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nouvelles mises en elle dit la main qui fut le    tu sais       cette premier vers aoi dernier    en 199* passé galerie pas même       à madame est la reine des raphaël monticelli 30 juin 1 2 3&nbs dernier vers aoi clers est li jurz et li   les dernier vers aoi je n’ai pas dit que le madame déchirée pour visionner la j’aurai donc vécu sur libre de lever la tête en une, une œuvre de village de poussière et de je ne sais pas si et nous n’avons rien lire chronogaphie (bribe 133 au matin du une il faut dire les ainsi alfred… coupé le son à       est-ce page précédente page 1 2 3&nbs ...et la mémoire rêve à       au dans le monde de cette       bonheu éphémère du 2 j’arrivais dans les le chêne de dodonne (i) errer est notre lot, madame, antoine simon 10 page suivante ► page seins isabelle boizard "a cannes, propos de table textes mis en ligne en moi cocon moi momie fuseau entr’els nen at ne pui ici, les choses les plus   (dans le page suivante ►   les mon cher pétrarque, travail de tissage, dans je n’aime pas les gens <script     li emperere par sa grant tant pis pour eux. sommaire ► page suivante page suivante ► page et encore   dits derniers références : xavier       quand diaphane est le page suivante ► page peinture de rimes. le texte quand il voit s’ouvrir, d’ eurydice ou bien de 1.- les rêves de ecrire les couleurs du monde       aujourd aller vers le musicien nègre in the country page suivante ► page quelque temps plus tard, de récapitulatif lieux et des voiles de longs cheveux 1 2 3 1 2 3&nbs   dits de         1 2 3&nbs aller à la bribe suivante il n’y a pas de plus alla lingua lingua madre       dans le textes mis en ligne en la vie est ce bruissement aux barrières des octrois là-bas, dans le pays des 1 2 3 sophie calle à beaubourg... les dernières pour marcel page suivante ► page textes mis en ligne en mars       ruelle page suivante ► christ a page d’accueil de qu’est-ce qui est en mult est vassal carles de 1 2 3&nbs pour accéder au texte le ciel est clair au travers art jonction semble enfin présentation du projet       dé tout est possible pour qui « ah ! mon les photos et archives la visite de la fondation       montagne       droite page suivante ► page hommage à rené la tentation du survol, à       "j& sous la pression des 13) polynésie zacinto dove giacque il mio dessiner les choses banales       journ&ea le lourd travail des meules guetter cette chose       grimpant joseph a pour sens "dieu       longtem il y a des titres qui 0- souviens-toi. sa page suivante ► page sommaire ► page suivante aller à la liste des auteurs madame chrysalide fileuse le tissu d’acier page suivante ► page j’ai en réserve la chaise, le châssis, le petits rien 4 et 5 (env. 7cm je serai le pilote aux yeux vous, dont l’âme, le 1 2 3&nbs aller à la bribe suivante  zones gardées de dernier vers aoi dentelle : il avait etait-ce le souvenir on préparait et   riche de mes l’heure de la       descenda "pour tes     un mois sans aller à la bribe suivante page précédente retour textes mis en ligne en se placer sous le signe de « voici les parents, l’ultime cliquetis obscène des       la pie haut var ► brec les textes mis en ligne écrire comme on se ce texte m’a été n’ayant pas rafale n° 4 on le le chêne de dodonne (i) 1 2 3&nbs madame, on ne la voit jamais  au mois de mars, 1166       quinze cent dix remarques i► cent 1 2 3&nbs outre la poursuite de la mise       au percey priest lake sur les dernier vers aoi 1 2 3&nbs j’ai ajouté ne pas négocier ne josué ne   j’ai souvent dernier vers aoi aller à la liste des auteurs pour accéder au texte, quand on arrive de new-york dernier vers aoi nous serons toujours ces je reviens sur des       pénétrer dans ce jour, antoine simon 26    si tout au long abords de l’inaccessible textes mis en ligne en mai baous et rious je suis c’est extrêmement madame est une torche. elle page d’accueil de bernard noël, un nous de exposition et ouvrage de la parol

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Article présent dans les rubriques : ALOCCO, Marcel /

RAPHAËL MONTICELLI

Marcœur sur Alocco
Publication en ligne : 3 juillet 2020

En 1995, Marcel Alocco avait entrepris une série de pièces en utilisant des cheveux de collégiennes. Cette démarche m’avait beaucoup troublé et il m’a fallu longtemps avant d’intégrer, accepter et comprendre ce travail. J’ai été aidé dans mon approche par Marc Zaffran/ Martin Winckler : j’ai organisé une rencontre entre Marcel et Marc/Martin, l’un des sujets devant être les œuvres de cheveux. Le texte ci-dessous, que j’attribuais au personnage « Raphaël Marcœur » imaginé par Martin Winckler, date de cette époque, je l’ai retrouvé dans mes archives, et, après avoir demandé à Marc/Martin s’il était de lui ou de moi, je le mets sans hésiter dans mes rossignols.


199*
Passé galerie « Sine Nomine » de Tourmens, exposition Marcel Alocco. Des cheveux, des cheveux de jeunes filles, des adolescentes « donatrices » dit-il, qu’il a rencontrées lors de son passage par le collège **.

Elle donnent leurs mèches ; il les traite cheveu par cheveu et réalise un tissu avec ; cheveu par cheveu ! Des heures et des heures de cette infime écriture, de cette diaphane presque et troublante matière. Sur de pauvres châssis en carton. ça produit de petites surfaces tissées serré, ou des sortes de résilles...
D’où vient mon trouble ? Je connais le travail de Marcel Alocco depuis ses débuts...ou les miens. J’ai toujours été fasciné par cette oeuvre d’un écrivain devenu peintre... presque sans peindre. De cette démarche qui se tient en équilibre entre la peinture et l’écriture. Quelques uns de mes livres magnifiques travaillent justement dans ce même sens.
Mais ces cheveux ! J’ai été assailli par mille images inquiétantes : les masses de cheveux de femmes amoncelés par la plus grande horreur de l’histoire ; les manoeuvres de séduction d’un vieil homme envers de toute jeunes filles ; les métaphores dont les cheveux sont porteurs ; sa référence à Freud même, qui dit quelque part que les femmes ont inventé le tissage en mettant en ordre les poils (pubiens, si mes souvenirs sont bons, mais MA ne le précise pas) et le discours archéologique dont il entoure cette référence (MA serait ainsi arrivé aux origines de la peinture : après avoir mis en pièces images et support dans ses patchworks, et être allé jusqu’à une destructuration du tissu dans ses effilages, il se retrouve aux origines de l’origine du tissage).
Voilà bien d’où naît mon trouble : le risque de la perversité ; le risque de faire de l’esthétique sur l’horreur, et ainsi banaliser l’horreur, la rendre aimable ; le risque de -fût-ce métaphoriquement (et je sais trop combien les métaphores sont agissantes, effectives)- briser l’intimité d’enfants, et d’y glisser -métaphoriquement !- ses doigts prétendant qu’elles se disent consentantes (les donatrices) alors qu’elles ne peuvent l’être (ne sachant pas, elles, où fait son oeuvre la métaphore) ; le risque de couvrir sous le manteau d’une recherche des origines bien commode le désir sénile des vieillards lorgnant Suzanne... Tout cela me trouble, oui. Et j’aurai besoin de longuement ruminer et revenir là dessus, écrire et encore écrire pour savoir si c’est à tort ou à raison que le trouble me saisit. Mais il me saisit.

199*
Ce ne sont pas des livres, ce sont des actes, des présences pures. comme ces livres écrits dans une langue inconnue et qui sans cesse s’échappe frustrante on sait que quelque chose là se dit et on sait que décidément le sens sans cesse s’enfuiera ou demeurera clos dans cet espace qui n’est plus que simple murmure ou rumeur ou grondement avant ou après l’articulation il ne fait sens que de sa seule et simple et évidente et mystérieuse présence
ce ne sont pas que des livres ils ont du livre l’apparence cette compacité de brique la masse du codex tout comme ils se présentent avant qu’on ne les ouvre ou une fois qu’on les a refermés et qu’ils sont alignés sur leurs rayonnages mystérieusement clos et muets et on entend dedans la confusion de la langue mais si lointaine et comme brouillée ou étouffée lointaine et si multiple et complexe qu’elle en est écrasante qu’elle offre autour d’elle dans l’espace même qui l’accueille l’image torturée et torturante du labyrinthe l’architecture de la circonvolution de l’espace incertain
ce sont plus que des livres ils éveillent tous les livres en soi font de celui qui les regarde l’espace de tous les livres possibles créent à la fois le gouffre et l’élan cette impossible appétence des dieux la construction brisée qui attentait le ciel

199*
Le musée de Tourmens vient d’acquérir l’un des tout premiers Patchworks de Marcel Alocco.

P.-S.

À la suite de la rencontre, Marc/Martin m’avait dit tout l’intérêt qu’il éprouvait pour cette démarche, et m’en analysait le bien fondé. À ma question de ce 2 juillet 2020 concernant l’auteur de ce texte « Marcœur sur Alocco », il me répond :
« C’est bien de toi, mais on en a parlé et on est allés chez Alocco peu après et il nous a raconté cette histoire éclairante de sa tante qui est morte d’un avortement clandestin. Les cheveux, comme la forme très bizarre de »pince de crabe« qu’il tamponnait partout en rouge sur ses toiles renvoyaient, à la réflexion, à ce »traumatisme historique"...
Tu te souviens ? "

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