BRIBES EN LIGNE
"nice, nouvel éloge de la       sur ils avaient si longtemps, si antoine simon 7       je trois (mon souffle au matin les oiseaux s’ouvrent dans les hautes herbes le 26 août 1887, depuis       ...mai       &ccedi des quatre archanges que on dit qu’agathe dernier vers aoi “dans le dessin antoine simon 5 toulon, samedi 9       pav&ea       é  l’exposition  le proche et le lointain et  riche de mes temps où le sang se station 3 encore il parle les durand : une       cette cet univers sans la mastication des    il pour andré l’éclair me dure,     oued coulant     cet arbre que quel étonnant mais jamais on ne dernier vers aoi du fond des cours et des       sur j’arrivais dans les       montag la mort, l’ultime port, temps de pierres toujours les lettres :       tourne   tout est toujours en       enfant     longtemps sur dernier vers aoi antoine simon 21 inoubliables, les deuxième essai guetter cette chose 1- c’est dans ….omme virginia par la juste un petites proses sur terre vous n’avez la communication est toutes sortes de papiers, sur macles et roulis photo 1  tous ces chardonnerets  référencem avant propos la peinture est monde imaginal, dans les carnets nice, le 8 octobre traquer s’ouvre la certains prétendent régine robin, le coquillage contre 1-nous sommes dehors. je désire un premier essai c’est dernier vers aoi 0 false 21 18   le 10 décembre       la dans ce périlleux   marcel       maquis je n’ai pas dit que le cette machine entre mes       sur       un     rien       entre en cet anniversaire, ce qui l’ami michel    si tout au long   six formes de la quand c’est le vent qui dix l’espace ouvert au il faut laisser venir madame pour nicolas lavarenne ma madame dans l’ombre des attelage ii est une œuvre je serai toujours attentif à macao grise a supposer quece monde tienne rossignolet tu la c’était une       glouss tous feux éteints. des a ma mère, femme parmi 1.- les rêves de antoine simon 11       la l’appel tonitruant du tendresse du mondesi peu de « h&eacu clere est la noit e la (josué avait lentement dans la caverne primordiale m1       7) porte-fenêtre max charvolen, martin miguel chaises, tables, verres, je suis bien dans du bibelot au babilencore une       deux le temps passe dans la légendes de michel quatrième essai rares l’illusion d’une dans les rêves de la quel ennui, mortel pour se reprendre. creuser son       vu     au couchant f les feux m’ont       bien a propos d’une le géographe sait tout       &eacut sur la toile de renoir, les le nécessaire non       au vous dites : "un la liberté de l’être       dans madame des forêts de pour jean marie deuxième suite j’ai perdu mon pour jean gautheronle cosmos je dors d’un sommeil de très saintes litanies ecrire les couleurs du monde antoine simon 20 macles et roulis photo 7       quand   on n’est   jn 2,1-12 : buttati ! guarda&nbs il y a des objets qui ont la au matin du       la pour maguy giraud et bal kanique c’est bien sûrla le geste de l’ancienne, on peut croire que martine       je me sous la pression des antoine simon 6 « e ! malvais   3   

les vertige. une distance madame est la reine des       alla dans le respect du cahier des       fleure viallat © le château de  dernier salut au       le       chaque voici des œuvres qui, le pour jacky coville guetteurs c’est le grand présentation du on cheval mi viene in mentemi   je n’ai jamais "moi, esclave" a j’ai relu daniel biga, carles li reis en ad prise sa antoine simon 24       apr&eg le vieux qui       le macles et roulis photo on a cru à   iv    vers dernier vers aoi frères et diaphane est le mot (ou la vie est ce bruissement   si vous souhaitez le 23 février 1988, il encore une citation“tu       mouett pas même napolì napolì marcel alocco a ouverture de l’espace       descen a dix sept ans, je ne savais       dans n’ayant pas j’ai longtemps l’une des dernières agnus dei qui tollis peccata des voiles de longs cheveux rêves de josué, les étourneaux ! c’est extrêmement       la le franchissement des une il faut dire les       quinze nous lirons deux extraits de nu(e), comme son nom martin miguel art et ] heureux l’homme la galerie chave qui mise en ligne       l̵ jamais je n’aurais  improbable visage pendu de proche en proche tous quelques autres il arriva que 1257 cleimet sa culpe, si la chaude caresse de pierre ciel seins isabelle boizard 2005 et…  dits de       au à la bonne "pour tes nous dirons donc dernier vers doel i avrat,       jonath la question du récit       dans       pourqu       &agrav jouer sur tous les tableaux af : j’entends quand il voit s’ouvrir,       bonhe       dans de soie les draps, de soie   j’oublie souvent et             &agrav sa langue se cabre devant le beaucoup de merveilles il s’appelait s’égarer on   un  “comment dans l’innocence des  si, du nouveau sables mes parolesvous       &n       l̵   que signifie dernier vers aoi       voyage issent de mer, venent as     dans la ruela ne pas négocier ne       sous charogne sur le seuilce qui     après       sur madame, c’est notre "mais qui lit encore le j’ai parlé clquez sur halt sunt li pui e mult halt la lecture de sainte     une abeille de pour michèle petit matin frais. je te etait-ce le souvenir rita est trois fois humble. reflets et echosla salle tout le problème mult ben i fierent franceis e si elle est belle ? je         &n certains soirs, quand je un trait gris sur la f le feu s’est si, il y a longtemps, les dans ce pays ma mère 1254 : naissance de       embarq ce un verre de vin pour tacher raphaël les premières pour robert li emperere par sa grant dernier vers s’il    en mult est vassal carles de il ne s’agit pas de et voici maintenant quelques j’ai donné, au mois clers fut li jurz e li  “ne pas alocco en patchworck © ki mult est las, il se dort pas sur coussin d’air mais nice, le 18 novembre 2004 je me souviens de       magnol       fourmi  je signerai mon       reine cher bernard les dernières et nous n’avons rien onze sous les cercles dernier vers aoi vous êtes la liberté s’imprime à       fourr& le temps passe si vite, avec marc, nous avons j’ai en réserve f tous les feux se sont       les livre grand format en trois ici, les choses les plus chaque automne les morz est rollant, deus en ad   en grec, morías toutefois je m’estimais les grands carissimo ulisse,torna a f dans le sourd chatoiement si j’avais de son la fonction, i.- avaler l’art par trois tentatives desesperees  mise en ligne du texte au programme des actions tout à fleur d’eaula danse nous serons toujours ces       voyage je meurs de soif grant est la plaigne e large       &n les plus vieilles À la loupe, il observa  monde rassemblé pas de pluie pour venir j’écoute vos hans freibach :     de rigoles en quai des chargeurs de face aux bronzes de miodrag polenta       p&eacu       dans  epître aux dernier vers aoi et combien se placer sous le signe de de pareïs li seit la macles et roulis photo 4 art jonction semble enfin      & le travail de bernard au rayon des surgelés avez-vous vu carles respunt : rimbaud a donc pour qui veut se faire une de toutes les       le la mort d’un oiseau. en introduction à béatrice machet vient de dans les horizons de boue, de   pour adèle et deuxième approche de a grant dulur tendrai puis dernier vers aoi ce poème est tiré du la parol

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Dorothée vint au monde comme un don de dieu à Césarée de Cappadoce non loin du lieu de naissance de Saint Georges.
Au sortir de l’enfance, dès qu’elle sentit monter en elle les bouleversements de la féminité, Dorothée voua sa chasteté à N.S.J.-C. dont elle voulut devenir l’épouse, ce dont elle eut à souffrir jusqu’à donner sa vie pour lui ; avant de te faire le récit de sa fin, il faut que je te dise comment, maintes fois, le diable la tenta.
Il faut que tu saches que Dorothée chérissait prier parmi les fleurs dont elle aimait l’ordonnancement souple, les fiançailles des couleurs, les formes régulières et diverses, et les vapeurs entêtantes qui émanaient de leurs bouches innocentes et qui soutenaient la prière car elle se figurait que rien n’était plus proche de l’image du paradis auquel elle aspirait que les petits espaces qu’elles délimitaient dans la pénombre de ses cils mi-clos et le silence de ses oraisons. Mais, tandis qu’elle priait, le diable venait souvent tout près d’elle dont il aimait le teint, l’air de grande douceur et l’haleine, et il enrageait de la voir si sage, tout entière vouée aux dévotions, la tête penchée, les yeux presque fermés et tournés vers le dedans de son coeur et les lèvres murmurantes. Il se glissait alors contre elle d’abord sans parler et doucement respirait derrière son oreille un mélange de froideur et de tiédeur destiné à distraire la vierge de ses prières ; après ce premier assaut, il se laissait couler à l’intérieur des mots qu’elle disait pour en changer ou en brouiller le sens. ainsi à la place de père on entendait braire ou traire ou glaire et le “Je vous salue Marie pleine de grâce” était tordu par mille diableries éhontées, contrepèteries, glissements d’un son tantôt comme une consonne durcissait de l en p, de g en c ou venait de r à l tantôt une voyelle, changeant son ouverture, passait de i à u ou de a à é, tantôt , enfin, il mêlait à ces glissements des effets d’échos qui dénaturaient complètement la prière et, pendant qu’elle s’appliquait à bien dire ce qu’il fallait, Dorothée entendait le diable la bousculer par exemple ainsi :

je vous sassali o mama mamari vousali o manamarari de lala de lassi omama omamari o je vous sasama o je vous samari omaru massanu o sanimanaru osassamamaru o je vousali o pleine de cracra pleine de cracraisse

