BRIBES EN LIGNE
i mes doigts se sont ouverts je serai toujours attentif à c’était une       bien dans la caverne primordiale je désire un     après       dans le vieux qui       entre c’est extrêmement       deux dernier vers aoi       fleure sauvage et fuyant comme     une abeille de trois tentatives desesperees laure et pétrarque comme religion de josué il       &ccedi c’est la peur qui fait la question du récit (dans mon ventre pousse une       alla À max charvolen et       le     &nbs ce qui importe pour le 26 août 1887, depuis branches lianes ronces 10 vers la laisse ccxxxii le corps encaisse comme il ma mémoire ne peut me halt sunt li pui e mult halt il y a dans ce pays des voies le 26 août 1887, depuis le ciel de ce pays est tout l’ami michel antoine simon 5 alocco en patchworck © il existe au moins deux une autre approche de leonardo rosa a propos d’une écrirecomme on se bal kanique c’est passet li jurz, la noit est entr’els nen at ne pui       neige ] heureux l’homme le 19 novembre 2013, à la       marche chaque jour est un appel, une madame dans l’ombre des les dessins de martine orsoni pluies et bruines, madame des forêts de madame est une lentement, josué       l̵ 1- c’est dans dans les écroulements dernier vers aoi   le tissu d’acier o tendresses ô mes " je suis un écorché vif. il tente de déchiffrer, antoine simon 30 il ne reste plus que le lorsqu’on connaît une noble folie de josué, dernier vers aoi quel étonnant issent de mer, venent as les enseignants : des quatre archanges que       parfoi premier vers aoi dernier ici. les oiseaux y ont fait       s̵ sainte marie,  monde rassemblé quand nous rejoignons, en a dix sept ans, je ne savais dernier vers aoi exode, 16, 1-5 toute pas même avant dernier vers aoi les dernières rimbaud a donc a la fin il ne resta que f toutes mes pour egidio fiorin des mots j’ai en réserve  epître aux d’un bout à juste un mot pour annoncer   marcel in the country tendresses ô mes envols j’ai ajouté  tu ne renonceras pas. le géographe sait tout  de la trajectoire de ce mille fardeaux, mille    au balcon "le renard connaît de toutes les le numéro exceptionnel de       la pie dans l’innocence des       &n comment entrer dans une douze (se fait terre se pas sur coussin d’air mais lu le choeur des femmes de les doigts d’ombre de neige la terre nous ce va et vient entre de soie les draps, de soie cher bernard m1       mais non, mais non, tu carles li reis en ad prise sa       &agrav  dernier salut au attention beau le 15 mai, à antoine simon 27 et encore  dits l’appel tonitruant du lorsque martine orsoni       ce antoine simon 20 onzième j’ai travaillé   je ne comprends plus agnus dei qui tollis peccata dernier vers aoi je suis celle qui trompe difficile alliage de rm : d’accord sur couleur qui ne masque pas démodocos... Ça a bien un     dans la ruela que reste-t-il de la     sur la pente     son       sur macles et roulis photo clers fut li jurz e li       nuage il semble possible antoine simon 22 toute trace fait sens. que       apr&eg dernier vers doel i avrat,       pass&e     du faucon i en voyant la masse aux antoine simon 26       &eacut archipel shopping, la allons fouiller ce triangle descendre à pigalle, se hans freibach : d’ eurydice ou bien de nice, le 30 juin 2000 la vie est ce bruissement vous avez la terre a souvent tremblé     tout autour       sur       une quatre si la mer s’est bien sûr, il y eut là, c’est le sable et la mort, l’ultime port, accorde ton désir à ta 1-nous sommes dehors. comme ce mur blanc dernier vers s’il       l̵       m̵ sixième "nice, nouvel éloge de la préparation des f les rêves de pourquoi yves klein a-t-il il ne s’agit pas de     un mois sans antoine simon 19         &n s’égarer on le plus insupportable chez pour michèle aueret bientôt, aucune amarre "tu sais ce que c’est       au   pour le prochain quand sur vos visages les       voyage normalement, la rubrique même si certains soirs, quand je trois (mon souffle au matin  l’écriture       avant carles respunt : f tous les feux se sont un titre : il infuse sa l’heure de la toutefois je m’estimais À perte de vue, la houle des     chambre     chant de intendo... intendo ! karles se dort cum hume je n’hésiterai eurydice toujours nue à attendre. mot terrible. antoine simon 9 et ma foi,       object À la loupe, il observa la prédication faite les étourneaux ! etait-ce le souvenir       dans   pour olivier les avenues de ce pays c’est seulement au       grimpa et combien ce jour-là il lui       le de l’autre on dit qu’agathe f le feu est venu,ardeur des mi viene in mentemi "je me tais. pour taire. pour michèle gazier 1)       apr&eg un soir à paris au quel ennui, mortel pour ainsi alfred… le lent tricotage du paysage   maille 1 :que et c’était dans pour martin au rayon des surgelés depuis le 20 juillet, bribes le lent déferlement       il suite du blasphème de chercher une sorte de pour mon épouse nicole de la ...et poème pour sculpter l’air : tous feux éteints. des ainsi va le travail de qui macles et roulis photo 4 montagnesde       le la musique est le parfum de un tunnel sans fin et, à     pluie du 1. il se trouve que je suis       je me douce est la terre aux yeux       é un temps hors du au labyrinthe des pleursils une il faut dire les pierre ciel       au   tout est toujours en c’est parfois un pays marché ou souk ou quatrième essai de huit c’est encore à et tout avait un verre de vin pour tacher arbre épanoui au ciel ce dernier vers aoi    les premières tout en vérifiant "si elle est dernier vers aoi il en est des meurtrières. le travail de bernard spectacle de josué dit on a cru à cet univers sans il ne sait rien qui ne va   ces notes approche d’une max charvolen, martin miguel cinq madame aux yeux je ne saurais dire avec assez régine robin, c’est vrai la force du corps, comme un préliminaire la madame est la reine des dernier vers aoi histoire de signes . abu zayd me déplait. pas samuelchapitre 16, versets 1 toulon, samedi 9 station 3 encore il parle 5) triptyque marocain les durand : une thème principal : le pendu réponse de michel       " on préparait l’erbe del camp, ki quand les mots antoine simon 13       que dans ma gorge la rencontre d’une       m̵       la ils sortent    il ne faut-il pas vivre comme des quatre archanges que       retour bel équilibre et sa 1257 cleimet sa culpe, si si j’avais de son ouverture de l’espace quai des chargeurs de se reprendre. creuser son       " rare moment de bonheur, dernier vers aoi       sur soudain un blanc fauche le je découvre avant toi des voiles de longs cheveux       fleur       "  ce qui importe pour vertige. une distance pour maguy giraud et  le livre, avec tendresse du mondesi peu de  hier, 17 villa arson, nice, du 17     oued coulant g. duchêne, écriture le je reviens sur des pour michèle       un onze sous les cercles   nous sommes diaphane est le mot (ou morz est rollant, deus en ad merle noir  pour je suis bien dans tout le problème aux barrières des octrois "moi, esclave" a le "patriote", pour yves et pierre poher et   je n’ai jamais       jardin a l’aube des apaches,  zones gardées de bien sûrla normal 0 21 false fal pour andrée au lecteur voici le premier tu le saiset je le vois si tu es étudiant en ce texte se présente ma voix n’est plus que toutes ces pages de nos faisant dialoguer clquez sur il est le jongleur de lui après la lecture de dans les carnets  la toile couvre les antoine simon 28   se dernier vers que mort       devant la parol

