BRIBES EN LIGNE
c’est vrai le galop du poème me         haut var ► trois petits       normal 0 21 false fal  marcel migozzi vient de     au couchant couleur qui ne masque pas  dans toutes les rues mais jamais on ne page d’accueil de halt sunt li pui e mult halt il ne s’agit pas de madame déchirée pour marcel on a cru à       magnolia de nouvelles mises en iigne,  zones gardées de clers est li jurz et li <script     dernier vers aoi mise en ligne d’un 1254 : naissance de prenez vos casseroles et       objectif page suivante ► page le long de l’ombre de tantes herbes el pre 1 2 3&nbs antoine simon 27 le 15 mai, à une autre approche de autre citation abstraction voir figuration       longtemp mis en ligne durant montagnes de pour lire les textes de il n’était qu’un 1 2 3&nbs encore une citation “tu 1 2 3&nbs a l’extrémité du page précédente retour page suivante gérard dernier vers aoi leonardo rosa antoine simon 24 aller à la liste des auteurs page suivante ► page       jardin station 3 encore il parle       pass&eac dernier vers aoi descendre à pigalle, se préparer le ciel ii 1 2 3&nbs sommaire ► page suivante antoine simon 19       sur le bernard noël, droits cent dix remarques i► cent 1 2 3&nbs présentation du projet 1 2 3&nbs pour pierre theunissen la portrait. 1255 : sauver la vie c’est ne       ce qui       dans le aller à la bribe i au autre essai d’un  ce mois ci : sub en ceste tere ad estet ja 199* passé galerie       gloussem      & de toutes les ainsi fut pétrarque dans       st il y a des titres qui     le cygne sur       au station 5 : comment et combien       sur je déambule et suis abords de l’inaccessible textes mis en ligne en préparation des corps aller à 7) porte-fenêtre ou aux mots noyés dans       un sept (forces cachées qui       va ton page suivante ► page aller à la liste des etait-ce le souvenir       à   né le 7       enfant antoine simon 25 alocco, au château de       vu les c’est un peu comme si, un survol de l’annÉe quand c’est le vent qui       coude juste un mot pour annoncer   maille 1 : que         or un tunnel sans fin et, à raphaël monticelli : tu pour philippe     du faucon aller à la bribe suivante       et Ç’avait été la page suivante ► page « je suis un page suivante ► page j’ai longtemps       chaque quando me ne so itu pe 1 2 3&nbs vue à la villa tamaris les plus vieilles « voici cent dix remarques i► cent dernier vers aoi textes mis en ligne en avril polenta préparer le ciel i deuxième essai pour bruno charlotte, in page précédente le café rafale n° 7 un est-ce parce que, petit, on    au balcon       voyage deuxième suite page d’accueil de       é  tous ces chardonnerets       la deux mille ans nous sommaire ► page suivante merci au printemps des Éphémère du 22 juillet à       vedo la luna vedo le de la 1 2 3&nbs exode, 16, 1-5 toute page d’accueil de si elle est belle ? je         &n « h&eacut marché ou souk ou 1. il se trouve que je suis la rencontre d’une le chêne de dodonne (i) aller à la bribe suivante dernier vers aoi sommaire ► page suivante quel ennui, mortel pour "le renard connaît textes mis en ligne en juin   ciel !!!! {{}} on trouvera la ce jour là, je pouvais     faisant la       la  pour le dernier jour page d’accueil de page suivante ► page j’arrivais dans les page suivante ► page chants à tu mon recueil dernier vers aoi et si au premier jour il quel étonnant madame est toute on trouvera la video présentation du projet la question du récit   je n’ai jamais d’un côté mult est vassal carles de josué ne ouvrir f.a.t.a. i ► le       au pas la pureté de la survie. nul       la pie       à difficile alliage de l’éclair me dure, dans le pain brisé son retour à la recherche madame est une torche. elle aller à la bribe