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vertige. une distance dernier vers doel i avrat, aller à la bribe suivante aller à la bribe suivante pour accéder au texte,       baie sommaire ► page antoine simon 26 nice, le 18 novembre 2004 tout en travaillant sur les de pa(i)smeisuns en est venuz paysage de ta 0- souviens-toi. sa       jardin voir les œufs de       sur le et te voici humanité à dans les hautes herbes très saintes litanies écoute, josué, aller à la liste des auteurs éphémère du 6 octobre pour max charvolen 1) aller à la bribe suivante a - preliminaire prenez 3 1 2 3&nbs premier vers aoi dernier de soie les draps, de soie alocco, au château de pour andré     une abeille de tout est possible pour qui siglent a fort e nagent e vous dites : "un Être appelé par son nom la rencontre d’une   un vendredi vers le sommaire des recueils       est-ce     quand basile assise par accroc au bord de   ciel !!!! page suivante page d’un côté   iv    vers je me souviens qu’à propos charogne sur le seuil ce qui la fraîcheur et la page précédente ► page antoine simon 18 je serai toujours attentif à ensevelie de silence, carcassonne, le 06       voyage   ces notes page suivante page       la   dits de janvier 2002 .traverse « h&eacut lu le choeur des femmes de       dans le face aux bronzes de miodrag Éphémère du 22 juillet à le poiseau de parisi mon baous et rious je suis antoine simon 2     [1] l     son  je signerai mon préparer le ciel i laure et pétrarque comme       au non, björg, s’il cet article est paru dans le et nous n’avons rien zacinto dove giacque il mio         &n mise en ligne d’un la prédication faite page suivante ► page giovanni rubino dit       une madame aux rumeurs (la numérotation des madame dans l’ombre des       tourneso les embrassées , cantilène s’égarer on à claude held patiente la il y a bien là, dans toutes ces pages de nos l’éclair me dure, deuxième suite       st       fourmi&n pour le prochain basilic, (la 1 2 3&nbs ce n’est pas aux choses la bouche pleine de bulles retour vers le musicien bribes en ligne a mult est vassal carles de page suivante ► page  de même que les       enfant dernier vers aoi textes mis en ligne en mars  mise en ligne du texte  dans le livre, le       pour       à       nuage ne pas négocier ne d’abord un curieux je n’aime pas ce monde. les plus terribles j’ai longtemps madame, vous débusquez page suivante page page suivante ► page samuel chapitre 16, versets 1 a propos d’une dernier vers aoi ici, les choses les plus toutes sortes de papiers, sur voici des œuvres qui, le lien vers la totalité des     l’é le proche et le lointain le ciel est clair au travers       sur le       sur le sauras-tu lui répondre et tout avait « ces deux là page suivante ► page antoine simon 7 si c’est ça,       un il existe au moins deux antoine simon 19 page suivante ► page a l’extrémité du   anatomie du m et       sur le antoine simon 9 1 2 3&nbs jamais si entêtanteeurydice le 23 février 1988, il  ce mois ci : sub page suivante ► ce pays que heureuse ruine, pensait     sur la décembre 2001.       il pour jean marie raphaël monticelli 30 juin       sur les retour au pdf sui generis page précédente retour à sommaire ► page suivante pour michèle gazier 1) c’est extrêmement et encore   dits aller au sommaire des       la rafale n° 10 ici la vie est dans la vie. se station 7 : as-tu vu judas se       qui aller à la bribe suivante       la on a cru à page suivante page préparer le ciel i j’ai en réserve bernard noël en débat textes mis en ligne en j’arrivais dans les attention beau 1 2 3&nbs fin première un nouvel espace est ouvert textes mis en ligne en mars tu le sais et je le vois sommaire ► page suivante pour philippe branches lianes ronces le slam ? 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Article présent dans les rubriques : LIVRE 2 : RÉVERSIONS /
LIII


Paroles de Chaman
Tu m’assourdis, mon peuple ! Tes longues souffrances ont beau m’être connues et douloureuses, j’ai beau pleurer, caché dans le silence, les mêmes larmes que tes larmes, et sentir ton malheur comme le sel de mes repas, et me savoir torturé de la même agonie que toi, tes lamentations m’ont rendu sourd, tes cris, depuis trop longtemps proférés m’ont, pendant trop longtemps, laissé sans voix pour qu’aujourd’hui je m’empêche de hurler devant toi, pour que je ne mêle pas mon cri à celui des cataclysmes et des peurs, des douleurs et des violences, pour que je ne jette pas mon souffle à travers les tuyaux des tempêtes, que je n’aide pas la grêle et la neige et le vent et le feu à lacérer mon corps. Mon peuple avili, mon peuple dépossédé, enchaîné, soumis, méprisé, torturé, tu mes fatigues de souffrance.
Je ne peux plus, mon peuple, être calice pour tes larmes, tendresse pour ta douleur ; souffre, mon peuple, en silence, ne me fatigue plus de tes lamentations.
Souffre en silence et lève-toi, terrible !
Si tu te dresses, qui pourra te faire plier ? Qui pourra te soumettre si tu refuses ? Qui saurait t’enchaîner si tu te bats ? Si tu te dresses, qui saurait t’abattre ? Qui le pourrait ?
Ne pleure pas, mon peuple, lutte !
Tu es terrible, mon peuple, tu es effrayant. Sais-tu l’effroi que tu inspires pour qu’on te réduise ainsi ? Ne désespère plus mon peuple, tue !
Tu es arbre et tu es terre, tu es fleuve et tu es ciel à la fois, tu es terre et herbe et fleur, tu es ciel et tu es pluie… Qui pourrait te soumettre ? Si tu te dresses, qui pourrait t’asservir ? Tu es la force de la vie, la richesse entière du monde, tu es la terre, mon peuple, tu ne peux pas mourir, ta mort provoquerait celle de ton bourreau. Ne crains rien, mon peuple, et ne pleure plus, secoue la vermine qui se nourrit de toi et t’affaiblit, trempe-toi dans des eaux vigoureuses et neuves, ébats-toi dans les herbes accueillantes, roule-toi dans la terre féconde, ce ne sont point, au dessus de toi, des oppresseurs, ce ne sont que des parasites, larves repues de ta chair, de ton sang, vies mineures hébétées de ta force, grouillements insalubres ; dresse-toi, mon peuple et danse, saute, et tue les de ta joie !
Réjouis-toi, mon peuple, déchaîne ta colère sereine, ta puissance joyeuse, ta force magnifique, ta joie, mon peuple, ta joie !

Baie accueillante, baie des dieux, tes voiles luisantes caressent le ciel. J’ai vu, de tes aurores perlées, peu à peu surgir des monts chenus ancrés dans une orgueilleuse discrétion. Les galets, teints au ciel même, boivent depuis des temps immémoriaux ta respiration salée. Tu cernes la plus céleste des mers du dessin dont elle t’embrasse ; à quelque bord que me regard se pose, c’est un autre bord que l’on voit.

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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