BRIBES EN LIGNE
« ah ! mon aller à la liste des auteurs il y a des objets qui ont la le travail de bernard       la       le ciel       à       sur       neige sommaire ► page suivante page suivante ► page page d’accueil de dernier vers aoi dans ce périlleux dans l’effilé de mélodie pour andré vous, dont l’âme, le page suivante ► page sommaire ► page suivante préparer le ciel i les premières page d’accueil de textes mis en ligne en juin sauver la vie c’est ne page suivante ► page les ruelles blanches qui merci au printemps des assise par accroc au bord de       parfois il y a bien là, dans       alla       "       je suis       en 1 2 3  le ciel est clair au travers     pluie du       o et si au premier jour il       sous ce qui fascine chez dernier vers aoi un texte que j’ai     pourquoi tu le chêne de dodonne (i) 1 2 3  tu le sais et je le vois page suivante ► page     les provisions 1 2 3  récapitulatif lieux et       au soir 1 2 3  morz est rollant, deus en ad si c’est ça, autres litanies du saint nom chers élèves du collège et…   dits sauras-tu lui répondre textes mis en ligne en nécrologie « et bien, un temps hors du lu le choeur des femmes de  référencem pour max charvolen 1) elle disposait d’une c’est la chair pourtant cliquez sur l’icône       s’ page d’accueil de dieu faisait silence, mais retour au texte giovanni rubino dit   les page suivante ► page macao grise je serai le pilote aux yeux printemps breton, printemps et ces petit matin frais. je te "école de sommaire ► page suivante page suivante ► page fragilité humaine. d’abord trouver un titre. les lettres ou les chiffres page d’accueil de 1 2 3 deux nouveauté, page précédente retour nous serons toujours ces sauvage et fuyant comme dorothée vint au monde pas sur coussin d’air mais on cheval       bien le géographe sait tout histoire de signes . intendo... intendo ! d’abord l’échange des       l’ dernier vers aoi la mort d’un oiseau. introibo ad altare dans le flou des souvenirs... cent dix remarques i► cent le slam ? une ruse de préparer le ciel i tout en travaillant sur les 5) triptyque marocain tout en vérifiant 1 2 3  lancinant ô lancinant vedo la luna vedo le pour jean-louis cantin 1.- al matin, quant primes pert avec marc, nous avons il en est des meurtrières. sous ce titre inspiré de la dernier vers aoi merci à marc alpozzo « ces deux là raphaËl 1 2 3        pé "pour tes entr’els nen at ne pui À la loupe, il observa 1 2 3  une fois entré dans la       la à bernadette       & sommaire ► page suivante page suivante ► page       tourneso       pav&eacu pour nicolas lavarenne ma  tu ne renonceras pas. textes mis en ligne en mai ço dist li reis : page suivante ► nous page suivante ► page les plus vieilles         voir les bifaces de b. certains prétendent page suivante ► page il ne sait rien qui ne va chère florence je meurs de soif       sur       je me la galerie chave qui dernier vers aoi granz fut li colps, li dux en       ç est-ce parce que, petit, on c’est ici, me si tu es étudiant en antoine simon 24  l’entretien ne pas négocier ne       je s’ouvre la textes mis en ligne en commençons donc par le tous ces charlatans qui  zones gardées de en ceste tere ad estet ja   la production passent .x. portes, i en voyant la masse aux si elle est belle ? je creuser de la langue, outil chaises, tables, verres,       pass&eac       l’ page suivante ► page textes mis en ligne en mars rafale et que vous dire des rafale n° 5 un aller à la liste des auteurs carcassonne, le 06 <script     bruno mendonça       je fais sommaire ► page suivante de la       sabots il n’y a pas de plus madame a des odeurs sauvages       pass&eac 1 2 3  présentation du projet vers le sommaire des recueils ecrire les couleurs du monde pour michèle auer et page suivante ► page sainte marie, présentation du projet nos voix       mé sites de mes au rayon des surgelés a quelques exceptions près comme une suite de aller vers bribes, livres 1 catalogue.03pdf.pdf avant lire une interview de l’évidence       gloussem pour lee       au   marcel li emperere par sa grant dernier vers doel i avrat, la bouche pleine de bulles le samedi 26 mars, à 15 antoine simon 33 a-t-il immense est le théâtre et     dans la rue la page d’accueil de retour à la recherche       bâ       la       six aucun hasard si se toujours les lettres : dernier vers aoi   je rêve aux gorges aller à la bribe suivante page suivante ► page page suivante page       les 1- nous sommes dehors. aller à l’échange sur       vu les a la fin   il ne resta cover-oleti_artin_ri textes mis en ligne en bien sûr, il y eut antoine simon 6 10 vers la laisse ccxxxii page suivante ► page comme ce mur blanc 1 2 3  mouans sartoux. traverse de pour bruno charlotte, in       à la vie est ce bruissement les parents, l’ultime la musique est le parfum de toutes sortes de papiers, sur avant même de commencer, voici quelques années, branches lianes ronces le texte qui suit est, bien       vaches madame porte à pour accéder au pdf,       en deux       gentil aller à la liste des auteurs je t’ai admiré,       allong&e lorsque martine orsoni page suivante ► page   se 1 2 le jour de mult est vassal carles de descendre à pigalle, se il arriva que textes mis en ligne en avril   je ne comprends plus 1 2 3 tout d’ eurydice ou bien de quel ennui, mortel pour page précédente le café  marcel migozzi vient de l’entreprise dont je me nous savons tous, ici, que page suivante ► page       montagne portrait. 1255 : 1- c’est dans alocco, au château de de proche en proche tous accéder au texte en cliquant un titre : il infuse sa dans un clignement de préparer le ciel i voici l’homme aux deux le glacis de la mort madame déchirée page suivante page Être tout entier la flamme difficile alliage de quai des chargeurs de madame 1 madame est la textes mis en ligne en août tu le sais bien. luc ne carles respunt :     ton plaisir pour michèle gazier 1)   d’un coté, page d’accueil de charogne sur le seuil ce qui "a cannes, propos de table genre des mots mauvais genre chaque automne les 1 2 3  retour vers le musicien ils s’étaient page d’accueil de 1 2 3 du les installations souvent, les grands six de l’espace urbain,     sur la pente page suivante ► page       il à cri et à une il faut dire les neuf j’implore en vain         &n page suivante ► page sors de mon territoire. fais quand on arrive de new-york 1) notre-dame au mur violet   que signifie 1 2 3  titrer "claude viallat, À perte de vue, la houle des dernier vers aoi pour gilbert 1 2 3  dans la caverne primordiale  je ne voulais pas antoine simon 12 petites proses sur terre bal kanique c’est 1 2 3 deux mille ans nous les étourneaux ! d’abord un curieux des conserves ! ses mains aussi étaient passet li jurz, si turnet a       é antoine simon 29 dix l’espace ouvert au ce jour là, je pouvais on dit qu’agathe un verre de vin pour tacher faisant dialoguer il y a tant de saints sur       descenda page suivante ► page aller à la bribe suivante       une noble folie de josué, les dernières 1 2 3  derniers vers sun destre     chant de page précédente retour dernier vers aoi 1 2 il y a un       reine josué ne le recueil de textes       l’ pour julius baltazar 1 le écrire comme on se que d’heures station 5 : comment       la l’une des dernières pas facile d’ajuster le merle noir  pour page suivante ► page       je t’enfourche ma madame aux rumeurs souvent je ne sais rien de dans l’innocence des la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : LIVRE 2 : RÉVERSIONS /

Ils s’étaient rangés le long des crêtes, tenant leurs lances ou s’appuyant sur elles, confondus avec les massifs, les rochers, les boursouflures végétales, comme revenus à un rêve prénatal, sans autre mouvement que celui de leur lente et profonde et apaisante et enivrante respiration, et leurs lances comme des branches, mêlés aux branches, et un bras libéré allant de la main tenant la lance à la terre caressée. Ils savaient attendre, ils avaient appris à fixer un point de l’espace sans le lâcher, à fixer de leurs yeux au loin, de leur corps, de leur souffle, de leurs bras, un point de l’espace sans le lâcher. Ils avaient appris à sentir de leur peau les moindres différences des frémissements de l’air, à palper l’air de leur peau, à dilater leurs narines pour goûter à tous les parfums, toutes les odeurs, tous les effluves, toutes les fraîcheurs jusqu’à l’ivresse, jusqu’au picotement entre les yeux, jusqu’à l’élargissement du regard. Ils avaient appris l’exaltation de l’immobilité, l’ou•e tendue jusqu’à percevoir les avalanches minuscules provoquées par les passages d’insectes et les bruits lointains, portés par des ondes mourantes, aériennes ou telluriques. L’attente les reposait, les gorgeait de forces nouvelles, inconnues, chaque bruissement, chaque palpitation, chaque ondoiement, chaque modification de l’air ambiant venait peser un peu plus sur leur certitude alourdissait leur certitude. L’attente ne comptait pas en temps passé ou perdu, mais en poids d’espérance. Ils avaient dû apprendre à attendre, rangés en dispersions savantes et harmonieuses, à la fois éloignés les uns des autres pour que leur masse n’apparaisse pas aux regards, et proches assez pour se comprendre d’un souffle autrement rythmé, autrement modulé, d’un geste dessinant la terre autrement, d’une tension différente du corps. Ils savaient faire fi de la course du soleil, résister au zénith, faire taire leur faim, et les cris de leurs muscles ; ils jouissaient même des brises crépusculaires, noyés de rayons froids, des jeux nocturnes et méconnus de l’air, de la lumière et de l’eau, et même de la fraîcheur saisissante des aurores. Ils chargeaient leurs lances de toute la force de la terre sur laquelle ils s’appuyaient de toute la tension de leur attente. Quelque chose des frémissement de leur peau passait à leurs flèches, et leur arc se tendait d’énergie vivante. Ils avaient appris de l’attente, du silence, de l’immobilité, la douceur libératrice de la violence des cris, le plaisir des coups brutaux, la jouissance des rencontres mortelles. Non la violence aveugle, barbare, ignorante de soi, assurée du seul bon droit des armes, mais celle, organisée, méticuleuse, résistance farouche des arbres au vent, du fleuve à la digue, de la montagne aux pics et de la terre aux pas ; non pas la révolte, battue d’avance, désespére, moralisante, naïve ou niaise, toujours soumise, mais la violence de qui ne peut rien perdre que la vie, de qui, intraitable, veut vivre.
Ils avaient su attendre au changement des jours, aux cycles des lunes, aux rythmes des saisons au retour des feuilles et des herbes, et, loin de s’affaiblir, ils étaient devenus des forces pures, des blocs de violence sacrée.



Quatorzième nécrologie dite de la contaminaiion par les Apaches

Ils avaient dû naître à Paris à la fin du siècle dernier, et, après la fameuse guerre, étaient entrés au service de la récupération des œuvres d’art. Peuple architecte, ils avaient entrepris de nombreux travaux de restauration à travers tout leur territoire, retrouvant ainsi, dans le travail quotidien, les formes ancestrales des lieux. On pouvait bien parler alors de sauvetages. Et, non contents d’entreprendre, ils avaient, eussent-ils dû en mourir, enseigné leurs entreprises…

“Je crois qu’il est de notre intérêt de ne pas nous quereller”

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP