BRIBES EN LIGNE
textes mis en ligne en mai bien sûr, il y eut en introduction à dorothée vint au monde 1- nous sommes dehors.      & page suivante ► page il en est des noms comme du       la ….omme virginia par la juste un mot pour annoncer carles respunt : predication_du_15_ao rafale n° 10 ici d’abord un curieux voile de nuit à la la mastication des  marcel migozzi vient de       que de "si elle est       mouette cet univers sans 1 2 3&nbs  il y a le châssis, a la fin   il ne resta marie-hélène en une, une œuvre de    seule au aller à la bribe suivante 1 2 3&nbs page suivante page dernier vers aoi dernier vers aoi 1 2 3&nbs quand il voit s’ouvrir, passent .x. portes, la chaise, le châssis, le « la musique, aller à la bribe suivante aller à la bribe suivante je serai le pilote aux yeux       qui pour qui veut se faire une à propos “la le temps passe dans la j’ai longtemps Ç’avait été la ço dist li reis : l’ami michel    il rafale nécrologie cette machine entre mes les étourneaux !    regardant pour michèle nouvelles mises en a propos de quatre oeuvres de un nouvel espace est ouvert gardien de phare à vie, au en ceste tere ad estet ja la chaude caresse de la force du corps, avant même de commencer,     du faucon a l’extrémité du     [1] l dernier vers aoi       " on dit qu’agathe   1) cette page suivante ► page 1 2 3&nbs       sur le page suivante ► page able comme capable de donner       gloussem aller à la bribe suivante me le slam ? une ruse de ici, les choses les plus   les pas de pluie pour venir le rideau (gallimard 2005) de       nuage ainsi alfred… pour lee éphémère du 6 octobre aller vers bribes, livres 1       deux préparer le ciel i références : xavier page suivante ► page une autre approche de       au       ma coupé le son à page précédente retour à démodocos... Ça a bien un page suivante ► page page suivante ► page     cet arbre que  l’écriture madame a des odeurs sauvages 5) triptyque marocain non... non... je vous aller à la bribe suivante raphaël monticelli 30 juin dieu faisait silence, mais dernier vers aoi le chêne de dodonne (i)   saint paul trois autre citation nice, le 18 novembre 2004 on peut croire que martine antoine simon 20 dernier vers aoi et il fallait aller debout leonardo rosa nos voix j’pense à toi bruno page suivante ► page aller à la liste des auteurs 1 2 3&nbs à textes rÉunis sous un titre       crabe-ta  les trois ensembles       voyage il y a des mots, mais comme juste un hommage à rené 1 2 3&nbs page précédente ► page       1 2 3&nbs aller à la liste des auteurs     le tromper le néant Être tout entier la flamme page d’accueil de pour jacky coville guetteurs   iv    vers tout mon petit univers en 1 2 3&nbs 1 la confusion des page suivante ► page c’est seulement au dernier vers s’il textes mis en ligne en heureuse ruine, pensait mouans sartoux. traverse de les parents, l’ultime ils sortent       neige       la   que signifie morz est rollant, deus en ad antoine simon 2 1 2 3&nbs retour vers le musicien   un vendredi les plus vieilles générations page suivante ► page page suivante ► je suis né epuisement de la salle, à claude held patiente la vous, dont l’âme, le accéder à l’article       sous tromper le néant       deux pour accéder au texte page suivante ► page traversé le lieu-dit de les textes mis en ligne c’est le grand il existe deux saints portant rafale n° 4 on le   tout est toujours en       sur le de sorte que bientôt pour helmut       neige halt sunt li pui e mult halt beaucoup de merveilles troisième essai présentation du comme une suite de sixième viallat © le château de       il page suivante ► page    tu sais   adagio   je il est le jongleur de lui on cheval  tous ces chardonnerets et nous n’avons rien sa langue se cabre devant le a-t-il c’est une sorte de les installations souvent, laure et pétrarque comme       l’ trois tentatives desesperees rafale       sabots page suivante ► voici donc page suivante ► page textes mis en ligne en aller à la bribe suivante page suivante ► page de pareïs li seit la macao grise page d’accueil de de mes deux mains dans la caverne primordiale abu zayd me déplait. pas       le long       voyage carcassonne, le 06 et combien la pureté de la survie. nul une il faut dire les que nos princes et empereurs « e ! malvais janvier 2002 .traverse ils s’étaient très malheureux... il y a des objets qui ont la la vie humble chez les         or dernier vers aoi (ô fleur de courge... 1 2 3&nbs       quinze les grands rafale n° 12 où page précédente retour c’est la chair pourtant deux mille ans nous     chant de d’ eurydice ou bien de la rencontre d’une "école de le nécessaire non   maille 1 : que madame 1 madame est la sites de mes bernadette griot vient de chants à tu mon recueil fin première je me souviens de ainsi fut pétrarque dans vers le sommaire des recueils pluies et bruines, comment sommaire ► page suivante le lent déferlement     extraire eloge de la boite aux page précédente longue 1 2 3&nbs       sur le dans l’innocence des rimbaud a donc a claude b.   comme une raphaËl le bulletin de c’est — pense-t-on - textes mis en ligne en juin c’est ici, me de profondes glaouis le chêne de dodonne (i) je rêve aux gorges today i eat my et que vous dire des napolì napolì       pourquoi (À l’église aller à la liste des auteurs nous dirons donc guetter cette chose madame, c’est notre       s’          référencem   entrons maintenant page suivante ► page cent dix remarques i► cent le chêne de dodonne (i)  pour jean le si grant dol ai que ne bien sûr la       é antoine simon 6  dernières mises cliquer sur l’icône        tu vois im font chier de proche en proche tous et ma foi,       o     une abeille de       pass&eac madame porte à  le grand brassage des comme ce mur blanc l’homme est pour accéder au pdf,   le texte suivant a À propos de fata en       dé sculpter l’air : titrer "claude viallat,     &nbs page suivante ► page  epître aux « tu sais ce que abstraction voir figuration le soleil n’est pas couleur qui ne masque pas assise par accroc au bord de       m’ voir les bifaces de b. vers le sommaire des recueils l’annÉe 2021 mois par       longtem « 8° de présentation du projet       au passet li jurz, la noit est agnus dei qui tollis peccata     chambre il aurait voulu être       mé page suivante ► page derniers textes mis en       il sur la toile de renoir, les textes mis en ligne en août 1. il se trouve que je suis à yvon quand une fois on a       ( cent dix remarques i► cent       force du maurithuis par et encore   dits <script     derniers textes mis en cent dix remarques i► cent les plus terribles dix l’espace ouvert au mise en ligne dentelle : il avait constellations et retour à la recherche le chêne de dodonne (i) oiseau tranquille au vol nice, le 8 octobre al matin, quant primes pert un titre : il infuse sa dans le train premier les cuivres de la symphonie page suivante ► page le "patriote", où l’on revient         l’attente, le fruit       " carissimo ulisse, torna a       vaches dans les carnets pour visionner la ce jour là, je pouvais errer est notre lot, madame, a inishmore chaque plante est deux ce travail vous est       dans le je reviens sur des       apparu sommaire ► page suivante antoine simon 12 toutes ces pages de nos je n’ai pas dit que le a l’aube des apaches, si j’étais un et si tu dois apprendre à dernier vers aoi envoi du bulletin de bribes c’était une tu le sais et je le vois       dans le j’ai ajouté la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : Cultes /

YVES UGHES

Prédication du 28 janvier 2018
© Yves Ughes
Publication en ligne : 26 janvier 2018
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Thème principal : l’attente et la parole qui comble

lectures bibliques :
Ancien Testament : Abraham. Genèse. chapitre 17, versets 1à 8. Nouveau Testament : Évangile selon Saint Jean. Chapitre 1, versets 1 à 14.

1) la quête et l’appel
Le dimanche est le temps du repos ; il peut aussi être le temps du vide et du désarroi, tant il est vrai que, durant la semaine, les questions sont éludées, esquivées et enfouies sous l’automatisme du travail et des tâches quotidiennes. Les obligations sociales et économiques fournissent du sens à nos gestes, nous font évoluer dans un décor qui les justifie. Mais voici qu’avec le dimanche vient le temps de la vacance. On le sait, Charles Trenet le chantait en son temps, “les enfants n’aiment pas le dimanche”. Il advient que les adultes, tout en y aspirant le redoutent, car la peur de se retrouver face à soi-même, à sa vie, à la réflexion ouvre un grand vide, une sorte d’entre-deux semaines qui court le risque d’être vertigineux.
Dégagé de ses automatismes l’être se retrouve en effet devant le sens qu’il doit donner à sa vie. Vient alors le temps des questions qui taraudent, Albert Camus l’a superbement exprimé : Il arrive que les décors s’écroulent. Lever, tramway, quatre heures de bureau ou d’usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil et lundi mardi jeudi vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. Un jour seulement le « pourquoi » s’élève et tout commence dans cette lassitude teinte d’écœurement. [Camus 1942/2013, p. 29]
On ne saurait mieux dire : avec la terrible liberté du dimanche se pose l’impérieuse nécessité de la signification qu’il faut donner à notre présence sur terre. Il nous faut assumer, loin du divertissement, “Le Métier de vivre”.
Loin des gestes machinaux, nous voici de nouveau nus devant notre humaine condition et son besoin de justification, devant la quête qu’elle nous impose. Nous savons bien en effet que l’accomplissement matériel de notre existence si elle est nécessaire ne saurait être suffisante. Ce que nous enfouissons durant la semaine sous couvert de contraintes resurgit ici : pourquoi suis-je sur terre ? Que faire de ce séjour ? S’ouvre alors le champ d’une attente esquivée : celle du dépassement, de la mise en marche vers un absolu, vers cette nécessaire transcendance qui place au-dessus de nous-mêmes une force susceptible de nous mettre en mouvement.
A chacun d’y répondre à sa manière, avec sa culture, sa texture, sa composition ADN. Mais, pour nous chrétiens, le dimanche est un lieu de ressourcement de notre foi, de renouvellement de cette force qui ne doit cesser de s’interroger sur elle-même si elle souhaite ne pas être érodée par les œuvres imposées dans la vie hebdomadaire et concrète.
Ce culte sera placé sous cette réflexion et il s’appuiera principalement sur la pensée d’une philosophe du XX ème siècle, née en 1909 et morte en 1943. Simone Weil a été traversée par toutes les horreurs du siècle, elle a nourri une profonde pensée religieuse, sans jamais adhérer à une église quelconque. Son travail peut se résumer dans l’un de ses plus beaux titres : La Pesanteur et la Grâce.
Les temps sont lourds en effet, et notre travail est de tenter d’aller vers plus de légèreté. Il nous faut poser le sac, cette besace dont le poids nous tire sur le flanc et nous courbe en avant. Nous nous chargeons de trop nombreuses obligations, nous pensant investis d’innombrables missions, en bons héritiers de ceux qui voulurent goûter le fruit de la connaissance et devenir dieux à la place de Dieu. Lâchons prise et laissons place à l’écoute, mettons en sommeil pour un temps l’action et ouvrons-nous à ce qui se joue en nous, à travers nous. Simone Weil affirme avec raison que Les biens les plus précieux ne doivent pas être recherchés, mais attendus. La recherche des biens, du bien, nous place au centre de la quête, de l’action volontariste, elle concentre en nous et sur nous tous les efforts, elle nous fait seuls acteurs de notre vie.
L’attente nous dit qu’il est une force qui nous accompagne, extérieure et qui cherche une voie pour trouver en nous sa place et nous porter. A vouloir tout rechercher par nous-mêmes, nous éludons la nécessaire attente. Il convient donc de s’interroger sur ce mot capital.

2) l’attention et le consentement
Simone Weil travaille de façon concrète dans l’approche de ce concept. Voici ce qu’elle
affirme :
Vingt minutes d’attention intense et sans fatigue valent infiniment mieux que trois heures de cette application aux sourcils froncés qui fait dire avec le sentiment du devoir accompli : “J’ai bien travaillé”.
"Mais, malgré l’apparence, c’est aussi beaucoup plus difficile. Il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à une véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue. Ce quelque chose est beaucoup plus proche du mal que la chair. C’est pourquoi toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détuit du mal en soi. Si on fait attention avec cette intention, un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres. (Simone Weil, Attente de Dieu. Albin Michel, collection “Spiritualités vivantes”. (1950. 2016)PP 101-102)
L’attention se définit ainsi comme le contraire de la dispersion, de l’application aux sourcils froncés. Faire preuve d’attention, c’est se mettre en attente. Ce qui revient à reconnaître l’imperfection de notre être, ses limites, sa finitude. Il nous manque “quelque chose”. Et il n’est pas besoin d’être croyant pour percevoir cette réalité. Mais pour nous cette “attente” doit se cultiver. Elle dit qu’à notre aspect incomplet va répondre une présence. Nous sommes des pierriers imprécis en attente de terres fertiles.
Dans cette suspension s’impose un travail qui mêle la pensée et la disponibilité de l’être. Car la grâce demeure un mystère qui ne peut être appréhendé que par la seule intelligence. Nous savons bien que la musique, la poésie, les arts nous ouvrent à des dimensions sensibles qui travaillent dans l’intelligence, mais qui échappent aussi à sa captation totale.
Il en va de même dans l’attente qui ouvre la voie à la grâce.
l’attention consiste à suspendre sa pensée, à la laisser disponible, vide et pénétrable à l’objet, à maintenir en soi-même la proximité de la pensée, mais à un niveau inférieur et sans contact avec elle, les diverses connaissances acquises qu’on est forcé d’utiliser.
Et surtout la pensée doit être vide, en attente, ne rien chercher, mais être prête à recevoir dans sa vérité nue l’objet qui va y pénétrer. (Id.Ibid. page 102)
Avec des mots simples, S. Weil nous transmet une démarche complexe. Être en attente revient à admettre qu’une présence nous appelle et va répondre à notre appel. Être en attente signifie être disponible, avec confiance, pour accepter. Sommes-nous vraiment en attente ? La question mérite d’être posée.
Si oui, si l’on fait vraiment attention, alors on détruit du mal en soi, parce qu’on laisse entrer en nous une puissance qui va nous rassasier et, nous rassasiant, nous réaliser. Reculent alors la rancœur et la rancune, l’amertume et la peur, le ressentiment et l’angoisse toxique. Disponibles pour recevoir, nous nous retrouvons disponibles pour la vie, pour soi-même et pour les autres. Pour la joie. Tout, dès lors, reste à faire, au jour le jour, dans l’action quotidienne.

3) le jardinage
Ce qui a été reçu, dans l’attente et par l’attention, ne saurait être installé sans douleur ni pour toute éternité. Après le consentement, un travail nous est demandé. Un travail de développement durable. Là encore, Simone Weil nous offre des phrases percutantes et nourrissantes.
Nous devons seulement ne pas regretter le consentement que nous avons accordé (..). Ce n’est pas si facile qu’il semble, car la croissance de la graine en nous est douloureuse. De plus, du fait même que nous acceptons cette croissance, nous ne pouvons nous empêcher de détruire ce qui la gênerait, d’arracher les mauvaises herbes, de couper du chiendent ; et malheureusement ce chiendent fait partie de notre chair même, de la sorte que ces soins de jardinier sont une opération violente. (Id. Ibid. Page 125)
Seigneur, ne nous laisse pas tomber, on est si fragile. Être un chrétien libéré, tu sais c’est pas si facile. Le pastiche peut faire sourire mais il souligne une vérité profonde. Une fois reçue la grâce gratuite, il nous revient d’agir, pour la faire produire. S’impose alors un travail sur soi qui, à l’attention fait succéder la vigilance. Le chiendent est nous. Et il est multiforme. Voici qu’il peut prendre les habits d’un moralisme figé et de préjugés réducteurs, ils deviennent rapidement une entrave à la fraîcheur de la grâce. Voilà même que, d’une façon plus pernicieuse, le chiendent s’installe dans la routine de rites rassurants et de génuflexions, pénibles physiquement mais rassurantes théologiquement. Ainsi que le disent ces quelques phrases tirées de “paroles pour tous”
- nul lieu, nul rite, nulle créature ne peut enfermer le Dieu créateur. (Paroles pour tous, 2017, lundi 12 juin)
- mieux vaut saisir la joie de l’évangile, plutôt que de grenouiller dans une piété de circonstance (mardi 17 janvier)
Là encore, il faut arracher le chiendent du confort, des certitudes acquises, de la rente mortifère.
Si ta façon de comprendre Dieu enterre ta vie dans une fidélité aliénante, alors tu te trompes de dieu ! Le seul à mériter ce nom, c’est Celui qui nous sort de nos cimetières. (Id. Ibid. Samedi 4 février)
L’attente est ouverte, aucune fin ne vient marquer son achèvement. Elle se cultive tous les jours, dans la prière vivante, dans un travail sur soi et avec autrui, dans une vie perpétuellement renouvelée.
Alors et alors seulement, et seulement ainsi, on peut œuvrer pour que La joie demeure.

pour le Culte du 28 janvier 2018, à Vence, à10 heures 30.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP