BRIBES EN LIGNE
voici des œuvres qui, le       sous ce qui fascine chez petites proses sur terre 1 2  pour julius baltazar 1 le il est le jongleur de lui dans le vacarme des couleurs,   se les petites fleurs des       sur le de pareïs li seit la toulon, samedi 9 il pleut. j’ai vu la antoine simon 19 "école de coupé le son à       madame est toute aller à la bribe suivante pour le prochain basilic, (la a-t-il dorothée vint au monde       dans la page suivante ► page derniers lorsque martine orsoni       la rafale       mé antoine simon 31 sables mes paroles vous madame dans l’ombre des le lent tricotage du paysage       un rita est trois fois humble. le tissu d’acier       allong&e de toutes les madame déchirée equitable un besoin sonnerait eloge de la boite aux       au pas toute trace fait sens. que  dernier salut au       ce madame des forêts de bribes en ligne a et il fallait aller debout dans un clignement de pas même toutefois je m’estimais je serai toujours attentif à ce poème est tiré du présentation du projet qu’est-ce qui est en je n’hésiterai haut var ► brec sommaire ► page suivante réponse de michel quando me ne so itu pe page suivante ► page le galop du poème me un jour nous avons aller à la bribe suivante madame est une torche. elle ainsi fut pétrarque dans textes mis en ligne en début de la mise en ligne de cet article est paru pour jacky coville guetteurs       o j’ai parlé je rêve aux gorges       un page suivante page écoute, josué,  le livre, avec page suivante ► page un texte que j’ai pour anne slacik ecrire est pur ceste espee ai dulor e textes mis en ligne en frères et       crabe-ta mélodie       embarq rafale n° 6 just do à yvon quand une fois on a au programme des actions antoine simon 29       voyage station 7 : as-tu vu judas se À peine jetés dans le la poésie, à la  je ne voulais pas page suivante ► page cliquer sur l’icône  la toile couvre les le texte qui suit est, bien "pour tes dernier vers aoi  les œuvres de une il faut dire les dernier vers aoi dernier vers aoi bal kanique c’est 1 2 3 derniers textes mis en page suivante ► page page suivante ► page le proche et le lointain page suivante ► page au commencement était bruno mendonça vous dites : "un       reine le poiseau de parisi mon et   riche de mes présentation du projet  c’était clers est li jurz et li antoine simon 22       ma il souffle sur les collines madame est une aux barrières des octrois    de femme liseuse toutes ces pages de nos    7 artistes et 1 après la lecture de  marcel migozzi vient de     surgi merci à marc alpozzo 1254 : naissance de en ceste tere ad estet ja lire chronogaphie (bribe 133 constellations et je crie la rue mue douleur       banlieue pour philippe sommaire ► page suivante c’est la chair pourtant page suivante ► page    nous       pass&eac la réserve des bribes la question du récit 13) polynésie comme c’est  le "musée rafale il existe deux saints portant chercher une sorte de le geste de l’ancienne,   *   libre page suivante ► voici donc 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cliquez sur l’icône 1 2  1 2  pour daniel farioli poussant       devant villa arson, nice, du 17     double deux mille ans nous patrick joquel vient de que d’heures     le       ce qui un homme dans la rue se prend       rampant à propos “la de soie les draps, de soie genre des mots mauvais genre dernier vers aoi aller à thème principal : accoucher baragouiner a supposer que ce monde accéder à l’article max charvolen, martin miguel     longtemps sur madame aux rumeurs approche d’une       le si j’avais de son quatre si la mer s’est la fraîcheur et la granz fut li colps, li dux en 1 2  de pa(i)smeisuns en est venuz   le texte suivant a       marche essai de nécrologie, ils s’étaient antoine simon 20     sur la  jésus elle réalise des   pour théa et ses le corps encaisse comme il dieu faisait silence, mais al matin, quant primes pert voici quelques années, au rayon des surgelés       va ton       "   1) cette a christiane rafale n° 5 un pour raphaël antoine simon 27 edmond, sa grande 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Article présent dans les rubriques : Comment écrire sur Jasper Johns /

MICHEL BUTOR

Le temps passe
© Michel Butor
Publication en ligne : 3 juillet 2009
Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Le temps passe dans la peinture : les minutes, heures, journées. Les aiguilles ou bras des horloges d’antan sur leurs cercles, les chiffres plus ou moins lumineux qui se succèdent aujourd’hui dans les lucarnes de nos montres ou tableaux de bord, accrochent des lambeaux, des loques de notre vie quotidienne que les informations à la radio ou à la télévision scandent comme autrefois les offices dans les monastères.

Le jour de Noël un grave accident survient à la caravelle de Christophe Colomb, première avarie de cette navigation jusque là si heureuse. Mais le cacique Guacanagari, nu et peint, comprenant la gravité de la situation, accourt avec ses frères, parents et un grand nombre d’autres indiens pour aider à décharger, puis sans détourner nul objet, monte la garde toute la nuit. Défilés gastronomiques. Au pôle Sud c’est maintenant le jour de six mois. Des orateurs proclament l’ouverture des frontières. Monsieur s’endort. Une fleuriste de la Sierra Leone dispose une ombelle bleue près d’un rameau noir. On construit un hopital sur les ruines de l’arsenal. Le jeune Somalien ne peut plus se passer de la Soudanaise.

Les saisons passent : murs. Printemps. Echelle. Matin. Corde. Enfance. Etoiles. Pluie. Bras. Bourgeons. Branche. Jouets. Cercles. Enigmes. Flèches. Vitres. Vaisselle. Ombre. Figures. Rose. Rayures. Projets. Date. Salut. Signature.

Foires. Plus on s’éloigne du pôle Sud plus les nuits sont longues. Les journaux annoncent l’arrivée d’animaux inconnus. Madame vieillit. Un artiste suédois pose une croix verte sur un fond blanc. On construit un arsenal sur les ruines de l’hôpital.

Déjà couvaient larmes et multiplications
des gémissements des libérations
et des agonies au continent de l’expérimentation
il y avait bien loin de la ville du retour
du serpent à plumes d’autres ruines
des dessins gigantesques dans les déserts
de grandes villes somptueuses avec leurs routes...


Emeutes. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Le Soleil passe du Sagittaire au Capricorne. Les murs se couvrent de lierre. Un banquier se trompe dans ses calculs. Un couturier suisse pose une écharpe jaune sur une robe grise.

Les années passent : échelle. Proclamations. Eté. Corde. Déclarations. Midi. Etoiles. Défilés de mode. Jeunesse. Bras. Galas. Soleil. Branche. Conférences de presse. Feuilles. Cercles. Défilés de cirque. Drapeaux. Flèches. Expositions internationales. Joconde. Vaisselle. Explosions. Hippocampe. Figures. Défilés électoraux. Transparence. Rayures. Championnats. Vert. Date. Avalanches. Ascension. Signature. Trafic de drogues. Invitation. Mur.

Massacres. Plus on s’approche du pôle Nord plus les jours sont courts. On entend à la radio un peu de musique contemporaine. Une femme de ménage se fait une entorse.

Quand tu cherchais désespérément l’inépuisable
île du soleil levant dont nul n’aurait su
mesurer les audaces comme celles de la cité
des six harmonies où quiconque
pouvait louer des palais disait-on tout meublés
pour faire la fête et des bateaux palais flottants...


On pleure ses pertes. Au pôle Nord c’est la nuit de six mois ; on voit le Cygne. On voit à la télé des animaux savants. On signe la paix. Quoi ? Vraiment ! Quand ? Si seulement c’était vrai ! Vous y croyez ? Nous n’y croyons plus. Nous n’arrivons plus à y croire. Cela fait si longtemps. Quelle paix ? Et pour combien de temps ?

Les générations passent : étoiles. Escroqueries. Automne. Les journaux annoncent une invasion de loups. Bras. Offensives diplomatiques. Soir. Les murs se couvrent de graffitti. Branche. Défilés olympiques. Maturité. On entend à la radio des hymnes nationaux. Cercles. Premières. Glace. Les murs se couvrent d’insultes. Flèches. Espionnage. Fruits. On entend à la radio des témoignages accablants. Vaisselle. Défilés burlesques. Outils. On voit à la télé des bouteilles de boissons gazeuses. Figure. Banquets. L’autoportrait de Marcel Duchamp réalisé en papier déchiré pour la monographie de Robert Lebel, signé "Marcel déchiravit", et repris par Jasper Johns dans une de ses gravures. Les murs se couvrent de drapeaux. Rayures. Tremblements de terre. Cuiller. On entend à la radio des débats sur la situation dans l’autre hémisphère. Date. Conversations de couloirs. Séparation. On voit à la télé des visages d’hommes politiques. Signature. Défilés historiques. Ocre. Les murs se couvrent d’affiches qui sont immédiatement lacérées. Mur. Congrès. Chute. Les journaux annoncent une invasion de moustiques. Echelle. Inondations. Offrande. Les murs se couvrent de taches d’encre. Corde.

Serait-ce donc vraiment la paix ? Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les nuits diminuent . Craindrait-on la paix ?

Alors dans la fièvre tu entendis une voix
très compatissante qui disait homme lent à croire
qu’a donc fait de plus pour Moïse ou David ce dieu
qui t’a donné les Indes qui t’a confié les clefs
de la mer océane jusque là serrée
de si fortes chaînes ta vieillesse
ou même la mort n’arrêteront pas
ton ultime exploit derrière l’horizon du temps


Echanges de vues. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Un soldat rentre chez lui. Un Syrien dans une auto orange double un Tanzanien, dans un camion brun. On décide de se mettre à réfléchir sérieusement sur les réformes.

Les siècles passent : bras. Tortures. Hiver. On entend à la radio des sermons de toutes les sectes. On décide la construction d’un hôpital. Branche. Marchandages. Minuit. On voit à la télé des hordes de réfugiés. On commence la construction d’un arsenal. Cercles. Couronnements. Vieillesse. On murmure que la situation ne saurait durer. Prenant le pouvoir on oublie les réformes qu’on a promises. Flèches. Sécheresses. Neige. Les murs se couvrent de taches de sang. On inaugure l’arsenal ; c’est le plus moderne du monde. Vaisselle. Cruautés. Graines. On entend à la radio des foules hurlantes. On double la superficie de l’arsenal. Figures. Clauses secrètes. Vestiges. On voit à la télé des transports de blessés. On manifeste pour des réformes. Rayures. Défilés de stars. Châssis. On murmure qu’il faudrait changer tout cela. L’arsenal affiche des bénéfices impressionnants pour ses ventes d’armes à l’étranger. Date. Jubilés. Fils de fer. On entend à la radio des commentaires sur les nouvelles découvertes. Sans l’arsenal l’économie de la nation s’effondrerait. Signature. Famines. Pétrification. On voit à la télé des danses folkloriques. L’hôpital regorge de malades. Mur. Persécutions. Bleu. On murmure que la guerre approche. On manifeste pour réformer l’arsenal. Echelle. Défilés gastronomiques. Repos. Des orateurs proclament que la guerre est inévitable. L’arsenal met au point de nouveaux modèles encore plus performants. Corde. Foires. Aveu. On murmure qu’il y en a qui se remplissent les poches. L’hôpital est de plus en plus vétuste ; les conditions de travail y deviennent scandaleuses. Etoiles.

Une jeune Tchadienne se demande si elle est vraiment amoureuse du Tchèque. Quelque part on commémore un peintre.

Quelque part naît un autre peintre ; personne ne sait encore qu’il le sera. J’ai pu écrire quelque peu à propos de Jasper Johns et sur lui. J’ai essayé d’écrire pour lui. Quant à savoir si j’y ai réussi, lui seul peut le dire.

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