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 tu vois im font chier a propos de quatre oeuvres de les premières sequence de nouvelles mises en iigne, préparer le ciel ii page précédente ► page la deuxième édition du le coeur du ecrire, la vie en dépend, clxvi deus li otreit (la sue)       vu les aller à la bribe suivante très saintes litanies cinq madame aux yeux carcassonne, le 06 avant lire une interview de année 2018 ► année 2020 dernier vers aoi les éditions de la passe du à propos des grands de mes deux mains histoire de signes . la chaise, le châssis, le antoine simon 12 et   riche de mes antoine simon 25 textes mis en ligne en juin textes mis en ligne en     cet arbre que j’ai en réserve rafale n° 3 des le lent tricotage du paysage au programme des actions derniers textes mis en vous êtes ce qui aide à pénétrer le retour au pdf sui generis saluer d’abord les plus page d’accueil de attendre. mot terrible.       dans pour michèle auer et et toi figure       au soir en ceste tere ad estet ja moi cocon moi momie fuseau commençons donc par le max charvolen, martin miguel 1 2 bruno il tente de déchiffrer, retour vers le musicien béatrice machet vient de       et tu       tourneso démodocos... Ça a bien un       objectif page suivante ► page 0- souviens-toi. sa       à violette cachée ton karles se dort cum hume j’ai longtemps       sur le       soleil 1 2 3&nbs tout en vérifiant le chêne de dodonne (i) 1 2 3&nbs textes mis en ligne en 1 2 3&nbs page suivante ► page page précédente retour page suivante ► page dernier vers aoi je me souviens qu’à propos a supposer que ce monde madame est une torche. elle textes mis en ligne en juin les grands       reine       pav&eacu journée de au labyrinthe des pleursils au commencement était lancinant ô lancinant quando me ne so itu pe pour andré coupé le son à       sur le       il « pouvez-vous 1 2 3&nbs prenez vos casseroles et "si elle est       soleil  référencem À hélène un nouvel espace est ouvert sommaire ► page suivante sites de mes de pareïs li seit la pas une année sans évoquer a l’extrémité du 1 2 3&nbs   entrons maintenant page suivante ► page je ne sais pas si mult est vassal carles de quand c’est le vent qui   pour le prochain     surgi       embarq pour max charvolen 1)       droite quel étonnant cet univers sans i.- avaler l’art par baous et rious je suis       est-ce l’homme est le chêne de dodonne (i) quelques autres dans l’effilé de textes mis en ligne en     double commençons donc par page suivante ► page ce qui importe pour si tu es étudiant en 1 2 3&nbs     le       maquis       dans dans l’innocence des dernier vers aoi éphémère du 6 octobre toujours les lettres : la lecture de sainte     rien 1 2 3&nbs       grimpant page suivante ► page       é encore une citation “tu présentation du projet le geste de l’ancienne, pour frédéric pour accéder au pdf de  les œuvres de aller à la liste des auteurs page d’accueil de       va ton    seule au cela fait 53 ans que je       & page suivante ► page je suis occupé ces "école de cliquer sur l’icône le grand combat :       le aller à la liste des auteurs ils s’étaient voir les bifaces de b. 1 2 3 Éléments - aller à la bribe suivante retour au texte       bâ mieux valait découper (la numérotation des       la    tu sais "l’art est-il a propos d’une page suivante ► page       midi mouans sartoux. traverse de chaque automne les de proche en proche tous antoine simon 30 tu le sais et je le vois antoine simon 5 de sorte que bientôt juste un mot pour annoncer   est-ce que dans un clignement de  c’était pour accéder au texte, page d’accueil de un verre de vin pour tacher seul dans la rue je ris la * il te reste à passer page d’accueil de d’abord un curieux constellations et avec marc, nous avons travail de tissage, dans       "       neige ce n’est pas aux choses 1 2 3&nbs je me souviens de       six voici des œuvres qui, le traquer dernier vers aoi dix l’espace ouvert au 1 2 3&nbs ce qu’un paysage peut dernier vers aoi pour anne slacik ecrire est         il en est des noms comme du dans le respect du cahier des  les premières gardien de phare à vie, au onze sous les cercles aller au texte nous sommes la liberté de l’être il n’était qu’un vos estes proz e vostre mélodie 13) polynésie dernier vers aoi textes rÉunis sous un titre dernier vers aoi textes mis en ligne en août dernier vers aoi « et bien, pour michèle       bonheu ce jour-là il lui aller à la bribe suivante     vers le soir petit matin frais. je te 1 2 3 je     après les amants se page suivante page jamais si entêtanteeurydice fragilité humaine. 1 2 3&nbs page suivante ► page leonardo rosa l’illusion d’une   ces sec erv vre ile je suis bien dans c’est extrêmement page suivante ► page le nécessaire non passet li jurz, si turnet a le film sur annie sidro et le nous avons affaire à de       le madame déchirée trois (mon souffle au matin 1254 : naissance de le flot pâle des maisons a l’aube des apaches, une errance de sixième à cri et à au rayon des surgelés textes mis en ligne en tout est possible pour qui ce madame 1 madame est la on croit souvent que le but la fraîcheur et la textes mis en ligne en mai neuf j’implore en vain Éphémère du 22 juillet à dernier vers aoi   et combien       sur le               neige « ah ! mon ouverture d’une     les provisions la légende fleurie est la terre a souvent tremblé pénétrer dans ce jour, décembre 2001.       vaches sommaire ► page suivante       pourquoi patrick joquel vient de page suivante ► page encore la couleur, mais cette       ce 1 2 3&nbs les céramiques et leurs l’envers de       sur le       à si elle est belle ? 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Article présent dans les rubriques : Baviera Henri / BAVIERA, Henri /
Traversée
Publication en ligne : 15 février 2020
Artiste(s) : Baviera

Ce texte a été publié par les éditions de la Diane française en 2019 à l’occasion de l’exposition personnelle d’Henri Baviera à la galerie Quadrige.


Nous serons toujours ces marcheurs errants
rêvant d’abris

Tu construis tes abris
les creuses en terre
humide
les odeurs s’évadent le soleil
les boit

tu ouvres la terre
ouvres
les bouches les portes les
fleurs d’humus
terriers tanières
puits
ventres

autour
silence des herbes
soif des brindilles
jonchées de feuilles
lumière en flaques dispersées
légère
légère plume

sol d’ombre
autour
sol sans cesse défait
sol
sans cesse refait

ta main
cherche une forme
ta main
hésite en son parcours
hésite
les yeux
hésitent

autour c’est la panique des formes
ta main fouille ici
creuse
amène au dehors la terre
des pierres
des restes
des reliques de vies
atour de ton abri
ta main
les répartit
elles prennent
des formes inconnues

C’est juste un peu de pluie
un peu de
lumière
un rien d’ombre
que laisse une aile incertaine
la forme
passe
la forme
fredonne un chant inconnu
au milieu d’une musique de bourdons
et quelques cris

Et c’est juste
ouvrant la terre
la mise au jour inattendue de formes sur le sol

Ici
un peu de nuit s’est glissée entre les miettes
un creux de ciel est tombé parmi les pierres
un rire a glissé sur une herbe
ta main panique
ta main sous tes yeux surpris

Ici
des fleurs flétries festonnent le silence remuant des bois
teintent de tonalités tendres la gravité des terres
la profondeur des boues
s’évanouissent dans des murmures d’ombres
disparaissent à travers des velours nuageux et des lambeaux de ciel

Tu grattes creuses fouilles
caresses
tu ne sais si tes larmes sont d’émotion ou de sourde douleur

Partout des voix
elles glissent des feuilles des branches des écorces
mots indistincts paroles jamais entendues
qui s’unissent au chant sourd d’animaux ignorés
faune surgie des contrées étrangères
enfant que tu portes entre tes bras
tu appuies contre ta poitrine
ce corps innocent et nouveau
vibrant d’espoir dans la tragédie du monde

Elles se font tissu de bribes cocon œuf chrysalide
tu les accueilles
agenouillé sous l’amitié des arbres
tes mains à fleur de sol
tes yeux
plongés dans ce mystère
qui fait une île autour de toi

tu écoutes
des harmonies dont tu te dis que tu les croyais perdues
tu veux reconnaître un timbre un son un sens
tout s’échappe et t’échappe
tu sais pourtant
que leur musique dit Nous sommes
tu ne sais qui Nous sommes
les voix attentives
les corps à venir
les âmes errantes
de ce qui va venir

Tu écoutes et regardes
distances abolies temps suspendus
ton corps confondu au grand corps de la terre
ta voix perdue parmi les voix errantes
âme parmi les âmes
Toi animal et fleur entre terre et ciel
feuille et branche parmi les arbres
goutte d’eau dans l’eau des fleuves
Toi larme dans l’océan
miette du vivant
atome dans l’immensité

Tu construis nos abris
creuses à nouveau nos grottes premières
y fais naître
silhouettes entrevues dans la pénombre tressautante
d’aimables formes inquiètes
apaisées
inquiétantes
apaisantes

jardins envahis d’une vague clarté d’ombres lunaires
forêts traversées de présences furtives
bruissant à peine sous l’effet du vent
flaques ruissellements assoiffés de lumière
des pluies peut-être


Ces creux en nous
que tu crées
que tu combles

ces voix qui se lèvent
sous le clavier de tes doigts

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