Mais le diable ne s’en donnait jamais tant que pour le saint nom de N.S.J.-C., et autour de “Jésus Christ” ça n’était que “je sue, j’écris”, “je suce et je crie”, et de longues litanies : “jésicru, jusicré, jécrisu, crujési, crujisé, créjusi, sicrujé, sucréji etc... “, ponctuée” par des “digne et pou hou hou !” et encore “digne et pou hou hou !
Autant d’horreurs et d’abominations auxquelles elle fermait son coeur et ses oreilles, et, plus fort encore, elle disait :

Les mauvaises pensées m’entourent comme guêpes,
Elles ont flambé comme feu de ronces,
Au nom de J.-C., je les sabre

ou encore

Mon âme est collé à la poussière des mots
Vivifie moi selon ta parole
Détourne moi de la voie du mensonge
fais moi la grâce de ta Loi

ou même

Les filets des impies m’environnent
Mais je n’oublie pas ta Loi

Cependant que le diable à nouveau s’y mettait, et ricanait sans cesse, heurtait les prières de gargouillis, craquements, bruits de gorge et de ventre, ou d’articulations, succions, éructations, pets et pets foireux longuement tenus et pestilentiels, halètements, gémissements, hurlements, cris, rires, bouts de mots, bouts de chants, retournant et remuant bruyamment l’air dans son corps et par tous les orifices de son corps l’expulsant en le coinçant de mille diaboliques façons diverses, il contrefaisait tous les bruits et toutes les rumeurs du monde, écartelant en même temps les mots que prononçait Dorothée, mais Dorothée faisait face au diable et vertement le poussait en disant :

“Arrière, toi, que justement on nomme le malin, mauvais, maudit, maléfique maudissant car tu es fauteur de toute malédiction !”

Toutefois le diable ne se laissait pas si aisément circonvenir, et il ajoutait au trouble des mots celui des images ; il se faufilait sous les paupières dévotes de Dorothée et s’ingéniait à transformer tout ce qu’elle voyait ; c’est ainsi que son bel environnement fleuri, qui devait faciliter la prière, se muait en vaste champ de fleurs impudiques, jacassantes et dévergondées, écartant largement les lèvres, minaudant des cils, vibrant de la languette, hissées au dessus de leurs tiges fortes et tendues doublement plantées dans une terre charnue et herbeuse et dans des calices fendus aux allures de pommes, de pêches ou d’abricots. Dorothée résistait et encore ripostait car, d’une part elle était armée du saint nom de J.-C. dont elle gardait dans le coeur toute la pureté, d’autre part aucune image impudique ne pouvait trouver dans sa mémoire matière à s’ancrer, se multiplier, l’agacer, car, à la différence de Saint Augustin qui puisait dans sa vie et sa chair mille raisons de multiplier les tourments d’illusions que lui infligeait le diable, Dorothée avait toujours été pure.
Elle répétait :

Arrière ! Arrière ! Toi le justement nommé diabolique ! Disjoncteur effroyable car tu es cause que tout se disjoint et que ce que nous voyons finit par ne plus ressembler à ce qui est, que l’homme s’écarte de la femme, et la femme de l’homme. Pire abomination : tu es cause que se déchire en l’homme la part de femme qui lui est propre, et que de la femme se déchire la part d’homme qui lui appartient ! Tu es cause que le corps se sépare de l’âme, que les mots oublient leur sens, et que le sens oublie N.S. où tout sens a sa source.

Le diable, quand il se vit incapable de troubler Dorothée, tant elle était pure et pleine de la prière de N.S., vint une nuit en songe au préfet de Rome, lui montra les traits de Dorothée et glissa en lui un grand et pervers désir pour la jeune vierge. Le préfet la fit chercher et retrouver. Mais elle repoussa toutes ses avances. Il en conçut contre elle une rage à la hauteur de son désir et commanda qu’on la torturât sans ménagements. Lui-même assistait aux tortures et sa part de rage tirait une jouissance extrême à la voir les subir, en même temps que sa part de désir, loin de s’amoindrir, souffrait à l’idée que souffrît ce corps qu’il ne pouvait posséder et que disparût ainsi la douceur qu’il aurait souhaité en tirer pour son propre corps. Cependant Dorothée, soutenue par le nom de J.-C., subissait tous les affronts faits à son corps avec une grande sérénité dans son âme. Le préfet ordonna qu’on la décapitât ; ce qui fut fait en place publique. Quand la sainte tête de Dorothée, séparée de son corps, tomba à terre, le ciel fut envahi de ténèbres, et toute la lumière du monde se réfugia autour du saint visage qu’elle nimba merveilleusement tandis que la voix de Dorothée, accompagnée du choeur des anges, s’élevait pure vers le ciel. Elle disait :

C’est par ta parole, Seigneur,
Que je garde pur mon chemin.
C’est la parole qui me fait vivre
Dans les siècles des siècles.

 

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / Catalogue musée

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