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les lieux aussi sont laure et pétrarque comme sept (forces cachées qui 7) porte-fenêtre rafale n° 9 un       aux 1 2 3&nbs       sur les la question du récit pour julius baltazar 1 le j’ai donc issent de mer, venent as dans le train premier mult ben i fierent franceis e derniers dernier vers aoi je me souviens de       au soir c’était une très jeune  ce qui importe pour lorsqu’on connaît une l’impression la plus le chêne de dodonne (i) voir document expo boltanski page d’accueil de       je   (à le peintre manuel casimiro aller à la bribe i au si j’avais de son immense est le théâtre et pour accéder au pdf, et que vous dire des granz fut li colps, li dux en « ah ! mon si vous entendez le lac la toile ou, du moins, la aux barrières des octrois quatrième essai de béatrice machet vient de 1 les morceaux de nuit se cent dix remarques i► cent 1 2 3&nbs vedo la luna vedo le le chêne de dodonne (i) j’pense à toi bruno depuis le 20 juillet, bribes dernier vers aoi aller à ils sortent la fraîcheur et la       pav&eacu 1 2 3 une il faut dire les le flot gris roule contre    en i.- avaler l’art par de pareïs li seit la que d’heures aller à la bribe suivante       j’ li emperere par sa grant dimanche 18 avril 2010 nous du bibelot au babil encore la fonction, textes mis en ligne en août l’impossible derniers vers sun destre décembre 2001. alocco, au château de       enfant j’ai longtemps pour max charvolen 1) un nouvel espace est ouvert recleimet deu mult passent .x. portes, face aux bronzes de miodrag page suivante ► page et   riche de mes 1 2 3&nbs l’erbe del camp, ki       retourn&  je signerai mon cent dix remarques i► cent       je me antoine simon 6 à yvon « oui, je serai le pilote aux yeux le proche et le lointain deux ce travail vous est de profondes glaouis       pass&eac ce paysage que tu contemplais       ( il n’était qu’un aller à la liste des auteurs carissimo ulisse, torna a ► abÉcÉdaire à jean       embarq approche d’une a-t-il tromper le néant 1 2 3 ils s’étaient       "j& de mes deux mains pour daniel farioli poussant ce qui importe pour aller au texte nous sommes page précédente retour l’envers de deuxième suite les amants se     cet arbre que voile de nuit à la page suivante ► page page suivante page   1) cette boomerang b ► livre grand vers le sommaire des recueils posté sur facebook sorti de la tentation du survol, à       su lou 1 2 3&nbs autres litanies du saint nom le nécessaire non toute trace fait sens. que 1    le recueil que     du faucon la parol

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Article présent dans les rubriques : Comment écrire sur Jasper Johns /

MICHEL BUTOR

La guerre toujours
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Publication en ligne : 25 juin 2009
Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Quelques autres évocations littéraires, mais plus lointaines : le nom de Tennyson dans une toile ancienne, celui de Hart Crane qui intervient près du titre PERISCOPE, le souvenir d’une illustration du MOBY DICK de Melville dans VENTRILOQUIST, et celui de Frank O’Hara dans IN MEMORY OF MY FEELINGS. Elles vont toutes dans le même sens.

A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours.

C’est pourquoi, parmi mes suites quasi numériques il était indispensable de faire allusion à la guerre et à son caractère apparemment inévitable. Ceci d’ailleurs ne s’accordait que trop bien avec les avertissements bilingues sur les chutes de glace, les crânes et toutes ces images infernales tirées de Grünewald par exemple qui hantent les oeuvres récentes.

Le Soleil est dans les Gémeaux. Quelque part on enterre un cinéaste.

 

Au continent de l’interrogation il y avait eu
dans la ville des jardins flottants le sacrifice
de vingt mille prisonniers en quatre jours
pour consacrer la restauration de ce temple
et déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des orages des explorations des massacres
des découvertes et des exterminations...


Grêle sur les fouilles. On recommence. Dans les villages on pressent la guerre.

Le peintre serait allé à la recherche de terres enfermées au-delà des banquises au nord de l’Islande. En réalité il est enrôlé dans l’armée et part pour le Japon.

Avalanches. Quelque part on commémore un acteur.

 

Cinq ans avant que t’apparût dans la distance
aux cris de Terre Terre l’île de Guanahani
dans les Bahamas que tu nommas San Salvador
avec des Indiens nus peints en brun ou en blanc
bien faits ignorants du fer et des armes
qui t’apportaient dans leurs pirogues
du coton des perroquets des pagaies
et même un peu d’or croyant qu’avec tes hommes
tu étais descendu du ciel alors que tu cherchais...

 

Flammes sur l’Océan. On échoue. Dans les faubourgs on craint la guerre.

C’est seulement 18 ans après avoir conçu son projet, et sept après avoir quitté le monastère qui l’abritait, que le peintre signe un traité avec le roi d’Espagne. En réalité il gagne sa vie dans une librairie, travaille à des vitrines, et signe son contrat avec le marchand qui lui sera fidèle. Un dixième des pierres précieuses, or, argent, épices et toutes denrées et marchandises quelconques obtenues de quelques manières que cela puisse être dans sa juridiction, doivent appartenir au peintre. En réalité quel est son contrat ?

Quelque part naît un futur mathématicien ; personne ne sait encore qu’il le sera.

L’étonnante île de Nippon où le pavage des chambres
aurait été couvert d’or et aussi la cité de Hang-Zhou
avec ses dix places principales de deux milles de tour
une infinité d’autres disait-on et de grandes maisons de pierre
pour y loger les marchands d’outre-mer

 

Vent sur le désert. On se désole. Quelque part un futur homme d’Etat commence à marcher. Ombres sur les forêts.

Une tache de myrtilles sur le portrait de John Quincy Adams, fils de John, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire de la Déclaration,et qui mourut le 23 février 1848 à Washington DC, âgé de 80 ans ; une tache de groseilles sur le portrait d’Andrew Jackson, sous la présidence de qui se joignirent aux 24 étoiles précédentes : MICHIGAN, longue nuit, il dort, dors ; ARKANSAS, bleu nuit, les monts la nuit, le réveil sonne ; et qui mourut le 8 juin 1845 à Nashville, Tennessee, âgé de 78 ans ; une tache de caramel sur le portrait de Martin Van Buren qui mourut le 24 juillet 1862 à Kinderhook, New York, âgé de 70 ans ; une tache de fraise sur le portrait de William Harrison qui mourut à Washington DC le 4 avril 1841, âgé de 68 ans, le premier à mourir en exercice ; une tache de sauce sur le portrait de John Tyler, sous la présidence de qui se joignit aux 26 étoiles précédentes : FLORIDE, Etat esclavagiste, pour préparer l’admission de l’Iowa non esclavagiste la même année, tornades, électricité coupée, automobiles retournées, et qui mourut le 18 janvier 1862 à Richmond, Virginie, âgé de 72 ans.

Quelque part un futur chanteur commence à parler et chanter et un futur médecin entre à l’école ; il s’intéresse vivement aux leçons de choses. Cendres sur la savane. Et pourtant... Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. Trafic de drogues.

Ici on pressent la guerre. Dans les faubourgs on craint la guerre. Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. De l’autre côté du fleuve on craint la guerre. De l’autre côté de la mer on déclare la guerre. La guerre s’étend dans les villages. Un peu plus loin on craint la guerre. Dans un autre continent on déclare la guerre. De l’autre côté des montagnes la guerre s’étend.

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