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les lieux aussi sont   un carles li reis en ad prise sa  au mois de mars, 1166 dans ce périlleux       la le flot pâle des maisons préparer le ciel i ce 28 février 2002. je n’aime pas ce monde.       reine  de la trajectoire de ce pour accéder au texte, exode, 16, 1-5 toute       la       journ&ea chercher une sorte de un texte que j’ai       apparu rêve, cauchemar,       m’ pour le prochain basilic, (la « tu sais ce que j’aime chez pierre dans un clignement de  monde rassemblé   nous sommes pas facile d’ajuster le page d’accueil de rafale n° 9 un de soie les draps, de soie voir les bifaces de b. j’ai changé le     tout autour le rideau (gallimard 2005) de depuis le 20 juillet, bribes 1 2 3&nbs       au sommaire ► page suivante ainsi va le travail de qui 1 2 3&nbs coupé le son à des conserves ! et il fallait aller debout page suivante ► page       fourr&ea petit matin frais. je te il y a des titres qui les ruelles blanches qui a-t-il page suivante ► page pour qui veut se faire une       descenda constellations et un soir à paris au même si et voici maintenant quelques dans les rêves de la       sous « amis rollant, de   anatomie du m et l’envers de 1 2 3&nbs pour accéder au pdf de   la production sequence voir aussi boltanski galerie pour jean-louis cantin 1.- sommaire ► page suivante la liberté de l’être j’oublie souvent et cliquetis obscène des page suivante ► je suis né cent dix remarques i► cent       au       au fond madame est une torche. elle carcassonne, le 06 nous avancions en bas de il tente de déchiffrer,       pour page suivante ► page       la a christiane agnus dei qui tollis peccata       " pour accéder au pdf, la légende fleurie est page d’accueil de page suivante page que d’heures sommaire ► page suivante       ( début de la mise en ligne de page suivante page voici des œuvres qui, le       s’ antoine simon 11 page suivante ► voici donc frères et       entre     un mois sans pour helmut textes mis en ligne en avril       bien la poésie, à la dernier vers doel i avrat, présentation du a claude b.   comme une portrait. 1255 : avant lire une interview de clere est la noit e la pour jean marie textes mis en ligne en avril bernadette griot vient de pur ceste espee ai dulor e la route de la soie, à pied, page suivante gérard chers élèves du collège il ne sait rien qui ne va aller à la bribe suivante exposition de la série       ma page précédente longue  le "musée ses mains aussi étaient 1- ai-je reçu une     une abeille de d’abord l’échange des et que vous dire des merci à marc alpozzo Éphémère du 22 juillet à je suis celle qui trompe au rayon des surgelés antoine simon 2 c’est — pense-t-on - madame est une       avant ce       allong&e pour anne slacik ecrire est page précédente retour page d’accueil de la tentation du survol, à préparer le ciel i il souffle sur les collines préparer le ciel i epuisement de la salle, petit souvenir de pareïs li seit la quatre si la mer s’est       devant madame déchirée 1 2 3&nbs  les premières dans les écroulements introibo ad altare buttati ! guarda  page suivante ► christ a la deuxième édition du quai des chargeurs de sixième dernier vers aoi       sur les antoine simon 20 il faut aller voir le numéro exceptionnel de   ces sec erv vre ile dernier vers aoi 1 2 3&nbs dernier vers aoi page suivante page        tu vois im font chier À la loupe, il observa tout le temps est là sièges 1 2 3 i)       le viallat © le château de   *   libre     nous avions 1 2 3&nbs le galop du poème me aller à la bribe suivante page suivante ► page il en est des noms comme du il avait accepté voir les œufs de page suivante ► page onzième il ne s’agit pas de       ç       au au commencement était sors de mon territoire. fais baous et rious je suis on dit qu’agathe     oued coulant page d’accueil de cover-oleti_artin_ri noble folie de josué,   né le 7 1 2 3&nbs la chaude caresse de on peut croire que martine       midi il y a bien là, dans antoine simon 5 predication_du_15_ao fin première vous avez rafale n° 10 ici   pour théa et ses rare moment de bonheur, alocco en patchworck ©       le voile de nuit à la (de)lecta lucta   rita est trois fois humble. la mastication des laure et pétrarque comme page suivante ► page page suivante ► page     sur la antoine simon 6 mais jamais on ne 1 2 3&nbs et c’était dans présentation du projet edmond, sa grande ils avaient si longtemps, si       sur le « ah ! mon sommaire ► page suivante attendre. mot terrible. aller à la bribe suivante le 23 février 1988, il mult ben i fierent franceis e prenez vos casseroles et la parol

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Article présent dans les rubriques : Butor, Michel /

MICHEL BUTOR

Zanartu
© Michel Butor
Publication en ligne : 7 avril 2020

Archives, archives ! Voici l’un des textes que Michel Butor m’avait envoyés pour ce site. Il date de 1958. On le trouve dans le volume X de ses œuvres complètes.


Je sais bien ce qu’il aurait fallu faire, et ce que j’aurais voulu faire si temps et loisirs ne m’avaent manqué : une brève histoire de la peinture moderne et de ses rapports avec le “sujet”, montrer comment, devant l’incertitude de ce qu’il va représenter, le peintre en arrive à cette impasse de l’art abstrait actuel, dans lequel il n’ose plus nommer les figures qu’il considère pourtant dignes de nous être révélées, comment il est paralysé devant ses propres oeuvres, ses propres tentatives, laissant le spectateur devant un produit brut et masqué dans lequel rien n’est là pour aider à l’élucidation, bien au contraire, où les cartes se brouillent et le poisson se noie, le tableau s’abolissant en un ennuyeux coloriage, surface bigarrée que rien ne distingue plus, à la limite, de n’importe quelle autre surface : vieux murs, déchirures d’affiches,
comment certains, notamment ceux qui sont passé par le surréalisme, groupe dans lequel les notions d’art et d’objet d’art on reçu, grâce à la confrontation avec les disciplines psychologiques, sociologiques, ethnographiques, un éclairage tout nouveau, dans lequel l’isolement de l’artiste, son “innocence”, sa liberté vide trouvant son expression dans le domaine réservé de l’”Art pour l’art”, ont été enfin dénoncés non seulement comme illusions mais comme très dangereux et très lâches mensonges empêchant le progrès de la conscience commencé à l’intérieur du tableau, de se poursuivre en un langage,
comment donc certains, cosntatant cet avilissement du peintre en marchand de curiosités naturelles : effets de pâtes et de grumeaux, laissés comme tels, donnés comme tels, la dégradation de l’oeuvre en bibelot, de son pouvoir en joliesse, se retrouvant devant cette évidence que le peinture voulait dire figuration, et que c’est une contradiction dans les termes que de parler d’une peinture non figurative, comme d’un langage non signifiant, figuration et non imitation qui n’en est qu’un cas particulier,
se sont mis courageusement à la recherche de ce qui apparaissait dans leurs tableaux, à la découverte de leurs propres sujets nouveaux, de cette mythologie qui nous hante par conséquent et qui désire s’incarner en images, osant avouer que ces lignes nous émouvaient parce qu’elles formaient un paysage, que ces taches étaient personnages, scènes, aventures, un monde prêt et aspirant à la parole,
comment Zanartu est de ceux-là.

Mais je vais être obligé de me contenter de quelques détails, d’indiquer un peu de quelle façon la forme, et la forme figurative, est admirablement saisie chez Zanartu au moment même de son apparition ; nous assistons à sa naissance, et mieux encore, notre regard y participe ; elle ne s’offre pas à nous comme détachée depuis toujours, comme un petit bloc ou ïlot sans rapport avec ce qui l’entoure, mais comme en train de se détacher, d’ s’opposer à l’espace, au milieu où elle se produit, dont elle est un foyer, un détail privilégié.

Ainsi dans ces tableaux l’origine était la brume la plus lointaine, et c’est à toute une cosmogonie que nous fait assister leur suite, nous apportant des apparences de plus en plus solides et diversifiées, se rapprochant peu à peu de celles que nous nous connaissons.

