quatre archanges que sommaire des année 2018 ► année 2020      & textes rÉunis sous un titre page suivante ► page pour accéder au texte, vers le sommaire des recueils 1 2 3&nbs pour m.b. quand je me heurte mais non, mais non, tu sous la pression des 1 2 3 bernard noël, droits inoubliables, les madame chrysalide fileuse bernadette griot vient de josué avait un rythme       six jamais si entêtanteeurydice 1 2 3&nbs hommage à rené un besoin de couper comme de     hélas,       la « h&eacut générations textes mis en ligne en juin aller à la liste des auteurs clxvi deus li otreit (la sue)       le rafale n° 10 ici page suivante page textes mis en ligne en nous serons toujours ces 1 2 3&nbs dernier vers doel i avrat,   en grec, morías   ces sec erv vre ile posté sur facebook sorti de       dans le 1 2 3&nbs 19 mars 2022, savigny sur 1 2 questions de la  je ne voulais pas dernier vers aoi dernier vers aoi   tout est toujours en « la musique, libre de lever la tête À l’occasion de dorothée vint au monde page d’accueil de page précédente retour là-bas, dans le pays des       au a inishmore chaque plante est pour andré Éléments - toute une faune timide veille page suivante ► page de mes deux mains sommaire ► page suivante pour maxime godard 1 haute l’eau froide de l’anse aller à la bribe suivante textes mis en ligne en avril vers le sommaire des recueils onzième 1 2 3&nbs   les merci à marc alpozzo   est-ce que page précédente retour page précédente retour pour accéder au texte au pour accéder au texte dernier vers aoi     cet arbre que aller à l’échange sur présentation du pénétrer dans ce jour, la mort, l’ultime port,     faisant la       mouette quelques textes le nécessaire non       entre "nice, nouvel éloge de la sommaire ► page suivante cher.e.s ami.e.s vous pouvez aller à la liste des auteurs "l’art est-il villa arson d’exposition en page suivante ► page on préparait aller au sommaire de pablo aucun hasard si se ► abÉcÉdaire à jean page d’accueil de pour le prochain basilic, (la merci à la toile de rafale n° 9 un sommaire ► page suivante dernier vers aoi trois (mon souffle au matin d’abord trouver un titre.     vers le soir aller au texte nous sommes se reprendre. creuser son si tu es étudiant en page suivante ► page       dans bernard dejonghe... depuis je me souviens qu’à propos quelque chose  un livre écrit le flot gris roule contre       aujourd       la pie le chêne de dodonne (i) je meurs de soif l’instant criblé on dit qu’agathe boomerang b ► livre grand patrick joquel vient de       longtemp       la tant pis pour eux. antoine simon 11 sa langue se cabre devant le       sous ce qui aide à pénétrer le jamais je n’aurais la terre a souvent tremblé page suivante ► page aller à la bribe suivante       retourn& À la loupe, il observa  tous ces chardonnerets 1 2 3&nbs qu’est-ce qui est en page suivante ► page voici l’homme aux deux madame a des odeurs sauvages carissimo ulisse, torna a deux ajouts ces derniers       fourr&ea 1 2 3&nbs li emperere par sa grant parmi les éditeurs paroles de chaman tu textes mis en ligne en juin cliquer sur l’icône page suivante ►   les recleimet deu mult au programme des actions jacques kober : les       la ce qui importe pour leonardo rosa vous, dont l’âme, le page d’accueil de ce poème est tiré du le 26 août 1887, depuis <p présentation du projet  hier, 17 le chêne de dodonne (i) tout en travaillant sur les 1 2 un travail la poésie, à la       il   *   libre d’ eurydice ou bien de       les allons fouiller ce triangle sophie calle à beaubourg... intendo... intendo !       nuage dernier vers aoi retour à la recherche dernier vers aoi régine robin, en ceste tere ad estet ja cet article est paru dans le beaucoup de merveilles       l’ equitable un besoin sonnerait la liberté de l’être envoi du bulletin de bribes page suivante page antoine simon 21 vedo la luna vedo le       le ciel page d’accueil de antoine simon 2 page d’accueil de du bibelot au babil encore page d’accueil de       le À hélène   (à à la mémoire de christian bien sûr la page suivante ► page la chaise, le châssis, le 1 2 3&nbs je t’ai admiré, il faut laisser venir madame et il fallait aller debout     dans la rue la passet li jurz, si turnet a 1 2 bruno la pureté de la survie. nul encore la couleur, mais cette       en deux de soie les draps, de soie des voiles de longs cheveux       " aller à la liste des auteurs je suis bien dans aller au sommaire des       ( ce jour-là il lui 1 la confusion des etudiant à     au couchant le "patriote",  l’entretien couleur qui ne masque pas page suivante ► page carissimo ulisse, torna a 1 2 3&nbs li quens oger cuardise grande lune pourpre dont les 1 2 3&nbs  hors du corps pas       je t’enfourche ma   ces notes quel ennui, mortel pour a ma mère, femme parmi neuf j’implore en vain éphémère du 2 1 2 3&nbs 1 les morceaux de nuit se raphaËl les petites fleurs des antoine simon 26 lorsqu’on connaît une suite de mise en ligne       bruyante alocco, au château de a propos d’une  avec « a la et nous n’avons rien page suivante ► page     son  le "musée textes mis en ligne en août l’heure de la  c’était   le texte suivant a pour michèle gazier 1 1 2 3 le chêne de dodonne (i) cent dix remarques i► cent    tu sais       & 1962 ! la grande grève vous êtes       gentil       en un       " sommaire ► page suivante tu le sais bien. luc ne page d’accueil de       les pour accéder au texte, nous savons tous, ici, que début de la mise en ligne de aller à la liste des auteurs dernier vers aoi 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs des voix percent, racontent textes mis en ligne en août "si elle est dernier vers aoi le dernier recueil de sequence bernard noël, un nous de sommaire ► page suivante il est le jongleur de lui et   riche de mes et si tu dois apprendre à       pass&eac 1 2 c’est textes mis en ligne en cet article est paru     extraire     surgi les plus vieilles sommaire ► page suivante     un mois sans la réserve des bribes pour robert le thème printemps breton, printemps la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : Butor, Michel /

MICHEL BUTOR

Nous sommes tous des primitifs
© Michel Butor
Publication en ligne : 2 août 2020
Sur le net : Recherche d’origine

Seule une date de parution figure dans le CDRom que m’avait confié Michel Butor : 1993. Et impossible d’en savoir davantage. C’est ce que j’avais noté lors de la première mise en ligne, en août 2020.
Depuis, avec l’aide d’Henri Desoubaux, et la disponibilité des Éditions Indigènes, la publication originale a été retracée. On trouvera les échanges de cette enquête en cliquant sur le lien en tête d’échanges.


Aller à l’échange sur l’origine de ce texte

L’automne culturel français, sur fond de négociations du GATT, nous offre en particulier deux manifestations : les Couleurs de l’Himalaya à Montpellier et les Vallées du Niger au Musée des Arts Africains et Océaniens à Paris, qui nous rappellent opportunément que nous sommes peut-être dans le même danger d’extermination culturelle que les Nigériens ou les Bretons hier, les Basques ou les Tibétains aujourd’hui. Une inondation est en cours, par l’intermédiaire de puissants réseaux multinationaux d’origine américaine. Nous nous sentons enfin en danger comme les autres.

Quelle chance pour nous que ce renversement de situation, que cette sensation soudaine d’être dans la peau d’un Algérien du temps où l’Algérie était encore officiellement trois départements français ! Dans le même péril qu’eux nous devenons capables d’écouter la leçon des autres ; ils peuvent nous montrer comment conserver, manifester et métamorphoser notre différence.

Belle ironie de l’Histoire que cet accès de modestie nous poussant aujourd’hui à chercher des repères, des aides, des modèles, chez ces peuples qu’hier nous méprisions, nous détruisions ? Comment ont-ils su répondre, eux à nos agressions ? C’est ce que depuis trois ans, par exemple, l’association Art sans Frontières nous donne à voir avec ces étonnantes expositions d’« art contemporain primitif » : les peintures à l’acrylique des Aborigènes australiens dans leurs déserts, les créations de sable des Navajos ou des Tibétains.

Les Couleurs de l’Himalaya nous révèlent, outre de dansantes variations sur tapis autour de la peau du tigre, et de superbes échantillons de représentations de mandalas sur toile, la constitution progressive d’une peinture de sable aux couleurs éclatantes et un mandala-vidéo sur écran de télévision, non pas commentaire sur un art dont on dit que c’est le Bienheureux lui-même qui traça sur le sol les premiers exemples, mais fruit de la collaboration d’un des cent-quatre-vingts moines qui entourent le Dalaï-Lama exilé en Inde dans le monastère de Dharamsala et du département d’images de synthèse de la prestigieuse Cornell University dans l’ouest de l’état de New-York.

Ici l’Amérique se met au service du moine-artiste, pour explorer avec lui la fascinante architecture du mandala, cartographie de la terre idéale, maquette du pur palais où durent les dieux, scenario et mise en scène de notre douloureux parcours depuis la naissance jusqu’après la mort, depuis les ténèbres jusqu’à quelque clarté. Passionnant ce moment où des civilisations différentes apprivoisent les techniques mises au point par la nôtre.

