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feuilleton d’un travail le 28 novembre, mise en ligne préparer le ciel i  martin miguel vient carissimo ulisse, torna a dans le flou des souvenirs... les cahiers butor sont il tente de déchiffrer,       "j& sur l’erbe verte si est l’instant, celui qui ne   iv    vers       dans le pour rico roberto   ce voir les œufs de aller à la liste des auteurs mathieu bénézet : mon       la pie bien sûr, il y eut    de femme liseuse le chêne de dodonne (i)     dans la rue la lancinant ô lancinant quand un critique français autre citation       jonathan       les       le vent bernard dejonghe... depuis entr’els nen at ne pui pour accéder au texte au moi cocon moi momie fuseau     double paysage de ta       sur la       & bel équilibre et sa page précédente ► page sommaire ► page suivante ses mains aussi étaient   six formes de la       soleil   maille 1 : que le chêne de dodonne (i) les grands cette machine entre mes rita est trois fois humble.       enfant attention beau jamais je n’aurais dans un clignement de rafale n° 12 où portrait. 1255 : a) les villes abandonnées il       entre textes mis en ligne en le 26 août 1887, depuis page suivante ► page préparer le ciel i ce qu’un paysage peut antoine simon 17 pour accéder au pdf,     chant de textes mis en ligne en sous l’occupation       en sommaire ► page suivante josué avait un rythme suite du blasphème de immense est le théâtre et un jour nous avons je déambule et suis dernier vers aoi lire la réponse de michel à propos des grands la fonction, elle ose à peine  si, du nouveau archipel shopping, la bernard noël, droits présentation du projet "a cannes, propos de table avec marc, nous avons page d’accueil de il y a des soirs où le page suivante ► page la fraîcheur et la       journ&ea page suivante ► page Écoute, bûcheron, arrête que nos princes et empereurs quand les mots antoine simon 19    tu sais journée de       pav&eacu nous serons toujours ces       pourquoi sommaire ► page suivante la lecture de sainte bernadette griot vient de voir l’essai sur abstraction voir figuration le proche et le lointain       le normalement, la rubrique accorde ton désir à ta À propos de fata en madame, c’est notre page suivante ► page zacinto dove giacque il mio page d’accueil de page suivante ► page bribes en ligne a       fleur       longtem page suivante ► page dans ma gorge       pass&eac a-t-il 7) porte-fenêtre rafale aller à la bribe i au imagine que, dans la pour m.b. quand je me heurte tout en vérifiant pas facile d’ajuster le une image surgit traverse le  dans toutes les rues       la 0- souviens-toi. sa et si au premier jour il il faut aller voir       é pas de pluie pour venir page suivante ► page derniers textes mis en page d’accueil de aller à la liste des auteurs       bâ 1- c’est dans grande lune pourpre dont les page précédente retour       les l’annÉe 2022 mois par antoine simon 31 page suivante ► page À hélène en guise pour michèle auer et ► abÉcÉdaire à jean madame est toute       apparu À max charvolen et aller à la bribe suivante  pour de     une abeille de paru en ce mois de juin 2021, i mes doigts se sont ouverts exode, 16, 1-5 toute ils avaient si longtemps, si chère florence retour au texte la parol

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MICHEL DIAZ

Comme une porte au vent
© Michel Diaz
Publication en ligne : 21 juin 2022
Clefs : 2022 , prose poétique

À Alessandra Pizarnik


« C’est contre la mort que j’écris comme on écrit contre un mur. »

Alain Borne, La nuit me parle de toi


« J’écris contre la peur. Contre le vent et ses serres qui se logent dans mon souffle. »

Alessandra Pizarnik, L’Enfer musical

++++

tu es née sur un signe de la lumière qui partage toujours avec nous tes moissons, une lumière de feu triste où le jour se consume, celle-là qui furtivement s’apitoie, au pied des murs blessés, sur les pauvres herbes qui s’opiniâtrent

parfois ton corps s’éclaire de l’intérieur et souvent s’obscurcit comme fume une lampe, sans cesser de parler sa langue silencieuse en mots qui viennent de si loin, patiemment tracés à la craie sur le tableau noir de tes veilles

chuchotant toujours la question : où trouver le lieu du passage, le cœur même de ton désir, ce désir dont personne n’a la couleur ?

++++

tu ne fus qu’illicite incursion, ailée de vents contraires mais sans supplications adressées aux dieux sourds qui hantent la pénombre, une aveugle incursion qui ne fut rien que vilain temps aux vitres froides de l’enfance

depuis lors, tu ne sus jamais regarder le soleil fixement, chaque nuit s’achevant en lagune dans les radoubs de l’aube

tu luttais pourtant à lèvres blessées contre la fatalité des bourrasques, les portes qui battaient au vent, et la caravane indigente des rêves t’enseigna peu à peu à pétrir le pain de ta parole– qui avait goût de cendre, la soupe de tes soirs la lenteur du silence et des larmes, et souvent tes mains frissonnaient dans l’eau grise du temps

++++

il ne suffisait pourtant pas d’épeler son feuillage pour sentir le vent vert féconder l’olivier, ni d’emprunter leurs bracelets aux pluies pour mûrir dans la chair des saisons

un seul fil d’amitié te rattachait au monde, un fil ténu ténu mais opiniâtre que la soif séchait à tes joues

– mais te tournant toujours, te retournant, entre le oui le non roulés sur la litière des questions, spasmes d’amour sueurs d’angoisses, payant tribut au sang qui rince le lichen d’une longue insomnie incrustée dans la pierre des nuits

fenêtre aveugle où vit collé un front meurtri, un poumon hésitant, une bouche quêteuse de la moindre lueur d’aurore, quelque chose pleure dans l’air

++++

il ne faut plus que tu aies peur puisque, je sais, ton cœur peut aussi battre à l’aise derrière le seul arbre de tes doigts qui ont pour bagues l’horizon

puisque pareille à la rivière tu charries encore, sombre et tremblante, cette clarté de sable fin et pur comme une tresse de soleil enlacé à sa propre brûlure

que l’air pesant sur tes épaules se rappelle ta voix de saule nu dont les mots, l’autre côté de la nuit, s’éparpillent en gouttes de sel

++++

pensant à toi, je pense aussi à une flamme grave, lys de la barque des morts, devenue lys et flamme brillant dans le sommeil des flammes telle une lampe de nuages

et qui, sinon le feu de cette lampe, aux liseraies de tes poèmes veille en silence dans les nœuds d’un cœur nourri aux très nocturnes sources d’une lumière déchirée ?

++++

tu vécus ici-bas, comme on boit lentement un poison, le cœur empli de fleurs tragiques, une main serrée sur la gorge, avec ce goût d’écume verte, ne savais de tes jours qu’une peur lumineuse, et cette voix qui t’entraînait vers l’autre rive

souffle toujours en équilibre entre la transcription des sédiments de la mémoire et la trace en perpétuelle expansion de cette incurable douleur, une éclisse au genou du temps, avec la nuit devant, toute la nuit derrière, la nuit dans la poitrine, chemin d’une inconsolation qui creuse sous la neige et marche vers la mer

tu n’appartenais tout simplement pas à ce monde, habitais la lune avec frénésie, ne voulais qu’apprendre à dormir dans la calme respiration d’un animal qui rêve, sous un drap qui tombe en poussière, regardant tes yeux esseulés

++++

c’était chemin de craie que la mémoire sous les pieds dérobe, sans cesse renaissant, comme un pont dévorant le vide confondrait la première et l’ultime enjambée de ses arches, comme crépuscule et aurore sont à jamais la même nuit

chemin de cendre, de sable de velours de ronces, une ombre nous précède qui nous tient au bout de sa chaîne

et l’on a froid sous l’arbre de son sang, et l’on jette ses mots vers le ciel comme une bague au fond d’un puits

et l’on couche son cri dans le dortoir des feuilles, et l’on voudrait enfouir son souffle dans un nœud d’oiseaux endormis, au creux même de sa présence, les yeux écarquillés sur la blancheur du rien

++++

la nuit, te disais-tu, est le seul mot que rien n’érode, l’espace d’une errance aux obscures frontières

un silence où l’on mange sa bouche, où l’on boit son regard, où l’on pose ses nerfs, où l’on patauge dans sa bourbe, où l’on s’avance à reculons dans un présent au cou tranché, où l’on s’embaume dans l’absence et dans l’oubli du devenir

je ne sais quoi de pâle, un nom saigné aux quatre veines, une ride poudreuse, un rire déserté

car le chemin de l’écriture est chemin dans la mort

++++

se taire, seulement te taire, ainsi qu’un arbre défeuillé se penche vers le fleuve, toujours plus bas, pour se perdre dans son image et que les oiseaux rament, à flanc de crépuscule, traînant la chanson triste de leurs ailes dans la pluie

être de ce lointain, habité, habitable, qu’est la transparence de son visage

épouser à jamais le silence, comme une corde brusquement tendue suspend l’éclat trop tapageur d’une ronde inutile

++++

tu es morte sur un ordre de ta raison, à l’oblique d’un soleil froid, ne trouvant qu’en lui seul ta propre justification

nous laissant sur le bord de tes lèvres un baiser de salive sèche, un éclat de parole brisée, une adresse illisible et une clé rouillée

une question posée sur ton silence comme un document de douleur où le vent abandonne, ténue, la réponse indécise des feuilles de l’automne

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