BRIBES EN LIGNE
      longtemp cet article est paru       la tes chaussures au bas de     un mois sans torna a sorrento ulisse torna effleurer le ciel du bout des inoubliables, les il existe au moins deux dernier vers aoi  jésus pour egidio fiorin des mots       sabots il n’était qu’un ki mult est las, il se dort tromper le néant       au madame a des odeurs sauvages dernier vers aoi encore la couleur, mais cette  pour jean le   jn 2,1-12 : il ne reste plus que le les étourneaux ! toute trace fait sens. que en ceste tere ad estet ja tous ces charlatans qui       chaque  pour le dernier jour   1) cette nouvelles mises en normal 0 21 false fal un homme dans la rue se prend ainsi va le travail de qui     sur la miguel a osé habiter       sur rafale n° 4 on le antoine simon 11 a claude b.   comme une temps où le sang se c’est pour moi le premier  si, du nouveau la fonction, dernier vers aoi       m’ rafale n° 3 des quatrième essai rares les photos et archives     son vous dites : "un macles et roulis photo 6 pur ceste espee ai dulor e les gravures qui illustrent dernier vers aoi dans les carnets       le ce dernier vers aoi rafale n° 5 un rafale n° 12 où sur l’erbe verte si est la fraîcheur et la dernier vers aoi   l’oeuvre vit son huit c’est encore à le travail de bernard ses mains aussi étaient carles respunt : certains prétendent       un madame déchirée quatrième essai de  les trois ensembles où l’on revient mes pensées restent pour daniel farioli poussant autres litanies du saint nom mult ben i fierent franceis e seul dans la rue je ris la la question du récit       ç raphaël la force du corps, abu zayd me déplait. pas ouverture de l’espace quelques autres voile de nuit à la si, il y a longtemps, les               pass&eac la pureté de la survie. nul on croit souvent que le but   six formes de la un tunnel sans fin et, à mm si c’est ça creuser, f les marques de la mort sur faisant dialoguer     m2   ainsi fut pétrarque dans 10 vers la laisse ccxxxii quel ennui, mortel pour la vie est ce bruissement antoine simon 9 le "patriote", toutes sortes de papiers, sur toutefois je m’estimais       reine je serai toujours attentif à certains soirs, quand je       au soir charogne sur le seuil ce qui macles et roulis photo 4 imagine que, dans la preambule – ut pictura a christiane le coquillage contre l’ami michel 0- souviens-toi. sa démodocos... Ça a bien un       dans le glaciation entre premier vers aoi dernier         bribes dans le nid de un trait gris sur la la prédication faite pour michèle thème principal :  je signerai mon clers est li jurz et li  “ne pas dernier vers aoi       à comme c’est bien sûr, il y eut station 7 : as-tu vu judas se antoine simon 26 nous dirons donc "école de 1) notre-dame au mur violet je déambule et suis la mort d’un oiseau. la réserve des bribes   un vendredi comme un préliminaire la normalement, la rubrique le vieux qui madame, c’est notre ma chair n’est jusqu’à il y a temps de bitume en fusion sur les premières clers fut li jurz e li pierre ciel  c’était       à rafale n° 9 un le 2 juillet 2000   cher   (dans le bel équilibre et sa tant pis pour eux. tu le sais bien. luc ne  ce mois ci : sub  ce qui importe pour nice, le 30 juin 2000 il est le jongleur de lui paysage de ta je suis non... non... je vous       grimpant noble folie de josué, au programme des actions       & nos voix tandis que dans la grande dans le respect du cahier des la terre nous je reviens sur des dix l’espace ouvert au giovanni rubino dit  la toile couvre les       pav&eacu   un granz fut li colps, li dux en temps de pierres dans la i en voyant la masse aux vous avez abstraction voir figuration la vie est dans la vie. se et si au premier jour il d’abord l’échange des (josué avait lentement rafale n° 6 just do eurydice toujours nue à polenta antoine simon 31 j’ai travaillé c’est la peur qui fait les plus terribles et si tu dois apprendre à les grands dans le monde de cette "le renard connaît diaphane est le mot (ou (en regardant un dessin de « ces deux là       ( franchement, pensait le chef,       l’ même si des voix percent, racontent me madame aux rumeurs dernier vers aoi immense est le théâtre et       é au seuil de l’atelier sous la pression des le 26 août 1887, depuis         le 10 décembre 2013, si grant dol ai que ne ce texte m’a été c’était une je t’enlace gargouille <img852|left> forest       sur les j’ai parlé       apr&egra a-t-il       "je l’impossible fin première     le tout en vérifiant (josué avait intendo carthage, fille de       la recleimet deu mult j’ai ajouté ] heureux l’homme marie-hélène bientôt, aucune amarre  l’exposition  a supposer que ce monde lorsque martine orsoni une il faut dire les on peut croire que martine deuxième et c’était dans « h&eacut un besoin de couper comme de station 4 : judas  il y a longtemps,       sur le     après un titre : il infuse sa le poiseau de parisi mon si c’est ça, 13) polynésie de toutes les de pareïs li seit la c’est le grand commençons donc par le dernier vers aoi pas sur coussin d’air mais et que vous dire des     l’é À la loupe, il observa cinq madame aux yeux       retourn& dernier vers aoi   les avenues de ce pays il en est des noms comme du lancinant ô lancinant la littérature de dernier vers aoi [ ... ] de femme liseuse       ...mais       va ton à bernadette   la production pour mireille et philippe       journ&ea       banlieue   « moi, références : xavier pour mes enfants laure et dans le pays dont je vous   3   

les pour andré douze (se fait terre se madame est la reine des macles et roulis photo 7 à propos des grands autre essai d’un ce jour-là il lui ce jour là, je pouvais issent de mer, venent as c’est vrai ajouts à la c’est parfois un pays dernier vers aoi la bouche pleine de bulles       sur le   anatomie du m et       dans       jonathan les enseignants : antoine simon 32 écoute, josué, les oiseaux s’ouvrent nous viendrons nous masser nécrologie       aux f qu’il vienne, le feu quelques textes cher bernard       au       aujourd sors de mon territoire. fais difficile alliage de    7 artistes et 1 les routes de ce pays sont madame des forêts de et que dire de la grâce « la musique, dernier vers aoi antoine simon 3 dernier vers aoi pour michèle gazier 1)       avant al matin, quant primes pert  epître aux nous serons toujours ces chercher une sorte de à la bonne       juin pour helmut le ciel est clair au travers       le madame, on ne la voit jamais un jour nous avons       les le temps passe si vite, je n’aime pas les gens dentelle : il avait       fleurett pour nicolas lavarenne ma       vaches se reprendre. creuser son dimanche 18 avril 2010 nous       que de je t’ai admiré, macles et roulis photo f toutes mes       à sur la toile de renoir, les dès l’origine de son vue à la villa tamaris j’ai changé le     quand basile madame chrysalide fileuse des quatre archanges que toulon, samedi 9 mesdames, messieurs, veuillez avant dernier vers aoi diaphane est le l’art n’existe À propos de fata en une image surgit et derrière  mise en ligne du texte pour martine livre grand format en trois       bonheur juste un nice, le 18 novembre 2004 religion de josué il       allong&e souvent je ne sais rien de je ne saurais dire avec assez (À l’église la danse de portrait. 1255 : antoine simon 17 le passé n’est passet li jurz, la noit est       magnolia     double c’est extrêmement voudrais je vous et   riche de mes la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Ughes, Yves > Cultes

YVES UGHES

<- Prédication du 23 décembre 2011 | Quand le jour de la pente ->
Prédication du 10 février 2013
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

 

Jn 2,1-12 : Les noces de Cana

 

Il y avait un mariage à Cana en Galilée.

La mère de Jésus était là.

Jésus aussi avait été invité au repas de noces

avec ses disciples.

 

Or, on manqua de vin ;

la mère de Jésus lui dit :

« Ils n’ont pas de vin. »

Jésus lui répond :

« Femme, que me veux-tu ?

Mon heure n’est pas encore venue. »

 

Sa mère dit aux serviteurs :

« Faites tout ce qu’il vous dira. »

Or, il y avait là six cuves de pierre

pour les ablutions rituelles des Juifs ;

chacune contenait environ cent litres.

 

Jésus dit aux serviteurs :

« Remplissez d’eau les cuves. »

Et ils les remplirent jusqu’au bord.

 

Il leur dit :

« Maintenant, puisez,

et portez-en au maître du repas. »

Ils lui en portèrent.

 

Le maître du repas goûta l’eau changée en vin.

Il ne savait pas d’où venait ce vin,

mais les serviteurs le savaient,

eux qui avaient puisé l’eau.

 

Alors le maître du repas interpelle le marié

et lui dit :

« Tout le monde sert le bon vin en premier,

et, lorsque les gens ont bien bu,

on apporte le moins bon.

Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »

 

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.

C’était à Cana en Galilée.

 

Il manifesta sa gloire,

et ses disciples crurent en lui.

 

Après quoi, il descendit à Capharnaum,

lui ainsi que sa mère et ses frères et ses disciples,

et ils n’y demeurèrent que peu de jours.

 

(Jn 2,1-12)

Le récit a été maintes fois commenté. Comment dès lors oser s’y confronter ? Par quel biais peut-on encore dire quelque chose et dans quel but ?

 

Si nous penchons aujourd’hui vers lui, avec nos modestes moyens, c’est qu’il n’a de cesse de nous interpeler, pour de nombreuses raisons. Trois interrogations, au moins s’imposent.

Il nous faut tout d’abord noter que ce récit n’intervient que dans l’Evangile de Jean. Il souligne donc une vision typiquement Johannique de Jésus. Il offre de plus une place de choix à la « mère de Jésus », ce qui ne manque pas de troubler. Il travaille enfin sur des éléments fondamentaux de l’imaginaire collectif : le vin et les noces.

 

Pour en dégager la substantifique moëlle il faudrait donc mettre en oeuvre deux possibilités : une exégèse et un savoir théologique que nous ne sommes pas capables d’assumer, ou une lecture littéraire qui nous révèle la splendeur humaine de la scène, ce qu’elle peut dire encore de nos jours dans nos vies quotidiennes, sur le Christ et sur Jean. C’est le chemin que nous choisirons.

 

Nous nous attacherons tout d’abord au texte, au texte unique, au texte seul. Et je dirai mon ressenti dans cet entrelac de mots qui, sous la fluidité apparente, livre de réels mystères. Cette approche nous amènera à réfléchir sur l’écriture des Evangiles : que disent les gestes de Jésus et comment sont-ils retraduits par les Apôtres ?

 

**************

 

Cet épisode de l’Evangile de Jean est ponctué par des « Or ». « Or, on manqua de vin » « Or, il y avait là six cuves de pierre ». Ce mot de liaison semble laisser libre cours au hasard. Tout se présenterait donc comme rebondissement imprévu et procéderait par ricochet aléatoire. Cette impression première ne tient pas la route quand on entre dans la logique profonde du texte, logique que son déroulement révèle. Suivons donc les mots et les actions. Que nous disent donc, en profondeur, ces versets ?

 

Tout commence par « Il y avait un mariage à Cana en Galilée ». Le fait intervient dans le cours des événements à la fois comme une normalité enregistré (quoi de plus factuel qu’une noce ?) et comme un moment présenté d’emblée comme exceptionnel, une sorte de fait fabuleux introduit par une tournure ressemblant à celle des contes : « il était une fois », « il y avait un mariage ».

 

Ce cadre fabuleux se voit brisé par une carence abrupte autant qu’inexplicable, ce qui accentue l’aspect insolite du lieu et du fait. « On manqua de vin ». Pourquoi ? rien n’est dit. Quand on conçoit un repas de noces, on s’organise, on prévoit. La rupture contribue à créer un cadre qui se trouve en décalage par rapport au réel. Elle crée un manque qui ne peut que paraître symbolique et qui appelle une intervention n’ayant rien à voir avec la logique humaine.

 

A cet instant intervient « la mère de Jésus ». Les mots ont leur poids, il ne s’agit pas de Marie, mais d’une périphrase : « la mère de Jésus ». Marie ne se présente pas dans son lien maternel, mais dans une relation fonctionnelle : elle intervient en fonction d’un lien qui la rattache à Jésus et à la mission qui lui est assignée. Elle n’est pas un être social, mais un vecteur de la volonté divine qui va hâter la révélation. On peut rattacher cette intervention, sans tomber dans le culte marial, aux instants de l’Annonciation. Marie est porteuse du projet divin, et elle en constitue les gestes émergents.

 

La réponse de Jésus ne manque pas d’interroger : « femme, que me veux-tu ? ». passons sur le mot « femme », daté et sur lequel nous ne céderons pas au contresens. Mais arrêtons-nous sur le « que me veux-tu ? ». Comment ne pas y lire une crainte, un rejet, une angoisse ? Laissons-nous un temps aller dans l’humanité de Jésus. Comment peut-on accéder à l’épiphanie de soi-même sans crainte ? Comment accepter qu’on est le Christ ? et qu’il nous faut amorcer un chemin qui ira des miracles accomplis au spplice de la croix ? Là, tout se joue et tout se noue. Nous ne sommes pas Jésus, nous n’avons pas à imiter, mimer, jouer à...mais cette phrase ne résonne-t-elle pas profondément en nous-même : « Que me veux-tu ? ». Quelle est donc cette force qui nous demande de sortir de nous-mêmes, et d’aller vers l’autre ? Quelle est donc cette puissance qui nous demande d’être nous-mêmes et d’aimer l’autre comme nous-mêmes ? « Que me veux-tu ? » : par cette phrase nous aimerions bien aussi nous protéger : pourquoi devenir un autre, pourquoi renaître différent ? pourquoi se retourner, se convertir ? Devenir soi, pour soi et pour les autres. Jésus sait que quand il accomplira ce premier miracle il entreprendra un chemin qu’il devra assumer, dans la complexité de ses angoisses et par le vecteur de sa charge. Nous n’avons pas la même charge, mais nous devons prendre comme lui le chemin qui nous interpelle.

 

La réticence est humaine, la résistance face à l’appel aussi. Se convertir, naître, renaître, tout relève de la même douleur. Là encore, le rôle de Marie est essentiel : « faites ce qu’il vous dira ». Dès lors Jésus agit, il s’engage, il accepte et il intervient dans le réel en acceptant ce qu’il est, sans doute sait-il ce qui se trouve au bout du chemin, la mort, la croix. Mais cette acceptation l’amène à intervenir dans la vie des hommes par des verbes à l’impératif : « remplissez, puisez, portez ».

 

l’Histoire ouverte peut alors se dérouler, portée par l’émergence des élans et des réticences, portée par la foi et le trouble des interrogations.

 

 

*******************************

 

 Ce texte d’engagement ne manque pas de troubler par les éléments symboliques qu’il met en place.

 

Selon Jean, le premier miracle est donc accompli au coeur d’une noce et il consiste à changer l’eau en vin.

 

Le geste dès lors ne saurait être anodin, il ne peut être réduit en texte confit. Sa force originelle doit lui être rendue.

 

Le manque abrupt de vin ne se peut expliquer. Mais la transmution de l’eau en vin ne saurait être innocente. Elle est consubtanciellement lié au plaisir, à la joie de vivre. « le vin déride la face ». Le vin est source de vie, s’il vient à manquer, un lien essentiel avec le monde est coupé. la vigne est récurrente dans la Bible, et elle se manifeste toujours très souvent comme porteuse de joie et de communauté. Quand le vin manque, Jésus rétablit l’équilibre en remplissant les jarres. Et bien sûr le liquide ambré prend valeur ici de métaphore. Mais il s’agit d’une métaphore qui donne chair et goût aux gestes et aux paroles. Dieu et son Fils n’interviennent pas dans nos vie comme porteurs d’austérité et de mortifications. Ils entrent en nous comme une joie qui se livre, comme un bonheur qui se donne et se savoure. Point n’est besoin de se faire du mal, le bien se trouve dans le bien. La foi est joyeuse et se répand comme une générosité savoureuse.

 

On part de la vie pour dire plus, pour libérer un sens qui en dit plus, un sens supérieur. Il nous faut bien sûr prendre les Noces dans leur plénitude symbolique. Et si l’on garde ici le meilleur vin pour la fin ce n’est pas par hasard. Un sens profond nous est proposé : Jésus nous garde le meilleur pour la fin. notre fin personnelle ? la fin des temps ? Quoi qu’il en soit l’accent est mis sur ce qui doit advenir et qui sera savoureux.

 

Mais cette saveur à venir s’exprime par une métaphore qui nous met d’ores et déjà l’eau, ou le vin, à la bouche. Et à ce niveau la forme vaut autant que le fond. La parabole en dit autant que le message dont elle est le vecteur. On annonce le meilleur par le vin. Nulle rupture donc entre le salut et la terre, entre la foi et les fruits de la terre, de la vigne. Tout simplement une route qui monte, sans frontière. On part d’une communion, d’une joie partagée et que tout le monde peut percevoir, lors d’un événement commun, des noces par exemple. Et cette rencontre devient le creuset et le reflet d’une communion plus haute, entre Dieu et nous, entre le Christ et ceux qui se retrouvent en lui. l’ascension est fluide, naturelle, heureuse et perceptible.

 

Ainsi parle le Christ par ses gestes, ses actions.

 

Ainsi Jean retranscrit-il ces gestes. Le style dit tout. L’humanité en situation, les manques, les actions faites pour combler.

 

Comment ne pas y voir à la fois un but et un chemin. un message et un style. un style qui fait message.

 

amen.

 

 

Publication en ligne : 3 mars 2013
Première publication : 1er mars 2013

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP