BRIBES EN LIGNE
l’homme est 1 2 3&nbs carles respunt : carissimo ulisse, torna a elle disposait d’une dernier vers aoi photo charles chaboud, sous l’occupation today i eat my sainte marie, rafale n° 10 ici       va ton ajout de fichiers sons dans     au couchant le bulletin de la lecture de sainte un besoin de couper comme de de la là-bas, dans le pays des       au soir       au à propos des grands aller à la liste des auteurs       pour la mort, l’ultime port,     [1] l 1 2 3 marcel alocco a in the country       mouette     surgi 1 2 3&nbs la cité de la musique comme c’est 1 2 3 antoine simon 6       ce qui le chêne de dodonne (i) glaciation entre posté sur facebook sorti de les céramiques et leurs dernier vers aoi pour michèle gazier 1 bal kanique c’est       (       le long approche d’une       la       le       et page suivante ► page       l’ présentation du projet outre la poursuite de la mise   nous sommes       six lien vers la totalité des page suivante ► page couleur qui ne masque pas villa arson d’exposition en ce mot comme à la hâte sommaire des       pav&eacu page d’accueil de sans être grand ► abÉcÉdaire à jean     un mois sans       voyage       dans dernier vers aoi jamais je n’aurais 1 2 3&nbs       "je pour raphaël i mes doigts se sont ouverts dont les secrets… à quoi       sur     l’é       sabots le lent déferlement dans l’effilé de       magnolia dernier vers aoi   que signifie attelage ii est une œuvre  les premières cliquer sur l’icône antoine simon 10 et nous n’avons rien tu le sais bien. luc ne pierre ciel je sais bien ce qu’il constellations et le proche et le lointain antoine simon 31 textes mis en ligne en   tout est toujours en le numéro exceptionnel de le soleil n’est pas  ce mois ci : sub cliquer sur l’icône mougins. décembre un nouvel espace est ouvert la gaucherie à vivre, je t’ai admiré, clers fut li jurz e li aller à la bribe suivante un jour nous avons la danse de « vive la commençons donc par dans un coin de nice, pour julius baltazar 1 le pour maxime godard 1 haute station 5 : comment dernier vers aoi       sur le       grimpant   si vous souhaitez antoine simon 30 1 2 3       la pie archipel shopping, la carcassonne, le 06 station 3 encore il parle dans le monde de cette je meurs de soif que d’heures josué ne elle dit la main qui fut le préparer le ciel i dernier vers aoi issent de mer, venent as Être appelé par son nom cent dix remarques i► cent cher.e.s ami.e.s vous pouvez quand les mots et il fallait aller debout naviguer dans le bazar de 1 2 3 toute une faune timide veille a ma mère, femme parmi       dans 1 2 questions beaucoup de merveilles 1 2 3&nbs page d’accueil de les ruelles blanches qui les étourneaux ! (À l’église il y a bien là, dans à cri et à pour pierre theunissen la je ne sais pas si pour accéder au pdf de page suivante ► page Être tout entier la flamme bribes dans le nid de       à voudrais je vous vers le sommaire des recueils       gentil à la bonne 1 2 3&nbs tromper le néant il existe deux saints portant non... non... je vous « et bien, 1 2 3&nbs il y a tant de saints sur mais jamais on ne aller vers bribes, livres 1 j’ai ajouté page suivante ► page l’envers de       alla « la musique, 1 2 3&nbs toi, mésange à    nous       fourmi&n tendresse du monde si peu tristan_cabral_a_l_e pour egidio fiorin des mots       je me à claude held patiente la page d’accueil de ici, les choses les plus l’ami michel       droite antoine simon 32 huit c’est encore à juste un   pour théa et ses très saintes litanies ce poème est tiré du dernier vers aoi       le sommaire ► page suivante a la femme au bernard noël, un nous de j’ai longtemps page suivante ► page dernier vers aoi       voyage  tous ces chardonnerets 1 2 3&nbs (elle entretenait 1 2 3&nbs et que vous dire des cet article est paru page suivante page vous, dont l’âme, le       crabe-ta embrasement du mantra gore  référencem un tunnel sans fin et, à 1 2 3&nbs textes mis en ligne en et   riche de mes il y a deux villes à en 1958 ben ouvre à page d’accueil de  au travers de toi je page suivante ► page ki mult est las, il se dort que nos princes et empereurs       vu les quel étonnant dans l’innocence des page d’accueil de   né le 7 « je suis un       reine 1. il se trouve que je suis       midi     une abeille de on dit qu’agathe « ces deux là ecrire, la vie en dépend, pour frédéric rafale n° 5 un       apr&egra joseph a pour sens "dieu (la numérotation des page suivante ► page les dernières 1 2 3&nbs       sur le madame, c’est notre       j’ page d’accueil de torna a sorrento ulisse torna pour accéder au texte, la poésie, à la denis roche : préparer le ciel i 1 2 3&nbs edmond, sa grande le temps passe dans la page suivante page branches lianes ronces est-ce parce que, petit, on depuis le 20 juillet, bribes il arriva que page suivante ► page encore la couleur, mais cette thème principal : antoine simon 11 aller à la bribe suivante eurydice toujours nue à       cent dix remarques i► cent pour michèle gazier 1)       au fond la communication est      & décembre 2001. page précédente page alla lingua lingua madre       objectif  tu vois im font chier quatrième essai de ce chant général reste son antoine simon 9 tout le problème etudiant à    tu sais aller à l’échange sur     &nbs préparer le ciel i page d’accueil de éphémère du 6 octobre page précédente retour à préparer le ciel i       il un verre de vin pour tacher essai de nécrologie, le nécessaire non si grant dol ai que ne textes mis en ligne en       dans le       il y a longtemps, 1 2 3&nbs     hélas, page suivante ► page deuxième essai entr’els nen at ne pui cliquez sur l’icône page précédente ► page il ne s’agit pas de madame est une prenez vos casseroles et raphaël monticelli : tu zacinto dove giacque il mio cent dix remarques i► cent neuf j’implore en vain       coude j’ai perdu mon je reviens sur des que reste-t-il de la 1 2 3&nbs 1 2 3 en régine robin, pénétrer dans ce jour, textes mis en ligne en me       les page suivante page rafale n° 9 un voir les œufs de       apparu deus li otreit (la sue) accéder à l’article   encore une sauver la vie c’est ne       l’ page suivante ► page page suivante page       en deux certains prétendent pour michèle début de la mise en ligne de dernier vers que mort       sur le vers le sommaire des recueils sommaire ► page suivante je t’enfourche ma c’est une sorte de mieux valait découper antoine simon 22 pluies et bruines, comment au commencement était aller à la bribe suivante clere est la noit e la clquez sur frères et textes mis en ligne en les embrassées , cantilène       l’éclair me dure,       l’  pour de souvent je ne sais rien de page précédente ► page autres litanies du saint nom préparer le ciel i chercher une sorte de Éléments - ne pas négocier ne       la voir l’essai sur       fleur ouverture d’une toutes ces pages de nos madame, vous débusquez ce qui importe pour <script     l’instant criblé madame aux rumeurs       le       "j& reflets et echos la salle       à       mé antoine simon 23 la liberté de l’être    il station 4 : judas  ….omme virginia par la pour accéder au texte au       fleurett c’est extrêmement je crie la rue mue douleur la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : Cantique de Matisse /

MICHEL BUTOR

IV. Les îles de l’âge
© Michel Butor
Publication en ligne : 16 mars 2009
Artiste(s) : Matisse Ecrivain(s) : Butor (site)

13) Polynésie (1946)

Nice - le Havre - New York. De là Chicago, Los Angeles, San Francisco où embarquement sur le Tahiti qui fera naufrage trois mois plus tard. C’était il y a déjà des années. Avant même l’installation de la danse à la Fondation Barnes. Plusieurs semaines sur une île de corail près de Tahiti.

J’avais grande envie de connaître la lumière de l’autre côté de l’équateur, de prendre contact avec les arbres de là-bas.

Que tu es belle, Nausicaa basanée, ma joueuse nageuse ! tes yeux sont des piscines près de la porte de l’enceinte.

La lumière des îles est un gobelet d’or profond dans lequel on regarde. Les feuilles des hauts cocotiers retroussés par les alisés faisaient un bruit soyeux posé sur le grondement de fond d’orchestre des vagues de la mer qui venaient se briser sur les récifs alentour. Je me baignais dans le lagon, nageais autour des couleurs des coraux soutenues par les accents piquants et noirs des holothuries. Je plongeais la tête dans l’eau transparente sur le fond absinthe, et brusquement la relevais au-dessus de l’eau et fixais l’ensemble lumineux. Maintenant je suis à Vence qui me paraît si loin de Nice que je place au milieu de ce grand voyage d’une heure tous mes souvenirs de Tahiti. Ce matin, me promenant devant chez moi, en voyant toutes les jeunes filles, femmes et hommes courir à bicyclette vers le marché, je me croyais à Tahiti. Lorsque la brise m’apporte une odeur de bois ou d’herbes, c’est celle du bois des îles.

Je me suis toujours méfié des médecins, mais il m’a bien fallu en passer par eux, et l’on trouve le résultat de leurs médication dans ma verdeur.

*


D) quatrième échappée vrs le jardin des Hespérides


Palmes

La fête que nous appelons dimanche des rameaux, s’appelle dans d’autres langues dimanche des palmes. Tout autour de la Méditerranée on tresse des palmes pour ce jour-là.

C’est d’abord un emblème guerrier, la marque de la victoire. Cela deviendra la récompense d’un combat spirituel, mais avec des sanctions physiques ; c’est donc l’insigne du martyre. D’une façon dégradée nous parlons encore de palmes olympiques ou académiques.

C’est avec Baudelaire que le mot va prendre un caractère voluptueux, en faisant de l’objet un éventail, ce qui n’est en fait possible qu’en le tressant spécialement. Il en fait l’enseigne de “La vie antérieure” , donc des îles des bienheureux ou du paradis perdu.

“C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l’unique soin était d’approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.”

Ce mot traverse ensuite la littérature symboliste. A la fin de l’avant-dernier siècle André Gide s’amuse dans Paludes. Son Hubert, lors d’une chasse au canard dérisoire, dispose d’un fusil pneumatique un peu usagé :

“Ils vinrent bientôt si nombreux, qu’à vrai dire je ne visais qu’à peine ; je me contentais de presser un peu plus, à chaque coup nouveau, la poire, -tant la détente était facile ; -elle ne faisait pas d’autre bruit que celui, dans les airs, d’une chandelle d’artifice à l’instant de son éclosion -ou que le son plutôt de “Palmes !” dans un vers de M. Mallarmé.”

Il s’agit du Don du poëme. Le poète, après une nuit d’épreuves, a réussi à écrire un texte. L’aurore le réveille à la réalité et lui montre le peu dont il s’agit :

“Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée !
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas, mornes encor,
L’aurore se jeta sur la lampe angélique.
Palmes ! Et quand elle a montré cette relique
A ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.”

“Palmes”, c’est la victoire de l’aurore qui peu à peu a retrouvé ses splendides plumes. Ce devrait être aussi la victoire du poète ; ce n’en est que la consolation, et ceci par l’intermédiaire de sa femme qui peut ranimer et nourrir cet enfant chétif.

Dans la maison marocaine, la palme anime la cour entre soleil et minaret, elle la transforme en jardin nourricier. Dans le dimanche des rameaux, les palmes joignent de mont des Oliviers à la cité céleste. Dans la chapelle de Vence, les végétations lumineuses à la fois palmes et algues, oscilleront silencieusement autour de la Vierge. Les taches du soleil transformant celle-ci en Eve au milieu du jardin retrouvé.

Les odalisques hespérides aussi somptueusement vêtues que dévêtues, nous invitent au débarcadère de cette île des bienheureux que pourrait devenir la Terre au milieu du ciel ultra-indigo.

*

14) La chapelle de Vence (1950)

Les panneaux qui ont suscité de tels étonnements, sont constitués de grands carreaux de terre cuite émaillée en blanc et portant des dessins noirs filiformes d’une densité formant équilibre avec les vitraux du mur opposé qui vont du sol jusqu’au plafond et qui expriment une idée de feuillage d’un arbre caractéristique de la région : le cactus à palettes garnies d’épines, fleurissant jaune et rouge.

Ces vitraux sont composés de verres de trois couleurs bien décidées : bleu outremer, vert bouteille tout à fait limpides, et jaune citron, celui-ci dépoli pour arrêter l’esprit du spectateur, le retenir à l’intérieur de la chapelle, formant ainsi le premier plan d’un espace qui va se perdre dans les jardins environnants. Vue de l’intérieur, une personne qui s’y promène, même très proche, semble appartenir à un autre monde.

Que tu es belle, Marie, ma soeur et mère infirmière ! Ton torse est un palmier.

Le panneau de Saint Dominique et celui de la Vierge à l’Enfant ont un caractère de tranquille recueillement, tandis que celui du Chemin de Croix est tempêtueux. J’avais d’abord fait une procession avec les stations, mais je me suis trouvé si empoigné que j’ai bouleversé l’ordonnance, devenant ainsi comme le principal acteur de ce drame.

Je me suis toujours méfié des églises, mais j’ai fini par en construire une, et l’on en retrouve l’irradiation dans mes découpages.


15) La tristesse du roi (1952)

Cloué dans mon lit, octogénaire, lors de mes quelques fenêtres de santé, parmi les douleurs et soucis, je fais défiler souvenirs et lectures comme ces feuilles de papier découpé avec lesquelles je compose un roi triste avec un personnage grattant une espèce de guitatre de laquelle s’échappe un vol de pépites faisant le tour de la composition pour aboutir en masse autour d’une chanteuse danseuse.

On lit au début du Livre des Rois que David étant avancé en âge ne parvenait plus à se réchauffer. Alors on lui trouva une jeune fille extrêmement belle qui le soigna et servit, mais qu’il ne la connut pas.

Que tu es belle, Abisag, ma consolatrice ! ton visage se perd dans les cieux.

Ainsi le musicien, c’est le roi quand il était jeune ; cette guitare ou théorbe que je lui ai mis entre les mains est à mi-chemin entre sa harpe et mon violon d’antan. Le vieil accroupi a perdu sa couronne et ne peut plus que se plaindre et s’émerveiller à la fois, tenant sur ses genoux son dauphin Salomon. Quant à ces notes lumineuses qui s’échappent aussi bien des efforts du vieillard que de l’instrument du jeune homme, ce sont tous les dessins dont je rêve et que je ne pourrai plus exécuter car la mort viendra me prendre le 3 novembre 1954.

Je me suis toujours méfié du vieillissement, mais il m’a bien fallu le traverser, et l’on trouvera sa maturation dans les arômes des celliers de ma Jérusalem céleste.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP