BRIBES EN LIGNE
1 2 3&nbs aller à la bribe suivante et que vous dire des antoine simon 18 « je me tais. laure et pétrarque comme un temps hors du quelques autres je t’ai admiré, clers est li jurz et li 1 2 3&nbs une errance de références : xavier a ma mère, femme parmi   né le 7 toulon, samedi 9 mis en ligne durant le chêne de dodonne (i) attendre. mot terrible. guetter cette chose  il y a le châssis, cover-oleti_artin_ri la réserve des bribes quelques textes  ce qui importe pour textes mis en ligne en juin 0- souviens-toi. sa 1 2 3&nbs avant lire une interview de "l’art est-il page d’accueil de aller à la bribe suivante dans les hautes herbes textes mis en ligne en dernier vers aoi   i.- avaler l’art par qu’est-ce qui est en       enfant cet article est paru là-bas, dans le pays des page précédente page pour accéder au texte, quatrième essai de dernier vers aoi pour accéder au texte pour philippe aller à la bribe i au  dans le livre, le textes mis en ligne en passent .x. portes, 1 2 3&nbs de pareïs li seit la madame, on ne la voit jamais du maurithuis par journée de page suivante ► page les étourneaux ! tu le sais bien. luc ne en introduction à si tu es étudiant en pas sur coussin d’air mais page suivante ► ce pays que dire que le livre est une ce 28 février 2002. on préparait 1 2 3&nbs un tunnel sans fin et, à décembre 2001. la terre nous       sur le clxvi deus li otreit (la sue) ce       entre le peintre manuel casimiro sauvage et fuyant comme la mastication des       sous ici, les choses les plus un besoin de couper comme de monde imaginal, leonardo rosa denis roche :       longtem 1 2 3&nbs antoine simon 28 dernier vers aoi   cela fait 53 ans que je         page suivante ► nous le rideau (gallimard 2005) de quel ennui, mortel pour le 28 novembre, mise en ligne traversé le lieu-dit de       le pour frédéric rafale l’attente, le fruit il ne sait rien qui ne va madame est une torche. elle beaucoup de merveilles pour gilbert l’eau froide de l’anse       allong&e 1 2 3&nbs       dans cyclades, iii° 1 2 3 en ce poème est tiré du l’envers de page suivante ► page 1 2 3&nbs       dans le dernier vers aoi suite du blasphème de page suivante ► page posté sur facebook sorti de 1 2 3&nbs c’est la chair pourtant le proche et le lointain glaciation entre antoine simon 5       et     rien 1 2 3&nbs  de la trajectoire de ce nu(e), comme son nom diaphane est le       é mais non, mais non, tu a l’aube des apaches, onzième page d’accueil de       é 1 2 3&nbs a l’extrémité du textes mis en ligne en le long de l’ombre       un page précédente page voir aussi boltanski galerie juste un 1 2 3&nbs 1. il se trouve que je suis       les nous avons affaire à de mathieu bénézet : mon sommaire ► page suivante  née à de sorte que bientôt aller à la liste des auteurs    au balcon chants à tu mon recueil textes mis en ligne en août je suis bien dans page suivante ► page ] heureux l’homme nous lirons deux extraits de heureuse ruine, pensait je voudrais voir les arbres page d’accueil de       le aller à neuf j’implore en vain     de rigoles en 7) porte-fenêtre À observer par le trou de       deux comme c’est nous serons toujours ces antoine simon 10       "je et encore   dits antoine simon 17 libre de lever la tête les lettres ou les chiffres ce mot comme à la hâte  la toile couvre les cliquer sur l’icône se placer sous le signe de dans ma gorge a supposer que ce monde   voici donc la textes mis en ligne en photo charles chaboud, comme ce mur blanc max charvolen, martin miguel textes mis en ligne en mai retour vers le musicien cent dix remarques i► cent    courant essai de nécrologie,       je me       dans la noble folie de josué,   encore une 1 2 un travail raphaËl   un vendredi aller au sommaire de pablo       " page d’accueil de troisième essai page suivante ► page le glacis de la mort lu le choeur des femmes de       la       à l’heure de la encore la couleur, mais cette après la lecture de       ç tandis que dans la grande       dans soudain un blanc fauche le 1 2 3&nbs dernier vers aoi il existe deux saints portant page d’accueil de antoine simon 11     l’é dernier vers aoi aller à la bribe suivante réponse de michel carmelo arden quin est une       l’       pass&eac de toutes les       journ&ea antoine simon 6 le franchissement des textes mis en ligne en À la loupe, il observa passet li jurz, la noit est je n’aime pas ce monde. sites de mes dernier vers aoi clquez sur Être tout entier la flamme commençons donc par sequence dernier vers aoi page suivante ► page sommaire ► page suivante « e ! malvais page suivante ► page ma mémoire ne peut me       chaque retour au pdf sui generis nous avancions en bas de l’appel tonitruant du       avant       midi bruits de langues. en rester bernard noël, un nous de pas même aller à la bribe suivante carcassonne, le 06 à yvon quand une fois on a       fourmi&n préparer le ciel ii haut var ► trois petits       en les plus terribles n’ayant pas a inishmore chaque plante est pour lire les textes de  je signerai mon j’oublie souvent et le coeur du page suivante ► page retour au pdf sui generis « tu sais ce que       ton "école de il pleut. j’ai vu la un homme dans la rue se prend effeuillage d’une feuille pour raphaël       objectif ainsi va le travail de qui ce texte m’a été       ce dans l’effilé de accéder au texte en cliquant aller au sommaire des Éléments -  dernier salut au la galerie chave qui  dans toutes les rues madame a des odeurs sauvages aller vers bribes, livres 1 a propos d’une pierre ciel immense est le théâtre et  tu vois im font chier     longtemps sur 1 2 en lire chronogaphie (bribe 133 ço dist li reis :         13) polynésie li quens oger cuardise les textes mis en ligne de la aller à la bribe suivante page suivante ► page le vieux qui nous serons toujours ces village de poussière et de de proche en proche tous       je me deux ce travail vous est textes mis en ligne en la mort, l’ultime port,   est-ce que depuis le 20 juillet, bribes je me souviens de     hélas, deux ajouts ces derniers vous avez     une abeille de la rencontre d’une la route de la soie, à pied, à sylvie textes mis en ligne en À propos de fata en rafale n° 12 où sommaire ► page suivante le chêne de dodonne (i) pour daniel farioli poussant samuel chapitre 16, versets 1 l’annÉe 2021 mois par merci à la toile de cent dix remarques i► cent dernier vers aoi sommaire ► page suivante   en grec, morías ses mains aussi étaient pour m.b. quand je me heurte pour anne slacik ecrire est station 3 encore il parle page d’accueil de nous serons toujours ces je suis des conserves ! page suivante ► page écrire comme on se quatrième essai de allons fouiller ce triangle       tourneso dernier vers aoi li emperere par sa grant les éditions colophonarte imagine que, dans la sommaire ► page suivante josué ne granz fut li colps, li dux en petites proses sur terre a la fin   il ne resta 1 2 3&nbs je serai toujours attentif à     un mois sans nous dirons donc viallat © le château de pure forme, belle muette, voici l’homme aux deux page suivante ► page page suivante ► page face aux bronzes de miodrag 3 

les lieux aussi sont il ne s’agit pas de on dit qu’agathe       dans le  martin miguel vient pour robert granz est li calz, si se rafale * il te reste à passer le flot gris roule contre       dans le       la bribes en ligne a i en voyant la masse aux pour martin       sur le     faisant la       pour   anatomie du m et       est-ce       dé antoine simon 33 la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : LIVRE 1 : INTRUSIONS /

Aller à la Bribe suivante

Retour à la Bribe précédente

Il s’appelait Gustave
éléments d’autobiographie dits "un amour de terre"
En fait, tout avait commencé au moment où, mu par quelque désir anodin sinon innocent, alors qu’il se promenait sans autre but que le plaisir de sentir peu à peu la fatigue envahir ses muscles et l’oppression monter dans sa poitrine, au sortir d’un sous-bois, comme d’une plongée, ou comme s’il devait soudain s’enfouir dans cette ouverture d’herbes caressée par un soleil languissant, juste avant le grand piaillement des oiseaux, à l’instant du déséquilibre, au point culminant du silence, (et peut-être son geste avait-il pour but de combler ce vide illusoire), il avait tendu le bras pour saisir au passage, au bout d’une branche penchée dans cette attitude d’offrande que savoir parfois (pour quelles mystérieuses raisons ?) prendre les arbres, une fleur ouverte, d’un blanc lumineux aux reflets roses, vieillie déjà, bientôt fanée, tombée... La sentir là, entre ses doigts, lui fut d’abord douloureux ; il l’avait, tout en marchant, prise entre les dents, et en mâchonnait le pédoncule en rejetant sur la brutalité du passage des ombres peuplées et humides du sous-bois à l’étendue sans protection, le malaise qu’il avait ressenti. De ses dents exprimant une sève verte et maigre, il avait atteint les pétales qu’après un instant d’hésitation il avait écrasés franchement. Aussitôt c’est le goût de la terre humide, son odeur pénétrante qui semble d’abord épanouir les pores avant de s’installer dans les narines et la gorge, qui l’avait saisi. Après s’être rapidement assuré qu’il était seul, il se baissa et arracha une touffe d’herbe à la terre, en prenant garde de ne pas laisser sa main glisser. La terre, humide, avait aisément cédé et une motte, aux effets de perles noires aux radicelles, alourdissait la touffe, répandant, comme d’un flacon entrouvert ou d’un vin depuis longtemps veillé, des effluves discrets et profonds. Comme par distraction il avait, d’une seule main, fait remonter la touffe jusqu’à sentir, au bout des doigts, l’humidité granuleuse de la terre. Marchant toujours, il avait conservé ce contact de la motte, s’étonnant du calme qui s’en dégageait, rêvant aux innombrables vies qu’il devait transporter au bout du bras. Sous l’effet de l’immobilité, sans doute, sa main, aux interstices des doigts et à la paume, devenait moite ; il fit alors passer la motte dans la main, délicatement d’abord, il l’y posa, comme on fait d’un oiseau, sans presser, sinon pour lui transmettre un peu de chaleur, ou comme on fait des poussins pour leur faire boire le vin chaud sucré, ou comme on caresse, en s’effrayant un peu du creux palpitant, la tête d’un nouveau né ; après avoir quelque temps profité de la fraîcheur nouvelle qu’elle donnait à sa main, il commença à l’effriter, la pétrir, l’écraser, ou la former au moule de ses doigts refermés sur la paume. Il avait alors songé, mais sans oser le faire, rejetant l’idée comme inutile, étonné et vaguement écoeuré d’avoir pu se la formuler, se raisonnant, dégageant, étendant, éclairant sa banalité, et en même temps repoussant les images de retour, de cris, de roulades, de jeux, d’inconscience heureuse qu’elle charriait, à la porter en bouche, en apprécier la saveur, la réhumecter, la faire sienne, l’avaler. Il passa la boule, dont les cheveux d’herbe s’étaient ou bien perdus ou bien agglutinés, dans l’autre main, comme s’il était nécessaire d’en achever la forme, et la lança au loin avec force (il ne voulait pas penser avec rage), d’un tir tendu, se réjouissant de sa trajectoire, déçu toutefois par sa chute si proche.
Ce qui resurgit, le soir même, fut la banalité du désir brutal qui l’avait saisi ; il se reprochait pourtant d’avoir pensé "banal", quand cela tenait plutôt de l’évidence. Un vague remords renouvelait le tiraillement des muscles du bras au moment du jet ; le plus troublant était l’inquiétude à se figurer que l’objet n’était que prétexte, image de son refus non de s’ouvrir à ce bout de terre pétrie mais de considérer les évidences. En même temps il sentait manquer à son palais, à sa langue, à ses joues, le goût de la terre. Il avait beau, salivant et se forçant à rappeler ce que ses narines connaissaient, imaginer les boules de terre se défaisant dans sa bouche, ses dents crisser sur des grains durs, sa langue se rétracter sous la matière fondante, sa gorge se serrer dans le refus d’avaler, il ne se donnait que la comédie d’un manque. Il le sentait bien à la pointe de sa langue qui ne pouvait aller fouiller dans les interstices des dents ou entre les gencives et les lèvres ou les joues, les débris installés. Il se persuada, en brûlant sa bouche d’un quelconque alcool, formant sa langue en réceptacle, gardant et tournant sa gorgée de liquide à l’affût de sa propre haleine remplie de parfums chauds et fugaces, qu’il est des plaisirs plus subtils et, à proprement parler, plus essentiels..

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP