BRIBES EN LIGNE
voudrais je vous       la page d’accueil de       " si elle est belle ? je page suivante ► page       vaches allons fouiller ce triangle montagnes de page suivante ► page       l’     le "et bien, voilà..." dit il aurait voulu être le ciel est clair au travers   les m1       josué ne il tente de déchiffrer,         ouvrir la série des pages parmi les éditeurs beaucoup de merveilles merci à la toile de dernier vers aoi autre citation page suivante ► page nos voix aller à la liste des auteurs sur l’erbe verte si est ce 28 février 2002.   ciel !!!! sors de mon territoire. fais lire la réponse de michel dans le respect du cahier des       un page suivante ► page "le renard connaît rêve, cauchemar, (ô fleur de courge... effrayante humilité de ces       que de       quinze approche du continent a l’écrivain… comme si textes mis en ligne en onzième alla lingua lingua madre albertine textes mis en ligne en juin ils avaient si longtemps, si   est-ce que       fourr&ea vers le sommaire des recueils les cahiers butor sont rafale clers est li jurz et li page suivante ► page lancinant ô lancinant macao grise rafale n° 7 un       sur le page suivante page la rencontre d’une « 8° de Écoute, bûcheron, arrête       en un le numéro exceptionnel de   saint paul trois la musique est le parfum de dans l’innocence des aller à la bribe suivante       deux deux ajouts ces derniers je n’aime pas ce monde. l’éclair me dure, la mort, l’ultime port, d’abord un curieux "mais qui lit encore le vers le sommaire des recueils dans le patriote du 16 mars         or       sur le "je me tais. pour taire. l’évidence maintenant il connaît le bernard noël, un nous de le travail de bernard page précédente le café ce texte m’a été il n’est pire enfer que       bien le 26 août 1887, depuis j’ai perdu mon on n’écrit qu’un cyclades, iii° et tout avait le 23 février 1988, il       droite page d’accueil de ce paysage que tu contemplais elle réalise des       enfant     les provisions il souffle sur les collines cette machine entre mes assise par accroc au bord de passent .x. portes,  ce mois ci : sub rafale n° 10 ici À max charvolen et arbre épanoui au ciel je découvre avant toi je ne sais pas si pour michèle auer et page d’accueil de mais jamais on ne le "patriote",       embarq page suivante page ceci… pour prendre mesure. tout est possible pour qui aller à la bribe suivante nécrologie       avant textes mis en ligne en août un texte venu de l’autre libre de lever la tête nous serons toujours ces page suivante ► page antoine simon 10 générations cliquer sur l’icône pour sophie, magali et sous ces étagements liquides À hélène dernier vers que mort       la quelque chose paien sunt morz, alquant exposition de la série la mort d’un oiseau.       assis l’instant, celui qui ne    de femme liseuse régine robin, page d’accueil de dans l’innocence des effleurer le ciel du bout des page suivante ► page ce qui fascine chez je ne saurais dire avec assez traquer je meurs de soif aller à la liste des auteurs nous avons affaire à de a grant dulur tendrai puis       dans le ...et la mémoire rêve textes mis en ligne en la lecture de sainte     au couchant d’abord la crise du légendes de michel page d’accueil de un texte que j’ai béatrice machet vient de ► abÉcÉdaire à jean page précédente retour encore une citation “tu  l’exposition  station 7 : as-tu vu judas se page suivante station 1 : judas soudain un blanc fauche le       ".. dernier vers aoi sept (forces cachées qui page d’accueil de   encore une la terre nous alain lestiÉ un art de la a la fin   il ne resta préparation des corps de la pur ceste espee ai dulor e page suivante ► page histoire de signes . les terrasses abandonnées un besoin de couper comme de le 28 novembre, mise en ligne l’illusion d’une       sur le mathieu bénézet : mon       les       soleil l’envers de faisant dialoguer cent dix remarques i► cent marcel alocco a  marcel migozzi vient de toulon, samedi 9       j’       é six de l’espace urbain, textes mis en ligne en       midi les carnets éclaboussés 2 dans le flou des souvenirs... creuser de la langue, outil cliquer pour rejoindre la bernadette griot vient de l’homme est revue       la     les fleurs du halt sunt li pui e mult halt page suivante ► page antoine simon 18 sainte marie,       "j& ecrire, la vie en dépend,       le le chêne de dodonne (i) page suivante ► page "la musique, c’est le Être tout entier la flamme il faut laisser venir madame ouvrir f.a.t.a. i ► le boomerang b ► livre grand       alla il n’y a pas de plus des quatre archanges que  née à   en grec, morías   pour le prochain alocco peinture en jamais si entêtanteeurydice       rampant       gentil alocco, au château de c’est ici, me denis roche :         chaque automne les ++++ il y a, dans mon lire le texte le bulletin de       entre       mé     un mois sans viallat © le château de antoine simon 7 et il fallait aller debout textes mis en ligne en page suivante ► page pour alain borer le 26 l’annÉe 2022 mois par après la lecture de 1 au retour au moment page suivante ► page quand c’est le vent qui page d’accueil de oui la huit c’est encore à bernar venet -       ton cinq madame aux yeux  dernier salut au un titre : il infuse sa aller à la bribe suivante       dans       sur les       le ici, les choses les plus pour martin comme un prÉliminaire la le géographe sait tout  je ne voulais pas d’abord trouver un titre.     pluie du aller à la bribe suivante raphaËl station 3 encore il parle  jésus page suivante ► page dessiner les choses banales       je me       l’ à la bonne       le a ma mère, femme parmi la réserve des bribes aller à la bribe suivante page suivante ► page présentation du projet les ruelles blanches qui aller à la liste des auteurs attention beau       pass&eac je suis celle qui trompe voir les œufs de pour visionner petites proses sur terre cliquer sur le titre pour textes mis en ligne en mars sauras-tu lui répondre depuis le 20 juillet, bribes je voudrais voir les arbres "si elle est traversé le lieu-dit de sommaire ► page suivante page suivante ► page       fourr&ea la fonction, sous l’occupation  dernières mises paul       deux aller à la liste des auteurs le chêne de dodonne (i) et combien percey priest lake sur les madame est toute art jonction semble enfin page suivante ► page pour accéder au pdf de deux mille ans nous       "       deux madame dans l’ombre des       pour       une <img852|left> forest pour andré même si 1- nous sommes dehors. naviguer dans le bazar de reste de cet été dans cet très saintes litanies ■ cézanne en peinture       "je   (à madame des forêts de où l’on revient janvier 2002 .traverse le lent déferlement tandis que dans la grande       objectif aller vers bribes, livres 1       &nbs textes mis en ligne en on peut croire que martine c’était une très jeune ki mult est las, il se dort max charvolen, martin miguel il nous aura laissé les dessins de martine orsoni j’arrivais dans les suite de antoine simon 13       les equitable un besoin sonnerait à claude held patiente la       jonathan une fois entré dans la reprise du site avec la page d’accueil de <p présentation du projet pour raphaël   À léon-gontran pour écouter ce moment de mon cher pétrarque, pour andré cela fait 53 ans que je page suivante ► je suis né l’heure de la accéder au texte en cliquant       voyage le poiseau de parisi mon c’est extrêmement le geste de l’ancienne, ce qui importe pour 1 la confusion des     tout autour cent dix remarques i► cent essai de nécrologie,   si vous souhaitez nouvelles mises en non... non... je vous       au fond l’envers de la parol

Retour à l'accueil

YVES UGHES

Prédication du 27 février 2011
© Yves Ughes
Publication en ligne : 2 janvier 2012
Première publication : 27 février 2011
Ecrivain(s) : Ughes (site)

 Epître aux Hébreux.

 

C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu te donna l’onction

D’une huile d’allégresse. (1,9)

 Il s’ensuit que nous devons prendre plus au sérieux le message entendu, si nous ne voulons pas aller à la dérive. (2,1)

Ainsi donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi, pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable et de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. (2, 14-15)

Ayant alors persévéré, Abraham vit se réaliser la promesse. Les hommes jurent par plus grand qu’eux-mêmes, et pour mettre un terme à toute contestation, ils recourent à la garantie du serment. (6, 15-16)

De fait, on a là, d’une part l’abrogation du précepte antérieur en raison de déficience et de son manque d’utilité –car la loi n’a rien mené à l’accomplissement- et d’autre part l’introduction d’une espérance meilleure, par laquelle nous approchons de Dieu. (7, 18-19)

Lecture complète : le chapitre 9 : le culte de la première alliance. (9, 1-10)

La loi est à jamais incapable, malgré les sacrifices, toujours les mêmes,, offerts chaque année indéfiniment, de mener à l’accomplissement ceux qui viennent y prendre part. (10, 1-2)

Or, là où il y a eu pardon, on ne fait plus d’offrande pour le péché. (10, 18)

La foi est une manière de posséder déjà ce qu’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. (11, 1)

Après s’être reconnus pour étrangers et voyageurs sur la terre. Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils sont à la recherche d’une patrie. (…) qu’ils aspirent à une patrie céleste. (11, 14 & 16)

Car il est bon que le cœur soit fortifié par la grâce et non par des aliments, qui n’ont jamais profité à ceux qui en font une question d’observance. (13, 9)

Sortons donc à sa rencontre en dehors du camp, en portant son humiliation. Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche d’une cité future. (13, 13-14)

 

Prologue : frères et sœurs, visages connus et amis de passage (nous sommes tous et toutes de passage, de toutes façons), bienvenue en ce lieu. Qu’il nous soit donné de saisir la parole, qu’elle illumine nos cœurs et entre dans la chair de nos vies.

Que l’indulgence soit aussi accordée au prédicateur laïc. Sa démarche, ma démarche, ne relève pas de l’exégèse mais de la rencontre. Rencontre d’une vie, d’une densité d’expérience et de dialogues, rencontre avec un texte qui parfois est choisi, mais qui souvent nous choisit. Je vous propose de lire deux extraits

Abraham.

Epître aux Hébreux.

 

1) Hic et nunc : ici et maintenant, présence et permanence du désert.

Nous sommes accoutumés aux supermarchés, aux étals de légumes, à l’étalage des fortunes. La profusion semble avoir gagné notre environnement mental, tendre la main, acheter, saisir, palper, déguster. Quoi de plus normal ? de plus coutumier ?

Et ce que nous ne pouvons posséder se place dans notre paysage visuel : yachts somptueux, villas débordantes, vitrines de bijoutiers, montres Rolex en viatique pour la réussite. Notre espace sature, il déborde, corne d’abondance déversant sans fin ses produits frits, frais, ou frelatés. 

Pourtant, en tous lieux et en nous souvent, le désert règne, le désert gagne, le vide menace. Nous le traversons et il nous livre, depuis « l’exode » sa force métaphorique.

Mauriac évoquait « le désert de l’amour ». Pour qui fréquente les jeunes de ce monde, les adolescents mais aussi les hommes et les femmes jeunes, une réalité s’impose : l’errance des sentiments, la confusion des sentiments. Ce qui pourrait tirer vers le haut relève désormais de la logique des plaques tectoniques. Notre société ne nourrit plus aucun message d’amour. « la courbe des tes yeux fait le tour de mon cœur » écrivait Paul Eluard, et Louis Aragon allait boire dans les Yeux d’Elsa.

De nos jours le désert s’installe dans les cœurs entre « les feux de l’amour » et les sites pornographiques. Dégradation de la femme, soumission directe à la jouissance bestiale, avec pour seule alternative les niaiseries fades et tristes de la collection Harlequin. Notre monde oscille avec frénésie entre le marquis de Sade et Madame Bovary. L’amour véritable n’est plus que grain de sable. Surface désertée, désertique, et nous traversons le temps, éperdu, sans savoir ce qu’aimer veut dire. Ce qu’aimer demande. De constance et d’effort, de construction et de patience. Nous avons perdu l’exigence merveilleuse de l’amour, et nos pas s’enfoncent dans les dunes. Et on le sait, le bonheur se trouve toujours sur la « dune d’après ».

Le désert gagne également toutes nos zones sociales. La finance domine le monde, ruinant l’action politique et réduisant à néant l’engagement citoyen. La férocité de la rentabilité est devenue règle d’airain, les êtres humains, les travailleurs ne comptent plus, il ne sont que grains de sable broyés par les machines à finances. La règle ne peut être discutée, elle fabrique des espaces stériles. Aucun sentiment ne peut prendre racine dans ces zones monétaires fluctuantes comme dunes. Marchez, marchons jusqu’à la dune d’après. Et laissons les squelettes perdus, ceux des perdants, se défaire dans la poudre.

Le désert règne, il gagne, le vide menace et nous traverse.

 Le peuple juif a traversé le désert. Son errance est pour nous d’une force métaphorique inégalée. Par les doutes soulignés, par le vecteur donné.

Moïse a libéré son peuple, par des actions inouïes. Dans le désert pourtant, le peuple ne peut ancrer sa foi, l’incertitude gagne, et il faut à tout prix faire un veau d’or pour concrétiser une croyance. Dans cette démarche erratique et tâtonnante une parole reste solide et permanente, celle de Dieu. Elle s’exprime par les dix commandements, elle sera prolongée par la naissance de Jésus, sa vie, sa mort, sa résurrection.

 La loi n’a pas suffi à nous rassurer. Que la présence du Christ nous aide donc à traverser les zones stériles de nos vies.

Ces zones s’installent dans nos peurs, et notamment dans la peur de la mort qui nous taraude en permanence.

Nous avons conscience de notre finitude. Et cette tension en nous installée nous livre pieds et poings liés aux pires actions. Contre la mort, accumulation des richesses, contre la mort désir vertigineux de pouvoirs, de pouvoir. Les Ben Ali, les Moubarak, les Khadafi s’accrochent, tirent à balles réelles sur leurs peuples, pour conserver une part d’éternité. A notre niveau, nous agissons comme eux, dans nos petites sphères. Obsédés par le désir d’arracher une once de pérennité, d’immortalité.

La voie du pouvoir s’installe dans le désert.

La Parole permet d’en sortir. Car le Christ est venu nous dire sa victoire, celle de l’amour. La victoire de l’amour sur la mort.

 

Ainsi donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi, pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable et de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. (2, 14-15)

 La leçon s’avère à la fois inconcevable et chargée d’espérance.

Dès lors des versets entiers de cette épître aux Hébreux, complexe et exigeante, se livrent en toute simplicité.

Relisons-les

 Il s’ensuit que nous devons prendre plus au sérieux le message entendu, si nous ne voulons pas aller à la dérive. (2,1)

Après s’être reconnus pour étrangers et voyageurs sur la terre. Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils sont à la recherche d’une patrie. (…) qu’ils aspirent à une patrie céleste. (11, 14 & 16)

 

Ces versets se complètent. Deux mots clés s’y opposent : dérive et recherche. Nous le savons bien, la transcendance nous habite : nous avons besoin d’un « quelque chose » qui nous soit supérieur, qui nous tire vers le haut. Nous l’avons tous éprouvé, en tombant en arrêt devant un tableau, en laissant entrer en nous l’extase provoquée par un corps, un visage, une harmonie. Il est des instants où « les sons, les parfums et les couleurs se répondent ». Dante trouvait sa révélation dans le visage de Béatrice :

« Quand tu seras devant le doux regard

de celle dont les beaux yeux voient toutes choses,

tu sauras d’elle tout le voyage de ta vie ».

(L’Enfer, chant X, vers 129 à 132)

la femme peut être cette donna angelicata qui nous guide vers les cercles élargis de la lumière. La femme est cet avenir-là.

Par elle passe le mystère de l’Amour, celui-là même qui traverse les paroles de Jésus.

La foi peut être simple au charbonnier.

 

 

2) Tout pour la foi, rien par la vue.

 Et il convient souvent de se faire charbonnier pour accepter la foi. Certes l’intelligence doit se cultiver, mais elle ne peut travailler efficacement qu’en connaissant ses limites. Sur les ondes de France-Inter, le grand savant Hubert Reeves avouait récemment ces limites. Il se disait persuadé que nombre des faits, de perceptions, d’intuitions sont inexplicables. Quelque chose, un « je ne sais quoi » nous échappe et c’est heureux. Nous avons la faiblesse, la sagesse folle de placer là notre foi. En cette terre fertile, qui dépasse le désert. Si nous savons notre finitude, nous savons aussi ce qui nous dépasse, et que souligne cette insolite épître aux Hébreux.

La foi est une manière de posséder déjà ce qu’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. (11, 1)

 

3)Sortir du camp,

 

Dans cette épître revient en liet-motiv la notion d’espace, de camp, de temple. Le lieu est révélateur et nous donne un enseignement riche.

Au gré des siècles, la parole donnée par l’Eternel s’est figée en rites, traçant un espace fait de cercles et d’interdits.

Le peuple demeure à l’extérieur, en périphérie. Les sacrificateurs peuvent entrer et officier. Au cœur se trouve effectivement le « saint des saints ».

La hiérarchie reprend ses droits, imposent son architecture.

Le message se mue en rites, en rituels, la parole se perd dans la répétition.

Cette menace pèse sur toute religion. Il convient donc toujours de revenir à la force originelle et pertubatrice de la Parole. Relire les textes et notamment les Evangiles dans leur vertu iconoclaste.

Car il est bon que le cœur soit fortifié par la grâce et non par des aliments, qui n’ont jamais profité à ceux qui en font une question d’observance. (13, 9)

Le mot observance éclate ici avec force. L’auteur en souligne la stérilité. Observer les rites revient à nourrir le désert en nous, et il s’étendra d’une façon telle que jamais nous n’en sortirons.
Au contraire, détruisons les cercles formatés et paralysants, osons le contact direct avec les textes, et ouvrons nos cœurs à ce qui ne se voit pas mais qui parle si fortement en nous pour peu que nous acceptions la grâce qui nous est donnée, celle de vivre, de cultiver des rencontres, d’aller vers l’autre pour se construire soi-même. Contre la tentation du repliement dans le rituel du camp retranché, osons l’aventure de la vie.

 

Sortons donc à sa rencontre en dehors du camp, en portant son humiliation. Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche d’une cité future. (13, 13-14)

Et que l’on ne vienne pas nous dire qu’il s’agit là d’une démarche faite d’austérité et de gravité. La foi est cette confiance qui ouvre les portes, permet la circulation de l’air et l’installation de la fraternité. La foi est fertilité, herbe verte, prairies à fouler d’un pied solide. On ne saurait que trop glorifier ce mot essentiel « allégresse », l’épître évoquée aujourd’hui le met en exergue, avec force.

 

C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu te donna l’onction

D’une huile d’allégresse. (1,9)

 

Allégresse, le mot suffit pour marquer la fin d’un propos, le début d’une journée dominicale, l’amorce d’une nouvelle semaine.

 

Amen

 

 

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP