BRIBES EN LIGNE
inoubliables, les dernier vers aoi les textes mis en ligne sequence 6   le       l̵ tandis que dans la grande accorde ton désir à ta     extraire Être tout entier la flamme arbre épanoui au ciel chaises, tables, verres,  la toile couvre les dans le monde de cette "moi, esclave" a pour m.b. quand je me heurte références : xavier il ne sait rien qui ne va et voici maintenant quelques     l’é envoi du bulletin de bribes a la libération, les edmond, sa grande onzième difficile alliage de ainsi va le travail de qui       la pie je m’étonne toujours de la c’est seulement au r.m.a toi le don des cris qui       "   dits de guetter cette chose dans ce pays ma mère dans l’innocence des a la femme au pour gilbert       apr&eg       dans de proche en proche tous       ce lu le choeur des femmes de  mise en ligne du texte pour qui veut se faire une me et  riche de mes       maquis marcel alocco a pour mon épouse nicole l’éclair me dure,     après pour maguy giraud et vue à la villa tamaris dernier vers aoi       au       pav&ea antoine simon 10 traquer 1 au retour au moment je suis celle qui trompe       au       gentil je n’ai pas dit que le il y a des objets qui ont la cinquième essai tout quand vous serez tout les routes de ce pays sont grande lune pourpre dont les mieux valait découper portrait. 1255 : ma voix n’est plus que antoine simon 20 max charvolen, martin miguel lancinant ô lancinant    il dernier vers que mort la brume. nuages   se j’aime chez pierre l’existence n’est madame dans l’ombre des le bulletin de "bribes dernier vers aoi branches lianes ronces       le au seuil de l’atelier sauvage et fuyant comme recleimet deu mult six de l’espace urbain, j’ai longtemps       ...mai cyclades, iii° gardien de phare à vie, au merci à marc alpozzo temps de bitume en fusion sur       la passet li jurz, la noit est à suite du blasphème de     une abeille de antoine simon 16 c’est parfois un pays         &n exacerbé d’air le 26 août 1887, depuis pour nicolas lavarenne ma antoine simon 3 dernier vers aoi       voyage     un mois sans       midi écoute, josué, macles et roulis photo 7  les œuvres de  pour de     les fleurs du       en un le lent déferlement  hors du corps pas carmelo arden quin est une tu le sais bien. luc ne "et bien, voilà..." dit antoine simon 26 coupé en deux quand       sur autres litanies du saint nom madame, on ne la voit jamais attendre. mot terrible. mouans sartoux. traverse de c’est pour moi le premier marie-hélène dernier vers aoi deuxième apparition le scribe ne retient ki mult est las, il se dort pour jacky coville guetteurs       montag l’homme est bernard dejonghe... depuis À max charvolen et dernier vers aoi quand les eaux et les terres       &n dans les écroulements ainsi alfred… ecrire sur la force du corps, le grand combat :  improbable visage pendu frères et l’art n’existe il y a tant de saints sur       sur antoine simon 17 et encore  dits je dors d’un sommeil de de profondes glaouis libre de lever la tête  au mois de mars, 1166 et ces       pav&ea       au pour lee       ma le plus insupportable chez et il parlait ainsi dans la samuelchapitre 16, versets 1       &n cet article est paru mougins. décembre elle réalise des une il faut dire les antoine simon 6 n’ayant pas       voyage   ciel !!!! dernier vers aoi d’un côté nice, le 8 octobre et si tu dois apprendre à juste un à la mémoire de dans le train premier 0 false 21 18       le au matin du peinture de rimes. le texte  “comment non... non... je vous assure, napolì napolì pour le prochain basilic, (la un jour nous avons pour michèle gazier 1) un temps hors du il pleut. j’ai vu la il aurait voulu être dernier vers aoi je t’enlace gargouille       dans ouverture d’une se placer sous le signe de deuxième suite abu zayd me déplait. pas cette machine entre mes   si vous souhaitez       les j’ai parlé  l’écriture À peine jetés dans le j’ai changé le vos estes proz e vostre le temps passe dans la 1-nous sommes dehors. quel ennui, mortel pour tout le problème       &agrav   saint paul trois non, björg, avez-vous vu j’écoute vos toutefois je m’estimais autre citation"voui giovanni rubino dit décembre 2001. karles se dort cum hume     [1]  les dessins de martine orsoni leonardo rosa cliquetis obscène des       b&acir les parents, l’ultime quatre si la mer s’est le 23 février 1988, il pour maxime godard 1 haute       l̵ quelques textes tromper le néant       le voici des œuvres qui, le       s̵ granz fut li colps, li dux en       au       six       é       longte mult ben i fierent franceis e le coeur du  les trois ensembles     vers le soir bien sûr, il y eut pour yves et pierre poher et madame, c’est notre   est-ce que nous viendrons nous masser       bruyan       l̵ tout est possible pour qui c’est la peur qui fait quant carles oït la alocco en patchworck © macao grise hans freibach : etait-ce le souvenir   je ne comprends plus en ceste tere ad estet ja  “la signification "le renard connaît le 2 juillet       juin       m̵ histoire de signes . je ne saurais dire avec assez errer est notre lot, madame, saluer d’abord les plus je déambule et suis j’entends sonner les je rêve aux gorges villa arson, nice, du 17 les amants se la rencontre d’une ce qu’un paysage peut en cet anniversaire, ce qui apaches : les grands passet li jurz, si turnet a noble folie de josué,   ces sec erv vre ile « amis rollant, de   pour adèle et       qui livre grand format en trois       sur le grant est la plaigne e large       ton exode, 16, 1-5 toute       journ&       &agrav viallat © le château de les avenues de ce pays       aux tout à fleur d’eaula danse la musique est le parfum de tout en travaillant sur les martin miguel art et     les provisions « h&eacu   pour le prochain autre citation mon cher pétrarque,  je signerai mon quelques autres pour max charvolen 1) antoine simon 14   la baie des anges mon travail est une       le folie de josuétout est  avec « a la rossignolet tu la  monde rassemblé antoine simon 23 écrirecomme on se j’arrivais dans les toulon, samedi 9 madame est la reine des  dernières mises fragilité humaine. la langue est intarissable je désire un       au  jésus mille fardeaux, mille     pourquoi la bouche pure souffrance f les marques de la mort sur dernier vers aoi pas facile d’ajuster le l’heure de la beaucoup de merveilles le numéro exceptionnel de       un f le feu m’a   anatomie du m et un soir à paris au mais non, mais non, tu  l’exposition        en vi.- les amicales aventures (josué avait lentement carcassonne, le 06 première pierre ciel des quatre archanges que       " dernier vers aoi ma mémoire ne peut me       la attelage ii est une œuvre paien sunt morz, alquant je reviens sur des antoine simon 30 la bouche pleine de bulles  référencem       au ils avaient si longtemps, si    au balcon lorsque martine orsoni dernier vers aoi la lecture de sainte réponse de michel       dans le lent tricotage du paysage des conserves !  marcel migozzi vient de les premières art jonction semble enfin le proche et le lointain    nous       mouett       l̵       pour il faut aller voir légendes de michel       avant   la production ne faut-il pas vivre comme reflets et echosla salle la vie humble chez les       parfoi       jonath       m̵  dans toutes les rues         or la parol

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ANNE GÉRARD

<- 5 octobre | 27 octobre, abandon total ->
10 octobre, 5 heures du matin
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 26 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 26 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, 2 étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses 2 gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis crac, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exaltant aucun parfum, sauf peut- être celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voila nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop prêt à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, elle, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 27 juillet 2009

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