BRIBES EN LIGNE
la communication est       o temps de cendre de deuil de les plus terribles chaque automne les       sur la pure forme, belle muette, i en voyant la masse aux voici des œuvres qui, le si elle est belle ? je pour religion de josué il aller à l’échange sur j’ai longtemps montagnes de ils avaient si longtemps, si nous serons toujours ces les dieux s’effacent rafale n° 4 on le page suivante ► page dentelle : il avait nous serons toujours ces etait-ce le souvenir la toile ou, du moins, la textes mis en ligne en ( ce texte a       un       entre pour maguy giraud et antoine simon 28 quelque temps plus tard, de pour egidio fiorin des mots l’impression la plus difficile alliage de la rencontre d’une l’appel tonitruant du       vu les l’eau froide de l’anse Éléments - des voix percent, racontent la prédication faite écrire comme on se recleimet deu mult est-ce parce que, petit, on le tissu d’acier c’est extrêmement       au fond       gloussem  les premières   1) cette pour jean-marie simon et sa   encore une nos voix dans un clignement de       et tu a claude b.   comme une gardien de phare à vie, au       il <script     c’est ici, me descendre à pigalle, se seul dans la rue je ris la       journ&ea       cette       fourmi&n page précédente page temps de pierres dans la le vieux qui dans le respect du cahier des et…   dits pour marcel mieux valait découper tu le sais et je le vois dernier vers aoi     pourquoi tu aller au texte nous sommes il semble possible       la la chaude caresse de pour robert c’est une sorte de f les feux m’ont et voici maintenant quelques       les aller à la bribe suivante ce qui fait tableau : ce jamais si entêtanteeurydice les textes mis en ligne raphaël je ne saurais dire avec assez tous ces charlatans qui fin première       à sur l’erbe verte si est si vous entendez le lac   pour théa et ses Ç’avait été la d’un côté dans ma gorge encore une citation “tu iloec endreit remeint li os marcel alocco a le 28 novembre, mise en ligne bernadette griot vient de    au balcon libre de lever la tête {{}} on trouvera la       force pour andrée elle réalise des r.m. a toi le don des cris décembre 2001. 1 2        au pas le samedi 26 mars, à 15 dessiner les choses banales    en autre citation "voui non... non... je vous onzième carles respunt : quant carles oït la je suis les amants se "école de on dit qu’agathe madame, on ne la voit jamais       à à propos des grands leonardo rosa la bouche pleine de bulles     sur la pente       longtem c’est la chair pourtant dans les écroulements  avec « a la de sorte que bientôt rafale n° 6 just do (dans mon ventre pousse une   (dans le antoine simon 6 sa langue se cabre devant le  l’écriture 1 2        sur les deuxième apparition de le travail de bernard rare moment de bonheur,       sur le nécrologie   « moi, temps où le sang se   maille 1 : que a inishmore chaque plante est “dans le dessin       la la fraîcheur et la elle ose à peine les ruelles blanches qui   on n’est effleurer le ciel du bout des très malheureux... textes mis en ligne en 1.- les rêves de       le pour martine, coline et laure on cheval dans le pays dont je vous lorsque martine orsoni allons fouiller ce triangle le ciel est clair au travers je sais bien ce qu’il page précédente le café cliquetis obscène des deux mille ans nous       é   anatomie du m et 1 2  la vie est ce bruissement     m2         une dernier vers aoi l’homme est       la       dans le se placer sous le signe de guetter cette chose       le     longtemps sur et nous n’avons rien les grands       "je madame est la reine des c’est seulement au pour mes enfants laure et ce monde est semé sequence dernier vers que mort les étourneaux ! derniers textes mis en il y a deux villes à antoine simon 22 (en regardant un dessin de derniers textes mis en le pendu dans le monde de cette ma chair n’est ensevelie de silence, 1 2 3 je dors d’un sommeil de tromper le néant titrer "claude viallat,       dans le comme une suite de       je suis chairs à vif paumes lancinant ô lancinant reprise du site avec la mais jamais on ne page précédente longue nous serons toujours ces       la toutes ces pages de nos j’ai relu daniel biga,       sous 1 2  s’égarer on introibo ad altare antoine simon 11 mes pensées restent intendo... intendo !       au       l’     chambre la vie est dans la vie. se régine robin, laure et pétrarque comme polenta je suis occupé ces ce qui fascine chez deux nouveauté, antoine simon 33 "l’art est-il  je ne voulais pas ma voix n’est plus que mais non, mais non, tu a grant dulur tendrai puis (la numérotation des en 1958 ben ouvre à     le  le livre, avec « pouvez-vous le soleil n’est pas de l’autre errer est notre lot, madame, sites de mes       é "nice, nouvel éloge de la antoine simon 9       ton antoine simon 3       voyage       le pour martine       sur le avez-vous vu si j’étais un     &nbs f les rêves de i ce qui était beau, ce texte se présente antoine simon 23 tandis que dans la grande f qu’il vienne, le feu pour le prochain basilic, (la tant pis pour eux. certains prétendent il n’est pire enfer que dont les secrets… à quoi dernier vers aoi et si au premier jour il réponse de michel mougins. décembre         ] heureux l’homme les doigts d’ombre de neige maintenant il connaît le       la pie l’éclair me dure, dans ce pays ma mère predication_du_15_ao avant dernier vers aoi toutes sortes de papiers, sur "pour tes un texte que j’ai 13) polynésie quand les eaux et les terres inoubliables, les       sur le intendo carthage, fille de mélodie verte macles et roulis photo 3     une abeille de 1 2  dernier vers aoi karles se dort cum hume que reste-t-il de la bribes en ligne a 1 2  dire que le livre est une l’évidence etudiant à que nos princes et empereurs page suivante page immense est le théâtre et       l’       dans le     ton plaisir il arriva que aller à la bribe suivante       à ço dist li reis : un temps hors du 1 2  pour angelo article_butor-3.pdf    7 artistes et 1 les petites fleurs des  tous ces chardonnerets vous êtes ouverture d’une rafale n° 5 un pour michèle gazier 1  jésus je suis bien dans 1 2   le "musée deux ce travail vous est aller à la bribe suivante       je fais deuxième apparition il ne sait rien qui ne va au seuil de l’atelier     l’é  née à    courant torna a sorrento ulisse torna macles et roulis photo 4 un jour nous avons il avait accepté avec marc, nous avons les dessins de martine orsoni douce est la terre aux yeux       fourr&ea cinquième citation ne se reprendre. creuser son       montagne       à  les œuvres de     de rigoles en petites proses sur terre pas une année sans évoquer pour accéder au pdf du cet article est paru pour andré     " al matin, quant primes pert passet li jurz, la noit est exacerbé d’air pour accéder au pdf, carissimo ulisse, torna a       quinze je suis retourné dans la ces feuilles page suivante page ce poème est tiré du aux barrières des octrois la poésie, à la a christiane       il voudrais je vous le 26 août 1887, depuis dix l’espace ouvert au       nuage quel étonnant       l’ les premières si grant dol ai que ne   si vous souhaitez   pour le prochain vous dites : "un la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > ORSONI Martine > Martine Orsoni
Sainte Dorothée
Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / Catalogue musée
Artiste(s) : Orsoni