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pour Pierre Theunissen

La forêt, la grande forêt primitive, avant son défrichement par les moines et les laboureurs, épaisse et sombre avec peu de sentes frayées par des hardes de cerfs, des loups et des lynx, les balafres des fleuves et les éclaircies des lacs, changeant de couleur selon les saisons, avec des sous-bois difficilement pénétrables à ronces et champignons, sauf dans les ténèbres des sapinières encombrées de troncs écroulés que personne ne vient jamais nettoyer.

Alors les bûcherons débitent les chênes en stères et planches ; les charbonniers dégagent des terrasses de brindilles et feuilles mortes pour édifier leurs meules et en surveiller la combustion lente. Ils vivent dans des huttes qui s’adossent à d’énormes racines avec des paquets de mousses et d’herbes sur leurs toits, et dans la monotonie de leurs nuits d’hiver engendrent des dizaines d’enfants qu’ils ne parviennent pas à nourrir et qu’ils essaient d’aller perdre à la nuit tombante au plus profond de la broussaille, sans se douter de l’astuce de leur dernier né, malingre mais agile, qui réussit à les retrouver au moins une fois, grâce aux petits cailloux semés sur le trajet.

Et il y a aussi les châteaux des mangeurs de chair humaine dont on devine les tours à travers les cimes, avec des épouses compatissantes qui n’hésiteront pas à les préférer à leurs propres descendantes déjà convaincues d’anthropophagie.

Un jour le descendant de ce libérateur, apprivoisant la foudre et le séisme, réussira à donner un coup de poing sur le mur sylvestre pour y faire pénétrer nourriture et lumière.

Continuant vers le Sud, se dirigeant avec les ombres qui se précisent dans la partie haute les rares jours de beau temps dont on on profite à peine, enfoui dans ce brouillard d’écorces, lianes et branchages, on parvient à des régions moins denses, des cultures, des champs de blé, des prés avec moutons, chevaux et vaches, et des navires sur des canaux, des villages à toits d’ardoise puis de tuiles, des vignobles, des oliviers, la mer lumineuse dans l’arc-en-ciel de ses rochers. Il semble encore plus difficile de la franchir que la forêt antérieure. On essaie radeaux, barques et navires. Et l’on se retrouve dans d’autres forêts d’odeurs et couleurs différentes, avec lions et léopards, rugissements et barrissements, puis des montagnes dont les torrents charrient de moins en moins d’eau, de plus en plus de sable jusqu’aux déserts.

*

La palmeraie, la grande palmeraie primitive, avant son irrigation et son cadastrage, au bord des oasis qui se rétractent peu à peu tandis que les processions de dunes s’approchent de toutes parts pour les cerner, effaçant les pistes vers les avant-postes de la civilisation dominante, recouvrant les ruines des plus anciennes, et que les caravanes les contournent avec leurs dromadaires chargés de ballots, qui s’agenouillent et se couchent auprès des tentes que l’on dresse en assurant les cordes avec de grosses pierres qui surnagent sur cet océan sec comme si elles étaient plus légères.

Alors les enfants ébouriffés conduisent leurs chèvres noires ou blanches vers la moindre flaque, la moindre racine ou la moindre touffe, écoutant le soir des histoires de sultans dans des pays lointains à palais dont les innombrables fontaines font étinceler les carrelages et les fleurs, avec des femmes très fragiles et très ingénieuses dans des pantalons de satin avec des écharpes de gaze, diadèmes de perles et bracelets de turquoises, tandis que les chacals glapissent à la Lune en se faufilant dangereusement près du feu de palmes et d’ossements, et que le plus petit est déjà endormi sur les genoux de sa mère, ou fait semblant.

Et il y a aussi des avions dans le ciel, volant tellement haut que l’on distingue seulement les rayures laissées par leurs réacteurs, remplis de voyageurs qui somnolent entre deux consultations de leurs ordinateurs portables.

Un jour le descendant de cet auditeur, captant la merveille dans son langage, inventera des signes et des noms pour décrire et baliser ce paysage mobile, y faisant ruisseler le lait des aventures et le miel des images.

Continuant vers l’Ouest en se dirigeant vers l’éblouissement du crépuscule qui se pare de plus en plus de nuages projetant leurs ombres sur les replis des montagnes rampantes, on parvient à des régions plus vertes, avec des cactus et çà et là des arbres épineux, puis la savane avec ses hautes herbes et ses villages de terre plus ou moins cuite, des pistes, des chemins et des routes avec des jeeps faisant sauter des troupeaux de gazelles, jusqu’à des ports et aéroports où miroitent tentations et tentatives d’émigration vers un autre travail et d’autres malheurs.

*

La mine, la grande mine primitive à ciel ouvert, ou plutôt non, à ciel fermé par la poussière, avec des gradins et plans inclinés, le battement des pics, le raclement des pelles, le claquement des fouets, avec des galeries que l’on creuse et que l’on étaie, des rails, des chevaux aveugles.

Alors les enfants porteurs de lanternes, les déposent sur l’étagère avant de retirer leurs chapeaux, souliers et sarreaux raidis de taches de graisse, et de se débarbouiller dans le chaudron devant le poële à peine chaud, puis couverts de leurs courtepointes comme de pelisses de fourrures, déchiffrer les inépuisables livres d’école que les plus grands ramènent de leurs périples en tramways.

Et il y a aussi des tours de cathédrales, des beffrois à horloges et sirènes, des hangars, des silos et des miradors parmi les barbelés et caméras.

Un jour le descendant du plus fluet de ces illuminateurs, fouillera les apparences du jour le jour pour en trouver les lois, calculera les phénomènes en changeant les échelles et les espérances.

Continuant vers le Nord en se dirigeant vers l’étoile autour de laquelle tournent apparemment ses lointaines soeurs, on parvient à des montagnes de plus en plus abruptes qui se révèlent être en fait des immeubles de pierre, de fer et de verre, où règnent les actionnaires et présidents à cravates et secrétaires, autour desquels tournoient les pigeons et vautours.

*

La forge, la grande forge primitive, antérieure à l’automatisation et l’électronique, avec des enclumes et des fours, des crochets pendus par des chaînes à des potences qui tournent et s’allongent comme des serpents à écailles de tringles triangulaires, un tumulte à grondements, crissements, hurlements et réverbérations.

Alors les enfants explorateurs des champs d’épandage devant les usines à incinération, identifient parmi les rebuts et scories parfois brûlantes, ceux qu’ils peuvent transformer en jouets.

Et il y a aussi les coupoles des anciens observatoires, les miroirs des nouveaux, les fusées balbutiantes et les stations spatiales que l’on assemble péniblement.

Un jour le descendant du plus habile de ces artisans mettra au point les clefs pour forcer les coffres-forts de la sottise et de l’avidité, sonnera le glas d’un temps de misères pour mettre en branle le carillon des nouveaux astres.

Continuant vers l’Est en se dirigeant vers les lueurs de l’aube, il recherchera encore et toujours la forêt, la palmeraie, la mine et la forge.

Publication en ligne : 4 mars 2009

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