D’abord, point de distinction entre l’espace et la matière gazeuse qui le remplit ; ce n’est que par suite des mouvements passionnés de celle-ci, de ses contractions, de ses incandescences, de ses obscurcissements, de toutes ces tensions internes qui y naissent, que des vides vont naître entre des objets, des halos de distance entre des noyaux à la recherche d’eux-mêmes et de leurs frères, à la recherche de leur mâle ou de leur femme, des vides qui vont permettre des rencontres fêtées dans cet univers encore tout chimique par de superbes flammes éveillant des échos sur d’autres nuées en condensation, qui n’en sont pas encore à cet état d’existence individuelle, d’organisation intime, cet état de désir vif et de tremblement.

Puis ces vides, ces lacunes, ces cavernes se sont agrandis et détaillés en paysages ; y sont apparus étangs et montagnes, et surtout cet événement fondamental qu’est l’horizon, distinguant une terre d’un ciel, les décollant l’un de l’autre pour permettre à la végatation de prendre son essor solidement, un horizon qui le plus souvent n’apparaît qu’à travers les forêts humides, les rocs à peine refroidis, l’écume des cascades et les fumées des solfatares.

Ici et là fleurit un point de couleur comme une graine douloureuse et nue, sujet d’étonnement et d’émerveillement pour toutes les matières environnantes dont les stries, les nervures, les gouttes s’alignent convergeant comme pour célébrer dans l’attente de ce qui va pouvoir en germer, ou se retranchant dans la méfiance et la jalousie.

Ces sentiments diffus dans le paysage, ils vont s’incarner en êtres plus distincts et plus mobiles. Voyez-les ces fantômes à qui l’horizon, à qui la naissance du sol permet la marche ! Le mouvement de ces flaques, ces chemins naturels tracés parmi l’argile laiteuse, la progression de plus en plus lente de cette larve comme épuisée, comme cherchant ce qui pourrait la relayer, tout cela appelait la formation de ces jambes qui sont encore presque transparentes, qui n’ont point encore de pieds pour les poser sur une route bien dure, qui se dégagent du marais peu à peu où elles ont poussé comme d’autres roseaux plus aventureux, ces jambes qui se rejoignent en un ventre où tout le paysage reconnaît son sanctuaire et son creuset.

Puis la liberté devient de plus en plus grande. Ils ne sont pas seulement nés de la terre ; c’est toute la tension entre le ciel et le sol, l’air et les cavernes qui trouve dans le déploiement de leurs membres son habitation et son miroir. Le paysage douloureux donne naissance à ces destins ; ainsi dans ce tableau regardez ces deux corps qui se cherchent et qui se délivrent au milieu d’une brume poisseuse toute peuplée de mouches bourdonnantes, collantes, sales et velues qu’ils ne parviennent pas à chasser, dont ils ne parviennent pas à se défaire. Ah, comme il est compréhensible que leurs visages ne se soient pas encore dégagés ! Ils n’en sont point au regard sûr et bien distinct ; la vue ici est encore une propriété de toutes les choses ; toute surface est un peu voyante et même temps qu’elle est visible. En train de s’extraire péniblement de cette matrice, encore à demi-transparents comme des poissons des profondeurs, ils sont bien plus ce que regarde le paysage, le point focal de cet ensemble optique, que ce qui peut le regarder.

Dans les toiles les plus récentes, le personnage s’affirme avec une remarquable audace, à tel point que le paysage qui lui a donné naissance, disparaît presque derrière lui ; l’horizon peut n’être plus que sous-entendu.

 

Alors il est le fils aîné du tourbillon qui le fouette comme une feuille morte, mais qui lui répond ; il est le prince des intempéries ; c’est lui qui donne leurs gestes à la grêle, à la neige et à la bruine du petit matin. Il est tout entier pris dans cette danse qui l’engendre et qui fait résonner l’univers autour de lui. Ne demandez pas à voir ses yeux ; ils ne sont pas encore ouverts ; ils ne sont pas encore formés ; il faut attendre le lendemain de la bourrasque.

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