Dorothée vint au monde comme un don de dieu à Césarée de Cappadoce non loin du lieu de naissance de Saint Georges.
Au sortir de l’enfance, dès qu’elle sentit monter en elle les bouleversements de la féminité, Dorothée voua sa chasteté à N.S.J.-C. dont elle voulut devenir l’épouse, ce dont elle eut à souffrir jusqu’à donner sa vie pour lui ; avant de te faire le récit de sa fin, il faut que je te dise comment, maintes fois, le diable la tenta.
Il faut que tu saches que Dorothée chérissait prier parmi les fleurs dont elle aimait l’ordonnancement souple, les fiançailles des couleurs, les formes régulières et diverses, et les vapeurs entêtantes qui émanaient de leurs bouches innocentes et qui soutenaient la prière car elle se figurait que rien n’était plus proche de l’image du paradis auquel elle aspirait que les petits espaces qu’elles délimitaient dans la pénombre de ses cils mi-clos et le silence de ses oraisons. Mais, tandis qu’elle priait, le diable venait souvent tout près d’elle dont il aimait le teint, l’air de grande douceur et l’haleine, et il enrageait de la voir si sage, tout entière vouée aux dévotions, la tête penchée, les yeux presque fermés et tournés vers le dedans de son coeur et les lèvres murmurantes. Il se glissait alors contre elle d’abord sans parler et doucement respirait derrière son oreille un mélange de froideur et de tiédeur destiné à distraire la vierge de ses prières ; après ce premier assaut, il se laissait couler à l’intérieur des mots qu’elle disait pour en changer ou en brouiller le sens. ainsi à la place de père on entendait braire ou traire ou glaire et le “Je vous salue Marie pleine de grâce” était tordu par mille diableries éhontées, contrepèteries, glissements d’un son tantôt comme une consonne durcissait de l en p, de g en c ou venait de r à l tantôt une voyelle, changeant son ouverture, passait de i à u ou de a à é, tantôt , enfin, il mêlait à ces glissements des effets d’échos qui dénaturaient complètement la prière et, pendant qu’elle s’appliquait à bien dire ce qu’il fallait, Dorothée entendait le diable la bousculer par exemple ainsi :

je vous sassali o mama mamari vousali o manamarari de lala de lassi omama omamari o je vous sasama o je vous samari omaru massanu o sanimanaru osassamamaru o je vousali o pleine de cracra pleine de cracraisse

Mais le diable ne s’en donnait jamais tant que pour le saint nom de N.S.J.-C., et autour de “Jésus Christ” ça n’était que “je sue, j’écris”, “je suce et je crie”, et de longues litanies : “jésicru, jusicré, jécrisu, crujési, crujisé, créjusi, sicrujé, sucréji etc... “, ponctuée” par des “digne et pou hou hou !” et encore “digne et pou hou hou !
Autant d’horreurs et d’abominations auxquelles elle fermait son coeur et ses oreilles, et, plus fort encore, elle disait :

Les mauvaises pensées m’entourent comme guêpes,
Elles ont flambé comme feu de ronces,
Au nom de J.-C., je les sabre

ou encore

Mon âme est collé à la poussière des mots
Vivifie moi selon ta parole
Détourne moi de la voie du mensonge
fais moi la grâce de ta Loi

ou même

Les filets des impies m’environnent
Mais je n’oublie pas ta Loi

Cependant que le diable à nouveau s’y mettait, et ricanait sans cesse, heurtait les prières de gargouillis, craquements, bruits de gorge et de ventre, ou d’articulations, succions, éructations, pets et pets foireux longuement tenus et pestilentiels, halètements, gémissements, hurlements, cris, rires, bouts de mots, bouts de chants, retournant et remuant bruyamment l’air dans son corps et par tous les orifices de son corps l’expulsant en le coinçant de mille diaboliques façons diverses, il contrefaisait tous les bruits et toutes les rumeurs du monde, écartelant en même temps les mots que prononçait Dorothée, mais Dorothée faisait face au diable et vertement le poussait en disant :

“Arrière, toi, que justement on nomme le malin, mauvais, maudit, maléfique maudissant car tu es fauteur de toute malédiction !”

Toutefois le diable ne se laissait pas si aisément circonvenir, et il ajoutait au trouble des mots celui des images ; il se faufilait sous les paupières dévotes de Dorothée et s’ingéniait à transformer tout ce qu’elle voyait ; c’est ainsi que son bel environnement fleuri, qui devait faciliter la prière, se muait en vaste champ de fleurs impudiques, jacassantes et dévergondées, écartant largement les lèvres, minaudant des cils, vibrant de la languette, hissées au dessus de leurs tiges fortes et tendues doublement plantées dans une terre charnue et herbeuse et dans des calices fendus aux allures de pommes, de pêches ou d’abricots. Dorothée résistait et encore ripostait car, d’une part elle était armée du saint nom de J.-C. dont elle gardait dans le coeur toute la pureté, d’autre part aucune image impudique ne pouvait trouver dans sa mémoire matière à s’ancrer, se multiplier, l’agacer, car, à la différence de Saint Augustin qui puisait dans sa vie et sa chair mille raisons de multiplier les tourments d’illusions que lui infligeait le diable, Dorothée avait toujours été pure.
Elle répétait :

Arrière ! Arrière ! Toi le justement nommé diabolique ! Disjoncteur effroyable car tu es cause que tout se disjoint et que ce que nous voyons finit par ne plus ressembler à ce qui est, que l’homme s’écarte de la femme, et la femme de l’homme. Pire abomination : tu es cause que se déchire en l’homme la part de femme qui lui est propre, et que de la femme se déchire la part d’homme qui lui appartient ! Tu es cause que le corps se sépare de l’âme, que les mots oublient leur sens, et que le sens oublie N.S. où tout sens a sa source.

Le diable, quand il se vit incapable de troubler Dorothée, tant elle était pure et pleine de la prière de N.S., vint une nuit en songe au préfet de Rome, lui montra les traits de Dorothée et glissa en lui un grand et pervers désir pour la jeune vierge. Le préfet la fit chercher et retrouver. Mais elle repoussa toutes ses avances. Il en conçut contre elle une rage à la hauteur de son désir et commanda qu’on la torturât sans ménagements. Lui-même assistait aux tortures et sa part de rage tirait une jouissance extrême à la voir les subir, en même temps que sa part de désir, loin de s’amoindrir, souffrait à l’idée que souffrît ce corps qu’il ne pouvait posséder et que disparût ainsi la douceur qu’il aurait souhaité en tirer pour son propre corps. Cependant Dorothée, soutenue par le nom de J.-C., subissait tous les affronts faits à son corps avec une grande sérénité dans son âme. Le préfet ordonna qu’on la décapitât ; ce qui fut fait en place publique. Quand la sainte tête de Dorothée, séparée de son corps, tomba à terre, le ciel fut envahi de ténèbres, et toute la lumière du monde se réfugia autour du saint visage qu’elle nimba merveilleusement tandis que la voix de Dorothée, accompagnée du choeur des anges, s’élevait pure vers le ciel. Elle disait :

C’est par ta parole, Seigneur,
Que je garde pur mon chemin.
C’est la parole qui me fait vivre
Dans les siècles des siècles.

 

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP