BRIBES EN LIGNE
aux barrières des octrois le 19 novembre 2013, à la pour m.b. quand je me heurte ce texte se présente décembre 2001.  les trois ensembles c’est la chair pourtant (la numérotation des mougins. décembre de profondes glaouis c’était une lancinant ô lancinant à sylvie   3   

les antoine simon 6 a ma mère, femme parmi mais jamais on ne religion de josué il si j’étais un   que signifie de tantes herbes el pre   1) cette autre citation"voui antoine simon 15       sous  au mois de mars, 1166 les dieux s’effacent       & pour julius baltazar 1 le c’est la distance entre la liberté de l’être  dernier salut au n’ayant pas bribes en ligne a démodocos... Ça a bien un pourquoi yves klein a-t-il       fleure       la je ne saurais dire avec assez heureuse ruine, pensait et si au premier jour il       st le galop du poème me moisissures mousses lichens les oiseaux s’ouvrent temps de pierres    7 artistes et 1 l’art c’est la    de femme liseuse       journ& leonardo rosa lentement, josué je n’ai pas dit que le au programme des actions l’illusion d’une dernier vers aoi  si, du nouveau dont les secrets… à quoi a supposer quece monde tienne 1.- les rêves de rien n’est plus ardu       tourne mais non, mais non, tu f les feux m’ont le pendu       j̵ dans ma gorge la communication est etait-ce le souvenir ne pas négocier ne le soleil n’est pas hans freibach :       le pour daniel farioli poussant tout mon petit univers en     extraire frères et       arauca mise en ligne d’un       dans de mes deux mains ecrire sur 7) porte-fenêtre toi, mésange à jamais si entêtanteeurydice able comme capable de donner seins isabelle boizard 2005 fragilité humaine.  improbable visage pendu se placer sous le signe de pas même pour martin six de l’espace urbain, on a cru à les routes de ce pays sont de la  les éditions de j’écoute vos onze sous les cercles les enseignants : (ma gorge est une antoine simon 19 et te voici humanité       marche À la loupe, il observa les plus terribles       jardin       du fond des cours et des sequence 6   le     faisant la tu le sais bien. luc ne ma mémoire ne peut me   adagio   je toutefois je m’estimais …presque vingt ans plus       magnol "l’art est-il genre des motsmauvais genre eurydice toujours nue à tant pis pour eux. difficile alliage de     une abeille de et je vois dans vos pour andré villers 1) pour jacky coville guetteurs accoucher baragouiner dans le train premier le geste de l’ancienne, f les marques de la mort sur ils avaient si longtemps, si buttati ! guarda&nbs       la on trouvera la video 1257 cleimet sa culpe, si   pour le prochain deuxième dernier vers aoi antoine simon 13       sur normal 0 21 false fal dernier vers aoi       nuage À perte de vue, la houle des chaque automne les vous deux, c’est joie et       deux il en est des meurtrières.       &agrav beaucoup de merveilles       l̵  pour jean le issent de mer, venent as est-ce parce que, petit, on f le feu m’a quando me ne so itu pe les dessins de martine orsoni dans l’innocence des macles et roulis photo 6 sur l’erbe verte si est       le le vieux qui la bouche pleine de bulles pour jean gautheronle cosmos tendresse du mondesi peu de       dans alocco en patchworck ©       dans madame déchirée j’arrivais dans les attention beau       reine “le pinceau glisse sur       qui mise en ligne du bibelot au babilencore une   pour adèle et dans les horizons de boue, de deux ce travail vous est     nous       avant au matin du  référencem   iv    vers très malheureux...       gentil antoine simon 11 f dans le sourd chatoiement a la femme au       glouss pour mon épouse nicole réponse de michel spectacle de josué dit    en dernier vers aoi pour mes enfants laure et les avenues de ce pays antoine simon 12 li quens oger cuardise       "       coude deuxième apparition nice, le 18 novembre 2004 le 23 février 1988, il journée de       ton j’aime chez pierre 10 vers la laisse ccxxxii       banlie pour andré  “la signification "pour tes sculpter l’air : l’éclair me dure, et  riche de mes pour dernier vers aoi f le feu est venu,ardeur des o tendresses ô mes       object   je ne comprends plus À max charvolen et martin etudiant à l’homme est antoine simon 10 à propos des grands générations pour martine       bien   marcel suite de       dans 1-nous sommes dehors. noble folie de josué, et il parlait ainsi dans la     [1]  sous l’occupation le 28 novembre, mise en ligne       pass&e sa langue se cabre devant le la deuxième édition du dernier vers aoi dans l’effilé de       sabots je crie la rue mue douleur dernier vers aoi   né le 7 tromper le néant au seuil de l’atelier halt sunt li pui e mult halt "et bien, voilà..." dit       entre samuelchapitre 16, versets 1 f toutes mes ils sortent diaphane est le ço dist li reis : pour maguy giraud et pour michèle gazier 1) ce pays que je dis est l’attente, le fruit les amants se ainsi alfred… toutes ces pages de nos jouer sur tous les tableaux       &agrav       deux       la pie trois (mon souffle au matin le texte qui suit est, bien présentation du accorde ton désir à ta et que dire de la grâce je t’enlace gargouille il faut laisser venir madame       chaque glaciation entre livre grand format en trois       grappe dernier vers aoi       la       soleil soudain un blanc fauche le dernier vers aoi la bouche pure souffrance carmelo arden quin est une " je suis un écorché vif. clere est la noit e la la rencontre d’une huit c’est encore à pour le prochain basilic, (la dans les rêves de la comme une suite de       la tout le problème les grands comme un préliminaire la traquer antoine simon 14 Être tout entier la flamme   en grec, morías karles se dort cum hume entr’els nen at ne pui pour nicolas lavarenne ma elle ose à peine dernier vers aoi antoine simon 5 raphaËl       montag faisant dialoguer deux mille ans nous     au couchant il ne reste plus que le il souffle sur les collines dernier vers aoi quelque temps plus tard, de (vois-tu, sancho, je suis       &ccedi       fleur       m&eacu      & 1. il se trouve que je suis temps de pierres dans la violette cachéeton neuf j’implore en vain et…  dits de a propos d’une assise par accroc au bord de dans le pain brisé son antoine simon 32 cliquetis obscène des en introduction à       sur    nous vous n’avez passent .x. portes, f tous les feux se sont avant dernier vers aoi d’un côté dire que le livre est une       devant des conserves ! antoine simon 24 cet univers sans j’ai donc apaches : station 3 encore il parle le 2 juillet       ce       sur         or exacerbé d’air j’entends sonner les cyclades, iii° de toutes les je suis dernier vers que mort allons fouiller ce triangle une autre approche de dernier vers aoi   l’oeuvre vit son       voyage pour qui veut se faire une ma chair n’est derniers pierre ciel pas sur coussin d’air mais       quand ...et poème pour       (     sur la la liberté s’imprime à 0 false 21 18 1 la confusion des passet li jurz, la noit est grande lune pourpre dont les giovanni rubino dit       " "la musique, c’est le j’ai longtemps juste un mot pour annoncer ses mains aussi étaient       le       dans art jonction semble enfin « pouvez-vous       &eacut sept (forces cachées qui l’art n’existe c’est extrêmement « voici   le 10 décembre  au travers de toi je la fonction, pas de pluie pour venir sainte marie, la parol

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Pour Jacky COVILLE

Guetteurs postés en bordure de notre monde
Disposés tout le long des frontières de notre monde
Sentinelles vêtues d’écumes et de terres
de fleurs et de feuilles
de pierre et de métal
vous avez connu de la terre la dureté l’odeur l’onctuosité quand elle se mêle à l’eau
la viscosité
vous avez essuyé la force et la charge du feu
Et vous voici pleins d’images et de légendes
Guetteurs des bords du monde
Faites venir jusqu’à nous les paroles du guet…

*


Les rêves du Guetteur de feuilles

Je dis un temps où le pays de Canaan n’avait pas encore revêtu la pourpre
Un temps d’avant la promesse sous un ciel d’arbre peuplé de vent au rire calme
Je dis le temps des profusions
émeraude olive menthe basilic
de basaltes ternis de cuivres
de mers que le vent remue du dedans et d’en dessous
de ciels filtrés par les brumes dans le lointain et l’au delà du bleu
de la montée du sang de Terre le long des échelles de l’air


Ce qu’attend le Guetteur de lune
Je me tiens au bord des silences la bouche avale l’ombre s’efface c’est entre nuit et nuit la zone des halos celle des plaintes et encore celle des vibrations au seuil de demain la paix des rites de la nuit celle des battements d’ailes
Je glisse mes regards dans l’arc tremblant l’espace se courbe s’inverse l’œil recueille les flots qui basculent en prend forme
au bord des silences
la bouche avale l’ombre

Imploration du Guetteur des tempêtes

Voix du vent et de l’eau réunis
voix de l’espace mouvant
voix qui basculez la terre
vous nous venez de si loin
vous nous apportez de si loin ce goût de sel et cette odeur de nuit mouillée
cette fumée d’ombre tourbillonnante
que nous en avons perdu l’origine
Peut-être ne l’avons-nous jamais sue
Peut-être l’avons nous vécue sans la connaître
Sans la savoir

Tempêtes et tourments
Soyez magnanimes
Ne nous harcelez pas


Vers l’extase du Guetteur d’extases
Je bats contre mes tempes l’amadou des vieux pièges à feu les temps désaccordés sont proches les fils qui retenaient près du sol sous les voûtes ma carcasse calcaire et mon enveloppe d’eau se sont rompus et me voici flottant à la base du ciel dans des contrées musicales aux abords de la voix




Les craintes du guetteur de rêves

Vous croyez que c’est la paix la calme paix des nuits
Craignez la voix des incubes et des succubes ils chevauchent notre propre souffle le peuplant du déferlement tordu et trouble de leurs grimaces machoires ouvertes muscles tendus visages rougis peau éclatée leurs paupières s’effritent ils rapprochent leurs crânes vers la terre humide et tournent leurs culs vers l’œil fondu de la lune noire
Vous croyez que c’est la paix des sommeils et c’est la remontée bruyante de l’armée des douleurs


Les pleurs du Guetteur de paix

Je veux vous dire la violence des douleurs et comment vivre des douleurs en ne connaissant qu’elles et d’elles vibrant et comment apprivoiser les douleurs en ne faisant qu’un avec elles en les arrachant et en les rendant au monde qui nous les a données en ce long cri pénétrant continu qui est l’autre matrice du chant.


Les lamentations du Guetteur d’avenir
Ordonnez-moi donc de cesser de fouiller le monde qui vient : ce qui m’apparaît n’est que ruine et deuil
Dites-moi d’obscurcir mes regards
Permettez-moi de fermer les yeux sur tout ce qui s’annonce

Tendresses du Guetteur d’aurores
Dans le pli entre nuit et aube la pensée de l’aurore est toujours tendre
Elle sait parer les voiles du ciel de toutes les séductions du renouveau
Elle sait faire vibrer l’espoir dans le lointain des brumes
dans des fraîcheurs de naissances
Et le vacarme des piaillements

La leçon du Guetteur de nuages aux enfants

Enfants vous ne savez pas la science des nuages
Leur alliance avec l’eau le soleil le vent
Avec tout ce qui se meut sur la terre dans le ciel
Comme dans le secret de chacun de nous
Vous ne savez pas encore leur mobilité
leur plasticité
Leur capacité à épouser les instabilités de l’air
Leur solitude
Et leur fugacité
Apprenez à scruter le ciel pour saisir ce moment secret de leur formation
Apprenez d’eux la sagesse des formes
celle des légendess
Et la subtilité de la danse
apprenez enfants des nuages les grands rires des mains des bras et des corps


Prière du Guetteur de Vie
Frères Animaux, apprenez nous la simple force, la sainteté des odeurs musquées, mâles et femelles, le paradis des foudres, la pureté des boues purifiantes, leur force lente sous la main, la densité créatrice des glaires ; apprenez nous la force du sexe, Animaux porteurs de vie ; c’est dans les râles de l’amour que se forge ce rythme la matrice première du chant


Ce que le Guetteur de l’âme du feu dit pour pacifier l’en marche des bêtes

Aimez le feu, Animaux porteurs du souffle, approchez le malgré vos craintes : il fera remonter du plus caché de vous mêmes des lumières inconnues ; il exhumera des récits de sagesse dans des langues que vous savez ; il saura éveiller en vous ces souvenirs très anciens d’avant la naissance des bêtes et des mondes, cette chaleur de grotte initiale dans le creux des œufs, des ventres, des soleils, des matrices des mondes.


Ce que dit le Guetteur de l’amour de Terre à ses frères animaux

Vous avez su aimer la terre, Bêtes de partout, Animaux en charge d’âme, frères et sœurs de nos rêves, pères et mères de nos rêves, vous qui aimez la terre, apprenez nous votre soumission, votre faiblesse, cette humilité qui vous fait vous terrer, cette patience qui vous donne le pouvoir de vous unir avec le grand corps de la terre, de ne faire qu’un avec elle, cette confiance qui fait de votre souffle le souffle même de la terre ; Animaux nés comme nous de la terre apprenez nous à l’aimer .

*


Vociférations du regard

Que je sorte des abris des bois des grottes pour partir vers le grand ciel cracher ma douleur et ma colère
Je veux me pousser hors d’elles
Je veux naître d’elles
Me faire
par elles
cri
hurlement couvrant la terre
crevant l’harmonie délicate des nuages
troublant l’éternité de silence accumulée dans cet espace où se balancent les astres
hurler
jusqu’à retourner en moi-même les minuscules et fragiles avéoles de mes poumons 

Je ne veux avoir de voix que pour ce qui me frappe

Publication en ligne : 22 décembre 2008
Première publication : juillet 2006 / catalogue d’exposition

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