Dans l’exposition sur les Vallées du Niger au MAAO, ce qui retient, c’est l’approche archéologique de ces civilisations africaines antérieures dont nous ignorons encore presque tout. Alors que l’ethnographe cherche et montre des objets contemporains (même s’ils sont contemporains des premiers colonisateurs), dont il espère qu’ils sont restés purs de tout contact avec l’Occident, et donc risque de figer la culture qu’il étudie dans sa distance, son irrémédiable altérité vis à vis de la nôtre, il s’agit ici de fouiller dans ce qu’il y avait avant cette époque de la pénétration européenne, de mettre en évidence les relations qu’entretiennent ces deux couches. Il est fondamental pour nous de comprendre ce que nous avons détruit, ce que nous avons cru remplacer, alors que nous savons très bien qu’un Japonais ou un Africain qui dort dans un Hilton, même un Français, n’en devient pas pour autant un Américain.

L’assimilation prend fort longtemps et n’est heureusement jamais achevée. Nous n’avons pu supprimer entièrement l’antérieur, nous l’avons seulement refoulé, et ce refoulé reste actif ; c’est lui qui est responsable de ces violences auxquelles nous assistons de toutes parts. Il est indispensable que nous comprenions peu à peu ce qui se passe dans la conscience de tous ces peuples avec qui nous sommes en contact aujourd’hui, non seulement pour qu’une véritable paix soit possible, mais aussi pour mieux comprendre l’architecture très complexe de nos propres refoulements. L’archéologie des sites est liée à celle des consciences. Sous le rutilant vernis chrétien des Mexicains actuels, dort, rumine, rugit leur Aztéquité, celle que les Espagnols et nous avec avons combattue, piétinée, tenté d’exorciser, d’extirper. Si nous voulons comprendre le présent de ces peuples et imaginer leur futur qui sont aussi les nôtres, il faut rechercher et comprendre leur passé.

Contrairement à une attitude encore trop fréquente chez les ethnographes, ce sont les objets métissés, les mélanges, les phénomènes d’acculturations qui sont les plus riches d’enseignement. Les Japonais, contraints par les guerres et leurs suites, nous ont montré surabondamment qu’ils étaient capables d’assimiler la culture occidentale, mais sans pour autant renoncer à la leur, nous donnant à la fois des musiciens capables de diriger l’orchestre symphonique de Boston et de formidables interprètes de Nô. Les deux tendances étaient jadis considérées comme incompatibles : c’était ou bien occidentalisation ou tradition ; mais nous n’en sommes plus là. Je pense à des musiciens comme Takemitsu ou Takahashi qui nous apprennent maintenant à intégrer dans nos orchestres symphoniques des instruments traditionnels parfois transformés, avec leurs modes et accords propres.

Cette capacité à résoudre les conflits très douloureux auxquels notre civilisation qui a toujours beaucoup de mal à se débarrasser du rêve impérial romain, fait que tel ou tel de ces peuples, même parmi ceux que nous avons longtemps, avec tant de condescendance, qualifiés de « primitifs », terme que l’on ne peut plus employer qu’avec des pincettes, peut nous apprendre à poser sur le monde un nouveau regard. « L’œil pense » comme dit le beau titre de Jean-Pierre Barou ; il y a toute une culture préalable dans notre œil. Dans la vision la plus immédiate est déjà inscrite une élaboration complexe.

Nos sociétés, les « peuples du livre », Juifs, Chrétiens, Musulmans, ont longtemps redouté ou méprisé l’image, tout ce savoir que contient le regard. A plusieurs reprises on a assisté à des crises iconoclastes. Toute représentation humaine ou animale risquait de devenir idole, c’est-à-dire de réveiller les vieux démons dans lesquels survivaient les vieux dieux. Donc les seules images permises étaient le texte même avec ses lettres. Durant des siècles les autres images n’ont été admises que comme illustrations des textes fondamentalement préexistants.

On parle d’Histoire quand on est en présence d’une écriture. Auparavant c’est la Préhistoire qui peut se préciser en Protohistoire dans les régions limitrophes. Mais il y a toutes sortes d’écritures et de liaisons entre l’écriture telle que nous la pratiquons, et les autres images. Avec l’évolution de l’audio-visuel, l’image aujourd’hui envahit tout. Et ceux que l’on peut appeler les « peuples de l’image » peuvent nous apporter des boussoles pour naviguer dans cette inondation. Les langages très complexes des pictogrammes australiens, amérindiens ou de tant d’autres, nous apprennent à regarder, à lire autrement.

Inventons nos langues nouvelles en étudiant non seulement les galeries du Louvre, mais les objets déterrés aux vallées du Niger ou les mandalas-vidéo qui projettent aujourdhui sur les murs des monastères leurs lueurs inattendues. De ces confrontations entre siècles et continents jaillit une fontaine de jouvence.

titre documents joints

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP