BRIBES EN LIGNE
dessiner les choses banales 1 2 3 Ç’avait été la retour vers le musicien avant même de commencer, pour visionner la textes mis en ligne en « ces deux là écrire comme on se       le derniers vers sun destre le peintre manuel casimiro raphaël monticelli : tu page suivante ► page pas même antoine simon 22       banlieue  marcel migozzi vient de il n’est pire enfer que   que signifie biboon. plus qu’une saison. j’ai longtemps aller à la bribe suivante c’est le grand l’une des dernières lorsqu’on connaît une le corps encaisse comme il       objectif la force du corps,   1) cette rafale se placer sous le signe de le 15 mai, à       bonheur errer est notre lot, madame,       midi le poiseau de parisi mon j’ai perdu mon page suivante ► page nous dirons donc ço dist li reis : art jonction semble enfin le géographe sait tout pour écouter la lecture, dans l’innocence des de nouvelles mises en iigne, immense est le théâtre et préparer le ciel i    courant pour andré ...et la mémoire rêve et nous n’avons rien titrer "claude viallat, cent dix remarques i► cent       vaches page suivante page janvier 2002 .traverse page précédente retour       m’ halt sunt li pui e mult halt « pouvez-vous antoine simon 15 générations page suivante ► page toulon, samedi 9 1 2 la strada 1 2 3&nbs sommaire ► page suivante page d’accueil de madame est toute tout est possible pour qui le flot pâle des maisons de tantes herbes el pre antoine simon 26 page suivante ► page d’abord un curieux antoine simon 30       dans le genre des mots mauvais genre l’éclair me dure, derniers textes mis en       maquis langues de plomb a la       sur le    nous page suivante ► page une errance de à propos “la maintenant il connaît le page suivante ► voici donc siglent a fort e nagent e la communication est petit souvenir si vous entendez le lac 1 2 3&nbs granz est li calz, si se montagnes de l’évidence carles li reis en ad prise sa c’était une très jeune       ( nu(e), comme son nom six de l’espace urbain, récapitulatif lieux et sommaire ► page       est-ce       parfois page d’accueil de charogne sur le seuil ce qui       ç page suivante ► page antoine simon 9 tu le sais bien. luc ne la mort, l’ultime port, ouverture de l’espace pour accéder au texte, madame, c’est notre et il fallait aller debout page suivante ► page les embrassées , cantilène aller à l’échange sur  née à sommaire ► page suivante dans la caverne primordiale quand c’est le vent qui (ma gorge est une bel équilibre et sa seins isabelle boizard cent dix remarques i► cent les lettres ou les chiffres 1 2 3&nbs le chêne de dodonne (i) l’instant criblé la chaude caresse de portrait. 1255 : chaises, tables, verres,   pour olivier       les premières  tu ne renonceras pas. <img852|left> forest  mise en ligne du texte       les nous serons toujours ces de prime abord, il les éditions colophonarte         or   ces notes il y a longtemps,         la liberté de l’être 1 2 3&nbs à la bonne recleimet deu mult cliquer sur l’icône et toi figure       pass&eac pourquoi yves klein a-t-il traquer aller à la bribe suivante page précédente retour sans être grand       bonheu voir les bifaces de b. page d’accueil de page suivante ► page textes mis en ligne en avec marc, nous avons la poésie, à la mis en ligne durant le samedi 26 mars, à 15 sommaire ► page suivante   encore une tendresse du monde si peu antoine simon 32 et que vous dire des i en voyant la masse aux je suis bien dans ….omme virginia par la page suivante ► page je sais bien ce qu’il       fourr&ea 1 2 3&nbs à yvon « oui, aller à la liste des auteurs nécrologie le soleil n’est pas  de même que les       crabe-ta 1 2 3&nbs glaciation entre il nous aura laissé antoine simon 14 aller à la bribe suivante entr’els nen at ne pui tes chaussures au bas de pour anne slacik ecrire est troisième essai 1 2 3&nbs antoine simon 7 pour accéder au texte depuis ce jour, le site       "je carissimo ulisse, torna a je suis toutes ces pages de nos       fourmi&n je me souviens de       sur le pour andré haut var ► brec    en après la lecture de nous savons tous, ici, que comme une suite de vous dites : "un       ( dernier vers aoi la gaucherie à vivre,  la lancinante antoine simon 29 présentation du projet   (dans le (ô fleur de courge... l’envers de qui d’entre nous     après       en deux présentation du projet oiseau tranquille au vol outre la poursuite de la mise  avec « a la       la ce n’est pas aux choses       tourneso les cuivres de la symphonie éphémère du 2  l’écriture    7 artistes et 1 le film sur annie sidro et le travail de tissage, dans la galerie chave qui le travail de bernard l’annÉe 2021 mois par       pé       qui clere est la noit e la archipel shopping, la  dernier salut au       il les plus vieilles station 3 encore il parle onze sous les cercles a claude b.   comme une ses mains aussi étaient encore une citation “tu très saintes litanies dernier vers aoi accoucher baragouiner     dans la rue la un texte que j’ai dernier vers aoi       à page suivante page       au madame est la reine des la tentation du survol, à les étourneaux ! viallat © le château de cent dix remarques i► cent pour jean-louis cantin 1.- page suivante ► page  référencem 1 2 3&nbs en ceste tere ad estet ja cet article est paru Éphémère du 22 juillet à béatrice machet vient de j’ai en réserve textes mis en ligne en je t’ai admiré,  je ne voulais pas textes mis en ligne en mai     les provisions ce qui importe pour toutes sortes de papiers, sur ► abÉcÉdaire à jean Être tout entier la flamme page suivante ► page de proche en proche tous       neige sommaire ► page suivante  jésus le glacis de la mort madame dans l’ombre des paien sunt morz, alquant libre de lever la tête a la fin   il ne resta antoine simon 13 a - preliminaire prenez 3   pour le prochain 1 2 3 "nice, nouvel éloge de la dont les secrets… à quoi aller à la liste des auteurs pas facile d’ajuster le apaches : l’impression la plus     vers le soir 1    le recueil que aller à la bribe suivante assise par accroc au bord de préparer le ciel i heureuse ruine, pensait la musique est le parfum de au rayon des surgelés la toile ou, du moins, la aller vers le musicien nègre (de)lecta lucta   bernadette griot vient de ce chant général reste son haut var ► trois petits rafale n° 12 où page suivante ► page 1 2 3 l’erbe del camp, ki     un mois sans pour robert page d’accueil de  les œuvres de (dans mon ventre pousse une “dans le dessin     chant de   au milieu de que nos princes et empereurs  le grand brassage des rimbaud a donc   en grec, morías textes mis en ligne en sommaire ► page suivante tout le problème       apr&egra       au pas Éléments - aller vers bribes, livres 1 sous ce titre inspiré de la dernier vers aoi frères et présentation du projet et si au premier jour il d’abord trouver un titre.       sur le voir l’essai sur le chêne de dodonne (i) li emperere par sa grant page d’accueil de jamais je n’aurais       devant       pour  martin miguel vient imagine que, dans la j’ai parlé page d’accueil de au programme des actions textes mis en ligne en août quatrième essai de là-bas, dans le pays des  un livre écrit       la il est le jongleur de lui giovanni rubino dit « ah ! mon dernier vers aoi j’ai relu daniel biga, difficile alliage de 1 2 3&nbs à sylvie préparation des corps il ne s’agit pas de antoine simon 3  il est des objets sur   j’ai souvent page suivante ► page       coude antoine simon 18 les grands tristan_cabral_a_l_e dernier vers s’il   voici donc la la réserve des bribes       à a grant dulur tendrai puis 1- c’est dans la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : LAURENT Jean-Jacques /

