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la prédication faite pour accéder au texte normal 0 21 false fal accorde ton désir à ta exode, 16, 1-5 toute derniers textes mis en le recueil de textes imagine que, dans la dans l’effilé de la mort d’un oiseau. sommaire des contributions il pleut. j’ai vu la    de femme liseuse 10 vers la laisse ccxxxii encore une citation “tu antoine simon 17 sommaire ► page suivante je n’ai pas dit que le sommaire des mises en vers musica maestro !       é mis en ligne durant quelques textes ping pong entre miche aller à la bribe suivante cyclades, iii° dieu faisait silence, mais ço dist li reis :       mé   voici donc la       aux dernier vers aoi le 26 août 1887, depuis   (à cliquetis obscène des a propos d’une 1.- les rêves de le nécessaire non préparer le ciel i       entre "si elle est et c’était dans grande digue est dispersée vers la lettre ouverte au j’ai longtemps mon cher pétrarque, clers fut li jurz e li voir les bifaces de b.       &       et "nice, nouvel éloge de la par max et andré le samedi 26 mars, à 15   est-ce que me edmond, sa grande alocco peinture en textes mis en ligne en août  le grand brassage des page suivante ► page morz est rollant, deus en ad     les provisions le peintre manuel casimiro max charvolen, martin miguel       dans la reflets et echos la salle       sabots approche d’une   je n’ai jamais lien vers la totalité des le chêne de dodonne (i) textes mis en ligne en dernier vers aoi douce est la terre aux yeux       fourmi&n oui la       nuage       il madame est une torche. elle page suivante ► page a christiane jean dubuffet : honneur  référencem l’erbe del camp, ki elle dit la main qui fut le page suivante ► page page d’accueil de antoine simon 6 mise en ligne il existe deux saints portant cliquer pour rejoindre la page suivante ► page frères et       chaque d’abord l’échange des page suivante ► page pour accéder au texte au    si tout au long page d’accueil de pour lee   la baie des anges les dessins de martine orsoni ainsi alfred… "pour tes       sur le en cet anniversaire, ce qui  si, du nouveau       sous il n’y a pas de plus ecrire sur le numéro exceptionnel de dernier vers aoi ouverture d’une de soie les draps, de soie embrasement du mantra gore page précédente retour naviguer dans le bazar de page précédente ► page  l’écriture juste un il avait accepté       (       et tu nice, le 8 octobre pas même 1 les morceaux de nuit se  l’exposition        le ce qui fait tableau : ce pierre ciel l’appel tonitruant du aller à la bribe suivante légendes de michel   un vendredi beaucoup de merveilles présentation du projet raphaël monticelli : onze sous les cercles       vaches       à et tout avait jacques kober : les merci à la toile de antoine simon 3 1) cliquez sur l’icône sommaire ► page suivante bien sûr, il y eut présentation du projet page précédente page dans un clignement de les parents, l’ultime       allong&e " je suis un écorché vif. année 2018 ► année 2020 à cri et à       le       une page suivante ► page       vu les à la mémoire de christian dont les secrets… à quoi    en intendo... intendo ! 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JEAN CLAUDE HUBI

New-York
© Jean-Claude Hubi
Publication en ligne : 9 juillet 2020

Localisation : 52°22’347’’N - 9°44’267’’E


Au centre des quartiers de New-York, qui sont sept comme ceux de Venise, la vaste île rocheuse de Manhattan abrite le cœur financier de la planète. Babel à trois dimensions où l’ascenseur complète la voiture, la toile arachnéenne de ses ponts et l’obscur réseau de ses tunnels l’ancrent aux flancs du Bronx et de Long Island.

A l’extrême sud, pas très loin du mur disparu qui protégea le premier campement des premiers arrivants, la prairie carrée de Washington Square est bordée d’immeubles bas et anciens comme ceux d’une ville européenne ; un terrain de boules où quelques joueurs arborent un béret basque à la stupeur des passants pourtant habitués à tous les excentriques borde le côté qui fait face à Sullivan Street. Le soir venant atténue l’accablante chaleur de la journée ; les enfants noirs courent entre les petits trafiquants de drogues qui importunent effrontément chaque passant. Des asiatiques sereins se livrent silencieusement à leur lente gymnastique traditionnelle, quelques jongleurs répètent torse nu, le nez en l’air, leur numéro. Des groupes de musiciens jouent, des policiers placides patrouillent, un grand Noir dort allongé sur un banc.

Près de là c’est Christopher Street bordée de platanes, où les hommes déambulent en couple ; la Sixième Avenue où des groupes d’amateurs se retrouvent devant le Village Vanguard qui va ouvrir dans une demi-heure. Sur le trottoir un homme maigre aux yeux cachés par des lunettes de soleil s’est accroupi près de vieux magazines crasseux étalés sur le sol, alibi probable de trafics plus lucratifs. Fait-il jour, fait-il nuit ? La lumière électrique se déverse à flots, et les rues de traverse à l’éclairage plus rare ne sont pas plus obscures que durant la journée où le soleil ne peut pénétrer dans leur profonde tranchée.

Dans Alphabetville, près du dénuement de la Bowery, l’extrême misère a été dépassée. Des enfants accablés, prêts à tous les commerces et à beaucoup de crimes, ont écrit sur les murs et les rideaux de fer baissés leur passion de détruire. Sur les marches du Met des étudiantes en cheveux aux jupes très longues se sont assises en attendant des amis. Dans Central Park des hommes de tous âges trottinent péniblement sous l’œil blasé de policiers à cheval. De l’autre côté de l’immense parc le peuple Noir s’est approprié un quartier entier de l’immense ville, où il établit une vigilante surveillance. C’est Harlem aux rues désertes jonchées de débris, bordées d’immeubles incendiés dont on a muré les portes et les fenêtres. D’une église adventiste sans nef ni transept qui ressemble à un gymnase, on entend monter des chants rythmés et rauques, note noire d’espoir.

De l’autre côté du Washington Bridge aux deux étages surchargés de voitures miroitent les lumières de New Rochelle dans le New Jersey. On peut descendre l’Hudson par l’autoroute qui longe l’ample fleuve ; les quais se succèdent jusqu’au porte-avions qui surplombe la 42e rue, jusqu’à Battery Park où l’on s’attarde à contempler la statue de la Liberté, jusqu’au Pier 17 où les cadres de Wall Street viennent prendre leur lunch entre les grands voiliers blancs.

Par où qu’on la prenne, la ville tourne autour de Times Square qui partage le Nord du Sud, l’Est de l’Ouest, à égale distance du Madison et du Rockefeller Center - là où commence Broadway, entre les livres de la Bibliothèque centrale et la luxure tapageuse des putains agressives. La ville luit violemment, les avions la survolent en grondant, le flot des taxis jaunes balaie les panaches de vapeur qui s’élèvent dans chaque rue. Elle commerce avec fureur. Elle vit dans le bruit, le mouvement, la couleur, la sueur, la bousculade, les cris ; il ne lui manque que les rires.

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