BRIBES EN LIGNE
il y a tant de saints sur À l’occasion de dans l’innocence des à     chambre dès l’origine de son   jn 2,1-12 : dernier vers aoi et encore   dits ki mult est las, il se dort exode, 16, 1-5 toute spectacle de josué dit l’attente, le fruit  il y a le abstraction voir figuration     depuis s’ouvre la (en regardant un dessin de autre essai d’un lorsqu’on connaît une dans le respect du cahier des bernadette griot vient de     sur la pente       je me       rampant attelage ii est une œuvre cet article est paru dans le une errance de rare moment de bonheur, le tissu d’acier       fleurett à propos “la j’ai perdu mon d’ eurydice ou bien de glaciation entre vous avez sa langue se cabre devant le       voyage     ton plaisir et ma foi,     &nbs i mes doigts se sont ouverts non, björg, s’il       ce       magnolia alocco en patchworck © essai de nécrologie, pour michèle gazier 1)       banlieue allons fouiller ce triangle on dit qu’agathe dernier vers aoi   je ne comprends plus un titre : il infuse sa le glacis de la mort       dans etait-ce le souvenir rm : d’accord sur       je suis c’est une sorte de le ciel est clair au travers sept (forces cachées qui laure et pétrarque comme antoine simon 3   pour théa et ses autre petite voix à la mémoire ce va et vient entre     un mois sans       apr&egra la communication est la fraîcheur et la tendresse du monde si peu       va ton violette cachée ton (josué avait j’ai donc madame est une torche. elle dernier vers aoi de proche en proche tous ce texte se présente au seuil de l’atelier dernier vers aoi         au de profondes glaouis  dans toutes les rues la danse de ses mains aussi étaient deux mille ans nous ainsi fut pétrarque dans  pour le dernier jour pour andré de toutes les g. duchêne, écriture le le pendu       dans le dernier vers aoi biboon. plus qu’une saison. pour max charvolen 1) dans l’innocence des       sous dernier vers aoi quand les mots j’ai travaillé je crie la rue mue douleur maintenant il connaît le  ce qui importe pour chaises, tables, verres, dernier vers aoi       ç  pour jean le après la lecture de   en grec, morías       nuage pas sur coussin d’air mais       deux       en deux  “ne pas antoine simon 28       la le plus insupportable chez  “la signification paien sunt morz, alquant jusqu’à il y a pour jacky coville guetteurs trois tentatives desesperees temps de cendre de deuil de pour nicolas lavarenne ma  mise en ligne du texte bruno mendonça eurydice toujours nue à attendre. mot terrible.    en genre des mots mauvais genre cliquetis obscène des dernier vers aoi coupé en deux quand le 19 novembre 2013, à la guetter cette chose il est le jongleur de lui tout à fleur d’eaula danse pour lee rafale iloec endreit remeint li os cet univers sans sequence ainsi va le travail de qui si elle est belle ? je quando me ne so itu pe dans ce périlleux       ...mais béatrice machet vient de je n’aime pas les gens       é pour pierre theunissen la madame 1 madame est la sors de mon territoire. fais       les (À l’église certains prétendent coupé le son à il ne sait rien qui ne va une autre approche de se placer sous le signe de       sur le 1) notre-dame au mur violet       nuage l’instant criblé dans l’effilé de dernier vers aoi de pa(i)smeisuns en est venuz     pourquoi tu       parfois carles respunt : rita est trois fois humble.   