RAPHAËL MONTICELLI

Jean-Jacques, peintre
Publication en ligne : 10 janvier 2021
Artiste(s) : Laurent (site)

Ce texte date de 1998. Il figure dans un opuscule sur Jean Jacques Laurent publié par l’association stArt à l’occasion d’une exposition personnelle de l’artiste à l’atelier d’art contemporain des musées de Nice. Jean Jacques Laurent avait intitulé son exposition « Ironie d’un sort ».


Troisième approche
Peindre : retenir les leçons du monde

Très tôt, Jean-Jacques a utilisé des supports de récupération, cartons, châssis, sacs de toile…Il l’a fait en sachant que s’affirme ainsi que le support a déjà vécu, déjà vieilli, et les traces qu’il porte supposent de l’histoire ; ils sont chargés, bien que c’est vrai de n’importe quelle toile, bien sûr…
Mais c’est tellement plus évident dans ces vieux draps, ces vieux sacs, ces jutes fatiguées, ces cotons assouplis par le temps… Jean-Jacques a ainsi inscrit sa pratique de la peinture dans l’une des grandes leçons de l’art moderne et contemporain qui intègre dans l’art les objets délaissés du monde, parce qu’il ne saisit pas le support comme une donnée immédiate de l’art, mais comme un espace constitué, déjà chargé de sens avant même que l’artiste intervienne…
Lorsque Jean-Jacques s’installe dans un espace, sur un support, il sait qu’il n’est pas sur un terrain vierge, que d’autres ici ont inscrit leur trace, et ce qu’il entend faire c’est mêler ses traces aux leurs, respecter leur voix pour y tisser la sienne.
Quelle que soit la technique de l’intervention plastique, variable selon son type, son format, sa matière, le support est d’abord un lieu dont il faut sauvegarder et utiliser les inscriptions préalables.
Il faut dire deux mots ici d’une autre leçon que Jean-Jacques retient de l’art contemporain : les pièces sont travaillées le plus souvent à plat. Ce glissement de la verticale à l’horizontale (dont on sait avec quel génie il a été exploré par Jackson Pollock) implique, on le sait bien, une transformation complète de la posture du peintre et par conséquent du rapport du corps à l’espace à peindre et des traces que le corps peignant va pouvoir inscrire dans cet espace. Sans entrer dans trop de technique, on comprend bien que la main tenant le pinceau face à la toile verticale n’obéit pas aux mêmes règles, est tendue autrement, implique une autre volonté, que si elle se trouve au-dessus de la toile posée horizontalement. Et dès lors que la toile adopte des dimensions plus importantes et qu’elle doit reposer à même le sol, tout le travail va se trouver transformé du fait que le peintre doit pénétrer physiquement sur la surface de la toile, dans le périmètre de ce que l’on appelait « le tableau », et qu’il a à faire non plus à la traditionnelle métaphore du mur sur lequel il va ouvrir -illusoirement- un tableau, mais à une adhésion physique à la terre et au sol, ce qui va permettre de développer des rêves tout à fait différents et ouvrir des champs symboliques inédits aux espaces particuliers de l’art…

Très pratiquement… Que l’on imagine une toile, ce drap usagé dont je parlais plus haut, occupant, dans l’atelier, une surface si grande qu’on ne saurait la marquer dans son entier sans marcher dessus, se chargeant, avec le temps, des traces des déplacements du peintre, comme des remontées - réelles ou supposées- de la terre sur laquelle elle est posée… Qu’on imagine l’artiste, considérant la toile, l’atelier, la terre, et comme les ruminant, les remuant en lui-même et comme les interrogeant, et en tirant forme et sens (un peu comme on parle de tirer les cartes), intervenant lentement, et enfin soulignant du geste les formes dictées par les forces présentes, là, sur la toile et sous le regard… La toile au sol multiplie les pérégrinations du regard, les rêveries de la pensée, les errances du bras…

L’œuvre de Jean-Jacques Laurent épouse les accidents du monde, elle prend forme en respectant les pauvres formes qui marquent les espaces qu’il investit, elle naît - ou peu à peu se lève, comme on dit d’une brume - d’une confrontation lente, longue, méditative et ruminante entre le peintre et les supports, les traces, les taches, les matières, les colorants. La toile ou le papier sont des morceaux du monde ; l’artiste qui s’y tient (car il s’y tient, ou s’y campe, comme on le fait sur un territoire qu’on découvre, qu’on va explorer, qu’on va faire sien, transformer) les lit, les interprète, leur donne sens. Dans cet espace viennent s’inscrire les marques du travail de l’artiste ; et c’est d’abord toute la richesse des matières, sable, pigments, papiers, tissus… Voici une troisième leçon de l’art moderne et contemporain : longtemps la peinture a délégué aux pigments le soin de représenter le monde en diversifiant la coloration des surfaces et en élaborant des formes représentatives. D’une certaine façon, les formes, disant le monde, faisaient oublier que les pigments, avant de le représenter, le figurer, ou le symboliser, sont des bribes du monde. De même la toile, le bois du châssis, les liants, les siccatifs, les vernis, les outils, pinceaux, brosses ou éponges. De même les fusains, sanguines, mines de plomb. Morceaux du monde voués à disparaître, à se fondre. De même le corps peignant. L’art figurant les corps, faisait disparaître, dans l’illusion de la figure artistiquement représentée, le corps en action, le corps au travail, celui de l’artiste…
Lorsque Jean-Jacques utilise des papiers, des morceaux de sacs, des sables, il ne se limite pas à introduire des objets sur une toile , il dit que ces morceaux du monde sont les couleurs et les formes du monde, qui, par leur seule présence, donnent forme et couleur à la toile, suggestion et vigueur au rêve, motif et mouvement au bras et à la main.

Je disais que l’art contemporain engage un autre rapport du corps à la toile. De même, le corps s’y marque autrement. La présence du corps dans l’œuvre ne se limite plus à sa représentation. Il est banal de rappeler que toute trace sur une toile suppose un corps agissant… Nos peintres ont multiplié les formes de cette présence non représentative du corps : traces des gestes, des mouvements, des déplacements, des retours, de la diversité des implications du corps sur un espace, de l’empreinte au coup, à la caresse ou à la brisure.

Jean-Jacques s’inscrit dans cette recherche, et lui aussi a exploré la diversité des traces qu’un corps agissant peut déposer sur une toile, et il a travaillé aussi sur ces superpositions qui sont autant de marques d’une présence discontinue du corps agissant sur la toile… Mais il me semble que ce qui fait la particularité, et peut-être l’originalité de Jean-Jacques, c’est la présence de ces figures anthropomorphiques dans ses toiles. Elles structurent depuis des années toutes ses compositions, leur donnent une unité, et comme… un air de famille.

On les voit peu à peu apparaître dans le travail de Jean-Jacques Laurent depuis la fin des années soixante-dix, et peu à peu s’assumer : comme brouillées dans les premières œuvres, elles prennent ensuite de plus en plus de place, incertaines et fragiles pourtant, tenues, très matériellement, à bout de bras, c’est-à-dire produites par la seule errance de la main et du bras au-dessus de la toile, et pourtant définitivement et énigmatiquement présentes. Je les aime, ces presque inquiétantes figures, d’abord parce que je vois bien qu’elles sont nées de cette hésitation de la main au-dessus de la toile. Et ce n’est pas le pinceau qui les produit, mais la poire : le pigment n’est pas déposé, l’outil ne touche pas le support : elles naissent d’un jet, forcément malhabile, souvenir d’un dripping réduit au minimum. En même temps, je ne puis m’empêcher de penser qu’il y a là comme la marque d’une audacieuse retenue ou d’une timidité trouble : l’acte impudique du jet associé à la pudeur de peindre de loin ; caresse ambiguë, à distance ou détournée, où l’on s’interdit de toucher de la main cette peau étalée sur le sol… et que l’on piétine pourtant. J’aime enfin les voir naître, ces figures, des accidents de la toile, des suggestions des papiers ou des traces, des superpositions, des déchirures, des salissures, des humidités, des moisissures, elles sont l’anthropomorphique aspect que revêt notre rapport premier au monde, aux formes que nous propose le monde…. Le peintre révèle, en les cernant, ces ombres tutélaires qui se lèvent du sol, personnages aux allures vaguement féminines et qui, sans doute, sont moins des images de femmes que celle de la peinture…


Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP