BRIBES EN LIGNE
janvier 2002 .traverse guetter cette chose l’une des dernières toutefois je m’estimais tu le saiset je le vois       voyage dernier vers aoi nice, le 18 novembre 2004 moi cocon moi momie fuseau rare moment de bonheur,       (       "       retour       sur on peut croire que martine la mort d’un oiseau. ce pays que je dis est quel étonnant       et       dans deux nouveauté, huit c’est encore à polenta dans le pain brisé son et  riche de mes À la loupe, il observa et…  dits de antoine simon 25 …presque vingt ans plus journée de  si, du nouveau dernier vers aoi    courant pour mireille et philippe       grappe poussées par les vagues       dans six de l’espace urbain, premier essai c’est au programme des actions ses mains aussi étaient la liberté s’imprime à poème pour       juin antoine simon 7       il dans les carnets l’illusion d’une encore la couleur, mais cette cette machine entre mes nice, le 8 octobre où l’on revient       nuage je me souviens de nous avons affaire à de       & me autre citation"voui je suis bien dans       l̵ on trouvera la video etudiant à dans ma gorge dernier vers que mort assise par accroc au bord de trois (mon souffle au matin “dans le dessin 1.- les rêves de       l̵  les œuvres de antoine simon 18 carles respunt : f le feu m’a monde imaginal, (la numérotation des     de rigoles en lorsque martine orsoni a la libération, les pour helmut       ma rossignolet tu la a supposer quece monde tienne       baie autre citation "je me tais. pour taire. "ah ! mon doux pays, décembre 2001. un jour, vous m’avez c’était une à propos des grands station 4 : judas  mise en ligne d’un le lourd travail des meules cet article est paru j’écoute vos depuis ce jour, le site que reste-t-il de la       &agrav il n’y a pas de plus ecrire les couleurs du monde il aurait voulu être toutes ces pages de nos       grimpa le coquillage contre la réserve des bribes  au travers de toi je dernier vers aoi accorde ton désir à ta       sur li emperere par sa grant madame dans l’ombre des dernier vers aoi   les doigts d’ombre de neige       sur Ç’avait été la vi.- les amicales aventures histoire de signes . (de)lecta lucta   raphaël si elle est belle ? je       longte dernier vers s’il c’est ici, me couleur qui ne masque pas i.- avaler l’art par ma voix n’est plus que    en temps où les coeurs       que       apr&eg  au mois de mars, 1166 pour michèle aueret sixième le samedi 26 mars, à 15 je rêve aux gorges juste un       sur onze sous les cercles folie de josuétout est dans le train premier des voiles de longs cheveux il avait accepté       sur le   d’un coté,       soleil les oiseaux s’ouvrent dernier vers aoi       au 5) triptyque marocain dernier vers aoi dernier vers aoi mougins. décembre     sur la pente ne faut-il pas vivre comme le lent déferlement l’art n’existe je ne saurais dire avec assez première dernier vers aoi heureuse ruine, pensait intendo... intendo !       longte tout en vérifiant je crie la rue mue douleur dix l’espace ouvert au chaises, tables, verres,       les       object       je me à la bonne la question du récit j’ai changé le       le       bonheu       aujour (josué avait bribes en ligne a la deuxième édition du al matin, quant primes pert j’ai donc la rencontre d’une       pav&ea       cerisi madame, vous débusquez de l’autre     surgi petites proses sur terre un temps hors du f le feu s’est       b&acir       dans  monde rassemblé       tourne quatrième essai de       j̵ douze (se fait terre se       aux chercher une sorte de paysage de ta tombe  et il n’est pire enfer que elle disposait d’une  zones gardées de l’éclair me dure, macao grise ce qu’un paysage peut il ne sait rien qui ne va (vois-tu, sancho, je suis régine robin, v.- les amicales aventures du le glacis de la mort essai de nécrologie, au lecteur voici le premier       dans       alla (en regardant un dessin de cet univers sans    7 artistes et 1   j’ai souvent réponse de michel l’impression la plus       quinze écrirecomme on se il y a des objets qui ont la able comme capable de donner       en tant pis pour eux. i en voyant la masse aux le scribe ne retient   jn 2,1-12 :       sous       au       assis nous avancions en bas de tandis que dans la grande (À l’église clers est li jurz et li pour le prochain basilic, (la le temps passe dans la pour mes enfants laure et et il fallait aller debout       neige il en est des noms comme du dernier vers aoi   les parents, l’ultime dans ce périlleux  “la signification nous savons tous, ici, que pour mon épouse nicole pour daniel farioli poussant       dans ce texte m’a été dans l’innocence des in the country je suis dans le monde de cette j’ai relu daniel biga, station 5 : comment genre des motsmauvais genre   on n’est  avec « a la la prédication faite un besoin de couper comme de   je n’ai jamais patrick joquel vient de c’est vrai  ce qui importe pour m1       pour qui veut se faire une accoucher baragouiner l’instant criblé pour nicolas lavarenne ma c’est une sorte de noble folie de josué, certains soirs, quand je un jour nous avons le franchissement des merci à marc alpozzo s’ouvre la iloec endreit remeint li os tout est possible pour qui un tunnel sans fin et, à pour julius baltazar 1 le   pour le prochain  pour de dans les carnets Éléments - références : xavier À peine jetés dans le le texte qui suit est, bien c’est pour moi le premier envoi du bulletin de bribes écoute, josué, charogne sur le seuilce qui       le a ma mère, femme parmi       fourmi et je vois dans vos outre la poursuite de la mise   le texte suivant a (dans mon ventre pousse une 1- c’est dans et que vous dire des       &eacut la liberté de l’être quand sur vos visages les il existe deux saints portant quand c’est le vent qui « 8° de quando me ne so itu pe tendresses ô mes envols thème principal :       un tout mon petit univers en       la bruno mendonça antoine simon 26 une autre approche de toujours les lettres : je découvre avant toi le corps encaisse comme il le 15 mai, à dernier vers aoi et tout avait  il y a le       soleil   saint paul trois troisième essai ecrire sur spectacle de josué dit       devant seul dans la rue je ris la comme ce mur blanc karles se dort cum hume     ton de toutes les nouvelles mises en bribes en ligne a en 1958 ben ouvre à pour frédéric chaque automne les quand les eaux et les terres ouverture d’une on cheval       pourqu 13) polynésie dernier vers aoi       qui ainsi fut pétrarque dans arbre épanoui au ciel       le   3   

les f dans le sourd chatoiement violette cachéeton     &nbs halt sunt li pui e mult halt À l’occasion de une il faut dire les entr’els nen at ne pui quand nous rejoignons, en fontelucco, 6 juillet 2000 dans le respect du cahier des dernier vers aoi deuxième  “... parler une c’est la peur qui fait  il est des objets sur grande lune pourpre dont les le 2 juillet exode, 16, 1-5 toute autres litanies du saint nom antoine simon 31 lorsqu’on connaît une non, björg, 1) notre-dame au mur violet       dans   dits de deuxième essai le ce qui importe pour difficile alliage de très saintes litanies macles et roulis photo 6 se placer sous le signe de le soleil n’est pas abu zayd me déplait. pas     quand le passé n’est de proche en proche tous zacinto dove giacque il mio mille fardeaux, mille de la     [1]   “comment f les marques de la mort sur   pour olivier  mise en ligne du texte la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

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Blanche cristal
Artiste(s) : Amande In (site)

Traquer l’imperceptible
Avec Amande In

D’abord les faits
En raison des importantes intempéries de la fin 2005 et de la montée des eaux qui s’en est suivie, le centre culturel finlandais, sis au 60 de la rue des Écoles, à Paris dans le 5ème arrondissement, devant l’hôtel de Cluny et à quelques pas du Panthéon, a vu ses sous sols inondés. Aspirée par les murs l’humidité est remontée jusqu’au niveau du rez-de-chaussée.
Afin d’assainir les parois, les enduits les plus abîmés ont été décroûtés et, plus en profondeur, les couches atteintes par l’humidité ont été grattées jusqu’à la pierre dont les joints avaient correctement résisté.
Commande ayant été passée à une artiste, Amande In, de présenter une œuvre dans le cadre d’une exposition collective, celle-ci a proposé, en attendant la réfection des enduits, un traitement artistique des murs abîmés.

Ma maison qui rêves
Ma maison qui bois
Je suis dans ta cave
Où vibrent les voix
Des terres anciennes
Des eaux de passage
Les voix incertaines
Que l’on n’oublie pas



Ensuite, le fait
Le travail de l’artiste a consisté à conserver les murs dans l’état où les avait laissé de travail de décroutage et grattage des enduits et du gobetis, et à en recouvrir l’irrégulière surface d’une couche de sucre cristal.
Le sucre adhère au mur par projection, comme cela se fait communément avec la couche de gobetis. Il n’a été employé ni truelle ni tyrolienne : le sucre a été violemment projeté par poignées, à la force du bras.
Pour permettre l’adhérence des cristaux de sucre lors de la projection, le mur a été apprêté d’une couche de colle en gel soigneusement passée au couteau de peintre jusque dans les moindres anfractuosités.
Le travail de recouvrement des 41 m2 de parois a demandé l’emploi de 167 kilogrammes de sucre cristal et a nécessité 96 heures de travail

Ma maison qui souffres
De tes écorchures
Voici un onguent
Pour panser tes plaies
comme douce gaze
ou tissu de tulle
voile de douceur
pour te protéger


Approche 1
Quelle est cette maison dont les murs sont en sucre ?

Ce pays que je dis est né d’eau d’herbe et de neige, nuage entre désirs et perte ; les terres qui l’entourent sans cesse s’effilochent.

Approche 2
Voilà donc un mur qui s’inscrit dans l’artisanat traditionnel des objets en sucre : sucre filé, coton durci au sucre…

l’aigle se bat contre lui-même
il étire ses ailes
en rêve
on les croirait nuageuses

Approche 3
Sucrer quelque chose : v. trans. Empl. Trans. cliché faire disparaître (comme on se sert du sucre pour faire disparaître une amertume).
Se sucrer Empl. Pronom. sans doute récupérer à son profit ce que l’on a fait disparaître : s’ajouter de la valeur

et dans la brume d’une aurore d’automne
peu à peu
discrètement
disparaît
la première chandelle du chèvrefeuille
frémit à l’appel du midi.

Approche 4
Le gobetis au sucre n’a pas pour objectif de faire disparaître les irrégularités du mur abîmé. Le sucre ne sert qu’à recouvrir et confondre la diversité des matériaux qui composent le mur.
Du fait de la nature cristalline du produit employé, cette couche apparaît d’un beau blanc scintillant.

C’est parfois un pays de bord de fleuves
il porte le monde ou les oripeaux du monde
peuplé d’oiseaux aux ports de rois
et de poissons inattendus
entre son corps et la figure du monde
dans l’espace minuscule

Approche 5
Le sucre partage, avec les formes solidifiées de l’eau, une structure cristalline qui permet, dans le cas qui nous occupe, de masquer ou adoucir les dégâts provoqués par les eaux dans leur état liquide.

dans cet espace minuscule quand
le soleil se lève et c’est souvent
se dessinent des constellations
il s’y fait aussi de grands tapages
dans les nuées de springboks
des calices du chèvrefeuille
se perd
évanescente
la raison d’aimer


Approche 6 : une expansion de l’approche 1

« Quelle est cette maison dont les murs sont en sucre », se demandait la petite fille au manteau blanc…
« Il y a quelqu’un ? »
« Il y a quelqu’un ? » répéta-t-elle, en cherchant à maîtriser les vibrations de peur qui troublaient sa voix.
« Il y a… »
La maison demeurait silencieuse…
« Au moins, je ne mourrai pas de faim », pensait-elle, glissant la langue sur le mur…

Dans le pays dont je vous parle on cache ses douleurs

la momie d’arlequin se porte bien
elle s’enterre dans son enfance ;
lui, danse dans le dedans de soi,
rien ne transparaît de sa joie tourbillonnante
à la surface étoilée de son cocon d’acier.

dans le pays dont je vous parle on cache ses douleurs
ombelles minces nacres que le ciel aspire

Approche 7
L’humidité s’est limitée à envahir le sous-sol jusqu’au premier étage… « et il reste, au dessus du sol, sept autres étages indemne » pense Amande In

Les routes de ce pays sont cerclées d’ombres
la chevauchée de nuit
aucun mystère vraiment
entre harpe et sabot
seules palpitent des vies infinies

sous la musique sourde de la passiflore

Approche 8
Savez-vous qu’un Iceberg ne sort que le huitième de sa masse hors de l’eau ? Vous le saviez..., n’est-ce pas ? « Ainsi sept huitièmes demeurent sous l’eau, invisibles », pense-t-elle encore.

seules palpitent des vies infinies
éclatement d’une terre étirée
dans des creux silencieux
qui cache le ciel en son sein
sous la musique sourde de la passiflore

Approche 9
« L’Institut Finlandais se trouve donc dans une situation inverse de celle de l’Iceberg… sept huitièmes au-dessus, un huitième au-dessous » développe-t-elle en elle-même… « Mais cette situation est due aux particularités physiques des masses considérées, à la différence entre masse de bâti et masse de glace et enfin au fait que la densité de l’eau qu accueille l’Iceberg est tout-à-fait différente de celle du sol minéral où l’on implante un immeuble… » s’amuse-t-elle…

D’un bout à l’autre de ce pays
ce ne sont que promenades
allez allez pauvres nomades
tous les retours sont lassants
le long des eaux herbe et neige
la nuit qui nous poursuit nous coiffe
parmi les oiseaux immobiles
et les vies infimes au bord de nos crânes

Approche 10
« Mais le plus curieux, le plus drôle –dit-elle encore- c’est que dans les deux cas un huitième seul est donné à voir… » Elle ajoute : « qu’il soit au-dessus, ou au-dessous n’est que question de circonstance… »

infime au bord de nos crânes
le ciel pousse et bruit
on part à la recherche de mélodies secrètes
nos faces tournées à nouveau vers ce que nous fûmes
dans un mouvement suspendu
nous avançons à la recherche de nos mères
pétales de violettes souvenirs très anciens

Approche 11
« Ce qui est terrible.. feint-elle de s’effrayer- c’est que le danger vient de ce que l’on ne voit pas »

Quand les eaux et les terres de ce pays se réunissent
les porteuses d’eau de terre et de pain
se dirigent lentement vers la rivière  
le ciel n’est alors jamais trop loin avec ses airs de femme
leur tête se dresse
et frémit d’émoi sous le poids des vases de cuivre et des sacs de toile

Approche 12
« Le traitement du sous sol de l’Institut finlandais –lui dis-je- me rappelle d’autres travaux –dont les vôtres : ce que vous montrez échappe d’abord toujours au regard »

Il y a dans ce pays des voies déroutées et des canaux sans but

« Ce que vous montrez échappe au regard parce que vous montrez ce que nos regards évitent ou évacuent »

Quand les eaux et les terres de ce pays se réunissent
les porteuses d’eau de terre et de pain
se dirigent lentement vers la rivière  

« Ce que vous montrez –tenté-je encore- échappe au regard en un autre sens encore : quand on regarde l’une de vos œuvres, le plus souvent –à première vue (c’est ainsi que les choses se disent)- le plus souvent, on ne la voit pas… Il faut faire effort pour l’apercevoir enfin juste là où l’on ne voyait rien »

les porteuses d’eau de terre et de pain
se dirigent lentement vers la rivière  
le ciel n’est alors jamais trop loin avec ses airs de femme

« Ce que vous nous montrez –c’est en murmure en moi que cela gronde- ce que vous nous montrez échappe au regard : et rien ne reste plus ou mieux en tête, rien qui travaille davantage notre regard du dedans que ces choses dont nous ne savons pas même d’abord qu’elles sont alors même que nous les percevons. Vos œuvres sont des vrilles : des outils à percer les consciences au-delà de l’aveuglement »

Le ciel de ce pays est tout d’un bloc
la nuit s’y effondre donc dans le silence de la tentation du monde

« Chewing gum… Sucre… voilà deux de vos projets..en somme… à défaut de faire de l’art alimentaire, vous nous proposez des œuvres que l’on dirait.. comestibles »

Les avenues de ce pays laissent glisser l’eau et le vent
tu pars ton ombre te suit jusqu’à la mer au loin des échos s’affaiblissent


Approche 13 (une expansion des approches 1 et 6)

 La petite fille avait longtemps marché avant de se retrouver dans la maison aux murs de sucre. D’abord elle avait couru pour échapper à cette saleté de loup. On l’avait tellement mise en garde contre lui ! Quand il lui avait dit : « Petite fille, que vous avez de jolis cheveux », ça lui avait rappelé quelque chose de pas très amusant, et elle s’était mise à courir.
Tout en courant, elle s’était vite rassérénée, d’abord parce que le loup n’avait fait aucun mouvement pour la suivre, ensuite parce que le contexte lui était apparu bien différent de celui qui lui revenait peu à peu… Dans l’histoire effrayante, le loup ne posait pas de question : il y répondait, et nulle part, il n’était question de cheveux…
Son apaisement fut de courte durée : elle ne reconnaissait rien de l’endroit où elle se trouvait ; jamais elle n’avait poussé si loin dans la forêt aux herbes. Elle ne reconnaissait aucun arbre, aucun rocher, aucun détour du chemin. Vainement, elle avait cherché à revenir sur ses pas ; et elle avait connu cette panique qui prend celui qui s’aperçoit, au fur et à mesure qu’il croit reconnaître quelque chose, que sa reconnaissance s’évanouit dans la vapeur grise des faux souvenirs…

Ma maison qui rêves
Ma maison qui souffres
Ma maison qui bois
De tes écorchures
Je suis dans ta cave
Voici un onguent
Où vibrent les voix
Pour panser tes plaies
Des terres anciennes
comme douce gaze
Des eaux de passage
ou tissu de tulle
Les voix incertaines
voile de douceur
Que l’on n’oublie pas

 

Et il se fait de grands remous de vagues et d’écume les rêves de ton
ombre s’évaporent qui lèchent la terre en lançant aussi haut que la
voix le permet et en lui donnant cette saveur de sel la longue complainte
des disparus que vous connaissez si bien entre la terre et la nuit

 

Publication en ligne : 11 février 2009
Première publication : 1er février 2006

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