BRIBES EN LIGNE
      bâ "pour tes l’entreprise dont je me 1 2 3       le   1) cette « je suis un langues de plomb a la dernier vers aoi le flot pâle des maisons   iv    vers l’impression la plus petits rien 4 et 5 (env. 7cm tes chaussures au bas de j’aime chez pierre 1 2 3 pour accéder au texte au avant lire une interview de vers la lettre ouverte au page précédente retour derniers textes mis en où l’on revient 1 2 3&nbs à claude held patiente la page suivante ► page préparer le ciel i "le renard connaît  les premières il y a des objets qui ont la c’est une sorte de introibo ad altare 1 2 3&nbs trois tentatives desesperees aller à la liste des auteurs se placer sous le signe de       allong&e 1 2 bruno  les œuvres de accéder à l’article page suivante ► page bribes dans le nid de depuis ce jour, le site il existe au moins deux six de l’espace urbain, dernier vers aoi la lecture de sainte le chêne de dodonne (i) approche d’une pour lire les textes de c’est ici, me raphaël monticelli : tu 1 2 3&nbs toutefois je m’estimais marché ou souk ou accéder au texte en cliquant retour au pdf sui generis le géographe sait tout agnus dei qui tollis peccata la pureté de la survie. nul       midi rafale n° 9 un dans le patriote du 16 mars       une seul dans la rue je ris la les ruelles blanches qui le lourd travail des meules les plus terribles le corps encaisse comme il predication_du_15_ao dans les horizons de boue, de hans freibach : et tout avait pour michèle gazier 1) chers élèves du collège pour nicolas lavarenne ma       st textes mis en ligne en si c’est ça, certains prétendent même si bien sûr, il y eut a grant dulur tendrai puis max charvolen, martin miguel dans l’innocence des       sur le textes mis en ligne en avril préparer le ciel i rafale n° 7 un voir l’essai sur  le "musée il n’est pire enfer que         année 2019 ► albert       le 1962 ! la grande grève antoine simon 26 page suivante ► page "si elle est       le       sur le pour accéder au texte, sixième   que signifie    si tout au long       aux quatrième essai de voile de nuit à la descendre à pigalle, se madame aux rumeurs une errance de   pour théa et ses madame dans l’ombre des 1 2 3   (à antoine simon 32 page suivante ► nous c’était une très jeune       ce qui de pa(i)smeisuns en est venuz imagine que, dans la jusqu’à il y a     chant de je désire un ainsi alfred… 1 2 3&nbs aux george(s) (s est la je voudrais voir les arbres       droite sur la toile de renoir, les textes mis en ligne en le peintre manuel casimiro le galop du poème me 1- nous sommes dehors.       objectif de mes deux mains textes mis en ligne en août  marcel migozzi vient de page suivante ► page mult ben i fierent franceis e       é dernier vers aoi       je me le soleil n’est pas pour anne slacik ecrire est       avant   anatomie du m et carles li reis en ad prise sa de pareïs li seit la       l’ les petites fleurs des les dernières arbre épanoui au ciel       fleurett page suivante ► page             le     les fleurs du     surgi fête du livre  l’écriture textes mis en ligne en ...et la mémoire rêve dernier vers aoi sous ce titre inspiré de la     double de nouvelles mises en iigne, neuf j’implore en vain références : xavier nos voix sous la pression des le poiseau de parisi mon les terrasses abandonnées antoine simon 23 nous avancions en bas de alocco, au château de aller à la bribe suivante traversé le lieu-dit de       voyage sculpter l’air : page suivante ► page le samedi 26 mars, à 15   nous sommes « mais qui lit page précédente ► de samuel chapitre 16, versets 1 attendre. mot terrible.       l’ le chêne de dodonne (i)       aujourd   toute trace fait sens. que carles respunt : dernier vers aoi       ç       ma préparer le ciel i je reviens sur des 1254 : naissance de clere est la noit e la des voix percent, racontent page d’accueil de deux mille ans nous       journ&ea l’attente, le fruit       charogne sur le seuil ce qui effeuillage d’une feuille textes mis en ligne en juin       sur le comme ce mur blanc photo charles chaboud, si j’avais de son dernier vers aoi textes mis en ligne en avril       la et que vous dire des       entre       quinze pas de pluie pour venir aller à la liste des auteurs pour accéder au texte la terre a souvent tremblé que nos princes et empereurs chercher une sorte de       dans le       sur la j’aurai donc vécu sur pour andré       bonheu <img852|left> forest textes mis en ligne en août     nous avions il arriva que suite de « je ne crois pas pour écouter la lecture, aller à la liste des auteurs Éléments - aller à la bribe suivante voir les œufs de je serai le pilote aux yeux (À l’église « e ! malvais la légende fleurie est siglent a fort e nagent e    en tout mon petit univers en apaches : page suivante page deuxième essai       dans le année 2018 ► année 2020 la gaucherie à vivre, rafale n° 3 des dans l’innocence des page suivante ► r.m. a toi aller vers bribes, livres 1 1 2 3&nbs présentation du projet la chaude caresse de page d’accueil de le chêne de dodonne (i) maintenant il connaît le oui la  au mois de mars, 1166 attelage ii est une œuvre       " rafale issent de mer, venent as cent dix remarques i► cent antoine simon 5   on n’est     longtemps sur       neige       sabots  de la trajectoire de ce       au       & sommaire ► page suivante "a cannes, propos de table des conserves ! la fraîcheur et la 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs comme une suite de le proche et le lointain       fleur textes mis en ligne en c’est seulement au posté sur facebook sorti de page d’accueil de       deux la visite de la fondation page d’accueil de 1 la confusion des mélodie aller à la bribe suivante naviguer dans le bazar de       retourn& textes mis en ligne en 1 2 3&nbs ce 28 février 2002. aller à la bribe suivante       reine       embarq le grand combat : j’ai parlé      &  les éditions de antoine simon 6 il ne s’agit pas de mais jamais on ne pas facile d’ajuster le       le       le   le texte suivant a         &n       apr&egra villa arson, nice, du 17 page suivante page je t’enfourche ma antoine simon 13 c’est vrai dernier vers aoi quand c’est le vent qui sommaire ► page suivante 1- ai-je reçu une             vu les       bonheur     oued coulant pourquoi yves klein a-t-il le plus insupportable chez mon cher pétrarque, l’envers de c’était une retour à la recherche de prime abord, il 1 2 questions le vieux qui page suivante ►   les   pour le prochain page suivante ► page       je fais 1 2 3&nbs 19 mars 2022, savigny sur j’ai changé le sainte marie,       banlieue dernier vers aoi mouans sartoux. traverse de madame déchirée   d’un coté, je serai toujours attentif à ço dist li reis : torna a sorrento ulisse torna un titre : il infuse sa haut var ► trois petits faisant dialoguer  un livre écrit (elle entretenait cent dix remarques i► cent préparer le ciel i madame est une torche. elle (ô fleur de courge...  dans toutes les rues huit c’est encore à       alla dernier vers aoi denis roche : antoine simon 3 cliquez sur l’icône le 28 novembre, mise en ligne fragilité humaine. de l’autre       va ton page suivante ► page sors de mon territoire. fais  jésus       sur le station 3 encore il parle si vous entendez le lac     les provisions envoi du bulletin de bribes assise par accroc au bord de 199* passé galerie cyclades, iii° dieu faisait silence, mais   j’ai souvent bernadette griot vient de aller à la liste des auteurs       "       le vent   les alocco en patchworck © page suivante ► page   entrons maintenant la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : Braganti, Sophie /

SOPHIE BRAGANTI

FATIMA
© Sophie Braganti
Publication en ligne : 31 décembre 2011
Première publication : 10 mai 2010
Clefs : Nouvelle

                                   

A la question : « Quel est le plus beau jour de votre vie ? », Brigitte Bardot répondait : « Une nuit ! »
 
 
Je ne sais pas grand-chose d’elle. 
Je la croise tous les matins. La nuit je la devine. C’est tout. 
Tous les matins elle longe les tennis de l’arrière cour huppée de la grande ville méditerranéenne. Les joueuses et les joueurs en short sur la terre battue ne l’intéressent pas. Elle marche en regardant le sol puis descend la pente pour prendre la rue de droite où elle disparaît. Une ombre furtive. S’engouffre dans la rumeur. Son pas régulier et ferme se tient à distances des voitures en stationnement que la terre rouge a saupoudrées. Il ne faudrait pas que l’étoffe longue et noire soit rougie soit maculée. 
La seule fois où je l’ai vue accélérer le pas c’est lorsqu’une balle jaune a sauté par-dessus le grillage du court et a heurté sa tête. Je ne sais que peu de choses de la femme en noir. Brune on le devine et assez jeune pour le peu qu’elle laisse entrevoir. Toute noire de la tête aux pieds. Ses cheveux et son front sont cachés. Eté comme hiver la même tenue. Elle ne doit pas fréquenter les plages de la côte avec ses amies et son mari. Je n’ai jamais croisé son regard. J’ai d’elle une vision voilée.
J’ai décidé de l’appeler Fatima. 
Je me suis habituée à l’observer le soir sans qu’elle ne me voie entre les lames à peine inclinées du store. Dans l’immeuble en face. Par la fenêtre ses rideaux sont légers et couvrent mal la vitre. Discrète je reste dans l’obscurité. Je fais attention de ne pas être surprise. Sa nuit à elle est à peine éclairée par une lampe de chevet dans sa chambre. Toutes les nuits. Lumière tamisée jaune. Je me suis habituée à cette présence tellement que parfois je n’y prête plus attention. Je sais qu’elle est là et qu’elle va le faire. Ça dure près d’une heure. Je me suis habituée à sa place assise sur une chaise à la dévoiler. C’est la nuit qu’elle se dévoile nue sur sa chaise. Elle ne peut pas voir que je la vois. A l’heure de dormir. 
Elle chevauche la chaise son recto appuyé contre le dossier. Ses seins volumineux passent à travers les barreaux. L’arc sous les seins est long. Ce qui accentue volume et fermeté. Je la devine plus que je ne la vois. Elle se tient de profil on dirait qu’elle feuillette un livre un petit livre avec beaucoup de pages. La tranche est dorée. On dirait que ses lèvres bougent comme si elle parlait ou lisait à haute voix ou marmonnait autre chose d’incompréhensible comme la langue des sensations charnelles.
L’homme qui vit avec elle son mari doit dormir. Je l’aperçois juste quelques heures avant fumer sur le balcon appuyé à la balustrade. Quelquefois ils ont de la visite. De la famille ou des amis. Ils ne parlent pas en français. Les voix sont hautes. Les femmes ont les cheveux teints en blond ou au henné. Des dessins orange forment des arabesques sur leurs mains. Les femmes ont des couleurs. Les autres femmes ne sont pas noires.
Chaque fois que je croise Fatima le matin j’essaye de surprendre un détail qui me donnerait une information sur elle. Une montre une bague un sac par exemple ou bien des chaussures. Mais rien ne sort de l’habit de coton hermétique et étanche. Seuls de gros cernes noirs disent qu’elle dort peu ou bien que de ses yeux elle fait un usage intempestif comme lire longtemps comme lire sous un faible éclairage. Il se peut que Fatima lise sous les draps les nuits de pleine lune. Ou quoi.
Retour à la nuit. Elle sort de son lit où elle dort seule. Oiseau qui part chasser sa proie. Insecte qui craint la lumière. Toutes les nuits dans cette position qui fait corps avec la chaise tiède sa main glisse entre ses cuisses écartées comme des parenthèses autour de la chaise. Enveloppantes. Je sais que ses cuisses sont dorées comme son pays d’origine. Pendant que sa jilbab et son voile sont bien pliés ou suspendus sur un cintre rangés dans l’armoire tandis qu’elle se déplie elle se défroisse. Son bandeau blanc elle l’a enroulé autour de son poignet comme un bracelet. Jambes molles qui parfois s’allongent lascivement semblent sans terminaison. Peut-être du vernis rouge sur les ongles de ses pieds. Peut-être un bracelet d’argent à la cheville une fine chaîne. Peut-être des tatouages. Peut-être un percing au nombril. Peut-être avec tout ça la fatma commence à s’aimer. Comme une femme qui s’aime seule avec des décharges électriques qui traversent son corps dont on ne sait rien. On ne sait rien de cet éveil rien de ce plaisir. Rien de ses soubresauts. Rien de ses images qui la secouent. Rien de ses pensées qui tremblent. Rien des sensations qui frémissent.
Elle s’aime. Dans le mois d’août. Une nuit. Sous la moustiquaire de tulle blanc la moukère agite ses doigts. Ses doigts s’étirent mollement rejoignent son secret dans le plus sombre de ses rondeurs humides. A l’intérieur d’elle-même elle n’hésite pas à s’aventurer au plus profond et ça dure. Le livre tombe en même temps que la main mais elle le tient elle le serre à deux doigts du sol. Le livre s’effondre sans tomber. Il fond. Fatima « la resplendissante » est nue. La vierge ni noire ni blanche joue avec les raisins muscat de ses seins. Bandés entre les barreaux croisés. Soutenus par ce qui resterait de la sensation du soutien-gorge à balconnets et armature. Pointés vers la lune hors d’une cage de bois ils s’échappent.
Voilà qu’elle se remet à lire la sourate 24. Mais qu’avant elle jette un coup d’œil vers la pièce voisine s’assurant que la télévision est encore en marche. Voilà que le mari dort profond devant le film qui va sans lui. Tous les soirs c’est comme ça. Voilà qu’elle se délecte d’un verset et que sa tête se renverse à la fin de chaque phrase. Les femmes impudiques sont faites pour les hommes impudiques ; les hommes impudiques sont faits pour les femmes impudiques…Elle sourit et enchaîne la lecture du verset 30 Commande aux croyants de baisser leurs regards et d’être chastes. Ils seront purs. Dieu est instruit de tout ce qu’ils font. Et la suite se déverse à la queue leu leu. Commande aux femmes qui croient de baisser leurs yeux et d’être chastes, de ne découvrir de leurs ornements que ce qui est en évidence, de couvrir leurs seins de voile, de ne faire voir leurs ornements qu’à leurs maris ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, à leurs fils ou aux fils de leurs maris, à leurs frères ou aux fils de leurs frères, aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes de ceux-ci, ou a leurs esclaves acquêts de leurs mains droites, ou aux domestiques mâles qui n’ont point besoin de femmes, ou aux enfants qui ne distinguent pas encore les parties sexuelles d’une femme. Que les femmes n’agitent point les pieds de manière à faire voir les ornements cachés. Tournez vos cœurs vers Dieu, afin que vous soyez heureux.*
Fatima reste pensive. Le texte traduit en français parle de Dieu. Fatima ne lit pas l’arabe. Elle n’est donc pas la seule à ne pas lire Allah. Ce Dieu ne lui dit rien qu’elle connaît il n’a pas de visage elle peut alors lui mettre tous les visages qui lui plaisent. Quelque chose de ces mots la turlupine. Ces mots martelés dans les paroles de son père par la voix du père et de sa mère de ses frères de son mari depuis qu’elle est fille. Fille de son père fille de sa mère fille de ces ancêtres fille de tous les prêcheurs fille de tous les pécheurs fille de joie. La turlupinent les femmes voilées en blanc auxquelles elle songe par association d’idée qu’elle fait semblant de ne pas remarquer pénétrant l’église au bout de la rue le dimanche matin. Femelles du nom de Marie-Bernadette Marie-Madeleine Marie-Bénédicte Claire-Marie. Tous les noms de sœurs qui disent Dieu et Jésus qu’elles épousent. Toutes les sœurs qui font peut-être comme elle la nuit. Celles qui chantent en le faisant. Celles qui implorent. Les yeux vers le ciel ou les yeux vers la terre.
Elle se lève soudain toute suante ouvre la moustiquaire et quitte la chambre. Je vois que la porte reste ouverte. J’attends. S’écoule alors une poignée de minutes le temps de quelques jets de pierres. 
Elle rentre elle reprend son souffle et sa place. Même position. Même attitude. Lascive. Plus de livre à la main. Ses mains s’occupent fouillent. Goulûment. Avidement. Les yeux concupiscents les doigts agiles trifouillent un sac en toile de bure. Dedans il y a des légumes. Des légumes de saison. Frais de saison et du réfrigérateur à peine tirés de leur léthargie. Elle commence par un radis. Un beau radis rouge et blanc avec son petit poil tenace au bout. Et les fanes. Comme elle se caresse avec les cheveux verts. Mais elle passe très vite aux choses plus comment dire plus quelque chose de pas vert tendre mais d’un peu vert bouteille. Direct elle se sert. Tout entier disparu dans son chemin de soie. On ne voit que les fanes qui s’agitent un peu. Pantelantes. Le radis ne dira rien de sa planque. C’est là qu’il s’ensemence et prend racine. Mais le petit jeu ne dure pas. Fatima le jette. Elle est lassée par son jouet. Alors elle en saisit un autre tout frais. Orange et dur. Elle recommence le balai des fanes. Elle reprend à zéro. Elle s’ouvre un chouïa. Lui facilite le passage. Par la base plutôt que par la pointe. Mais avant elle le lèche jusqu’à l’enduire complètement il luit. Le passage est plus aisé. Le légume est carotte aussi longue que sa main. De l’index et du pouce elle l’agite lentement le ressort puis distrait son clitoris elle chipote et l’enfourne à nouveau. 
Fatima est capricieuse. Le deuxième jouet l’agace. Voilà qu’elle l’envoie en l’air. Que sans attendre elle s’empare d’une courgette fleur. Sans doute celle qui manquait au tajine du soir. Etait resté sur les lèvres un goût de revenez-y. Maintenant elle s’ouvre encore comme si elle n’en finirait pas. La courgette tient dans la main droite pour un va-et-vient perpétuel. En souplesse entre phases lentes et phases rapides elle s’attaque. La main gauche est tout occupée ailleurs vers l’avant et alterne avec ses mamelons qu’elle pince délicatement mais tenace. Haut bas haut bas haut bas.
Je n’en perds pas une miette. Mes jambes mollissent mais résistent. Fatima dont on dit à droite et à gauche dans les différents lexiques étymologiques qu’elle aurait été sevrée avant deux mois se secoue puis s’arrête avant l’assaut final. Fatima dont on dit qu’elle se tient à l’écart du péché laisse éclore le blanc de ses dents dans un sourire vengeur. Enfin il y a la main de Fatima. Dans la feuille d’or. La main de feu fébrile et frissonnante. Ses cheveux collent à son cou recouvrent ses épaules et ses seins. Ils se raidissent. C’est dans le sac avachi que le dernier végétal attend son tour. Lustré naturellement le violet de sa rondeur enflée serait presque violent si on ne savait à l’avance que le légume si proche du fruit n’éclaterait pas. L’aubergine du tagine de demain sera bien employée. Dans le tagine pas d’aubergine en moins .
Fatima s’amuse. Fatima s’épuise. Son corps a englouti et rendu les végétaux jusqu’au dernier. Son ventre est un coussin moelleux. Toutes les nuits. Si je veux toutes les nuits je la vois. Ou je l’invente. Toutes les nuits elle s’invente elle s’invite. 
Le sommeil sera le dernier à la prendre tout entière. De la tête aux pieds.
 
 
*Citations du Coran, éditions Garnier-Flammarion, 1970

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP