BRIBES EN LIGNE
ma mémoire ne peut me page d’accueil de le peintre manuel casimiro       le ciel       sur le préparer le ciel i       reine rien n’est plus ardu l’illusion d’une il n’était qu’un le 15 mai, à sites de mes     ton plaisir 1- ai-je reçu une today i eat my         bribes dans le nid de présentation du projet karles se dort cum hume i) dieu doit-il présenter une autre approche de buttati ! guarda  la brume. nuages il ne sait rien qui ne va page suivante ► page aller à la bribe suivante j’aurai donc vécu sur attendre. mot terrible. pour raphaël béatrice machet vient de page suivante ► page je serai toujours attentif à       l’ le chêne de dodonne (i)   j’ai souvent montagnes de       soleil la terre a souvent tremblé       su lou  hier, 17 1) notre-dame au mur violet oui la le dernier recueil de nous serons toujours ces  dernier salut au monde imaginal, epuisement de la salle, non, björg, s’il etudiant à naviguer dans le bazar de       force la prédication faite un soir à paris au aller à la liste des auteurs derniers vers sun destre il faut laisser venir madame elle ose à peine premier vers aoi dernier page d’accueil de dans le monde de cette réponse de michel page suivante page madame, c’est notre et si au premier jour il cristina m’avait demandé parmi les éditeurs la difficile question des Éditeur : la diane     les provisions       bâ       objectif chaque automne les ce mot comme à la hâte antoine simon 23       sur le le chêne de dodonne (i) pour egidio fiorin des mots aller au sommaire de pablo    en ouverture de l’espace       sur les ou aux mots noyés dans de tantes herbes el pre eurydice toujours nue à présentation du dans le respect du cahier des le lourd travail des meules bien sûr la page précédente ► page il aurait voulu être huit c’est encore à dans l’innocence des violette cachée ton       magnolia c’est un peu comme si, dans ma gorge       le vent pour qui veut se faire une pour alain borer le 26 alain lestiÉ un art de la page suivante ► page si j’étais un mais non, mais non, tu le voici devant la toile 1 la confusion des       les aller à la liste des auteurs       sur le dernier vers aoi aller à la liste des auteurs       vu les bernard noël, droits raphaël monticelli 30 juin je me souviens qu’à propos textes mis en ligne en cette machine entre mes préparer le ciel ii j’ai perdu mon pour michèle auer et gérard un verre de vin pour tacher depuis le 20 juillet, bribes effrayante humilité de ces j’ai travaillé pour max charvolen 1) les carnets éclaboussés 2 aller à la liste des auteurs     m2   antoine simon 10 page suivante ► page et combien paul i voici. "il y aurait eu un page suivante ► voici donc       la toutes ces pages de nos clers est li jurz et li j’oublie souvent et       sur la pas même sommaire ► page page suivante ► page malgré ses formules le recueil de textes cet univers sans toutefois je m’estimais       bien le travail de bernard de profondes glaouis bernard noël en débat edmond, sa grande textes mis en ligne en les textes mis en ligne les parents, l’ultime commençons donc par mougins. décembre         je suis celle qui trompe textes mis en ligne en juin  c’était aller à la liste des auteurs présentation du projet art jonction semble enfin d’ eurydice ou bien de nu(e), comme son nom le long de l’ombre hommage à rené (vois-tu, sancho, je suis dernier vers aoi la réserve des bribes année 2019 ► albert écoute, josué, page suivante ► ce pays que granz est li calz, si se prenez vos casseroles et il a surgi sans crier antoine simon 31 et tout avait pour hélène dubois 1)       é références : xavier alla lingua lingua madre toujours les lettres : page d’accueil de grande digue est dispersée ce <script     « l’essentiel est vers les voix de l’ange antoine simon 17 la vie est ce bruissement j’ai parlé accéder à l’article aller à la bribe suivante dans le flou des souvenirs...       maquis dernier vers s’il       à       ce sequence page suivante ► page et que vous dire des notre but n’est pas de le chêne de dodonne (i) torna a sorrento ulisse torna   encore une antoine simon 20 dernier vers aoi commençons donc par le 1) reflets et echos la salle   ces sec erv vre ile       jonathan nice, le 18 novembre 2004 quel étonnant bernar venet - page suivante ► page s’égarer on (dans mon ventre pousse une « non, peut-être ses mains aussi étaient    tu sais li emperere par sa grant le poiseau de parisi mon l’évidence     chant de photos de frédéric  monde rassemblé le flot gris roule contre tant pis pour eux. l’erbe del camp, ki de soie les draps, de soie normalement, la rubrique le slam ? une ruse de cent dix remarques i► cent     le quelques autres aller à la bribe i au madame, vous débusquez posté sur facebook sorti de       coude il était question non    courant dans les écroulements quai des chargeurs de ce qui importe pour villa arson d’exposition en   pour olivier nouvelles mises en sauvage et fuyant comme mathieu bénézet : mon avant-dire  “... page précédente retour   (dans le les plus terribles       fourmi&n chers élèves du collège       les des quatre archanges que    nous       dans la gardien de phare à vie, au abords de l’inaccessible si vous entendez le lac au rayon des surgelés page précédente ► page page suivante ► page très saintes litanies pour robert pas de pluie pour venir madame chrysalide fileuse aller à la bribe suivante   entrons maintenant    de femme liseuse textes mis en ligne en dernier vers aoi je reviens sur des préparer le ciel i sommaire ► page suivante       droite avant dernier vers aoi       la l’homme est baous et rious je suis au centre des quartiers de     pour accéder cent dix remarques i► cent dernier vers aoi       je       devant arbre épanoui au ciel aller à la bribe suivante lorsque martine orsoni quant carles oït la jean dubuffet : honneur il tente de déchiffrer, raphaËl dernier vers aoi page suivante ► page  au travers de toi je cent dix remarques i► cent d’abord l’échange des page suivante page page suivante ► page     &nbs       je me page suivante ► page vers jean-jacques, peintre l’envers de   iv    vers dernier vers que mort       banlieue envoi du bulletin de bribes   six formes de la je suis page suivante ► page station 3 encore il parle  de même que les me voir aussi boltanski galerie etait-ce le souvenir       pav&eacu dernier vers aoi À alessandra onzième « (…) et il dans les carnets mes pensées restent pour pierre theunissen la aller à la bribe suivante cliquer sur l’icône biboon. plus qu’une saison.       dans   je ne comprends plus page suivante ► page page suivante page antoine simon 16       araucari j’pense à toi bruno "la musique, c’est le présentation du projet carissimo ulisse, torna a il n’y a pas de plus page suivante ► page textes mis en ligne en mars troisième essai  pour jean le archipel shopping, la bribes en ligne a sommaire des contributions À l’occasion de       mé c’est la chair pourtant merci au printemps des aller à la bribe suivante bribes en ligne a       dans ce 28 février 2002.   se aller à la liste des auteurs sommaire ► page suivante c’était une eloge de la boite aux antoine simon 28 page suivante ► page       un madame déchirée mon cher pétrarque, page suivante ► je suis né voir document expo boltanski       les page d’accueil de comment entrer dans une       &nbs rossignolet tu la il pleut. j’ai vu la le vieux qui c’est une sorte de page suivante ► page il semble possible    si tout au long ils sortent page suivante ► r.m. a toi       ( coupé le son à je rêve aux gorges beaucoup de merveilles in the country       avant textes mis en ligne en juin patrick joquel vient de faisant dialoguer dieu faisait silence, mais la liberté de l’être la parol

Retour à l'accueil
CLXII

Première publication : 17 décembre 2008


"Je me tais. Pour taire. Tout ce que je fais taire en moi. Tout ce que je tais de moi. Je suis tu".
Je n’ai pas vu mourir mon arrière grand-mère. Elle avait été mon Jacques de Varazze, bien qu’elle ne m’ait jamais parlé de lui, et que je doute qu’elle ait même connu son existence. Je ne l’ai pas vue mourir. C’était un matin de juillet. On me dit que qu’elle mourut ses ablutions faites, alors qu’elle était assise à la grande table de la cuisine. Morte comme on s’assoupit. Sans bruit. Je ne sais plus où j’étais alors. Je me souviens seulement de l’avoir vue étendue sur le petit canapé où elle m’obligeait, enfant, à faire un semblant de sieste, près du vaisselier en poirier façonné par mon arrière grand père. Les deuils des villages italiens sont bruyants et spectaculaires. Et j’éprouvais plus d’étonnement que de honte de ne pas me mêler aux pleurs et de ne ressentir aucune des émotions dont on dit qu’elles sont liées à la mort des proches, tristesse, angoisse, désespoir. Pas même une larme. Marie Louise venait de rendre au monde un peu de son équilibre et je savais, pour l’avoir appris d’elle, qu’elle ne disparaissait pas vraiment et même qu’il me restait, accrochée aux choses qu’elle avait touchée, comme elle retrouvait la geste, la main, la chaleur d’Ephraïm, dans le bois du vaisselier ou dans la forme du mortier où les poules allaient picorer l’eau, une part d’elle qui durerait encore après ma propre mort. Je ne sais plus qui m’a aidé à soulever le corps fragile, léger, aérien, et comme encore habité, pour le mettre en bière. Je ne pensais qu’à elle, lui parlant comme si, vraiment, je ne devais plus jamais la revoir et comme si, inerte et absente à mes yeux, elle ne pouvait que demeurer là toujours. Je lui parlais comme j’avais vu elle-même le faire avec ses morts, mais dans le silence et le dedans de moi, sans me mêler aux lamentations et sans les entendre, moi qui ne l’avais jamais entendu se lamenter. Je lui parlais pour laisser sourdre et se répandre encore entre nous les eaux intimes de l’affection comme si je craignais que la source pût s’en tarir, et lui laissais le temps de répondre, de laisser, entre mes mots, se glisser ses phrases dans la douce rugosité dialectale qui écrasait les voyelles er faisait se heurter les consonnes et que je répétais souvent ravi et amusé, les mots d’une langue resserrée, roulant graviers et galets, criblée de sables et diluant les boues, une langue qui ne cherchait pas à séduire et consoler parce que nous n’avions pas besoin d’être consolés dans ce dialogue entre une enfin morte et un encore pour un temps mourant.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP