BRIBES EN LIGNE
toutes ces pages de nos       su bribes en ligne a ma voix n’est plus que la communication est passet li jurz, si turnet a on préparait f dans le sourd chatoiement f qu’il vienne, le feu le 19 novembre 2013, à la       nuage la galerie chave qui il semble possible chercher une sorte de       la soudain un blanc fauche le li emperere s’est (de)lecta lucta    pour le dernier jour  la toile couvre les il faut aller voir "si elle est       m̵ "moi, esclave" a   né le 7 on dit qu’agathe       soleil archipel shopping, la si j’avais de son le recueil de textes       montag pour michèle cet article est paru dans le pour max charvolen 1) sous la pression des dans les horizons de boue, de et que vous dire des       la cet univers sans antoine simon 11 macles et roulis photo 6 bientôt, aucune amarre autre essai d’un f le feu est venu,ardeur des  la lancinante il existe au moins deux se placer sous le signe de    regardant       voyage elle réalise des un titre : il infuse sa printemps breton, printemps cet article est paru       enfant petites proses sur terre inoubliables, les       sur je t’ai admiré, tout en vérifiant le coquillage contre pour lee quando me ne so itu pe reflets et echosla salle à    il l’éclair me dure, tant pis pour eux. de sorte que bientôt dernier vers aoi dans les hautes herbes pas facile d’ajuster le dernier vers aoi j’arrivais dans les "nice, nouvel éloge de la       sur  “... parler une le soleil n’est pas       longte       voyage antoine simon 25       la pie ainsi fut pétrarque dans f j’ai voulu me pencher il en est des meurtrières. l’illusion d’une antoine simon 33  “ce travail qui       &agrav l’évidence    courant       je me deux ce travail vous est clers est li jurz et li c’est la distance entre normalement, la rubrique madame aux rumeurs les oiseaux s’ouvrent station 5 : comment c’est la peur qui fait le proche et le lointain       dans mes pensées restent edmond, sa grande 7) porte-fenêtre que d’heures     tout autour vous n’avez (ma gorge est une on trouvera la video  le grand brassage des autre citation       s̵       parfoi « h&eacu madame dans l’ombre des madame est toute       quinze macles et roulis photo 1 antoine simon 12 je sais, un monde se antoine simon 20 quand les eaux et les terres       vu       grappe madame est une torche. elle le 26 août 1887, depuis       en un  “s’ouvre nu(e), comme son nom trois (mon souffle au matin pour andrée arbre épanoui au ciel       le ce texte m’a été le 28 novembre, mise en ligne ma chair n’est quelques autres       pour       &agrav dernier vers aoi rm : d’accord sur pour helmut dernier vers aoi la deuxième édition du le coeur du il existe deux saints portant      & station 4 : judas  que reste-t-il de la 1- c’est dans sept (forces cachées qui depuis ce jour, le site la question du récit il pleut. j’ai vu la de pa(i)smeisuns en est venuz       en préparation des recleimet deu mult   tout est toujours en       deux tout en travaillant sur les dernier vers aoi f les marques de la mort sur "pour tes   se j’ai travaillé       object les installations souvent,       sur le et si tu dois apprendre à     oued coulant pour qui veut se faire une chaises, tables, verres, mesdames, messieurs, veuillez sixième il s’appelait patrick joquel vient de jouer sur tous les tableaux polenta tes chaussures au bas de temps où les coeurs je ne sais pas si quelque chose macles et roulis photo 3 clquez sur "mais qui lit encore le pour raphaël accorde ton désir à ta références : xavier où l’on revient le plus insupportable chez issent de mer, venent as des conserves !       &n leonardo rosa le 2 juillet       arauca       fourr& preambule – ut pictura temps de pierres dans la antoine simon 31 troisième essai et pour martine, coline et laure livre grand format en trois ici. les oiseaux y ont fait temps où le sang se     m2 &nbs c’est ici, me frères et  on peut passer une vie quai des chargeurs de pour philippe le 15 mai, à à la bonne du bibelot au babilencore une (vois-tu, sancho, je suis   de tantes herbes el pre     chambre ço dist li reis : viallat © le château de pour andré les premières dans les carnets mais non, mais non, tu antoine simon 2       je i.- avaler l’art par       au paien sunt morz, alquant autre citation"voui sequence 6   le comme ce mur blanc présentation du       m&eacu encore une citation“tu merci à la toile de ils s’étaient         or li emperere par sa grant le bulletin de "bribes       jonath au matin du       les   l’oeuvre vit son       les après la lecture de a supposer quece monde tienne quel ennui, mortel pour       fourmi vous êtes travail de tissage, dans       le la liberté de l’être en 1958 ben ouvre à il aurait voulu être (À l’église vedo la luna vedo le   ces sec erv vre ile bien sûrla       dans dernier vers aoi pour frédéric 10 vers la laisse ccxxxii tout est possible pour qui pour julius baltazar 1 le       tourne religion de josué il la vie est ce bruissement c’est une sorte de 1-nous sommes dehors.   le 10 décembre       dans deux ajouts ces derniers écrirecomme on se nous avons affaire à de c’est extrêmement       m̵ le tissu d’acier     depuis mieux valait découper ma voix n’est plus que     le cygne sur À la loupe, il observa dernier vers aoi toujours les lettres : et il fallait aller debout un tunnel sans fin et, à « pouvez-vous li quens oger cuardise les étourneaux !       force vos estes proz e vostre heureuse ruine, pensait       le la bouche pure souffrance la musique est le parfum de       il y a des objets qui ont la       le   entrons fontelucco, 6 juillet 2000 rêve, cauchemar, madame est une     hélas, dernier vers aoi coupé en deux quand bal kanique c’est aux barrières des octrois quatre si la mer s’est il n’y a pas de plus la prédication faite ensevelie de silence, dernier vers aoi l’art n’existe huit c’est encore à 0 false 21 18 nous savons tous, ici, que « amis rollant, de antoine simon 15       voyage ainsi alfred… r.m.a toi le don des cris qui   3   

les à la mémoire de passet li jurz, la noit est c’est le grand le numéro exceptionnel de la mort, l’ultime port,       ruelle  “ne pas pour egidio fiorin des mots   dits de bien sûr, il y eut antoine simon 18 0 false 21 18 toulon, samedi 9 deuxième suite Être tout entier la flamme dire que le livre est une janvier 2002 .traverse la danse de le grand combat :       &agrav ce texte se présente sous l’occupation       apr&eg toutefois je m’estimais je serai toujours attentif à deuxième apparition pour jacky coville guetteurs ce poème est tiré du intendo... intendo !     dans la ruela       aujour antoine simon 30       l̵ pluies et bruines, avant dernier vers aoi buttati ! guarda&nbs le scribe ne retient  référencem libre de lever la tête branches lianes ronces art jonction semble enfin l’erbe del camp, ki 0 false 21 18 sors de mon territoire. fais       &agrav au programme des actions " je suis un écorché vif.       droite  de même que les de mes deux mains sauvage et fuyant comme f les rêves de   un ce     au couchant quatrième essai de       les     à hans freibach : l’homme est poussées par les vagues abu zayd me déplait. pas spectacle de josué dit  monde rassemblé (josué avait i en voyant la masse aux  au travers de toi je       la dentelle : il avait la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Gérard, Anne > Figlia di Puttana

ANNE GÉRARD

<- Exergue | 10 octobre, 5 heures du matin ->
5 octobre
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 25 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 25 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, deux étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses deux gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exalant aucun parfum, sauf celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voilà nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop près à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 20 juillet 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette