BRIBES EN LIGNE
pour jacqueline moretti, ici. les oiseaux y ont fait       sur À peine jetés dans le clere est la noit e la dernier vers aoi À max charvolen et lentement, josué (dans mon ventre pousse une       au     l’é       fourr& c’est seulement au     extraire antoine simon 22 troisième essai et paysage de ta tombe  et ce qu’un paysage peut       en un une il faut dire les a christiane rare moment de bonheur, dernier vers aoi     depuis dernier vers aoi       devant       st       sous       allong le bulletin de "bribes où l’on revient c’est extrêmement       reine       cette qu’est-ce qui est en  dernier salut au     une abeille de présentation du     &nbs macles et roulis photo 7 a la fin il ne resta que  si, du nouveau chairs à vif paumes le 26 août 1887, depuis       au des voix percent, racontent       je je t’ai admiré, genre des motsmauvais genre       mise en ligne d’un  improbable visage pendu j’ai travaillé f j’ai voulu me pencher dans un coin de nice,       la mult ben i fierent franceis e rm : d’accord sur la lecture de sainte nous lirons deux extraits de d’un bout à  “s’ouvre les oiseaux s’ouvrent dernier vers aoi les textes mis en ligne quelques autres je t’enlace gargouille       dans un jour nous avons sables mes parolesvous il arriva que  ce mois ci : sub attention beau li emperere par sa grant     chambre raphaël j’ai relu daniel biga, l’évidence et nous n’avons rien f le feu s’est le géographe sait tout     un mois sans       j̵   maille 1 :que lancinant ô lancinant    il f toutes mes autres litanies du saint nom dernier vers aoi il souffle sur les collines temps où le sang se 5) triptyque marocain       le dernier vers aoi dans les hautes herbes       dans traquer je rêve aux gorges en ceste tere ad estet ja on dit qu’agathe polenta       fourr&     son antoine simon 31 sequence 6   le à propos des grands  “... parler une     au couchant deuxième essai attendre. mot terrible. huit c’est encore à   un vendredi buttati ! guarda&nbs dans l’innocence des saluer d’abord les plus       jardin le glacis de la mort en cet anniversaire, ce qui de la du fond des cours et des     le cygne sur       &agrav ne pas négocier ne que reste-t-il de la       ruelle       &agrav on croit souvent que le but deux ce travail vous est madame porte à dernier vers aoi nous savons tous, ici, que    courant       et tu fin première de sorte que bientôt il existe deux saints portant onze sous les cercles     quand jouer sur tous les tableaux ecrire sur il avait accepté dans les rêves de la   j’ai souvent station 1 : judas quant carles oït la       au le coeur du un trait gris sur la et que vous dire des antoine simon 33 vi.- les amicales aventures j’écoute vos antoine simon 29 a la femme au comment entrer dans une on cheval nice, le 8 octobre       au "la musique, c’est le agnus dei qui tollis peccata dans les carnets charogne sur le seuilce qui 1) la plupart de ces la musique est le parfum de comme un préliminaire la  le grand brassage des seins isabelle boizard 2005 après la lecture de   marcel ] heureux l’homme l’existence n’est dimanche 18 avril 2010 nous station 7 : as-tu vu judas se n’ayant pas madame, c’est notre guetter cette chose et il fallait aller debout   est-ce que voudrais je vous cliquetis obscène des la vie est ce bruissement l’art n’existe les premières écoute, josué, le coquillage contre f le feu m’a dernier vers aoi il y a dans ce pays des voies       l̵ dernier vers aoi il en est des meurtrières. la force du corps, de prime abord, il la communication est il n’était qu’un un besoin de couper comme de assise par accroc au bord de zacinto dove giacque il mio       sur torna a sorrento ulisse torna suite de pour yves et pierre poher et antoine simon 30 j’aime chez pierre   le texte suivant a je suis celle qui trompe a claude b.   comme l’éclair me dure,       vaches grande lune pourpre dont les   nous sommes diaphane est le mot (ou       jonath     nous jamais je n’aurais       dans elle disposait d’une halt sunt li pui e mult halt bernard dejonghe... depuis temps de bitume en fusion sur granz fut li colps, li dux en tout à fleur d’eaula danse heureuse ruine, pensait       object (de)lecta lucta         les madame chrysalide fileuse viallat © le château de       journ& dernier vers aoi     rien et combien ce qui aide à pénétrer le       pass&e la langue est intarissable       sur nice, le 18 novembre 2004 sous l’occupation siglent a fort e nagent e janvier 2002 .traverse  il est des objets sur tout est prêt en moi pour deuxième suite les doigts d’ombre de neige de pareïs li seit la cinquième citationne "pour tes il est le jongleur de lui les plus vieilles ensevelie de silence, tout en vérifiant   encore une bruno mendonça etait-ce le souvenir la terre a souvent tremblé  l’écriture quando me ne so itu pe       &agrav       marche chaque jour est un appel, une       je me dieu faisait silence, mais vos estes proz e vostre       deux sculpter l’air : l’ami michel l’erbe del camp, ki le nécessaire non le 28 novembre, mise en ligne bien sûr, il y eut       l̵ moi cocon moi momie fuseau etudiant à iloec endreit remeint li os comme ce mur blanc légendes de michel l’attente, le fruit pas sur coussin d’air mais napolì napolì dentelle : il avait       deux ce pays que je dis est le temps passe si vite, la chaude caresse de deux nouveauté, nécrologie je me souviens de vous dites : "un dans les carnets macao grise je n’hésiterai si j’étais un  au travers de toi je       &n je ne sais pas si 7) porte-fenêtre station 3 encore il parle la question du récit       &ccedi de proche en proche tous fragilité humaine. je n’ai pas dit que le 0 false 21 18 travail de tissage, dans sa langue se cabre devant le       nuage       & antoine simon 23 il ne sait rien qui ne va dans le respect du cahier des reflets et echosla salle archipel shopping, la outre la poursuite de la mise c’est pour moi le premier       mouett       sur au commencement était     cet arbre que glaciation entre       au       force       sur alocco en patchworck © se reprendre. creuser son f les marques de la mort sur antoine simon 24 au programme des actions  tu vois im font chier si j’avais de son af : j’entends le 23 février 1988, il on a cru à  hier, 17 et ma foi,    si tout au long       tourne un nouvel espace est ouvert  epître aux  il y a le       la       le pour max charvolen 1)         or béatrice machet vient de    tu sais dernier vers aoi 10 vers la laisse ccxxxii ce antoine simon 12 reprise du site avec la antoine simon 28 quatrième essai de quel étonnant au labyrinthe des pleursils       la ainsi va le travail de qui villa arson, nice, du 17 et si au premier jour il et la peur, présente écrirecomme on se pure forme, belle muette, je m’étonne toujours de la (josué avait pour helmut  avec « a la       coude toutefois je m’estimais la liberté de l’être "ces deux là se al matin, quant primes pert (josué avait lentement macles et roulis photo 6 abu zayd me déplait. pas l’heure de la madame a des odeurs sauvages j’arrivais dans les  tous ces chardonnerets       à le vieux qui toutes sortes de papiers, sur autre essai d’un arbre épanoui au ciel pour lee   (à l’impression la plus les avenues de ce pays dans le pays dont je vous antoine simon 6 aucun hasard si se deuxième i mes doigts se sont ouverts a la libération, les pur ceste espee ai dulor e dans ma gorge  le "musée       droite j’ai changé le la parol

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Oeuvres
Artiste(s) : Tasic (site)

LE PENDU (L’EXTASE)
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Miodrag Tasic, Le suspendu, photo François Fernandez

La façon la plus assurée de ne jamais redescendre est de demeurer pendu. Je sais que la fascination de l’élévation, comme toute fascination, conduit à la mort. Je sais aussi qu’elle conduit tout aussi sûrement à l’extase qui est soit l’une des images majeures de la mort, soit l’une de ses étapes obligées : au moment, en effet, où le corps perd ses capacités du fait de l’étouffement, il libère aussitôt des substances apaisantes qui conduisent les mourants non seulement à accepter leur sort et à s’en réjouir, mais à en jouir dans la suspension pure de la contemplation.

 

LE GRIMPEUR
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Miodrag Tasic, Le grimpeur, photo F. Fernandez

C’est parce que je voulais faire corps avec la terre que j’avais choisi de m’élever sans la quitter. Je savais aussi que mon élévation ne pouvait que suivre les traces de la terre et que, immanquablement, j’étais voué, m’étant élevé, à redescendre, et à retrouver les zones plus basses d’où j’étais parti.

 

LE PINGOUIN (LE PETIT HOMME TRISTE)

Je me voyais semblable à ces oiseaux des grands froids qui ont su mettre, entre la mort glacée et eux, une protectrice couche de graisse. C’est à elle qu’ils doivent la vie... et leur nom, qui signifie "gras" ! Ils gardent toujours pourtant, au fond d’eux, comme je le faisais moi-même, et jusque dans leur incapacité, désormais, à voler, le souvenir des temps décharnés où, entre le monde et eux, seule tremblait une pauvre épaisseur de peau que les os tendaient à rompre.

 

LE BOXEUR (L’ARBITRE)

 

Je me savais moi-même et l’autre. Si je m’adonnais à tous les jeux de l’agression, c’était pour chercher ce point d’équilibre où je pourrais, indéfiniment, cesser mon mouvement, et donner à l’immobilité la raison de contempler ce geste suspendu, simulacre d’éternité.

 

LE PROMENEUR

 

J’avais toujours voulu faire corps avec la terre. C’est la raison pour laquelle mes promenades étaient si lentes : chaque pas m’était l’occasion d’enfoncer ma plante dans le sol, d’y assurer sa trace, avant de l’élever sourdement pour un autre impact. L’ensemble de mon corps suivait alors moins le mouvement, qu’il n’assurait l’appui et ne creusait l’empreinte.

 

L’EMBROCHE (L’ENCASTRE)
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Miodrag Tasic, Le noeud, Photo François Fernandez

J’avais appris, de la grande et vive douleur qui me soutenait et de part en part m’embrochait, que j’étais bien moi-même, et autre aussi que moi, puisqu’en même temps, je pouvais connaître une autre douleur, profonde, sourde, vibrante et continue, qui m’emprisonnait, m’entourait, me retenait et me comprimait dans les réseaux rigides de l’encastrement.

 

NEGRO VENUS

 

Je me savais homme et femme à la fois, délicatement membré et massivement chargé, hideux à force de masquer, derrière le vieillissement, les traits qui avaient été les miens, et, sous l’épaississement et l’expansion des chairs, ceux qui l’étaient encore, et beau de les rappeler de mes membres et de les suggérer dans la forme assouplie que prennent les chairs qui s’épandent. Je savais que j’étais Vénus Première.
 

A QUATRE PATTES

Quand j’ai voulu faire corps avec la terre, j’ai cherché le sol de mes mains, et j’ai retrouvé les postures de l’enfance, pleines de souvenirs animaux. A vrai dire, ni la paume de mes mains, ni la plante de mes pieds n’étaient vraiment en contact avec la terre ; mais l’avant bras et la tranche de la main à l’opposé du pouce, la jambe et le coup de pied : ainsi une plus grande surface de mon corps s’attachait à la terre, et ma poitrine et mon ventre s’en rapprochaient davantage.

 

LA FEMME POIRE

Je me savais moi-même et autre que moi, enfermée dans les replis de ma propre chair, je ne montrais plus de moi que mes membres, fins et déliés ; mes attributs sexuels s’y engloutissaient et s’y perdaient. J’étais donc ainsi homme ou femme, indifféremment ; la pesanteur seule modelait mon corps : la masse de mes chairs alourdies tendait à se rapprocher du sol, seulement retenu par une peau extensible.

 

LA FEMME POULET
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Miodrag Tasic, Femme-poulet, photo F. Fernandez

Je savais que je pouvais être, indifféremment, homme ou femme. Si je me mettais à l’abri dans ma coquille souple de chairs, de graisses, d’eau et de peau, je savais qu’elle développait, tout autour de mon pubis, de grandes vagues qui pouvaient engloutir mon membre ou exagérer les dimensions de ma vulve ; la pesanteur seule modèlait ainsi mon corps, mais aussi la grande douleur qui de part en part me traversait sans cesse.

 

LE RAMPANT
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Miodrag Tasic, Le rempant, photo François Fernandez

Parce que je voulais faire corps avec la terre, j’avais appris à me déplacer en demeurant aussi fermement et parfaitement que possible collé à elle. Vous le savez : nous sommes capables, ainsi, de reptation, ramenant cuisse et genou au niveau de la hanche et, après les avoir bloqués, nous servant d’eux comme appui pour pousser de manière à faire glisser la partie opposée du buste, assurant la position du bras et de la main, comme un grimpeur horizontal.

 

L’ENCASTRE (L’EMBROCHE)
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Miodrag Tasic, L’encastré, photo F. Fernandez

Je me savais moi-même et autre que moi. A la fois souple de membres et pesant de corps. Quand toute ma masse ne tenait plus que par les solides construction qui l’enfermaient et l’encastraient, à l’image de ces insectes dont on dit qu’ils sont exosquelettes, je savais que je pouvais aussi être soutenu par la grande douleur qui, de part en part, m’empalait ou m’embrochait.

 

L’ARBITRE (LE BOXEUR)

Je me rêvais moi-même et autre que moi. A la fois jeune et vieux ; délié souple et pesant ; cherchant l’équilibre : ce point unique et précaire qui seul donne une raison active à l’immobilité, le moment où la force du boxeur s’interrompt sur le geste apaisant de l’arbitre.

 

L’ALLONGÉ

J’avais toujours voulu faire corps avec la terre : je posais mes chairs à même le sol humide, dans la boue tiède des origines où je faisais un lit ou un nid à mes exactes mesures ; je libérais du même coup mes pieds du poids de mon corps et de l’empreinte de la terre.

 

LE PETIT HOMME TRISTE (LE PINGOUIN)

J’ai toujours gardé en moi la grande pitié des temps décharnés : entre le monde et moi, alors, seule faisait protection une mince épaisseur de peau, tendue à crever par mes os. J’aspirais déjà à me charger du monde pour faire corps avec lui -l’incorporer. On dit que les oiseaux du grand nord ont mis, entre la mort et eux, une épaisse couche de graisse à quoi ils doivent leur nom. Il est vrai qu’ils en perdent leur puissance d’envol.

 

L’EXTASE (LE PENDU)

Il faudrait pourtant ne jamais céder à la fascination : elle conduit à la mort. Il faudrait pouvoir s’élargir sans trêve, sans retenue et sans honte, ne pas essayer de fixer la moindre contrainte, la moindre sangle, refuser l’extase qui naît toujours au seuil des pertes.

 

L’APLATI

J’ai toujours voulu faire corps avec la terre, m’y fondre, m’y confondre, devenir petite masse adhérente à sa masse, microscopique verrue, aussi lente et sourde qu’elle.

 

LE CERCLE

J’ai toujours voulu faire corps avec la terre, avec la matière profonde et féconde de la terre, devenir elle, en elle me confondre, devenir un avec l’image même de la terre, masse revenue à la terre, inscrite à l’intérieur du cercle, indéfiniment suspendue et dérisoirement hiératique.

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Miodrag Tasic, Allégresse, photo F. Fernandez
Publication en ligne : 5 janvier 2009
Première publication : 1997 / Monographies

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