BRIBES EN LIGNE
la tentation du survol, à station 4 : judas  merci à marc alpozzo       le    en       force quand il voit s’ouvrir, si j’avais de son       dans quelques textes karles se dort cum hume dans la caverne primordiale de prime abord, il pour max charvolen 1) a grant dulur tendrai puis       dans je dors d’un sommeil de pour michèle gazier 1) tromper le néant halt sunt li pui e mult halt       journ& c’est vrai je sais, un monde se       bien dernier vers aoi ce dernier vers aoi max charvolen, martin miguel montagnesde j’ai en réserve    7 artistes et 1 quatrième essai de dans les hautes herbes temps de cendre de deuil de d’ eurydice ou bien de les durand : une l’une des dernières   on n’est "moi, esclave" a       quinze 1. il se trouve que je suis ouverture de l’espace       banlie  on peut passer une vie       la il ne s’agit pas de s’ouvre la mougins. décembre  c’était soudain un blanc fauche le au seuil de l’atelier   pour adèle et quand les mots patrick joquel vient de de profondes glaouis grande lune pourpre dont les l’homme est les routes de ce pays sont a la femme au   ces sec erv vre ile spectacle de josué dit a claude b.   comme       je me la terre a souvent tremblé 1-nous sommes dehors.     l’é buttati ! guarda&nbs on cheval carmelo arden quin est une       aux la terre nous       fleur rita est trois fois humble.   marcel suite du blasphème de de pa(i)smeisuns en est venuz voile de nuità la pas de pluie pour venir       soleil  pour jean le je désire un       vu quant carles oït la une errance de       pour le bulletin de "bribes le passé n’est       dans toutes ces pages de nos ce qui aide à pénétrer le       la samuelchapitre 16, versets 1 un besoin de couper comme de sors de mon territoire. fais 5) triptyque marocain maintenant il connaît le edmond, sa grande décembre 2001. madame des forêts de dentelle : il avait dernier vers aoi coupé le sonà vous deux, c’est joie et recleimet deu mult giovanni rubino dit chaque jour est un appel, une ce jour là, je pouvais rien n’est paien sunt morz, alquant       une     au couchant beaucoup de merveilles il existe au moins deux pure forme, belle muette, la réserve des bribes       le mon travail est une antoine simon 22 pour daniel farioli poussant     &nbs troisième essai jouer sur tous les tableaux sa langue se cabre devant le       dans ] heureux l’homme   (à le 28 novembre, mise en ligne    si tout au long le proche et le lointain       embarq c’est la peur qui fait pur ceste espee ai dulor e vous avez       object la prédication faite    regardant       rampan f j’ai voulu me pencher une fois entré dans la que reste-t-il de la "nice, nouvel éloge de la d’un côté dernier vers que mort       l̵       un j’ai travaillé ce texte se présente     oued coulant napolì napolì j’écoute vos "mais qui lit encore le madame dans l’ombre des dernier vers aoi de tantes herbes el pre l’heure de la macles et roulis photo 7       midi   ces notes le soleil n’est pas assise par accroc au bord de   pour le prochain r.m.a toi le don des cris qui et c’était dans ecrire sur l’art n’existe       allong franchement, pensait le chef, comme c’est  il est des objets sur des voix percent, racontent dans le respect du cahier des antoine simon 32  “s’ouvre pour egidio fiorin des mots (vois-tu, sancho, je suis 0 false 21 18 on préparait il n’était qu’un la chaude caresse de cette machine entre mes ce paysage que tu contemplais exode, 16, 1-5 toute générations la rencontre d’une       &eacut un nouvel espace est ouvert    courant qu’est-ce qui est en pour jean-marie simon et sa je meurs de soif me quand vous serez tout mon cher pétrarque, tout en vérifiant       sur pour       parfoi agnus dei qui tollis peccata on dit qu’agathe tendresse du mondesi peu de l’impression la plus dernier vers aoi une il faut dire les     chambre       six vi.- les amicales aventures       st raphaël       crabe-  improbable visage pendu     chant de  si, du nouveau       "     un mois sans faisant dialoguer   anatomie du m et À peine jetés dans le       dans il est le jongleur de lui       l̵ ce qui fait tableau : ce antoine simon 7 macles et roulis photo « h&eacu pour jacqueline moretti, d’un bout à tout à fleur d’eaula danse       voyage c’est la distance entre dernier vers aoi       mouett il ne sait rien qui ne va a propos de quatre oeuvres de       une   (dans le au matin du ...et poème pour       fourr&     à (elle entretenait (la numérotation des  mise en ligne du texte il arriva que écrirecomme on se ce qu’un paysage peut ce qui fascine chez dernier vers aoi 1257 cleimet sa culpe, si les plus vieilles je rêve aux gorges       je l’art c’est la morz est rollant, deus en ad deuxième apparition de les petites fleurs des la légende fleurie est       ruelle nice, le 18 novembre 2004 deux nouveauté,     sur la pente a ma mère, femme parmi on croit souvent que le but ne faut-il pas vivre comme macao grise deuxième essai passet li jurz, si turnet a très malheureux... macles et roulis photo 6     faisant la un tunnel sans fin et, à la cité de la musique la fonction, "le renard connaît (josué avait       en un       su lorsque martine orsoni la bouche pleine de bulles un temps hors du dernier vers aoi  au travers de toi je au lecteur voici le premier un trait gris sur la rm : nous sommes en quand nous rejoignons, en ce va et vient entre quel étonnant       le vedo la luna vedo le des quatre archanges que pour mes enfants laure et (dans mon ventre pousse une       un       &agrav mille fardeaux, mille mult est vassal carles de dans ce périlleux dernier vers aoi 1- c’est dans       &agrav f les feux m’ont sous la pression des pierre ciel 1) notre-dame au mur violet paysage de ta tombe  et je crie la rue mue douleur 0 false 21 18 ecrire les couleurs du monde nécrologie a l’aube des apaches,       droite   que signifie       la       sur i en voyant la masse aux antoine simon 16       ma marché ou souk ou  dans toutes les rues  tu vois im font chier fin première pour ma         &n temps de pierres 13) polynésie il y a tant de saints sur percey priest lakesur les à cri et à antoine simon 6 madame est toute la force du corps,    seule au antoine simon 17       ( pluies et bruines, la langue est intarissable tandis que dans la grande outre la poursuite de la mise       pass&e " je suis un écorché vif. jamais je n’aurais diaphane est le dix l’espace ouvert au "je me tais. pour taire. c’est parfois un pays            &       &agrav eurydice toujours nue à entr’els nen at ne pui les doigts d’ombre de neige dernier vers aoi  la lancinante rêves de josué, ses mains aussi étaient tout est possible pour qui antoine simon 11 chaises, tables, verres, le nécessaire non       au       et       les dernier vers aoi au labyrinthe des pleursils  les éditions de pas facile d’ajuster le antoine simon 15 je suis  zones gardées de monde imaginal,       que       le station 3 encore il parle accorde ton désir à ta       &agrav quatre si la mer s’est ma mémoire ne peut me la deuxième édition du après la lecture de avant dernier vers aoi       arauca       pav&ea       le guetter cette chose  le "musée “dans le dessin certains soirs, quand je je serai toujours attentif à (ma gorge est une les textes mis en ligne « voici je suis celle qui trompe nice, le 30 juin 2000 les dernières le geste de l’ancienne, comment entrer dans une la parol

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CXLI

Première publication : 17 décembre 2008

Clefs : Dieu , autobiographie , femme


Ma mémoire ne peut me trahir sur ce point : jamais je n’ai vu ma première épouse nue. Même quand, sous la lune d’été, je pouvais discerner sa silhouette nacrée, ça a été dans un tel emmêlement de nos peaux que seule m’apparaissait, pour aussitôt fondre dans l’ombre, une lueur d’épaule, de cuisse ou de mollet. Je n’ai jamais clairement vu d’elle que ce que chacun pouvait voir : le visage d’abord. Mes mains pouvaient l’enserrer du menton aux tempes. Je le caressais des paumes, épousant des pouces ses narines tièdes, couvrant ses paupières, ses yeux frémissant alors en oiseaux, revenant à ses lèvres et cherchant ses dents et sa langue dont la saveur n’a jamais quitté mes lèvres depuis que j’y ai passé la mienne, de l’auriculaire taquinant ses lobes et dessinant les circonvolutions de ses oreilles où roulaient des images de mer. Nous aimions parler ainsi de bouche à bouche, lèvres entrouvertes, installant nos mots dans la bouche de l’autre, pour orner ses joues et ses dents, les instiller dans son palais, dans la conversation des souffles, l’interpénétration des âmes. Ses cheveux aussi étaient nus. Elle les gardait très longs, tantôt tirés en arrière, réunis ou non en lourd chignon, dégageant son front, haut, bombé, à peine marqué, depuis toujours, par une fine ride que j’aimais -je n’ai jamais su quelle peine l’avait fait naître- tantôt les relâchant, à peine crantés, noir profond aux reflets roux quand la lumière se faisait pauvre, pleins de senteurs de sous-bois, feuille froissée, herbe écrasée, branche brisée. J’aimais en sentir la texture entre les doigts, je remontais jusqu’au crâne, toucher la peau, enfouie, secrète, tiède. J’aimais aussi les sentir sur mon corps, ouvrant ou fermant le chemin à ses lèvres, sa langue, ses dents, se répartir en vagues ou brises autour de mes cuisses ; ils s’y entouraient, s’y nouaient, les enserraient, me liant définitivement à elle, nos bouches aspirant et suçant nos sexes. Définitivement. Comme la soif de Dieu. Elle empêche de fermer l’œil. Aucune larme ne peut la noyer. "Et que serait une passion qui ne dépossède pas ?". Avec elle, les années ne sont qu’un jour, chaque jour est un siècle sans elle. Béni soit-elle ! Sa douceur fait vivre et mourir. Si elle s’absente, qu’il me reste au moins son nom. Je le prononcerai et le répéterai et le prononçant, le répétant, je retrouverai tous les charmes et les grâces du monde, montagne du soir où paissent, placides, les vaches ; aube dont s’abreuvent les feuilles et les fleurs... Et si je vois un temple pour elle bâti par des mains d’homme, j’y entre : c’est toujours ma maison.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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