BRIBES EN LIGNE
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page d’accueil de de tantes herbes el pre page suivante ► r.m. a toi a - preliminaire prenez 3 la vie humble chez les aller à la bribe suivante a-t-il textes mis en ligne en mars aller à la liste des auteurs page précédente retour à il tente de déchiffrer, une fois entré dans la       assis   le texte suivant a antoine simon 14 giovanni rubino dit les céramiques et leurs attendre. mot terrible. rafale n° 4 on le références : xavier aucun hasard si se tu le sais bien. luc ne éphémère du 6 octobre entr’els nen at ne pui le 28 novembre, mise en ligne ainsi va le travail de qui la toile ou, du moins, la aller à la liste des dernier vers aoi avant dernier vers aoi       ç morz est rollant, deus en ad les parents, l’ultime je crie la rue mue douleur page suivante ► page pour accéder au pdf de chaises, tables, verres, noble folie de josué,             le dix l’espace ouvert au 1 2 questions aller à la bribe suivante       l’ 1 2 3&nbs a la libération, les cliquer sur l’icône page suivante ► page et   riche de mes page suivante ► page à cri et à quando me ne so itu pe       une « je suis un les photos et archives onze sous les cercles page d’accueil de carissimo ulisse, torna a il souffle sur les collines quelques textes onzième ço dist li reis : mougins. décembre carcassonne, le 06       force prenez vos casseroles et s’ouvre la 1 2 3 i)  au mois de mars, 1166 viallat © le château de voici des œuvres qui, le aller à la liste des auteurs neuf j’implore en vain carles respunt :   (à dans les hautes herbes i en voyant la masse aux       à rien n’est plus ardu       sur le aller à la liste des auteurs page suivante ► page 1 2 3&nbs  je ne voulais pas deus li otreit (la sue) aller à la bribe suivante 5) triptyque marocain pour daniel farioli poussant de pareïs li seit la page précédente page page suivante ► page c’est la chair pourtant toulon, samedi 9 antoine simon 29       soleil       objectif       droite aller vers bribes, livres 1 aller à la liste des auteurs cher.e.s ami.e.s vous pouvez tromper le néant  epître aux       en il y a des titres qui page suivante page voir les œufs de ils s’étaient 0- souviens-toi. sa langues de plomb a la 1 2 3&nbs le 15 mai, à les embrassées , cantilène le proche et le lointain lorsqu’on connaît une le plus insupportable chez  l’exposition  1 2 3&nbs page suivante ► page la mastication des   anatomie du m et antoine simon 6 cliquer pour rejoindre la attelage ii est une œuvre « je me tais.       parfois cet univers sans dernier vers aoi  ce qui importe pour présentation du projet tout en vérifiant page précédente ► de depuis le 20 juillet, bribes histoire de signes . 1 2 3&nbs   que signifie mes pensées restent « ces deux là       la cent dix remarques i► cent le scribe ne retient où l’on revient dentelle : il avait ce 28 février 2002. vous êtes dans les carnets le "patriote", dernier vers aoi bribes en ligne a       mé rafale n° 9 un page suivante ► page n’ayant pas le géographe sait tout     le cygne sur antoine simon 11       j’ cent dix remarques i► cent  de la trajectoire de ce  l’entretien madame est une torche. elle début de la mise en ligne de ( ce texte a la deuxième édition du  je signerai mon dernier vers aoi ce qui fait tableau : ce aller vers le musicien nègre le chêne de dodonne (i) le grand combat :       fourr&ea page suivante ► page       sur le le flot gris roule contre page suivante ► page (la numérotation des page suivante ► page aller à dernier vers doel i avrat, c’est un peu comme si, À la loupe, il observa « ah ! 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Article présent dans les rubriques : GÉRARD Anne /
Le tamis de l’ange
Publication en ligne : 7 janvier 2009
Artiste(s) : Nivese

Tu le sais
et je le vois à travers la dentelle de mes doigts
il y a
d’abord le souffle du vent
cette façon qu’il a de chanter parmi les branches
et de danser
de composer les masses de soleil parmi les branches
de mettre en amour la lumière du ciel
et les ombres sur le sol

je le sais
tu le regarderais des heures
surprise
de l’harmonie qui s’y joue avec cette fraîcheur qui coule sur ta peau


Au fond de tous les bruits du monde il y a
non les couvrant mais leur donnant cette tension
cette
insupportable tension
leur coloration leur tremblement leur déchirement
ce bourdonnement sourd qui jamais ne cesse
la rumeur continue de toutes les douleurs du monde



Il y a
ces corps d’enfants
aux souffles tièdes et apaisés
leur peau tendue
leurs yeux qui se ferment comme on les ouvrirait
émerveillés


il y a ces ombres
ces ombres de corps
ces simulacres
qui se délitent lentement
se démembrent
s’écartèlent
sans jamais mourir

ce bourdonnement sourd qui jamais ne cesse
la rumeur continue de toutes les douleurs du monde
et nous en vibrons nous en sommes assourdis et gourds et tremblants et déchirés

il y a
ce bourdonnement sourd
la rumeur continue de toutes les douleurs


Il y a le corps des femmes
nous savons combien il est tendre trop tendre
comme un rappel de nos naissances en nous
nous le savons
ouvert aux ondes de la terre et du ciel
il porte dans ses ombres toute la vérité toute la sainteté du monde

et ces pleurs en pluie qui te glacent
te
déchirent


il y a ces corps de femmes
ils donnent au monde formes et mesures
ils donnent
la beauté des anses et des baies
la fraîcheur sourde des sources la douceur des creux des rives des surgissements des écoulements
ils donnent
leur mystère aux grottes de la terre et aux voûtes du ciel
leur liberté d’engendrement sans fin aux nuages
leur respiration aux sous-bois et aux vagues
le paillettement de leurs yeux aux ciels de la nuit, leurs cheveux à la lueur des fleuves rivières étangs et mers leur salive à toutes les écumes et à toutes les vapeurs
ils donnent leurs odeurs et leurs saveurs aux feuilles de sauge à la pulpe des fruits au passage des animaux furtifs dans l’herbe dans le sable dans le ciel et dans l’eau

Et il y a
ce gémissement infini des femmes brisées
douloureuses du monde brisé
ce gémissement millénaire qui brise

Il y a
le vol des bombardiers les
bombes
les bombes en pluie
la douleur des mères la souffrance des
justes
ces pleurs noyés de sanglots tu
t’étouffes dans la souffrance en silence
sous le piétinement des exodes
dans le sifflement des balles
et le gémissement retenu de toutes les voix brisées
ce bourdonnement la rumeur continue des douleurs


Neige à peine posée sur le rebord du monde
tu trembles continument de toute la douleur du monde
prête à t’effacer
dans la fraîcheur d’une aube sous la clarté pâle de la lune

Et tu demeures là
où il y a encore
ce rêve ce désir
douloureux
de joie
cette soif du monde dans l’absence
cette approximation timide du bonheur

et encore
seul
sous la lune
dans la neige
ce chant
haut tendu
chant qui s’épure vers le haut
ce chant
dans le bleu
ce bleu
le chant

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