suivante les plus terribles de profondes glaouis       la dernier vers aoi       le       sur le textes mis en ligne en page suivante ► page dernier vers aoi j’aurai donc vécu sur       "j& toulon, samedi 9 la gaucherie à vivre, et ces  de la trajectoire de ce  tu ne renonceras pas. violette cachée ton       mouette antoine simon 14 chère florence  un livre écrit il arriva que reflets et echos la salle la terre a souvent tremblé       ton 10 vers la laisse ccxxxii l’appel tonitruant du       fourmi&n textes mis en ligne en août     double de pareïs li seit la page suivante page l’envers de page suivante ► page comment entrer dans une       je suis l’eau froide de l’anse page précédente retour rossignolet tu la       ".. epuisement de la salle, comme c’est  dans le livre, le pour accéder au texte au textes mis en ligne en       à a-t-il la mort d’un oiseau. 5) triptyque marocain sommaire ► page suivante le slam ? une ruse de avec marc, nous avons page précédente page dernier vers aoi       parfois page suivante ► page rafale 1 2 3&nbs À l’occasion de pas facile d’ajuster le en 1958 ben ouvre à       la       six       dans le sables mes paroles vous elle disposait d’une textes mis en ligne en fin première les ruelles blanches qui     son Éléments - sommaire ► page « la musique,       deux       é 1 2 3&nbs       " et il fallait aller debout giovanni rubino dit       " sur la toile de renoir, les le vieux qui   dits de       longtem et que dire de la grâce d’ eurydice ou bien de i.- avaler l’art par vers le sommaire des recueils derniers textes mis en en une, une œuvre de aller à la bribe suivante 1 2 3&nbs "l’art est-il la tentation du survol, à la terre nous abu zayd me déplait. pas toutes ces pages de nos sauvage et fuyant comme     " un soir à paris au les terrasses abandonnées il ne sait rien qui ne va  dernières mises éphémère du 2 1 2 3 quatrième essai de rien n’est plus ardu pour angelo (de)lecta lucta   monticelli raphael 510 035 page suivante ► page c’était une très jeune la toile ou, du moins, la embrasement du mantra gore 1 2 3 en sommaire ► page suivante       le vent  dernier salut au aller à la bribe suivante présentation du projet nouvelles mises en textes mis en ligne en pierre ciel jamais si entêtanteeurydice le peintre manuel casimiro pour gilbert page précédente ► page dernier vers aoi petit matin frais. je te glaciation entre la vie est ce bruissement très saintes litanies   ces sec erv vre ile antoine simon 10       mé bribes en ligne a       ruelle pour maxime godard 1 haute passet li jurz, si turnet a derniers peinture de rimes. le texte       au soir aller à l’échange sur       &       dans village de poussière et de page suivante ► page un texte que j’ai préparer le ciel i page suivante page page d’accueil de pour michèle gazier 1 ecrire les couleurs du monde       neige       " le numéro exceptionnel de la deuxième édition du       au aller à la liste des auteurs charogne sur le seuil ce qui ne pas négocier ne rafale n° 5 un pas de pluie pour venir aux barrières des octrois noble folie de josué,       l’ le chêne de dodonne (i) a ma mère, femme parmi et voici maintenant quelques  avec « a la page suivante ► page les petites fleurs des vous dites : "un antoine simon 6 ce texte m’a été 1 2 3&nbs c’est ici, me cet article est paru dans le quand les mots * il te reste à passer catalogue.03pdf.pdf voir document expo boltanski il faut aller voir 1) notre-dame au mur violet antoine simon 26       le écoute, josué,       sur le l’ami michel dans le vacarme des couleurs, la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : TASIC Miodrag /
Oeuvres
Publication en ligne : 5 janvier 2009
Première publication : 1997 / Monographies
Artiste(s) : Tasic (site)

LE PENDU (L’EXTASE)
Miodrag Tasic, Le suspendu, photo François Fernandez

La façon la plus assurée de ne jamais redescendre est de demeurer pendu. Je sais que la fascination de l’élévation, comme toute fascination, conduit à la mort. Je sais aussi qu’elle conduit tout aussi sûrement à l’extase qui est soit l’une des images majeures de la mort, soit l’une de ses étapes obligées : au moment, en effet, où le corps perd ses capacités du fait de l’étouffement, il libère aussitôt des substances apaisantes qui conduisent les mourants non seulement à accepter leur sort et à s’en réjouir, mais à en jouir dans la suspension pure de la contemplation.

 

LE GRIMPEUR
Miodrag Tasic, Le grimpeur, photo F. Fernandez

C’est parce que je voulais faire corps avec la terre que j’avais choisi de m’élever sans la quitter. Je savais aussi que mon élévation ne pouvait que suivre les traces de la terre et que, immanquablement, j’étais voué, m’étant élevé, à redescendre, et à retrouver les zones plus basses d’où j’étais parti.

 

LE PINGOUIN (LE PETIT HOMME TRISTE)

Je me voyais semblable à ces oiseaux des grands froids qui ont su mettre, entre la mort glacée et eux, une protectrice couche de graisse. C’est à elle qu’ils doivent la vie... et leur nom, qui signifie "gras" ! Ils gardent toujours pourtant, au fond d’eux, comme je le faisais moi-même, et jusque dans leur incapacité, désormais, à voler, le souvenir des temps décharnés où, entre le monde et eux, seule tremblait une pauvre épaisseur de peau que les os tendaient à rompre.

 

LE BOXEUR (L’ARBITRE)

 

Je me savais moi-même et l’autre. Si je m’adonnais à tous les jeux de l’agression, c’était pour chercher ce point d’équilibre où je pourrais, indéfiniment, cesser mon mouvement, et donner à l’immobilité la raison de contempler ce geste suspendu, simulacre d’éternité.

 

LE PROMENEUR

 

J’avais toujours voulu faire corps avec la terre. C’est la raison pour laquelle mes promenades étaient si lentes : chaque pas m’était l’occasion d’enfoncer ma plante dans le sol, d’y assurer sa trace, avant de l’élever sourdement pour un autre impact. L’ensemble de mon corps suivait alors moins le mouvement, qu’il n’assurait l’appui et ne creusait l’empreinte.

 

L’EMBROCHE (L’ENCASTRE)
Miodrag Tasic, Le noeud, Photo François Fernandez

J’avais appris, de la grande et vive douleur qui me soutenait et de part en part m’embrochait, que j’étais bien moi-même, et autre aussi que moi, puisqu’en même temps, je pouvais connaître une autre douleur, profonde, sourde, vibrante et continue, qui m’emprisonnait, m’entourait, me retenait et me comprimait dans les réseaux rigides de l’encastrement.

 

NEGRO VENUS

 

Je me savais homme et femme à la fois, délicatement membré et massivement chargé, hideux à force de masquer, derrière le vieillissement, les traits qui avaient été les miens, et, sous l’épaississement et l’expansion des chairs, ceux qui l’étaient encore, et beau de les rappeler de mes membres et de les suggérer dans la forme assouplie que prennent les chairs qui s’épandent. Je savais que j’étais Vénus Première.
 

A QUATRE PATTES

Quand j’ai voulu faire corps avec la terre, j’ai cherché le sol de mes mains, et j’ai retrouvé les postures de l’enfance, pleines de souvenirs animaux. A vrai dire, ni la paume de mes mains, ni la plante de mes pieds n’étaient vraiment en contact avec la terre ; mais l’avant bras et la tranche de la main à l’opposé du pouce, la jambe et le coup de pied : ainsi une plus grande surface de mon corps s’attachait à la terre, et ma poitrine et mon ventre s’en rapprochaient davantage.

 

LA FEMME POIRE

Je me savais moi-même et autre que moi, enfermée dans les replis de ma propre chair, je ne montrais plus de moi que mes membres, fins et déliés ; mes attributs sexuels s’y engloutissaient et s’y perdaient. J’étais donc ainsi homme ou femme, indifféremment ; la pesanteur seule modelait mon corps : la masse de mes chairs alourdies tendait à se rapprocher du sol, seulement retenu par une peau extensible.

 

LA FEMME POULET
Miodrag Tasic, Femme-poulet, photo F. Fernandez

Je savais que je pouvais être, indifféremment, homme ou femme. Si je me mettais à l’abri dans ma coquille souple de chairs, de graisses, d’eau et de peau, je savais qu’elle développait, tout autour de mon pubis, de grandes vagues qui pouvaient engloutir mon membre ou exagérer les dimensions de ma vulve ; la pesanteur seule modèlait ainsi mon corps, mais aussi la grande douleur qui de part en part me traversait sans cesse.

 

LE RAMPANT
Miodrag Tasic, Le rempant, photo François Fernandez

Parce que je voulais faire corps avec la terre, j’avais appris à me déplacer en demeurant aussi fermement et parfaitement que possible collé à elle. Vous le savez : nous sommes capables, ainsi, de reptation, ramenant cuisse et genou au niveau de la hanche et, après les avoir bloqués, nous servant d’eux comme appui pour pousser de manière à faire glisser la partie opposée du buste, assurant la position du bras et de la main, comme un grimpeur horizontal.

 

L’ENCASTRE (L’EMBROCHE)
Miodrag Tasic, L’encastré, photo F. Fernandez

Je me savais moi-même et autre que moi. A la fois souple de membres et pesant de corps. Quand toute ma masse ne tenait plus que par les solides construction qui l’enfermaient et l’encastraient, à l’image de ces insectes dont on dit qu’ils sont exosquelettes, je savais que je pouvais aussi être soutenu par la grande douleur qui, de part en part, m’empalait ou m’embrochait.

 

L’ARBITRE (LE BOXEUR)

Je me rêvais moi-même et autre que moi. A la fois jeune et vieux ; délié souple et pesant ; cherchant l’équilibre : ce point unique et précaire qui seul donne une raison active à l’immobilité, le moment où la force du boxeur s’interrompt sur le geste apaisant de l’arbitre.

 

L’ALLONGÉ

J’avais toujours voulu faire corps avec la terre : je posais mes chairs à même le sol humide, dans la boue tiède des origines où je faisais un lit ou un nid à mes exactes mesures ; je libérais du même coup mes pieds du poids de mon corps et de l’empreinte de la terre.

 

LE PETIT HOMME TRISTE (LE PINGOUIN)

J’ai toujours gardé en moi la grande pitié des temps décharnés : entre le monde et moi, alors, seule faisait protection une mince épaisseur de peau, tendue à crever par mes os. J’aspirais déjà à me charger du monde pour faire corps avec lui -l’incorporer. On dit que les oiseaux du grand nord ont mis, entre la mort et eux, une épaisse couche de graisse à quoi ils doivent leur nom. Il est vrai qu’ils en perdent leur puissance d’envol.

 

L’EXTASE (LE PENDU)

Il faudrait pourtant ne jamais céder à la fascination : elle conduit à la mort. Il faudrait pouvoir s’élargir sans trêve, sans retenue et sans honte, ne pas essayer de fixer la moindre contrainte, la moindre sangle, refuser l’extase qui naît toujours au seuil des pertes.

 

L’APLATI

J’ai toujours voulu faire corps avec la terre, m’y fondre, m’y confondre, devenir petite masse adhérente à sa masse, microscopique verrue, aussi lente et sourde qu’elle.

 

LE CERCLE

J’ai toujours voulu faire corps avec la terre, avec la matière profonde et féconde de la terre, devenir elle, en elle me confondre, devenir un avec l’image même de la terre, masse revenue à la terre, inscrite à l’intérieur du cercle, indéfiniment suspendue et dérisoirement hiératique.

Miodrag Tasic, Allégresse, photo F. Fernandez

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP