BRIBES EN LIGNE
sept (forces cachées qui se reprendre. creuser son le plus insupportable chez si j’avais de son « je me tais. tout en travaillant sur les ses mains aussi étaient la mort, l’ultime port, ço dist li reis : page d’accueil de 1254 : naissance de vedo la luna vedo le nice, le 18 novembre 2004 sommaire ► page suivante aller à l’échange sur     faisant la a claude b.   comme une       à À peine jetés dans le     nous avions aller à la liste des auteurs je t’enfourche ma    courant l’appel tonitruant du présentation du projet le chêne de dodonne (i)       araucari       maquis portrait. 1255 : page suivante ► page page suivante page cent dix remarques i► cent station 7 : as-tu vu judas se     pourquoi tu page suivante ► page cette machine entre mes    seule au mais non, mais non, tu préparer le ciel i le géographe sait tout       la cliquetis obscène des bal kanique c’est À propos de fata en et que dire de la grâce percey priest lake sur les         or journée de villa arson, nice, du 17       entre       nuage 1 2 3 je t’ai admiré, si vous entendez le lac pour anne slacik ecrire est today i eat my passent .x. portes, dernier vers aoi 1 2 3&nbs max charvolen, martin miguel et tout avait ouverture d’une deuxième suite antoine simon 13   la production la gaucherie à vivre,       assis 1 la confusion des       et d’un côté reflets et echos la salle grande digue est dispersée après la lecture de page suivante ► page le travail de bernard la route de la soie, à pied, pour martin page d’accueil de « e ! malvais ….omme virginia par la       tourneso c’était une très jeune  les premières a l’extrémité du       coude page suivante ► page il aurait voulu être textes mis en ligne en juin essai de nécrologie,       deux paien sunt morz, alquant un verre de vin pour tacher ki mult est las, il se dort à bernadette bel équilibre et sa sous l’occupation  pour jean le de tantes herbes el pre trois tentatives desesperees page précédente longue Éléments - ecrire les couleurs du monde carissimo ulisse, torna a vers le sommaire des recueils antoine simon 19       cette       le chère florence revue dernier vers aoi       soleil nous serons toujours ces pour andré 1 2 3&nbs       pass&eac À hélène souvent je ne sais rien de       "je page suivante ► page aller à la liste des auteurs très saintes litanies page suivante ► page       la dans l’innocence des       juin histoire de signes . dernier vers aoi aller à la bribe suivante       objectif préparer le ciel ii eurydice toujours nue à paroles de chaman tu nous avons affaire à de bien sûr, il y eut station 3 encore il parle       dans le voir l’essai sur antoine simon 23 il n’était qu’un eloge de la boite aux onzième       & 1- nous sommes dehors. frères et le temps passe dans la page suivante ► page abords de l’inaccessible voir les œufs de la vie est ce bruissement       objectif outre la poursuite de la mise antoine simon 27    7 artistes et 1       j’ alla lingua lingua madre sauras-tu lui répondre la terre a souvent tremblé le franchissement des  mise en ligne du texte 1 2 3&nbs marie antoinette    nous le numéro exceptionnel de       dans les parents, l’ultime dont les secrets… à quoi 1 2 3&nbs antoine simon 5 suite du blasphème de       les elle dit la main qui fut le page précédente page rêve, cauchemar, de toutes les clxvi deus li otreit (la sue) difficile alliage de laure et pétrarque comme attention beau préparer le ciel i       sur le le dernier recueil de page suivante ► page je déambule et suis « amis rollant, de la chaise, le châssis, le a inishmore chaque plante est sommaire ► page suivante       vu les pour robert juste un mot pour annoncer vous dites : "un (elle entretenait guetter cette chose       chaque aller à la bribe i au ils avaient si longtemps, si lien vers la totalité des elle disposait d’une       la rafale       est-ce buttati ! guarda  textes mis en ligne en pour accéder au pdf de   iv    vers   entrons maintenant thème principal : a propos d’une page suivante ► page aller à la liste des paru en ce mois de juin 2021,       six ecrire, la vie en dépend,  les éditions de 1 2 3&nbs   le texte suivant a juste un il y a tant de saints sur depuis ce jour, le site il y a bien là, dans textes mis en ligne en mai       je me d’ eurydice ou bien de 1 2 bruno 199* passé galerie je serai le pilote aux yeux     de rigoles en page suivante ► page accéder au texte en cliquant les dernières station 4 : judas  seins isabelle boizard c’est un peu comme si, deux ajouts ces derniers c’est une sorte de dans l’herbier de ses aller à la bribe suivante dernier vers aoi   la littérature de sommaire ► page suivante aller à la bribe suivante la force du corps, le samedi 26 mars, à 15 mult est vassal carles de pour nicolas lavarenne ma jamais si entêtanteeurydice l’évidence il existe deux saints portant pas même rafale n° 12 où       le la prédication faite normal 0 21 false fal présentation du projet       sur       la     m2   aller à la bribe suivante et c’était dans  epître aux madame porte à présentation du page suivante ► page       é les embrassées , cantilène pour accéder au texte au antoine simon 32  de la trajectoire de ce       aux du maurithuis par       pé antoine simon 12 a l’aube des apaches, {{}} on trouvera la bruno mendonça       pav&eacu 1 2 3&nbs la brume. nuages page suivante page equitable un besoin sonnerait il en est des meurtrières. 1 2 3&nbs n’ayant pas écrire comme on se page suivante ► page je meurs de soif dans la caverne primordiale  les œuvres de on dit qu’agathe la danse de   nous sommes dentelle : il avait  il est des objets sur 1 2 3&nbs autre essai d’un aller à la bribe suivante       " aller à la liste des auteurs       dans la       rampant textes mis en ligne en dernier vers aoi rafale n° 6 just do c’est le grand page suivante ► page pour accéder au texte 1 2 3&nbs m1       1 2 3&nbs       à nous savons tous, ici, que l’heure de la page précédente le café c’est vrai       deux       en 1 2 3&nbs cela fait 53 ans que je si j’étais un  dans le livre, le aller à la bribe suivante nous serons toujours ces page suivante ► page nous serons toujours ces dernier vers aoi ceci… pour prendre mesure.         pour egidio fiorin des mots traquer page d’accueil de  zones gardées de je n’aime pas les gens ou aux mots noyés dans un titre : il infuse sa les plus vieilles predication_du_15_ao et combien page suivante page       au pas       dans le pour alain borer le 26 1 2 3&nbs ouverture de l’espace il avait accepté je reviens sur des faisant dialoguer aux george(s) (s est la il semble possible       bâ nos voix une autre approche de je voudrais voir les arbres dernier vers aoi 1 2 3&nbs le chêne de dodonne (i) les grands pour andré       le ne pas négocier ne rimbaud a donc page précédente ► page quel étonnant à propos des grands madame est toute  martin miguel vient dernier vers aoi intendo... intendo ! pour accéder au texte, je suis occupé ces sommaire ► page suivante Ç’avait été la tristan_cabral_a_l_e traversé le lieu-dit de       gentil 1 2 3&nbs textes mis en ligne en bernard noël, droits       la Être tout entier la flamme bribes dans le nid de deus li otreit (la sue) baous et rious je suis     pluie du    au balcon de mes deux mains madame 1 madame est la li quens oger cuardise je me souviens qu’à propos   maille 1 : que quelque temps plus tard, de vous, dont l’âme, le un soir à paris au antoine simon 20 voir aussi boltanski galerie  c’était la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : Dialogues /

ALAIN FREIXE

D’une couleur nouvelle
© Alain Freixe
Publication en ligne : 27 avril 2009
Ecrivain(s) : Freixe (site)
Clefs : poésie

1-
Nous sommes dehors. Où s’ouvre une plaine enneigée, étendue blanche désabritée par le froid. S’avancent un cheval et son cavalier sous un ciel laiteux que déchirent les ailes d’un vol d’oies sauvages rendu erratique par l’attaque d’un faucon.

2-
Sans enfoncement pas de fond. Il faudra la balle de plumes, les serres, les ailes et les becs, le cadre de la lutte et l’envol des oiseaux pour entrer dans la couleur avec les trous du sang sur le corps blanc de la neige.

3-
La couleur comme une éruption qui étreint. Un soleil souterrain qui remonte et inonde le blanc de ses rais obscurs. Un volcan retourné sur ses laves.

4-
Rien que du rouge et du blanc. Du rouge sur du blanc. Trois fois rien, trois gouttes de sang et le blanc de la neige comme l’apparition fragile d’une « couleur naturelle » .

5-
« Couleur naturelle » qui est comme l’épaisseur d’un flux, la profondeur d’un courant, l’intensité de l’air traversé. De là qu’elle semble toujours se quitter .

6-
« Couleur naturelle » toute nouvelle. Ni rouge, ni blanche mais rouge avec blanc et blanc avec rouge comme un rose non de fusion mais de juxtaposition.

7-
Le rouge dans sa couleur s’impatiente, provoque le froid, se dilue. Et dans l’air, couleur nouvelle et naturelle, c’est le rose incarnat de la chair qui revient.

8-
Rose improbable d’un rythme, celui de ricochets rouges sur corps blanc et d’écumes blanches sur plaies rouges qui, de vibrations en vibrations, intensifie et densifie l’espace, scelle les paroles, suspend leur retard, arrête leurs restes.

9-
Dans l’air glacé, ce sont des flammes déjà comme de la chair qui palpiterait sous la caresse des yeux.

10-
Les tenailles du rouge s’étaient refermées sur le blanc de la neige pour tenir une présence, un rayonnement tout à sa dérobade luminescente. Affirmative mais sans nom.

11-
Et tout cela en un instant comme tournerait la clé qui permet d’ouvrir la porte du temps et entrevoir, qui sait, "le pays perdu" où "renaissent les souffles".

12-
Qui a accouru piquant des deux son beau cheval dans le champ de neige n’a pas eu le temps de voir la figure tracée par les trois gouttes de sang sur la neige accourir jusqu’à lui, le traverser, le lier. Et déjà, le fuir.

13-
Près des tentes, de ce côté-ci de la plaine enneigée et des noms au secret dans la terre des morts, il va, dans un sommeil germinatif, déranger des silences et choisi par celui dont le feu marche dans le sang jeter d’abord les mains puis la langue dans l’oubli et, vertical, les yeux sourds à ce qui frappé d’absence le traversent, mots et gestes fiévreux, rester dans l’éclat.

14-
Sa vue se vide dans les trous rouges. Comment ne ferait-on pas mu pris sous le fracas des noms qui s’éboulent et roulent derrière les yeux sous les coups d’écarlate du rouge et du blanc.

15-
Comme si s’était déverrouillé le temps dans une clarté de foudre et que dissout de soi en soi, les yeux s’étaient tus pour entendre s’animer une trace, en livrant son ton, ce vent qui la secoue et laisse rayonner sa lumière intérieure.

16-
Quelque chose surgit, quelque chose fait trou alors que s’effondre tout le symbolique, quelque chose qui ne se laisse pas réduire aux formes qu’il a pu prendre dans la réalité puisqu’elle s’évanouit dans le même temps, quelque chose comme une force, quelque chose comme une vibration - lumière et son - requiert celui qui de ses yeux l’entend. Quelque chose comme un ton.

17-
Le ton est de l’ordre de cette immédiateté, soit l’ineffable d’une pure présence. Ce ton de la « couleur naturelle », tel est l’astre qui pousse au désastre, celui qui semble dormir sur son cheval, jeté hors du ton sans ton du monde de nos fatigues, hors de cette tension de la corde des jours, saturée par les types qui, imposant sens à toute trace, lui interdisent la moindre vibration, dans le ton.

18-
Appelons cette mise dans le ton, intonation. C’est elle qui signe la sortie hors de nous-mêmes. S’y livrer, c’est muser, soit accéder à ce penser où la pensée n’est plus en nous tant nous sommes alors, hors savoir, en elle.

19-
À être ainsi dans le ton, notre regard ne se forme plus dans nos yeux, comme il en va quand tout va, mais bien dans ce qu’il regarde, dans le ton, soit cette qualité de présence qui compose à l’ombre de notre être, sous la lumière levée de sa chair, un savoir insu. On ne muse jamais que porté au plus près de ce que l’on aime. Et la couleur est ce vecteur.

20-
Fragile musement. Il dure ce que dure le ton. Ce rythme de « la couleur naturelle » des trois gouttes de sang sur la neige est suspendu au cours naturel du monde. Quand s’éteindra la troisième goutte de sang, le ton se défaisant, son intensité s ‘affaissant, la nuit viendra alors avec le plein du jour sur la plaine encombrée de neige, salie d’eau et déjà boueuse.

21-
Le soleil musicien aura eu raison de la couleur. Alors pourra se dire le secret dans la toile des mots revenus. Dans ce murmure des couleurs filera l’oiseau de ce qui s’est passé jusqu’au ciel que ses ailes creuseront avant d’y disparaître. Restera le miroir. Tranché aux couleurs du jour.




Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP