BRIBES EN LIGNE
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"il y aurait eu un page suivante ► voici donc       la toutes ces pages de nos clers est li jurz et li j’oublie souvent et       sur la pas même sommaire ► page page suivante ► page malgré ses formules le recueil de textes cet univers sans toutefois je m’estimais       bien le travail de bernard de profondes glaouis bernard noël en débat edmond, sa grande textes mis en ligne en les textes mis en ligne les parents, l’ultime commençons donc par mougins. décembre         je suis celle qui trompe textes mis en ligne en juin  c’était aller à la liste des auteurs présentation du projet art jonction semble enfin d’ eurydice ou bien de nu(e), comme son nom le long de l’ombre hommage à rené (vois-tu, sancho, je suis dernier vers aoi la réserve des bribes année 2019 ► albert écoute, josué, page suivante ► ce pays que granz est li calz, si se prenez vos casseroles et il a surgi sans crier antoine simon 31 et tout avait pour hélène dubois 1)       é références : xavier alla lingua lingua madre toujours les lettres : page d’accueil de grande digue est dispersée ce <script     « l’essentiel est vers les voix de l’ange antoine simon 17 la vie est ce bruissement j’ai parlé accéder à l’article aller à la bribe suivante dans le flou des souvenirs...       maquis dernier vers s’il       à       ce sequence page suivante ► page et que vous dire des notre but n’est pas de le chêne de dodonne (i) torna a sorrento ulisse torna   encore une antoine simon 20 dernier vers aoi commençons donc par le 1) reflets et echos la salle   ces sec erv vre ile       jonathan nice, le 18 novembre 2004 quel étonnant bernar venet - page suivante ► page s’égarer on (dans mon ventre pousse une « non, peut-être ses mains aussi étaient    tu sais li emperere par sa grant le poiseau de parisi mon l’évidence     chant de photos de frédéric  monde rassemblé le flot gris roule contre tant pis pour eux. l’erbe del camp, ki de soie les draps, de soie normalement, la rubrique le slam ? 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MICHEL BUTOR

VII. Waterloo
© Michel Butor
Publication en ligne : 3 avril 2009
Ecrivain(s) : Butor (site)
Clefs : poésie , Pousseur

On préparait l’anniversaire
quatre-vingts ans c’est un bel âge
une promesse de jeunesse
il devait y avoir concerts
hommages de toutes façons
avec des numéros spéciaux
il n’aura rien vu de cela
voici ce que j’avais écrit
 
Épitre à Henri l’oiseleur
Mon cher Henri depuis que
nous nous sommes rencontrés
lors d’un concert au Domaine
musical de l’Odéon
ma façon de percevoir
non seulement les orchestres
mais la vie s’est transformée
 
Avant même de te voir
j’avais entendu dans ton
Mobile pour deux pianos
comme le bruit d’une porte
qui s’ouvrait sur l’horizon
grincement libérateur
pour accueillir l’inconnu
 
Certes j’écoutais déjà
les instruments je lisais
des mélodies je chantais
j’avais peiné sans succès
sur le violon séducteur
mais je ne comprenais pas
comment tout s’enracinait
 
Et pourtant je cherchais
depuis si longtemps déjà
j’avais tellement besoin
d’écouter la voix la langue
les cris d’oiseaux les signaux
que nous donnent les objets
tintements vrombissements
 
Barrisssement du butor
à son départ pour l’Égypte
prose du transsibérien
les effets Doppler-Fizeau
des avertisseur qu’on croise
le chuchotement des feuilles
le déferlement des vagues
 
Et cette polyphonie
des miroirs et perspectives
la distribution des timbres
dans la plus humble cuisine
le rassassement des phrases
dans les classes et les jeux
les variations dans les nuages
 
Or ce qui pourrait surprendre
c’est que c’est dans un milieu
où l’on veillait aux clôtures
on entretenait les murs
entre modernes anciens
professionnels amateurs
que tu m’apportas les clefs
 
Mais c’est que dans cette ascèse
je trouvais la garantie
que si tu me signalais
une voie de liberté
je pourrais m’y enfoncer
sans trop risquer de soudain
devoir rebrousser chemin
 
Aussi comme pédagogue
tu m’as tenu par la main
en me donnant l’impression
de vistier les recoins
du château d’enchantement
en y faisant circuler
l’air venu du monde entier
 
Que de voyages ensemble
dans partitions et légendes
dans continents et mémoires
de Berlin à Buffalo
d’Italie en Éthiopie
roses des voix paysages
planétaires illustrés
 
Tout en effeuillant les siècles
de Webern à Beethoven
de Lassus à Stravinxky
le jazz le rock et le rap
les coffres d’ethnographie
laissant filtrer leurs richesses
augmentant nos tessitures
 
Les années ont déposé
leurs millésimes en couches
comme une poussière d’âges
transformant le bruit des pas
la fontaine de jouvance
semble encore un peu plus loin
mais nous l’entendons toujours
 
Tu sais que je deviens sourd
et toi les sons te poursuivent
comme une meute de chiens
mais nous saurons moduler
les étages du silence
et les échos du passé
en point d’orgue d’avenir
 
Je reprends mon rythme funèbre
c’est pourtant celui des chansons
mais le sept me semble plus gai
ce devait être une surprise
pour l’engager à continuer
le destin a creusé la fosse
où s’est engouffré son génie
 

 

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