BRIBES EN LIGNE
    après macles et roulis photo 3 réponse de michel       le vous avez madame aux rumeurs       pav&ea écrirecomme on se sa langue se cabre devant le et  riche de mes pourquoi yves klein a-t-il   adagio   je dernier vers aoi       les   jn 2,1-12 : cet univers sans giovanni rubino dit antoine simon 23 comme un préliminaire la quatre si la mer s’est les cuivres de la symphonie nous avons affaire à de       descen pour michèle gazier 1 morz est rollant, deus en ad il arriva que tandis que dans la grande  l’exposition  le glacis de la mort merci au printemps des si grant dol ai que ne  la toile couvre les       dans dernier vers aoi    les éditions de madame est une une autre approche de spectacle de josué dit les doigts d’ombre de neige granz est li calz, si se       aux la fraîcheur et la       dans       qui un verre de vin pour tacher dernier vers doel i avrat,     vers le soir  l’écriture i mes doigts se sont ouverts la galerie chave qui tu le sais bien. luc ne pur ceste espee ai dulor e rm : d’accord sur       pass&e       l̵ hans freibach : le "patriote",       je       st   tout est toujours en jamais si entêtanteeurydice       le   iv    vers       chaque tout en travaillant sur les       et tu pour jacqueline moretti, mult est vassal carles de f le feu est venu,ardeur des       coude j’ai changé le 0 false 21 18 il y a des objets qui ont la   pour olivier ce texte m’a été je n’hésiterai abu zayd me déplait. pas     le tout est prêt en moi pour    en intendo... intendo ! le scribe ne retient j’arrivais dans les (vois-tu, sancho, je suis       apr&eg a la femme au j’oublie souvent et torna a sorrento ulisse torna       &agrav quai des chargeurs de sauvage et fuyant comme suite de de toutes les le ciel de ce pays est tout premier essai c’est la mort d’un oiseau.       longte depuis le 20 juillet, bribes   nous sommes antoine simon 16    regardant vous êtes antoine simon 30 normalement, la rubrique v.- les amicales aventures du ainsi va le travail de qui pour andré     le cygne sur il ne s’agit pas de       deux tous ces charlatans qui tendresses ô mes envols et…  dits de de la certains soirs, quand je max charvolen, martin miguel deux mille ans nous nice, le 8 octobre antoine simon 11 dans ce pays ma mère « amis rollant, de   j’ai souvent "si elle est frères et introibo ad altare reflets et echosla salle       gentil a christiane de soie les draps, de soie attendre. mot terrible. troisième essai ma mémoire ne peut me       marche       l̵ apaches :       je le franchissement des ses mains aussi étaient et encore  dits pour mon épouse nicole mon cher pétrarque, dans les carnets l’homme est ouverture de l’espace Éléments - bal kanique c’est patrick joquel vient de la légende fleurie est   la production avec marc, nous avons       au       ton  “... parler une dernier vers aoi quel étonnant accorde ton désir à ta bien sûrla c’est pour moi le premier marcel alocco a       sur au matin du antoine simon 3       ...mai  “s’ouvre       alla voici des œuvres qui, le dans le train premier autre essai d’un il n’est pire enfer que la pureté de la survie. nul immense est le théâtre et mise en ligne josué avait un rythme deux ajouts ces derniers       devant et nous n’avons rien f qu’il vienne, le feu jouer sur tous les tableaux antoine simon 24 il semble possible douze (se fait terre se       &n langues de plomba la  les œuvres de heureuse ruine, pensait  de même que les       "             sur autre petite voix un temps hors du “le pinceau glisse sur douce est la terre aux yeux comme c’est       ( difficile alliage de       l̵       pass&e   saint paul trois traquer     "       que granz fut li colps, li dux en       dans là, c’est le sable et dernier vers aoi       m&eacu guetter cette chose pour daniel farioli poussant À l’occasion de les routes de ce pays sont comme ce mur blanc       vu l’existence n’est ils s’étaient       sur eurydice toujours nue à dimanche 18 avril 2010 nous dernier vers aoi       un carmelo arden quin est une un tunnel sans fin et, à  ce qui importe pour en 1958 ben ouvre à   on n’est toutes ces pages de nos       ruelle       un pour nicolas lavarenne ma       ce       sur li emperere s’est “dans le dessin à propos des grands folie de josuétout est il avait accepté un trait gris sur la       &agrav antoine simon 28   (dans le dans l’innocence des       l̵ constellations et un nouvel espace est ouvert       bonhe (À l’église f le feu s’est pour robert "tu sais ce que c’est r.m.a toi le don des cris qui a la libération, les le pendu j’ai travaillé une il faut dire les     les fleurs du nous savons tous, ici, que jusqu’à il y a antoine simon 27 À perte de vue, la houle des exode, 16, 1-5 toute sixième (de)lecta lucta   d’ eurydice ou bien de madame chrysalide fileuse les avenues de ce pays et te voici humanité  zones gardées de il aurait voulu être dentelle : il avait titrer "claude viallat, carles respunt : peinture de rimes. le texte comment entrer dans une     depuis un jour nous avons 1.- les rêves de  tu ne renonceras pas.   maille 1 :que n’ayant pas la gaucherie à vivre, "la musique, c’est le il faut laisser venir madame …presque vingt ans plus tous feux éteints. des  c’était   dits de   six formes de la       " trois tentatives desesperees mon travail est une cher bernard       juin li emperere par sa grant le lourd travail des meules preambule – ut pictura c’est parfois un pays       arauca pour martine il était question non tout mon petit univers en toute trace fait sens. que karles se dort cum hume nécrologie a supposer quece monde tienne je dors d’un sommeil de   marcel fin première   pour le prochain pour andrée dorothée vint au monde villa arson, nice, du 17 le geste de l’ancienne, errer est notre lot, madame, pour andré       la       "       quinze     oued coulant       dans       reine pas de pluie pour venir       &agrav l’attente, le fruit vous avez mougins. décembre    7 artistes et 1       enfant  “ne pas le plus insupportable chez pour maxime godard 1 haute nice, le 30 juin 2000  il est des objets sur À la loupe, il observa cyclades, iii°   en grec, morías   ces notes  de la trajectoire de ce       au o tendresses ô mes je sais, un monde se       entre     les provisions       la mise en ligne d’un merle noir  pour ce qui importe pour dans les hautes herbes les premières (la numérotation des de pa(i)smeisuns en est venuz al matin, quant primes pert sculpter l’air : pas même     sur la pente de sorte que bientôt bribes en ligne a       entre siglent a fort e nagent e il existe au moins deux c’est vrai des conserves !       rampan  pour le dernier jour   la baie des anges 7) porte-fenêtre le temps passe si vite,     extraire       en un charogne sur le seuilce qui je crie la rue mue douleur ….omme virginia par la vous n’avez       &n       la  au travers de toi je antoine simon 22 antoine simon 26   1) cette à la bonne dernier vers aoi   encore une dans les carnets l’ami michel antoine simon 19 dernier vers aoi       baie nous serons toujours ces       vaches  pour jean le sous l’occupation la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Butor, Michel

MICHEL BUTOR

<- De la couleur en photographie | À la recherche du tombeau perdu ->
Un coup de dé sur le tambour
© Michel Butor
Ecrivain(s) : Butor (site)
Clefs : essai , Mallarmé

pour Egidio Fiorin

Des mots en quelque sorte en suspension, non seulement dans la page, mais dans la double page, pour que la ligne horizontale puisse se déployer plus longuement ; ils s’agrègent parfois tout naturellement en paragraphes qui font des phrases ou plutôt des morceaux de phrases conservant leur agitation à l’intérieur de phrases plus vastes où elles essaient de s’installer en subordonnées, incises ou parenthèses sans qu’on réussisse toujours à choisir entre diverses possibilités, ce qui donne un sentiment d’agitation, de tremblement perpétuel.

Dans la préface :

La différence des caractères d’imprimerie entre le motif prépondérant, un secondaire et d’adjacents, dicte son importance à l’émission orale...” Selon le langage de la typographie, tout est dans le même “caractère”, avec des différences de corps (c’est-à-dire de dimensions) et l’opposition entre romain et italique.

Le motif prépondérant dont l’émission sera la plus forte dans la lecture à voix haute (et le demeurera virtuellement dans celle à voix basse), inclut le titre et l’anime en phrase principale :

“UN COUP DE DÉS

JAMAIS
N’ABOLIRA
LE HASARD”.

Il est en capitales romaines, et je lui attribue la grandeur 1. Les barres obliques indiquent le passage à une nouvelle double page quelquefois assez distante.

Le motif secondaire commence après le mot “jamais”, en capitales romaines lui aussi, mais nettement plus petit ; je lui attribue la grandeur 2 :

“QUAND BIEN MËME LANCÉ DANS DES CIRCONSTANCES ÉTERNELLES, DU FOND D’UN NAUFRAGE

SOIT”

(lequel, comme il n’est pas repris dans la même intensité, impliquerait dans une ponctuation ordinaire un point d’exclamation)

“LE MAÎTRE

EXISTÂT-IL
COMMENÇÂT-IL ET CESSÂT-IL
SE CHIFFRÂT-IL
ILLUMINÂT-IL,”

(ces interrogations qui reprennent la signification du “quand bien même”, forment une incise à l’inérieur de la grande parenthèse en italiques) ; puis, après le dernier mot du motif principal : “le hasard”, il reprend en une phrase bien complète :

“RIEN

N’AURA EU LIEU
QUE LE LIEU

EXCEPTÉ

PEUT-ÊTRE
UNE CONSTELLATION”

Le premier motif adjacent est encore en romain, mais utilise la minuscule :

“(SOIT) que l’Abîme blanchi étale furieux, sous une inclinaison plane désespérément d’ailes...”

C’est lui qui termine l’oeuvre. Quelques majuscules y apparaissent, mais pour détacher certains mots : “Abîme, Nombre, Esprit, Fiançailles, Septentrion, Nord”, sauf pour la dernière ligne qui se détache toute entière en maxime :

“Toute Pensée émet un Coup de Dés”.

C’est la taille normale d’un caractère dans une page de prose ; je lui donne la grandeur 3.

Second motif adjacent, la grande parenthèse en italiques (il n’y a aucune italique avant ou après), avec des capitales de grandeur 2 : les “COMME SI” qui encadrent la première double page, le “SI” qui s’isole dans la troisième, et dans la quatrième : “C’ÉTAIT LE NOMBRE CE SERAIT” qui vient cueillir en quelque sorte comme attribut “LE HASARD” du motif principal.

A l’intérieur se développent trois phrases en italiques et minuscules, de grandeur 3, annoncées chacune par une capitale d’entrée :

“Une insinuation simple au silence enroulée avec ironie...”,

“La lucide et seigneuriale aigrette de vertige au front invisible scintille...”,

“Choit la plume rythmique suspens du sinistre s’ensevelir aux écumes originelles...”

S’introduit comme un murmure dans la double page où apparaît “LE HASARD” ce qui donne à cette expression une sorte d’immensité ; ce sont des italiques de grandeur 4 :

“SI CÉTAIT LE NOMBRE issu stellaire CE SERAIT pire non davantage ni moins indifféremment mais autant”.

En commentaire ou écho à l’incise “EXISTÂT-IL...ILLUMINÂT-IL”, des minuscules romaines de grandeur 4 :

“autrement qu’hallucination éparse d’agonie...”

Suite de la préface :

“Et la portée, moyenne, en haut, en bas de page, notera que monte ou descend l’intonation.”
Il s’agit ici de la mélodie de la phrase, inscrite comme dans une partition. Cela est indubitable pour le premier motif :

“UN COUP DE DÉS” (hauteur moyenne),
“JAMAIS” (plus grave),
“N’ABOLIRA” (encore plus grave),
“LE HASARD” (plus haut, à mi-chemin entre “un coup dé dés” et “jamais”).

C’est encore vrai pour le second. Mais ici l’on remarque immédiatement que sa première partie jusqu’à “ILLUMINÂT-IL” se cantonne dans la moitié supérieure de la page, alors que le premier motif reste dans l’inférieure. Nous avons ici une opposition entre voix masculine et féminine. Après l’explosion de “LE HASARD”, le second motif descend dans la moitié inférieure, la voix grave, masculine, pour “RIEN N’AURA EU LIEU QUE LE LIEU”, et c’est la voix haute, féminine qui répond : “EXCEPTÉ PEUT-ÊTRE UNE CONSTELLATION”.

Par contre au troisième niveau, même si l’on peut imaginer en gros une descente générale de la voix du haut en bas de la page, celle-ci est évidemment secondaire par rapport à la prise de respiration qu’implique, comme dans la versification classique, tout passage à la ligne, plus ou moins forte selon la quantité de blanc, avec une remontée à la fois de l’intensité et de la hauteur. Chaque retour vers la gauche implique un certain retour vers le haut ; la page s’incurve comme une vague dans le mouvement de la main qui fait passer à la suivante, mouvement qui ne fait qu’esquisser celui qu’impliquerait la double page entière.

Que viennent faire les italiques dans cette diction ? D’une part elles sont plus fluides, plus proche d’un manuscrit cursif. Ce serait donc comme un chuchotement. D’autre part elles sont utilisées pour marquer les mots étrangers ; elles indiqueraient alors une distance, celle-même de l’écrivain qui se recule pour se parler à lui-même, “plume solitaire éperdue”, hésitant après avoir énoncé “N’ABOLIRA”, avant d’introduire “LE HASARD”, plume qui va “choir” après la profération de ce mot, mais pour laisser la place à l’écriture de l’historien “RIEN de la mémorable crise... N’AURA EU LIEU... EXCEPTÉ”

Et les romaines de l’incise sont comme une inscription dans un temple ou son envers, le lieu du doute, remplaçant l’affirmation : “il existe” (“je suis celui qui suis”) par le nostalgique “même s’il existait”, et de même pour les autres articles du credo (“...est né de la vierge Marie, a été crucifié, est mort, a été enseveli...”.

Oratorio donc, avec ses choeurs, mais aussi le compositeur-librettiste en abîme, méditant dans sa chambre où se réfléchit le monde avec ses interrogations.

Publication en ligne : 3 juillet 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette