BRIBES EN LIGNE
      ruelle à la mémoire de le recueil de textes certains prétendent       au       je le soleil n’est pas "et bien, voilà..." dit deuxième suite         &n il s’appelait je t’ai admiré, je ne saurais dire avec assez antoine simon 18  ce mois ci : sub un soir à paris au       allong de mes deux mains   saint paul trois (de)lecta lucta   macles et roulis photo 1 pour andrée   jn 2,1-12 : antoine simon 33       je  “la signification rare moment de bonheur,       le   est-ce que dernier vers aoi  référencem il ne reste plus que le il arriva que f le feu s’est macles et roulis photo 4 madame aux rumeurs a dix sept ans, je ne savais peinture de rimes. le texte hans freibach :       "       les des voiles de longs cheveux ce texte se présente a toi le don des cris qui station 1 : judas       ce       b&acir générations la prédication faite au commencement était tandis que dans la grande       soleil réponse de michel     pluie du  dans le livre, le pas même frères et passet li jurz, si turnet a       crabe-       dans     hélas, dernier vers aoi livre grand format en trois       neige ce qu’un paysage peut  au travers de toi je    il À max charvolen et martin la pureté de la survie. nul i mes doigts se sont ouverts tu le saiset je le vois       magnol petites proses sur terre entr’els nen at ne pui 0 false 21 18 c’est une sorte de napolì napolì     sur la pente       " eurydice toujours nue à madame dans l’ombre des cet article est paru dans le le franchissement des quand nous rejoignons, en il souffle sur les collines à propos des grands " je suis un écorché vif.       jardin "l’art est-il 13) polynésie macles et roulis photo 7 recleimet deu mult equitable un besoin sonnerait dix l’espace ouvert au autre citation       dans les dessins de martine orsoni nice, le 18 novembre 2004 les parents, l’ultime aux george(s) (s est la mult ben i fierent franceis e m1       pour helmut pluies et bruines,   ces sec erv vre ile ce va et vient entre elle ose à peine face aux bronzes de miodrag     les fleurs du ce qui aide à pénétrer le     le petit matin frais. je te pour andré     surgi en introduction à c’est seulement au f qu’il vienne, le feu approche d’une marie-hélène et que dire de la grâce       la pie li emperere s’est attendre. mot terrible.  dans toutes les rues toi, mésange à ...et poème pour       dans j’ai changé le premier essai c’est a claude b.   comme la légende fleurie est les dernières  le grand brassage des       le et je vois dans vos dernier vers aoi "ces deux là se je déambule et suis ma mémoire ne peut me encore une citation“tu quel étonnant 1) la plupart de ces reprise du site avec la  la toile couvre les       dans poème pour       s̵ tout mon petit univers en tout en vérifiant 1-nous sommes dehors.   3   

les du fond des cours et des dire que le livre est une dans les écroulements je rêve aux gorges chaises, tables, verres,       ma là, c’est le sable et       &eacut bel équilibre et sa madame est toute f toutes mes assise par accroc au bord de le temps passe si vite, l’impression la plus   encore une       la mouans sartoux. traverse de antoine simon 28     un mois sans au lecteur voici le premier       &agrav j’ai en réserve lancinant ô lancinant   pour adèle et pour ma sculpter l’air : on trouvera la video et il parlait ainsi dans la antoine simon 14 mesdames, messieurs, veuillez j’aime chez pierre rm : d’accord sur       vaches genre des motsmauvais genre       é deuxième essai le ils avaient si longtemps, si pour julius baltazar 1 le un jour, vous m’avez les dieux s’effacent les enseignants : a la libération, les les textes mis en ligne  hors du corps pas à propos “la       sur sept (forces cachées qui l’art c’est la station 7 : as-tu vu judas se antoine simon 13       " le vieux qui  “... parler une des voix percent, racontent le plus insupportable chez       cerisi une il faut dire les antoine simon 15       que religion de josué il un titre : il infuse sa monde imaginal,       au granz est li calz, si se       une      & madame chrysalide fileuse dimanche 18 avril 2010 nous 1) notre-dame au mur violet tout à fleur d’eaula danse pour jean-louis cantin 1.- antoine simon 7 de prime abord, il arbre épanoui au ciel ki mult est las, il se dort le 26 août 1887, depuis les amants se traquer madame, vous débusquez temps de pierres un homme dans la rue se prend       au la mort, l’ultime port, merci à la toile de   le 10 décembre       aux tendresses ô mes envols comme ce mur blanc difficile alliage de démodocos... Ça a bien un   je ne comprends plus  “comment  pour jean le  de la trajectoire de ce la langue est intarissable sous la pression des ce pays que je dis est dernier vers aoi   je n’ai jamais la bouche pleine de bulles les premières je suis celle qui trompe       au       six la cité de la musique avez-vous vu vous deux, c’est joie et antoine simon 3 les étourneaux ! nécrologie rêves de josué, une autre approche de le géographe sait tout attendre. mot terrible. dans ma gorge j’écoute vos dernier vers aoi il n’est pire enfer que c’est pour moi le premier dans ce périlleux pour daniel farioli poussant       devant je suis bien dans ne pas négocier ne       retour l’évidence c’est le grand       reine polenta   nous sommes       l̵ temps de cendre de deuil de pas sur coussin d’air mais ….omme virginia par la morz est rollant, deus en ad raphaËl imagine que, dans la       &ccedi       coude       va un jour nous avons lorsqu’on connaît une tout est possible pour qui dernier vers que mort la mastication des la réserve des bribes constellations et le scribe ne retient « 8° de pour frédéric art jonction semble enfin quand il voit s’ouvrir, dans les carnets       sur   dits de « amis rollant, de vous dites : "un       les pour michèle gazier 1 avec marc, nous avons dernier vers aoi la poésie, à la       deux pour marcel j’ai relu daniel biga, grande lune pourpre dont les       apr&eg tous feux éteints. des       qui voile de nuità la     faisant la       arauca fontelucco, 6 juillet 2000       baie pour martine  martin miguel vient   au milieu de madame est une torche. elle deux nouveauté, la vie humble chez les pour jacky coville guetteurs une fois entré dans la l’erbe del camp, ki       pourqu beaucoup de merveilles       et tu       object percey priest lakesur les    tu sais pour le prochain basilic, (la       dans le 23 février 1988, il rien n’est et si au premier jour il préparation des mougins. décembre ainsi va le travail de qui       le pour lee   se cliquetis obscène des   maille 1 :que af : j’entends       &n la fraîcheur et la   l’oeuvre vit son zacinto dove giacque il mio toutes ces pages de nos pour alain borer le 26 il n’y a pas de plus intendo... intendo ! pour jacqueline moretti, dans un coin de nice, agnus dei qui tollis peccata i en voyant la masse aux tendresse du mondesi peu de     sur la chaque jour est un appel, une       au pour martine, coline et laure paroles de chamantu  les éditions de 1. il se trouve que je suis huit c’est encore à   six formes de la comme un préliminaire la     après   1) cette 0 false 21 18 coupé en deux quand     du faucon dans la caverne primordiale       midi       fleure f tous les feux se sont       marche travail de tissage, dans quai des chargeurs de dans le train premier    au balcon ce n’est pas aux choses la parol

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MICHEL BUTOR

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Un coup de dé sur le tambour
© Michel Butor
Ecrivain(s) : Butor (site)
Clefs : essai , Mallarmé

pour Egidio Fiorin

Des mots en quelque sorte en suspension, non seulement dans la page, mais dans la double page, pour que la ligne horizontale puisse se déployer plus longuement ; ils s’agrègent parfois tout naturellement en paragraphes qui font des phrases ou plutôt des morceaux de phrases conservant leur agitation à l’intérieur de phrases plus vastes où elles essaient de s’installer en subordonnées, incises ou parenthèses sans qu’on réussisse toujours à choisir entre diverses possibilités, ce qui donne un sentiment d’agitation, de tremblement perpétuel.

Dans la préface :

La différence des caractères d’imprimerie entre le motif prépondérant, un secondaire et d’adjacents, dicte son importance à l’émission orale...” Selon le langage de la typographie, tout est dans le même “caractère”, avec des différences de corps (c’est-à-dire de dimensions) et l’opposition entre romain et italique.

Le motif prépondérant dont l’émission sera la plus forte dans la lecture à voix haute (et le demeurera virtuellement dans celle à voix basse), inclut le titre et l’anime en phrase principale :

“UN COUP DE DÉS

JAMAIS
N’ABOLIRA
LE HASARD”.

Il est en capitales romaines, et je lui attribue la grandeur 1. Les barres obliques indiquent le passage à une nouvelle double page quelquefois assez distante.

Le motif secondaire commence après le mot “jamais”, en capitales romaines lui aussi, mais nettement plus petit ; je lui attribue la grandeur 2 :

“QUAND BIEN MËME LANCÉ DANS DES CIRCONSTANCES ÉTERNELLES, DU FOND D’UN NAUFRAGE

SOIT”

(lequel, comme il n’est pas repris dans la même intensité, impliquerait dans une ponctuation ordinaire un point d’exclamation)

“LE MAÎTRE

EXISTÂT-IL
COMMENÇÂT-IL ET CESSÂT-IL
SE CHIFFRÂT-IL
ILLUMINÂT-IL,”

(ces interrogations qui reprennent la signification du “quand bien même”, forment une incise à l’inérieur de la grande parenthèse en italiques) ; puis, après le dernier mot du motif principal : “le hasard”, il reprend en une phrase bien complète :

“RIEN

N’AURA EU LIEU
QUE LE LIEU

EXCEPTÉ

PEUT-ÊTRE
UNE CONSTELLATION”

Le premier motif adjacent est encore en romain, mais utilise la minuscule :

“(SOIT) que l’Abîme blanchi étale furieux, sous une inclinaison plane désespérément d’ailes...”

C’est lui qui termine l’oeuvre. Quelques majuscules y apparaissent, mais pour détacher certains mots : “Abîme, Nombre, Esprit, Fiançailles, Septentrion, Nord”, sauf pour la dernière ligne qui se détache toute entière en maxime :

“Toute Pensée émet un Coup de Dés”.

C’est la taille normale d’un caractère dans une page de prose ; je lui donne la grandeur 3.

Second motif adjacent, la grande parenthèse en italiques (il n’y a aucune italique avant ou après), avec des capitales de grandeur 2 : les “COMME SI” qui encadrent la première double page, le “SI” qui s’isole dans la troisième, et dans la quatrième : “C’ÉTAIT LE NOMBRE CE SERAIT” qui vient cueillir en quelque sorte comme attribut “LE HASARD” du motif principal.

A l’intérieur se développent trois phrases en italiques et minuscules, de grandeur 3, annoncées chacune par une capitale d’entrée :

“Une insinuation simple au silence enroulée avec ironie...”,

“La lucide et seigneuriale aigrette de vertige au front invisible scintille...”,

“Choit la plume rythmique suspens du sinistre s’ensevelir aux écumes originelles...”

S’introduit comme un murmure dans la double page où apparaît “LE HASARD” ce qui donne à cette expression une sorte d’immensité ; ce sont des italiques de grandeur 4 :

“SI CÉTAIT LE NOMBRE issu stellaire CE SERAIT pire non davantage ni moins indifféremment mais autant”.

En commentaire ou écho à l’incise “EXISTÂT-IL...ILLUMINÂT-IL”, des minuscules romaines de grandeur 4 :

“autrement qu’hallucination éparse d’agonie...”

Suite de la préface :

“Et la portée, moyenne, en haut, en bas de page, notera que monte ou descend l’intonation.”
Il s’agit ici de la mélodie de la phrase, inscrite comme dans une partition. Cela est indubitable pour le premier motif :

“UN COUP DE DÉS” (hauteur moyenne),
“JAMAIS” (plus grave),
“N’ABOLIRA” (encore plus grave),
“LE HASARD” (plus haut, à mi-chemin entre “un coup dé dés” et “jamais”).

C’est encore vrai pour le second. Mais ici l’on remarque immédiatement que sa première partie jusqu’à “ILLUMINÂT-IL” se cantonne dans la moitié supérieure de la page, alors que le premier motif reste dans l’inférieure. Nous avons ici une opposition entre voix masculine et féminine. Après l’explosion de “LE HASARD”, le second motif descend dans la moitié inférieure, la voix grave, masculine, pour “RIEN N’AURA EU LIEU QUE LE LIEU”, et c’est la voix haute, féminine qui répond : “EXCEPTÉ PEUT-ÊTRE UNE CONSTELLATION”.

Par contre au troisième niveau, même si l’on peut imaginer en gros une descente générale de la voix du haut en bas de la page, celle-ci est évidemment secondaire par rapport à la prise de respiration qu’implique, comme dans la versification classique, tout passage à la ligne, plus ou moins forte selon la quantité de blanc, avec une remontée à la fois de l’intensité et de la hauteur. Chaque retour vers la gauche implique un certain retour vers le haut ; la page s’incurve comme une vague dans le mouvement de la main qui fait passer à la suivante, mouvement qui ne fait qu’esquisser celui qu’impliquerait la double page entière.

Que viennent faire les italiques dans cette diction ? D’une part elles sont plus fluides, plus proche d’un manuscrit cursif. Ce serait donc comme un chuchotement. D’autre part elles sont utilisées pour marquer les mots étrangers ; elles indiqueraient alors une distance, celle-même de l’écrivain qui se recule pour se parler à lui-même, “plume solitaire éperdue”, hésitant après avoir énoncé “N’ABOLIRA”, avant d’introduire “LE HASARD”, plume qui va “choir” après la profération de ce mot, mais pour laisser la place à l’écriture de l’historien “RIEN de la mémorable crise... N’AURA EU LIEU... EXCEPTÉ”

Et les romaines de l’incise sont comme une inscription dans un temple ou son envers, le lieu du doute, remplaçant l’affirmation : “il existe” (“je suis celui qui suis”) par le nostalgique “même s’il existait”, et de même pour les autres articles du credo (“...est né de la vierge Marie, a été crucifié, est mort, a été enseveli...”.

Oratorio donc, avec ses choeurs, mais aussi le compositeur-librettiste en abîme, méditant dans sa chambre où se réfléchit le monde avec ses interrogations.

Publication en ligne : 3 juillet 2009

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