adagio   je et   riche de mes le géographe sait tout la force du corps, de sorte que bientôt       sabots quand les eaux et les terres il faut aller voir   pour le prochain nous serons toujours ces la bouche pleine de bulles pour helmut quant carles oït la la poésie, à la pour jacqueline moretti, toute une faune timide veille dernier vers aoi un besoin de couper comme de les enseignants : l’eau s’infiltre  dernières mises pour yves et pierre poher et les étourneaux ! entr’els nen at ne pui bernard dejonghe... depuis si, il y a longtemps, les       jonathan  on peut passer une vie r.m. a toi le don des cris bribes en ligne a mais non, mais non, tu antoine simon 18 iv.- du livre d’artiste     du faucon À max charvolen et martin  l’entretien able comme capable de donner les oiseaux s’ouvrent       allong&e franchement, pensait le chef, quel ennui, mortel pour à bernadette dernier vers aoi   pour olivier la deuxième édition du  tu ne renonceras pas. le geste de l’ancienne, j’ai longtemps fontelucco, 6 juillet 2000 samuel chapitre 16, versets 1       & reflets et echos la salle     le la mastication des petites proses sur terre pour michèle gazier 1   (à               est-ce ] heureux l’homme vi.- les amicales aventures le lent tricotage du paysage ici. les oiseaux y ont fait tous ces charlatans qui d’abord l’échange des quai des chargeurs de encore la couleur, mais cette c’est pour moi le premier  marcel migozzi vient de a grant dulur tendrai puis       araucari antoine simon 31 macles et roulis photo 3       enfant ecrire sur pour jean-marie simon et sa       un       pav&eacu       " première rupture : le vous n’avez mm oui, ce qui est troublant approche d’une   maille 1 : que intendo carthage, fille de 1- c’est dans Éléments - normalement, la rubrique carles li reis en ad prise sa       en un       sur les       su lou la gaucherie à vivre, on trouvera la video dernier vers aoi rimbaud a donc des quatre archanges que au labyrinthe des pleursils gardien de phare à vie, au troisième essai et     son   tout est toujours en dimanche 18 avril 2010 nous   anatomie du m et ma mémoire ne peut me   1) cette  si, du nouveau    7 artistes et 1 a propos de quatre oeuvres de mise en ligne antoine simon 32 et que vous dire des       ( nous savons tous, ici, que a la femme au giovanni rubino dit    seule au jamais je n’aurais today i eat my  de la trajectoire de ce pour anne slacik ecrire est       "j& tu le sais et je le vois       sur le préparation des corps  tous ces chardonnerets poème pour pour andrée       entre rafale n° 10 ici les petites fleurs des f tous les feux se sont station 5 : comment       le vent  “ce travail qui depuis le 20 juillet, bribes  dans le livre, le deuxième nous avons affaire à de carissimo ulisse, torna a station 4 : judas  dans les écroulements       que de (josué avait lentement dernier vers aoi       objectif je n’aime pas ce monde. le lent déferlement premier vers aoi dernier       le à sylvie recleimet deu mult macao grise macles et roulis photo 6  c’était    nous f qu’il vienne, le feu thème principal : diaphane est le       alla       le quel étonnant macles et roulis photo 7 napolì napolì seins isabelle boizard 2005 <img852|left> forest  le grand brassage des ils sortent       les  monde rassemblé comme une suite de les installations souvent, deuxième suite rafale madame est la reine des quatrième essai rares       voyage dans ce pays ma mère sculpter l’air : que nos princes et empereurs première le 28 novembre, mise en ligne je rêve aux gorges   pour adèle et pour robert l’existence n’est       dans je t’enlace gargouille frères et légendes de michel la main saisit constellations et il s’appelait       mé tout le problème mesdames, messieurs, veuillez a supposer que ce monde       sur le       gentil   un vendredi un homme dans la rue se prend       objectif dans les hautes herbes     à ce poème est tiré du       l’ la musique est le parfum de antoine simon 5     double dans les horizons de boue, de antoine simon 10 la parol

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MICHEL BUTOR

<- Un coup de dé sur le tambour |
À la recherche du tombeau perdu
© Michel Butor
Artiste(s) : Le Gac Ecrivain(s) : Butor (site)

 pour Jean Le Gac

1
 Comme un texte dont quelques bribes affleurent dans le demi-réveil où l’on se demande si l’on va rejeter les draps ou tenter de replonger pour un quart-d’heure dans la somnolence ;

 un texte dont on ne connaît ni le titre ni l’auteur, mais qui est incontestablement là, tout proche, et pourtant dont la seule chose qu’on sache avec certitude, c’est qu’il comporte le mot “mort” sans doute rappelé par quelque épisode d’un rêve dont les dernières fumées se dissippent ;

 texte où il serait question de la mort et même de son “triomphe”, ce qui fait penser d’abord à Pétrarque ; mais non, un texte en français, Bossuet peut-être, dans une oraison funèbre ; mais non, un texte en vers et assez classiques ; alors Baudelaire ; on essaie de se remémorer quelques-uns de ses poèmes sur ce thème : La mort des amants, certainement pas ; La mort des pauvres, encore moins ; rien à voir avec La mort des artistes ;



2
 -les minutes ont passé, mais cela revient en force, et l’on essaie de se remémorer le moment déjà enfoui où l’on a commencé la fouille-

 Un texte que l’on aurait renoncé à identifier dans le demi-réveil, se repliant sous la couverture, remettant la solution à plus tard ou jamais, et qui revient vous proposer presque narquoisement, progressivement les syllabes d’ “éternité” ; et plus loin, nettement plus loin, on sent que c’est presque à la fin, d’un seul coup, brusquement “blasphème”, et l’on active les patientes brosses qui déblaient la poussière de l’oubli, laissant apparaître quelques lettres ici et là qui ne s’organisent pas encore ;

 texte de tonalité certainement religieuse, mais dont on ne connaît ni le titre ni l’auteur, donc de quelle religion au juste, chrétienne vraisemblablement, mais avec des racines plus anciennes -que viendrait faire autrement cette “hydre” qui se présente ?-, antiques et même plus loin encore, pharaoniques par exemple, si l’on se souvient de toutes ces imprécations bien inutiles contre les pillards et leurs vols, et l’on active les patientes cuillers qui déblaient le sable de l’oubli ;

 qui se précise peu à peu à mesure que l’heure tourne et qu’on le remue en se remuant, où il serait question de la mort et où l’on peut lire maintenant, -mais c’est aussi bien entendre, marmonner- : “que la mort triomphait”, et à mi-chemin de l’ “éternité”, voici le “siècle”, et l’on active les patients peignes qui nous libèrent au milieu des graviers de l’oubli : “ange” et “glaive” ;



3
  -le matin s’est affirmé ; on est hors du lit sous la douche, mais c’est encore là qui nous importune, et l’on cherche alors aussi, tamisant dans les moments superposés de la fouille-

 Texte dans le demi-réveil, que l’on aurait renoncé à identifier, dans lequel nous serions chassés du paradis terrestre, cherchant l’éternité, et où l’hydre pourrait être le démon à sept têtes de l’Apocalypse, tranchées par le glaive de Persée, je voulais dire de l’archange Michel ;

 dont on ne connaîtrait ni le titre ni l’auteur, de tonalité certainement religieuse, où les menues pioches patientes de l’archéologie mentale dégageraient maintenant des éboulements de l’oubli “sortilège” et même “sortilège bu”, la potion d’éternité, l’élixir de longue vie, l’or potable, ce qui nous ramènerait plutôt à des persistances celtiques ou même mésopotamiennes tout au long du Moyen-Âge ;

 où il serait question de la mort, qui se préciserait peu à peu à mesure que l’heure tourne, en affleurant de plus en plus, mais se dérobant en même temps comme pour se moquer de nous, et que l’on voudrait éclairer, secouer, fouiller brutalement par quelque incursion violente à l’intérieur des rayonnages, ce à quoi on renonce raisonnablement parce qu’on ne sait vraiment pas où chercher, les premières pistes si prometteuses s’étant révélées illusoires ;


4
  -le temps passe ; d’autres proccupations sont venues, des obligations, des urgences ; mais les bribes entrevues flottent encore exaspérantes avec les vagues souvenirs des efforts, tamisant, sassant, ressassant dans les strates de la fouille-

 De versification classique dans lequel nous serions chassés du paradis dans le demi-réveil, que l’on aurait renoncé à identifier mais que l’on devrait pouvoir explorer, restituer en se fiant par exemple aux rimes -encore faudrait-il savoir où est la fin des vers ; mais étant donnée la figure qui commence à se manifester, une sorte de sonnet sans doute, il semble que le mot “ange” soit bien placé à cet égard, et l’on peut tenter : mange, range, change, étrange, mélange... ; et l’écho vous apporte : “voix étrange”, “noir mélange” ;

 de tonalité certainement religieuse, dont on ne connaîtrait pourtant encore ni le titre ni l’auteur, mais dans lequel les menus bulldozers patients de l’archéologie mentale auraient inconstestablement dégagé “le sortilège bu” des alluvionnements de l’oubli, ce qui devrait pouvoir aussi nous réveiller des syllabes, les rimes en “u” n’étant pas si fréquentes, et nous essayons : “nu”, ce à quoi nous répond : “connu”, et plus près encore de “bu” voici : “tribu”, “les mots de la tribu” ;

 affleurant mais en même temps se dérobant, qui se précise peu à peu à mesure que l’heure tourne, où il serait question de la mort, et qui prend corps de plus en plus, on aurait presque envie de dire cadavre ou momie, et du fond duquel monte enfin, après une explosion heureuse dans les falaises de l’oubli, le mot que nous attendions tous, le mot “tombe”, -le mot qui monte, le mot qui tombe- et il s’agit même semble-t-il d’une tombe “éblouissante”, comme une pyramide égyptienne ou mexicaine, obsidienne ou “granit” ;



5
 -la journée tourne et l’on a beau essayer de se débarrasser de toute cette histoire, même dans la voiture ou dans le métro, même au bureau ou au concert les fragments continuent de tenter leur jonction, tamisant, sassant, ressassant, combinant, échafaudant délicatement à l’intérieur des effondrements de la fouille-

 Dont le dernier mot doit être “le futur”, que nous aurions renoncé à identifier dans le demi-réveil, de versification classique dans lequel nous serions chassés du paradis terrestre, “le futur” qui s’oppose au “jadis l’ange” ;

 dont on ne connaîtrait encore ni le titre ni l’auteur, de tonalité certainement religieuse, où les menues éruptions patientes ont dégagé dégagé des laves de l’oubli non seulement “le sortilège bu”, mais aussi ce “futur” qui devrait pouvoir aussi nous réveiller des mots à fin prochaine, “obscur” par exemple, -et il s’agit même de “blasphème...dans le futur” ce dont nous préserve cet ange revenu de jadis dans une éternité qui nous change ;

 qui se précise de plus en plus : “noir”, en affleurant : “noir mélange”, mais aussi : “noirs vols du Blasphème”, en se dérobant en même temps à mesure que l’heure tourne : le vol du corbeau, tandis que la nuit tombe : “Une fois, par un minuit lugubre...”.


  Alors les noms de Poe et de Mallarmé s’enlacent et je n’ai plus qu’à me relever pour ouvrir le couvercle du livre et découvrir le visage intact du poëme entier :
 “Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change,
 le Poëte suscite avec un glaive nu
 Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
 Que la mort triomphait dans cette voix étrange !

 Eux, comme un vil sursaut l’hydre oyant jadis l’ange
 Donner un sens plus pur aux mots de la tribu,
 Proclamèrent très haut le sortilège bu
 Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange.

 Du sol et de la nue hostiles, ô grief !
 Si notre idée avec ne sculpte un bas-reflief
 Dont la tombe de Poe éblouissante s’orne,

 Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur
 Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
 Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.”


 Avant de refermer le suaire de la page et de remettre cette urne dans le columbarium qu’est la bibliothèque, survolant, comme en hélicoptère, le champ de fouilles qu’est notre vie.

Publication en ligne : 4 août 2009

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