BRIBES EN LIGNE
dernier vers s’il voir les œufs de retour au pdf sui generis à claude held patiente la je désire un pour daniel farioli poussant dernier vers aoi accéder à l’article       dans la dans ce périlleux         or       le long pour andré assise par accroc au bord de le 26 août 1887, depuis vous êtes sommaire ► page suivante   la baie des anges       st       le vent 1 2 3&nbs oiseau tranquille au vol       à la fraîcheur et la able comme capable de donner granz est li calz, si se derniers vers sun destre cent dix remarques i► cent madame est une torche. elle     rien éphémère du 2 petit souvenir travail de tissage, dans       su lou       bien page suivante ► page  un livre écrit page suivante ► page le proche et le lointain macao grise traversé le lieu-dit de dernier vers aoi       ".. d’ eurydice ou bien de  avec « a la       gloussem préparer le ciel i Ç’avait été la       je abu zayd me déplait. pas tout est possible pour qui       je me Éphémère du 22 juillet à  epître aux page suivante ►   les  l’écriture je me souviens de page suivante ► page la chaise, le châssis, le  il est des objets sur     vers le soir       o 1 2 3&nbs j’ai donné, au mois       la à propos “la deus li otreit (la sue) pour nicolas lavarenne ma page suivante ► r.m. a toi       cerisier vous avez   nous sommes       ce sans être grand 1 2 3 en de proche en proche tous la fraîcheur et la envoi du bulletin de bribes     une abeille de ils avaient si longtemps, si   au milieu de dans la caverne primordiale rafale page suivante ► ce pays que lancinant ô lancinant à sylvie dernier vers doel i avrat, page d’accueil de dernier vers aoi un temps hors du je déambule et suis 1 2 3&nbs madame est la reine des       l’ page suivante ► page "l’art est-il préparer le ciel i page suivante gérard ] heureux l’homme  née à deux mille ans nous il arriva que du bibelot au babil encore  la toile couvre les je ne sais pas si je t’enfourche ma le texte qui suit est, bien     sur la pente bel équilibre et sa j’pense à toi bruno il y a des mots, mais comme       le je n’ai pas dit que le l’attente, le fruit quando me ne so itu pe       le ciel il ne s’agit pas de la bouche pleine de bulles bruno mendonça les petites fleurs des       sur éphémère du 6 octobre       au la chaude caresse de page suivante ► page 1 2 3 dernier vers aoi page précédente page reflets et echos la salle       dans le ils s’étaient 1 2 3&nbs page précédente ► de 1 2 3&nbs il ne sait rien qui ne va 1 2 3&nbs pour accéder au texte, dieu faisait silence, mais marie antoinette 1 2 3 ce paysage que tu contemplais       dé       pass&eac jusqu’à il y a  le "musée cent dix remarques i► cent rafale n° 9 un siglent a fort e nagent e       m’ antoine simon 9 autres litanies du saint nom chers élèves du collège 1 2 3&nbs       pav&eacu le 26 août 1887, depuis me 7) porte-fenêtre ainsi fut pétrarque dans mouans sartoux. traverse de 1 2 3&nbs dans l’herbier de ses aller vers bribes, livres 1 tant pis pour eux. textes mis en ligne en introibo ad altare sixième on peut croire que martine dernier vers aoi mais non, mais non, tu dans les carnets       au fond page suivante ► page  zones gardées de dans ma gorge pour accéder au pdf,  je signerai mon et   riche de mes pour accéder au texte, les photos et archives antoine simon 31 quand c’est le vent qui le nécessaire non le geste de l’ancienne, pour jean-louis cantin 1.-     tout autour       vaches     les fleurs du 1 2 3&nbs a-t-il cyclades, iii°       avant et…   dits « pouvez-vous textes mis en ligne en avril même si       " tous ces charlatans qui s’égarer on si tu es étudiant en présentation du projet mult ben i fierent franceis e préparer le ciel i j’ai changé le page suivante ► page page suivante page c’est — pense-t-on - aller à la bribe i au présentation du projet sommaire ► page suivante     chant de       sur le aller à la bribe suivante quel ennui, mortel pour pour robert   ces notes pour écouter la lecture, antoine simon 12       au le temps passe dans la page d’accueil de À l’occasion de aller à la bribe suivante peinture de rimes. le texte  mise en ligne du texte textes mis en ligne en juin tout en vérifiant 1 2 3 i) (de)lecta lucta         sur le les éditions colophonarte pour le prochain basilic, (la aller au texte nous sommes page suivante ► page page d’accueil de       &nbs     du faucon j’ai perdu mon page suivante ► page       il       midi clere est la noit e la sommaire ► page suivante deuxième suite dernier vers aoi passent .x. portes, dernier vers aoi antoine simon 19 page d’accueil de est-ce parce que, petit, on retour vers le musicien antoine simon 27 textes mis en ligne en avril       nuage       jardin sommaire ► page suivante     " autre essai d’un  ce mois ci : sub je sais bien ce qu’il seul dans la rue je ris la page suivante ► page saluer d’abord les plus tristan_cabral_a_l_e page suivante ► page page suivante ► page et te voici humanité   voici donc la       quand la mastication des la légende fleurie est       chaque il y a tant de saints sur aller à la bribe suivante de la bribes en ligne a       pourquoi aller à la liste des auteurs les terrasses abandonnées page suivante ► page le film sur annie sidro et le charogne sur le seuil ce qui art jonction semble enfin page précédente page approche d’une       sur la nous dirons donc inoubliables, les les amants se aller à la bribe suivante       bruyante dimanche 18 avril 2010 nous ce jour-là il lui       et     &nbs il existe deux saints portant page suivante ► page clquez sur 1 2 3&nbs très malheureux... toulon, samedi 9 le plus insupportable chez apaches : page suivante ► page la littérature de       la pour bruno charlotte, in l’ami michel ainsi va le travail de qui le thème préparer le ciel i aller à la liste des "a cannes, propos de table les installations souvent,       pass&eac il avait accepté pour lire les textes de rafale n° 3 des page suivante page antoine simon 10 page suivante ► page sommaire ► page suivante       les   né le 7 les dernières sauvage et fuyant comme rafale dernier vers aoi lire chronogaphie (bribe 133 1 2 3&nbs « ces deux là pour marcel cet article est paru dans le dernier vers aoi aller à la bribe suivante    il pour frédéric le grand combat : page suivante ► nous page suivante ► page j’ai relu daniel biga, dessiner les choses banales       le douce est la terre aux yeux 1 2 3&nbs carissimo ulisse, torna a tu le sais bien. luc ne sommaire ► page page suivante ► page sommaire ► page suivante a la libération, les   que signifie on a cru à deuxième essai     l’é pour qui veut se faire une 1 2 3&nbs       est-ce 1 2 3&nbs aller à la liste des auteurs  l’exposition  grande lune pourpre dont les sommaire ► page suivante       préparer le ciel i il souffle sur les collines   maille 1 : que aller à la bribe suivante deux nouveauté, li quens oger cuardise 0- souviens-toi. sa s’ouvre la antoine simon 28  les œuvres de 1 2 3&nbs 1 la confusion des quatrième essai de elle dit la main qui fut le pour accéder au pdf de j’ai longtemps       mé ( ce texte a dans l’innocence des       gentil chercher une sorte de sommaire ► page suivante pénétrer dans ce jour, ço dist li reis : la parol

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Et voici maintenant quelques indications sur les dernières cotations

Une autre folie, dite Enfance de Roland
La colère, la rage pour être plus précis, m’était d’une étrange et amère douceur ... Il est vrai que chacun, chez nous, à sa façon, la cultivait. Froidement par certains qui avaient atteint le plus grand âge, elle avait une saveur de justice sacrée. Plus violemment chez d’autres, entre deux âges, elle permettait au trop plein de rancœurs et de retenues de se libérer d’un coup sous le silence distant des anciens et la panique des plus jeunes ; à l’état endémique chez les femmes depuis longtemps mûries, elle chargeait de fiel chacun de leurs gestes, chacun de leurs mots, les entourait d’un parfum aigre et raidissait jusqu’à leurs caresses d’une sorte de dureté osseuse. Les filles explosaient en murmures vibrants, rougissaient, faisaient mine de trépigner. Et couvrant tout cela, donnant aux jurons les plus communs leur dimension blasphématoire, élargissant aux dimensions du mysticisme ce que pouvait avoir d’insupportable pour l’esprit et le cœur la vision de la rage, l’ire de Dieu lui même, l’ira di Dio expression constamment reprise et comme manifestation de sa puissance. Oui, j’ai été, de ce point de vue, à bonne école. Ça n’enlevait rien à la tendresse ni à la profondeur des relations, mais il fallait sans doute que la rage explose parfois, que le quotidien, le routinier bascule dans le drame, que l’on puisse se lancer sur une scène provisoire, porteur d’une violence qui échappait à toute norme. J’avais acquis dans ce domaine un incontestable talent. J’étais nerveux, disait-on, je ne savais plus ce que je faisais ... J’aurais donné cher pour ne pas savoir... Le fait est que je savais et que je me plaisais à me voir furieux, à m’entendre proférer d’irréalisables menaces, de longues plaintes, des lamentations, a porter des jugements d’autant plus durs et définitifs que l’on ne pouvait m’en vraiment rigueur, mais qu’ils modifieraient l’attitude que l’on avait à mon égard ; j’aimais me désarticuler, me cogner, m’effondrer, verser des larmes, souffrir, haleter, perdre le souffle ; on tachait de me calmer, de me faire revenir à la raison, on prétendait que l’école ne me valait rien, que j’étais trop sensible, que ma nature était tortueuse ...
Crier à en perdre la voix, tenir longuement, dans un mot, un 0 ou un A, parvenir à des sons rauques à en irriter la gorge, à en faire bourdonner les oreilles, frapper les murs du plat de la main, s’y coller, taper de la tête, se laisser choir, gémir, à la limite de l’audible et sentir son cœur battre plus fort, sur son rythme moduler la plainte, jouer encore du souffle, se laisser aller à l’engourdissement, se détendre, délicieusement affolé, sur la fraîcheur du sol, comme distant de soi-même, se contempler, saisir les murmures, bruits de voix, bruits de pas, ne supporter aucun contact, ne pas répondre , supplier, quémander la tranquillité, parler de la mort, rechercher l’oubli, se passer doucement la main sur le visage, sur les bras, respirer plus profondément, jouir de la paix ; solitude, sans indifférence ; se prendre à avoir peur de soi-même, se demander jusqu’à quel point on joue, si l’on aurait été capable de ne pas commencer, s’étonner de sa lucidité, s’en vouloir de son cynisme, se rassurer : la comédie n’est pas pêché mortel ; sourd ricanement intérieur, blasphème tranquille, froid, prononcé clair, effroi de s’entendre, décision de cesser le jeu, de chercher du calme, on continue pourtant à dénigrer le nom de Jésus, on le bafoue, on se rit du chemin de croix, on fait des jeux de mots sur la passion, on se moque de la nativité, la petite voix est toujours tranquille, on essaie de ne pas y penser, on murmure une prière en appuyant sur chaque mot, c’est encore prétexte à jeux ; on s’ébroue, on s’humilie, on se prosterne, on demande, en pleurant, le pardon, on s’adresse aux saints familiers, que ferait-on sans leur assistance ? On passe par l’intercession des morts, on se sent entouré de présences fraîches, austères et bienveillantes, traversé d’indulgence, meurtri et apaisé ... au dehors le silence s’est peu a peu brisé, murmures, paroles, aides, quelques pleurs, le verre d’eau ; perverse lucidité., on implore, on souhaite encore un peu de tranquillité ...
Si elle n’avait jamais osé en parler vraiment au médecin, ma mère, persuadée que quelque esprit souffrant devait s’emparer de mon âme, s’en était ouverte à mon confesseur et avait parlé des rites d’exorcisme. Il est dommage que nous nous soyons trouvés dans un pays si positiviste et que l’exorcisme nécessite autant de préalables, il me reste un regret de n’avoir pas connu la chose. Dans le village de mes pères, pourtant, le vieux curé, dont on disait qu’il m’avait - par miracle (était-ce façon de parler ?) tiré de la mort quand la médecine, impuissante, avait conseillé à ma grand mère de me faire donner les derniers sacrements- avait pris la chose au sérieux et - dosant le rite- m’avait béni tout en lisant de mélodieux et incompréhensibles propos. La cérémonie avait été impressionnante mais simple, elle n’avait guère différé de la bénédiction de la maison, des troupeaux ou des œufs, il ne m’avait pas demandé de prendre une posture particulière, je ne me rappelle pas m’être agenouillé ; le "ego te benedico" avait été lancé simplement dans la cuisine, d’un bout à l’autre de la table, devant un verre (de vin ? de grappa ?) assorti d’un de ces sermons que- le saint homme prononçait d’une voix essoufflée, lente, d’un air triste et doux, comme en chuchotant, tout son grand corps posé là, ennuyé, attendant le moment où il allait enfin pouvoir se dépenser, le visage terne et mal rasé, aux courts cheveux drus, insignifiant en somme, le regard empreint pourtant d’une tendresse tourmentée et mélancolique...

  AOI

 

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