BRIBES EN LIGNE
1 2 3&nbs dernier vers aoi voir les œufs de quant carles oït la ceci… pour prendre mesure. page suivante ► christ a page d’accueil de décembre 2001. a l’extrémité du je serai le pilote aux yeux clxvi deus li otreit (la sue) ouverture d’une sommaire ► page suivante equitable un besoin sonnerait       le textes mis en ligne en sommaire ► page bien sûr, il y eut l’une des dernières le thème dernier vers aoi retour à la recherche polenta ils s’étaient une il faut dire les rare moment de bonheur, <p présentation du projet dans l’herbier de ses pour helmut aux barrières des octrois antoine simon 24 sommaire ► page suivante je suis ce poème est tiré du dernier vers aoi grande digue est dispersée   pour olivier a la femme au À peine jetés dans le page suivante ► page approche d’une dernier vers aoi antoine simon 21 granz est li calz, si se aller à la bribe suivante des conserves !       crabe-ta       apr&egra le recueil de textes cent dix remarques i► cent       le il était question non la chaise, le châssis, le   adagio   je au labyrinthe des pleursils       en un pour max charvolen 1) dix l’espace ouvert au 7) porte-fenêtre cinq madame aux yeux la gaucherie à vivre, vertige. une distance       baie nu(e), comme son nom       vu les À propos de fata en         &n mis en ligne durant page suivante ► page 1 2 3&nbs dernier vers aoi tant pis pour eux. éphémère du 2 chaque automne les       bien je rêve aux gorges sommaire ► page suivante il existe au moins deux       longtem gardien de phare à vie, au très saintes litanies       s’ page d’accueil de pour daniel farioli poussant tromper le néant qu’est-ce qui est en     l’é Éléments - "si elle est le ciel est clair au travers ki mult est las, il se dort toi, mésange à coupé le son à "a cannes, propos de table la force du corps, 1 2 3&nbs       fourmi&n       la dernier vers aoi       rampant elle réalise des antoine simon 33 j’oublie souvent et je n’hésiterai il y a des objets qui ont la douce est la terre aux yeux page suivante ► page boomerang b ► livre grand antoine simon 16 1 2 3&nbs pierre ciel     m2    marcel migozzi vient de embrasement du mantra gore 1 2 3 sainte marie, je n’ai pas dit que le mieux valait découper le nécessaire non vers le sommaire des recueils 1 2 3&nbs bribes dans le nid de  les éditions de 1 2 3&nbs le flot pâle des maisons     rien le vieux qui       force mélodie j’pense à toi bruno ainsi alfred… je reviens sur des et combien 1 2 3&nbs tout est possible pour qui aller à la liste des auteurs deux nouveauté,       entre 1254 : naissance de un nouvel espace est ouvert sommaire ► page suivante   pour théa et ses page suivante ► page en ceste tere ad estet ja accoucher baragouiner 1 2 3 passent .x. portes, quatrième essai de pour martin j’ai ajouté tendresse du monde si peu de profondes glaouis pour pierre theunissen la quel ennui, mortel pour dernier vers aoi  dernier salut au     son il y a longtemps, page suivante page     chant de page d’accueil de cette machine entre mes    tu sais i en voyant la masse aux       sur     le cygne sur page suivante ► page       ruelle dernier vers aoi et voici maintenant quelques page suivante page    courant 13) polynésie peinture de rimes. le texte sous la pression des les photos et archives textes rÉunis sous un titre jamais si entêtanteeurydice quelques autres paru en ce mois de juin 2021,   né le 7 page suivante ► je suis né se reprendre. creuser son 1 2 bruno dernier vers aoi année 2019 ► albert vue à la villa tamaris il ne sait rien qui ne va       les rafale n° 12 où un titre : il infuse sa marie-hélène       fleur       au fond       deux merci à marc alpozzo   anatomie du m et epuisement de la salle, 1 2 3&nbs lorsque martine orsoni rafale dans l’innocence des aller à la bribe suivante on cheval d’abord trouver un titre. dans l’effilé de al matin, quant primes pert et que vous dire des nous dirons donc       la villa arson, nice, du 17 générations maintenant il connaît le rafale n° 5 un page suivante ► page       pav&eacu c’est le grand avec marc, nous avons la chaude caresse de les embrassées , cantilène       bonheu à propos “la textes mis en ligne en avril accorde ton désir à ta pour le prochain basilic, (la page suivante ► page mougins. décembre « tu sais ce que 1) notre-dame au mur violet textes mis en ligne en avril pour alain borer le 26 éphémère du 6 octobre         de sorte que bientôt 1 2 3&nbs la question du récit 1 2 3   un thème principal :   (à si tu es étudiant en     longtemps sur dans les carnets page suivante ► page on a cru à       dans le       sur la page d’accueil de c’est — pense-t-on - s’ouvre la page suivante ► page préparer le ciel i page suivante page pour jacky coville guetteurs bernard noël en débat libre de lever la tête 1 2 3&nbs     sur la pente   ces notes 1 2 3&nbs  le livre, avec il y a bien là, dans     du faucon * il te reste à passer voir les œufs de page précédente retour onzième page suivante ► page       sur le catalogue.03pdf.pdf derniers textes mis en  le "musée   se  dans le livre, le       la  dernières mises alocco en patchworck ©       la madame aux rumeurs d’abord un curieux page suivante ► page       bonheur tout mon petit univers en et il fallait aller debout pas sur coussin d’air mais bribes en ligne a madame est la reine des pour andré villers 1) inoubliables, les l’illusion d’une 1 2 3&nbs quelque temps plus tard, de     hélas, les cuivres de la symphonie dernier vers aoi       st  monde rassemblé et que vous dire des passet li jurz, si turnet a le plus insupportable chez       fleurett ] heureux l’homme       retourn& il arriva que la cité de la musique dire que le livre est une     chambre cliquez sur l’icône tout en vérifiant ce 28 février 2002.    il références : xavier au commencement était       la pie page d’accueil de haut var ► brec l’appel tonitruant du c’était une très jeune       cerisier ensevelie de silence, ouvrir f.a.t.a. i ► le antoine simon 23 préparer le ciel ii je suis celle qui trompe       le exposition de la série a quelques exceptions près il n’y a pas de plus textes mis en ligne en mars au centre des quartiers de comme c’est dernier vers aoi madame 1 madame est la page suivante ► page textes mis en ligne en       reine aller à la bribe suivante avant dernier vers aoi au rayon des surgelés un homme dans la rue se prend       neige       la today i eat my tristan_cabral_a_l_e imagine que, dans la sept (forces cachées qui attelage ii est une œuvre ço dist li reis :   dits de  de la trajectoire de ce 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs station 5 : comment « amis rollant, de ou aux mots noyés dans cent dix remarques i► cent (ô fleur de courge... aller à la bribe suivante page précédente retour pour michèle auer et page d’accueil de aller à la liste des auteurs dans un coin de nice, sixième       ...mais (ma gorge est une  jésus j’ai donc  tu vois im font chier la mort d’un oiseau. page suivante ► page madame chrysalide fileuse le rideau (gallimard 2005) de giovanni rubino dit patrick joquel vient de       dans le textes mis en ligne en mai le galop du poème me ce qui fait tableau : ce certains prétendent       " “dans le dessin pas facile d’ajuster le haut var ► trois petits clers fut li jurz e li       je me le 26 août 1887, depuis pour angelo       &     pourquoi tu difficile alliage de cent dix remarques i► cent aller à la bribe suivante il faut aller voir la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : ÉDUCATION ARTISTIQUE /
RÉSIDENCE LYCÉE JEAN AICARD, PRÉPARATIONS
Publication en ligne : 18 janvier 2020

 
Les enseignants : Albertine Benedetto, Cécile Lucet, Cécile Carnet
 
Les classes : 1re AP, 2nde AP, STG
 

Raphaël Monticelli

Je viendrai avec l’intention d’avancer / terminer le travail suivant :
 poursuite du chantier des bribes : c’est ce qui nécessite la liaison internet.
 achèvement des quelques livres d’artistes suivants (je viendrai avec les livres en cours de réalisation) :
  contrepas (béton, parquet, couleur, intissé), avec Martin Miguel, édition d’artiste
  horizons incertains (béton, suie, couleur, bleu de cordeau), avec Martin Miguel, édition d’artiste
  paroles du guet (papier - céramique), avec Jacky Covillen éditions du Museur, Nice
  Le semeur d’espaces, avec Max Partezana, mise en place du texte manuscrit, édition d’artiste en collaboration avec les éditions Matarasso
  ouvre moi cette porte (papier, estampes), avec Angelo Bagnasco, éditions Colophon, Belluno
 je verrai s’il y a lieu d’en prendre d’autres... Mais si j’avance tout ça, je serai très heureux.
Pour continuer ce travail, il faut que je puisse disposer d’un lieu (pas forcément isolé), où je puisse laisser mon matériel d’écriture. Un coin dans la doc serait très bien, s’il y a un accès à internet. Je dis accès, pas forcément ordinateur : j’aurai mon portable.

j’aurai aussi ma collection de photos (avec laquelle je fais ma conférence sur l’introduction à l’art contemporain)

C’est à partir de ce travail que j’établirai ma relation avec les élèves et les profs.

Albertine Benedetto
Je suis en contact avec Sandra Cara la prof d’arts pla mais elle a été malade, nous allons affiner quand elle reviendra.

Pour ma part j’ai une chouette classe de première L (à dominante arts pla), je viens de terminer ma séquence poésie avec eux mais je poursuivrai avec un travail lié à l’autobiographie : leur consigne est de faire leur autoportrait plastique accompagné d’un texte qui justifie et explicite leur démarche créatrice, ceci pour le 1er avril, ce qui nous fera une base pour intervenir et faire un atelier d’écriture avec eux (ils sont 26 et adorables).
Raphaël Monticelli
Au CDI, outre la liaison internet, il me faudrait un espace pour pouvoir écrire manuellement.
un espace propre (j’amène les livres), avec assez de place pour quelques outils (plumes, encrier(s), stylo divers etc.)

l’autobio... j’allais dire « ça n’est pas mon truc »... et puis... c’est l’une des pistes des bribes.

autoportrait plastique, ça peut ouvrir pleins de choses aussi
 
 

Cécile Carnet
Je commence début mars avec mes classes la séquence poésie et serais donc intéressée par une rencontre avec vous.
 La thématique que j’ai choisie : « la poésie miroir des rêves et des sentiments » (avec des auteurs classiques comme Hugo et Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, Eluard ...) Le poète renvoie à travers une parole individuelle le reflet de sentiments universels...
J’aborderai aussi d’autres pistes autour de la mission du poète, sa place dans le monde, et la poésie comme langue musicale (celle d’Orphée), incantation magique destinée à révéler des vérités cachées, à ouvrir d’autres espaces, à transfigurer le monde.....
 Quels ateliers proposez-vous aux jeunes ? Sous quelle forme ont lieu les rencontres, les échanges ?
Une de mes classes n’est pas du tout littéraire (STG) et certains garçons appréhendent même le travail sur la poésie... c’est une donnée à prendre en considération...
R. Monticelli
A la volée... Et sous réserve de révisions, discussions etc.
Je poserais le pb de la façon suivante :
1.- la poésie (l’écriture) peut être un moyen pour rendre compte de sentiments identifiés (je reste sur ce thème pour l’instant)
elle peut être aussi un moyen pour creuser l’expression de sentiments que l’on a du mal à cerner... ou encore pour produire des sentiments inconnus.
2.- on peut partir de ses propres sentiments pour écrire, les dire, les exposer...
on peut aussi partir non de soi même et de ses propres sentiments, mais des mots des autres (les mots sont toujours... ceux des autres). Qu’ils soient ou non organisés en textes.
3.- La notion d’atelier suppose qu’il y ait une matière à travailler, des outils et des procédures de travail... Dire aux élèves que la matières, c’est la langue, que les procédures sont repérables et utilisables par tous est, je crois, plus audible par eux (surtout les garçons) que de leur dire que la matière c’est... leurs propres sentiments... eux-mêmes.

Donnez moi les textes auxquels vous faites référence, nous verrons si nous pouvons partir d’eux (nous pourrons certainement partir d’eux).

Deuxième réflexion
Disons : l’objectif est de faire en sorte que des élèves se frottent à l’écriture en rencontrant sinon tous les thèmes que vous évoquez, au moins certains d’entre eux : le miroir des sentiments, l’universalité, la musicalité de la langue, le statut de la poésie et du poète (sa place, son rôle)
Le moyen, c’est la rencontre avec quelqu’un qui écrit (j’ai du mal à dire « poète » en parlant de moi. On prétend qu’il existe trois qualificatifs qu’on ne peut s’adresser à soi même : sage, saint et poète...), avec quelqu’un qui écrit, en relation avec le travail fait en classe.
L’organisation de la rencontre ? Tout est possible : individuelle et/ou collective, en groupe classe (captif) ou en atelier de volontaires.
Le nombre de rencontres : ça dépend de l’organisation de l’ensemble de la résidence, de votre projet pédagogique et de l’investissement des élèves. Réfléchissons y et voyez avec Albertine.
L’objectif pratique ? Une production d’écriture pouvant donner lieu à une restitution, une lecture collective ?
les modalités du travail ? A structurer en fonction de ce qui précède :
 l’échange questions/réponses est une étape difficilement contournable. Elle est assez facile à organiser. Satisfaisante, en général, et assez peu productive.
 la mise en place d’ateliers. Il faut que nous voyons d’abord ensemble et que ce soit négocié avec les participants élèves. C’est assez difficile à réaliser, la plupart du temps assez perturbant, mais en général ça devient jubilatoire, très productif et ça reste dans le souvenir comme une expérience forte.
 j’alternerais bien alterner ateliers de lecture et ateliers d’écriture.
Un mot encore :
Je suis assez « terre à terre »... Sur le statut du poète, par exemple, si vous en êtes d’accord, j’aimerais bien conduire une discussion sur qui sont les poètes, quel est le réseau de la poésie, comment on publie, qui lit, et quoi et comment etc...
J’ai mis en place un site personnel dans lequel les élèves pourront trouver de nombreux textes de moi. (cela n’interdit évidemment pas d’acheter des livres : ce n’est pas le même usage). Je propose, entre autres, une navigation aléatoire (un peu comme quand on feuillette un livre). Vous pourriez leur signaler l’adresse :
http://www.bribes-en-ligne.fr
Je me propose, quand nous aurons avancé dans notre échange, de signaler les quelques textes qui me sembleront le plus en rapport avec ce que nous aurons décidé de faire...

CC : J’aime l’idée que la langue est une matière, une glaise à travailler...
RM :je garde l’image de la glaise. C’est exactement ça...
CC : je suis allée sur votre site : j’aime beaucoup la Préface des Bribes, j’aimerais la faire lire aux élèves... pour les éclairer sur ce qui motive un homme à écrire, à devenir poète, sur le lien entre l’écriture et le rapport au monde...
RM : qu’ils ne s’y perdent pas
CC : dans ma précédente séquence sur les masques au théâtre, nous avons étudié entre autres le mythe de Dom Juan...
je serais personnellement intéressée de comprendre mieux en quoi vous voyez en Josué le « négatif » de Dom Juan, même si j’en perçois un peu les raisons...
RM : c’est très (trop ?) simple : Dom Juan est l’homme des promesses non tenues. Josué est celui qui réalise la promesse
CC : Josué est un personnage biblique qui me plaît beaucoup : bercée de culture biblique (’j’ai grandi dans une culture protestante dans laquelle la Bible a été mon livre de chevet), je suis curieuse de savoir pourquoi parmi toutes ces grandes figures de l’Ancien Testament, celle de Josué vous a particulièrement captivé
RM : voilà qui nous rapproche beaucoup. J’ai été élevé dans la foi catholique italienne. Pas très biblique. Mais je suis devenu un lecteur de l’ancien testament. Proche des cultures protestantes et hébraïques.
Mes théologiens préférés, lors de mon adolescence, étaient les théologiens protestants (Dietriich Bonhoeffer) et les catholiques de la libération.
Depuis, j’avoue avoir développé un faible pour la théologie juive.
Tout cela ne m’empêche pas d’être devenu tranquillement athée.
Ce qui ne m’empêche pas de considérer comme centrale l’image de Dieu et incontournable la personne du Christ. (et cette autre, de Saint François d’Assise)
Pour ce qui concerne Josué... C’est un nom donné par... les dieux (au sens où Valéry disait que les premiers vers viennent des dieux). La phrase « Josué avait lentement enclenché les mécanismes » s’est imposée un beau matin d’il y a quarante ans. J’ai mis quelque temps avant d’identifier qu’il s’agissait du Josué biblique. Celui qui conduit le peuple jusqu’à la terre promise prenant le relais de Moïse. L’homme qui fait tomber les murailles (et par la simple invocation du peuple : les trompettes, n’est-ce pas, n’y sont pour rien : elles ne servent que de signal). Il est le passeur.
Dans mon travail, Josué récupère des traits de quelques uns de mes passeurs. Au début, Jean Etienne Marie (le compositeur qui initia le micro-intervalle) et Michel Butor. Puis, au fur et à mesure, quelques autres, jusqu’aux DJs derrières leurs consoles.
Dans l’ancien Testament, j’ai quelques autres référents, notamment Jérémie, Job, l’écclesiaste, Daniel... Certains d’entre eux apparaissent dans les bribes, les autres, ici ou là, dans des textes sur l’art
CC : Pour revenir à des questions d’organisation, j’ai bloqué une heure avec chacune de mes classes (c’est peu, c’est court pour mettre en place des ateliers, mais en même temps c’est déjà un privilège pour les élèves d’entrer en contact avec un « vrai » poète « vivant » (ils perçoivent souvent la poésie comme une terre lointaine peuplée de défunts ou de figures abstraites : « le poète maudit », « le poète voyant », « le poète visionnaire » « le poète, guide spirituel des peuples » « le poète résistant ».... un échange de questions et réponses est une possibilité déjà très riche
RM : ok. Je suis à votre disposition... D’autant que je vois qu’il y aura un avant.. et sans doute un après.
Je viens d’ouvrir sur mon site un espace dédié à Michel Butor. Je vais y mettre je ne sais combien de textes (il m’a envoyé un millier de pages !). Les quelques uns en ligne (le geste d’écrire
et l’éloge du traitement de texte) visaient vos élèves. J’en mettrai d’autres
CC : Quelques textes que je compte étudier en 1re :
- « Elle était déchaussée, elle était décoiffée... »
_Les Contemplations_ de Victor Hugo, livre 1
- « Parfum exotique », « Un hémisphère dans une chevelure » de Baudelaire
- « Aube » de Rimbaud
- « Le rêve du jaguar » de Leconte de Lisle
- « La courbe de tes yeux ... » de Paul Eluard
RM : Merci. Je pourrai, à l’occasion, y faire référence.
CC : Avec ma classe de seconde, nous avons vu quelques poèmes romantiques ( Lamartine « Le Lac » ; Musset « La nuit de décembre ») dans le cadre de l’étude d’un mouvement littéraire : le romantisme ; et nous sommes actuellement dans l’écriture réaliste ( objet d’étude imposé sur le récit) : pourquoi ne pas travailler autour du regard que pose un écrivain sur d’autres formes d’art ( tableaux d’artistes...) ? j’aime bien montrer le lien entre poésie/écriture et peinture...
RM : oui, ça, c’est dans mes cordes.
Travaillons.
 

Cécile Lucet (seconde option arts plastiques)
Je vous écris ce courriel rapide afin de prendre un « premier contact » à propos de vos interventions au lycée Jean Aicard. J’ai en français une seconde qui fait arts plastiques en option facultative.
Le projet consisterait à approcher la notion de modernité en passant d’une oeuvre d’art choisie par l’élève à l’écriture poétique.
Au préalable, j’aurai étudié un peu avec eux Gernica (Picasso et Eluard), quelques haïkus je leur aurai demandé d’en écrire quelques uns.
 
 
Raphaël Monticelli
Le travail avec vos élèves est tout trouvé. Nous allons écrire à partir d’une oeuvre d’art., si vous en êtes d’accord. Il va falloir nous doter d’un petit cahier des charges, et calculer le temps nécessaire.
Je vous propose de passer de l’art moderne à l’art contemporain... Ce sera mon apport particulier.
Je vous engage aussi à signaler mon site aux élèves : j’y compile tous mes textes sur l’art (dans la rubrique « les rossignols du crocheteur »).

Réfléchissons... Les élèves pourraient présenter leurs textes et me dire comment ils ont procédé. Je pourrais leur dire comment je m’y prends moi même. Nous pourrions ensuite prendre une oeuvre et élaborer un texte à partir d’elle...

Il est possible que leur façon d’écrire sur l’art soit plus « spontanée », plus directe, moins immédiate que la mienne. Je me donnerais bien comme objectif de leur montrer en quoi l’élaboration d’un cahier des charges, d’une procédure d’écriture, peut, dans certains cas, être utile et efficace.

Les ateliers d’adulte que j’ai réalisé dans ce cadre ont duré en moyenne une trentaine d’heures. Nous devrons voir comment accélérer le rythme...

Enfin, vous pourriez me dire si vous envisagez de croiser ce travail avec votre option théâtre ?

Encore un mot : il faudra voir comment articuler le travail dans les diverses classes. Pour l’instant, il y a vous, et mesdames Benedetto et Carnet. Il faudrait aussi que je garde du temps pour mon travail d’écriture sans lequel la résidence n’a pas de sens.
 

CL : Je ne sais pas comment vous répondre car les termes que nous avons choisis sont asse ambitieux (modernité, art, cahier des charges, productions...) et que dans la réalité je vais pouvoir consacrer trois heures environ à ce projet avant que vous ne veniez et vous interviendrez environ pendant trois heures.

RM : Rafraichissez moi la mémoire : 3 heures avec les mêmes élèves, n’est-ce pas ? Réparties comment ces heures ?
CL : J’espère que dans ce laps de temps, nous aurons pu dire et faire quelque chose que les élèves pourront retenir.

RM : oui. Je crois que c’est possible

CL : Pour moi, l’essentiel serait qu’ils retiennent l’évolution des formes vers plus d’éclatement,de suggestion, d’immatérialité... l’idée que le poète se débarrasse des carcans parce que l’académisme ne dit plus rien aujourd’hui.

RM : très bien. Donnons nous cet objectif là.
Je prends « éclatement » comme idée majeure. Je retiens « suggestion ». Je verrai ce que je peux faire avec « immatérialité ».


CL : Comme je vous l’ai écrit, ils verront un peu un parallèle peinture/poésie à travers Picasso et Eluard (de manière superficielle) puis une rapide présentation du haïku et un petit temps consacré à l’écriture de haïkus, le tout durant à peu près 3 heures.
Je ne compte pas croiser tout cela avec le théâtre car ce ne sont pas du tout les mêmes élèves.

RM : ok.

CL : Je ne comprends quels textes les élèves vont vous présenter (à part les ébauches de haïkus), ni quel cahier des charges nous devons faire.


RM : oui... les ébauches de haïku... ce serait bien, je trouve... Vous (ou ils) pourriez m’en envoyer quelques uns, qu’en dites vous ?
Si « cahier des charges » ne convient pas, disons... marche à suivre. ou procédure à suivre... C’est, finalement, ce que nous sommes en train de faire.

CL : Je trouverais intéressant que vous écriviez avec eux (ou eux chacun de leur côté) un texte à partir d’un tableau. Un tableau pour tous ou un tableau chacun ?

RM : moi aussi... en trois heures, je crois qu’on peut faire du travail.
Je préférerais ne pas disposer d’un tableau par élève (ça devient trop compliqué à gérer, ça ne permet guère l’échange)
soit un seul pour tous, soit quelques tableaux répartis dans des groupes d’élèves...
Je disais « passer de la modernité à la contemporanéité »... Quelques uns des tableaux (sinon tous) pourraient être d’artistes contemporains. Les élèves pourraient ainsi travailler sur des oeuvres originales. (je fournirais les oeuvres, naturellement).
A ce propos nous avons deux solutions : soit travailler sur des oeuvres différentes du même artiste ; soit sur des oeuvres d’artistes différents.
Si nous travaillons sur des tableaux modernes, ce sera en reproduction, forcément. (j’ai bien quelques estampes, mais difficiles à manipuler)
pendant que je vous écris, je pense à une série de gravures (d’un artiste contemporain) qui nous permettrait assez de travailler sur l’éclatement et la suggestion, et un ensemble de sérigraphies d’un autre artiste dans une esthétique diamétralement opposée...

dites moi vos réactions à ce sujet...
3 heures... Important de savoir si elles sont ou non en continu. Ateliers par groupes d’élèves, chaque groupe une oeuvre, objectif sortir un texte par groupe (ou un par élève du groupe, nous verrons)... Tout à fait jouable, je crois.

pouvez vous me dire comment vous vous y êtes prise pour leur faire écrire des haïkus ?
 
 

 

 
 

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP