BRIBES EN LIGNE
archipel shopping, la je suis bien dans lentement, josué     ton plaisir les lettres ou les chiffres       nuage le "patriote", couleur qui ne masque pas toi, mésange à et c’était dans   le texte suivant a       ton depuis ce jour, le site ajout de fichiers sons dans cet article est paru dans le le corps encaisse comme il chaque automne les sans être grand les premières raphaël     nous avions toutes ces pages de nos douze (se fait terre se giovanni rubino dit et tout avait merle noir  pour pénétrer dans ce jour,       sur le lu le choeur des femmes de le nécessaire non  pour de c’est la peur qui fait   un vendredi le geste de l’ancienne, trois (mon souffle au matin   (dans le textes mis en ligne en village de poussière et de "le renard connaît tendresse du monde si peu de proche en proche tous       avant très malheureux...       sur le tout est possible pour qui je déambule et suis l’attente, le fruit       journ&ea     au couchant   pour le prochain grande lune pourpre dont les la littérature de dans le pays dont je vous mes pensées restent dernier vers doel i avrat, pour maguy giraud et il en est des meurtrières. rafale n° 12 où dernier vers aoi       aux pour accéder au texte,  hors du corps pas sous l’occupation 1) la plupart de ces références : xavier fin première deuxième   je n’ai jamais dessiner les choses banales les petites fleurs des avant dernier vers aoi macles et roulis photo   j’ai souvent       les       entre macles et roulis photo 1 les dernières       en un dernier vers aoi toujours les lettres :       s’ la prédication faite macles et roulis photo 6 cyclades, iii°   jn 2,1-12 : essai de nécrologie,       l’ derniers textes mis en    au balcon sauvage et fuyant comme pas de pluie pour venir       quinze un homme dans la rue se prend (ô fleur de courge... le texte qui suit est, bien on croit souvent que le but dernier vers aoi gardien de phare à vie, au comme un préliminaire la que reste-t-il de la les dieux s’effacent       fourr&ea pour jean marie journée de 1 2  (dans mon ventre pousse une  l’entretien       le vent       pass&eac page suivante page jusqu’à il y a monde imaginal, pour nicolas lavarenne ma madame porte à l’évidence j’ai changé le « et bien, quand les eaux et les terres  de la trajectoire de ce       dans la de tantes herbes el pre   entrons maintenant       voyage dans les hautes herbes rafale  les premières j’arrivais dans les dans ce pays ma mère macles et roulis photo 3 le bulletin de il n’est pire enfer que       jonathan  c’était         je reviens sur des autres litanies du saint nom d’un côté 1 2  derniers textes mis en toute une faune timide veille a supposer que ce monde juste un 1254 : naissance de       enfant temps de pierres dans la il s’appelait nous dirons donc       fleur       & j’ai travaillé aux george(s) (s est la madame dans l’ombre des dans les carnets       vu les et   riche de mes aucun hasard si se en introduction à madame chrysalide fileuse page suivante page       le polenta   iv    vers       bruyante À propos de fata en iloec endreit remeint li os  martin miguel vient « je me tais. dans les carnets   ciel !!!! vos estes proz e vostre       un le 15 mai, à À la loupe, il observa certains prétendent  au travers de toi je « la musique, ce qui aide à pénétrer le       allong&e nice, le 18 novembre 2004 antoine simon 18 tes chaussures au bas de saluer d’abord les plus   si vous souhaitez temps de bitume en fusion sur temps de pierres     à       magnolia d’abord un curieux (de)lecta lucta   le samedi 26 mars, à 15 in the country f qu’il vienne, le feu sors de mon territoire. fais rafale n° 10 ici l’instant criblé je n’aime pas ce monde. bernadette griot vient de lancinant ô lancinant de prime abord, il il est le jongleur de lui dernier vers aoi accoucher baragouiner pas une année sans évoquer la toile ou, du moins, la       vu les envoi du bulletin de bribes  le grand brassage des les plus vieilles je n’ai pas dit que le histoire de signes . générations     dans la rue la 1.- les rêves de agnus dei qui tollis peccata o tendresses ô mes passet li jurz, si turnet a portrait. 1255 : page suivante ► page       le pour andré pas facile d’ajuster le       au aux barrières des octrois le proche et le lointain       le ciel   se un besoin de couper comme de       la madame est une torche. elle frères et le 26 août 1887, depuis le poiseau de parisi mon spectacle de josué dit folie de josué tout toute trace fait sens. que       descenda tromper le néant       les    de femme liseuse on cheval les ruelles blanches qui madame est toute et voici maintenant quelques  je signerai mon sculpter l’air : merci au printemps des villa arson, nice, du 17 quatrième essai de station 4 : judas  et nous n’avons rien les dessins de martine orsoni le ciel est clair au travers la force du corps,  un livre écrit à propos “la tu le sais bien. luc ne il existe deux saints portant de sorte que bientôt       à langues de plomb a la i.- avaler l’art par quand il voit s’ouvrir, merci à marc alpozzo rêves de josué, pour egidio fiorin des mots moisissures mousses lichens seins isabelle boizard pour m.b. quand je me heurte « mais qui lit en cet anniversaire, ce qui page suivante ► page ne pas négocier ne la lecture de sainte recleimet deu mult je t’ai admiré, ma voix n’est plus que la chaude caresse de  tu ne renonceras pas. un verre de vin pour tacher   né le 7       banlieue pour pierre theunissen la dans la caverne primordiale     " bel équilibre et sa tendresses ô mes envols     de rigoles en f le feu s’est la deuxième édition du elle disposait d’une buttati ! guarda  dernier vers aoi ce n’est pas aux choses "nice, nouvel éloge de la le recueil de textes le géographe sait tout pour gilbert reprise du site avec la f les rêves de errer est notre lot, madame, macao grise tromper le néant  l’exposition  a la fin   il ne resta textes mis en ligne en août       bien mise en ligne j’ai en réserve c’est un peu comme si,   au milieu de       le je suis marcel alocco a et la peur, présente preambule – ut pictura de l’autre pluies et bruines, comment j’ai ajouté tout mon petit univers en dans le patriote du 16 mars bribes en ligne a  les œuvres de       bâ     depuis <script           araucari    courant il pleut. j’ai vu la       un       "je carles li reis en ad prise sa genre des mots mauvais genre       il y a longtemps,   marcel commençons donc par le     longtemps sur tu le sais et je le vois les photos et archives dans l’innocence des antoine simon 9 vous dites : "un antoine simon 25 du bibelot au babil encore pour raphaël f tous les feux se sont antoine simon 2 pour angelo j’ai parlé cliquez sur l’icône     faisant la dernier vers aoi « e ! malvais fontelucco, 6 juillet 2000 le 26 août 1887, depuis i mes doigts se sont ouverts me mult ben i fierent franceis e f les feux m’ont       montagne mais jamais on ne diaphane est le je ne sais pas si madame a des odeurs sauvages je voudrais voir les arbres de mes deux mains "si elle est merci à la toile de antoine simon 32 la légende fleurie est j’aime chez pierre pour maxime godard 1 haute dans le train premier la brume. nuages dans ma gorge le scribe ne retient chaises, tables, verres,       le long dernier vers aoi art jonction semble enfin max charvolen, martin miguel exacerbé d’air       l’ 1 2  au matin du bal kanique c’est       au pas 1 la confusion des je ne saurais dire avec assez   maille 1 : que la parol

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MICHEL BUTOR

Illusions d’optique
© Michel Butor
Publication en ligne : 2 juillet 2009
Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Il y a des objets qui ont la propriété de se renverser, de changer brusquement leur signification, de révéler leur face cachée. Ce sont tous ceux pour lesquels il y a illusion d’optique, et la peinture classique avec sa perspective théâtrale, son modelé, est la première maîtresse d’illusion, donc peut être sa première dénonciatrice. Par elle nous pouvons savoir que ce que nous prenons pour une porte n’est qu’un mur, et que dans ce qu’on nous dit mur, il y a peut-être la possibilité d’une porte.

Agitations dans l’arsenal. Le jeune Nigérien ne peut plus se passer de la Nigériane. Le 1er octobre Christophe Colomb annonce à ses compagnons qu’ils ont fait 584 lieues dans l’Ouest depuis l’île de Fer. En réalité, la distance parcourue par les caravelles est supérieure à 700 lieues et l’amiral le sait bien, mais il persiste à dissimuler la vérité. Au matin du 12 un marin crie :"Terre !" Et pourtant... Dans les faubourgs on pressent la guerre. On organise la paix. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans la Balance. On voit à la télé des reconstitutions historiques. Monsieur dîne avec sa secrétaire. Une fleuriste norvégienne dispose un chrysanthème rouge près d’un rameau brun.

Dans ses peintures récentes Johns utlise trois formes ambiguës essentielles : d’abord la tête de lapin qui apparaît brusquement comme celle d’un canard, les oreilles du premier devenant le bec du second, le sens du regard de l’animal ou de sa marche se renversant. En passant derrière le miroir, le coureur est devenu nageur et même oiseau migrateur.

Bombardement de l’hôpital. La jeune Néo-zélandaise se demande si elle est vraiment amoureuse de l’Ougandais. On attend. Dans les écoles on craint la guerre. Marchandages. Plus on approche du pôle Nord plus les nuits sont longues. On murmure qu’il y en a qui se remplissent les poches. Madame se languit. Un artiste pakistanais pose des lettres noires sur un fond rose.

Tandis que tu cherchais toujours
l’énigmatique île des éventails
dont nul n’aurait pu énumérer
les richesses mais aussi la cité
des douze portes avec ses courtisanes
somptueusement vêtues et parfumées
dans des maisons délicieusement décorées...


Il est certain qu’il faudrait des réformes. On hésite. Dans les camps on apprend la déclaration de la guerre. Défilés de carnaval. Au pôle nord c’est la nuit de six mois ; on voit Persée. Des orateurs dénoncent l’incapacité des militaires. Un professeur rédige sa déclaration d’impôts. Un couturier panaméen pose une écharpe blanche sur une robe de couleur inconnue.

Le vase posé à côté d’un autre objet, qui donc semble appartenir à la même représentation, mais dont on s’aperçoit bientôt que ses côtés sont formés de deux profils face à face. Cette fois, c’est le plein qui se change en vide, et par conséquent le mur de la geôle en porte d’issue. Qu’on se souvienne de ces bobines ou tabatières du temps de la révolution française, dont l’ombre projetée sur un mur dessinait le profil interdit du roi.

On se décide. Ici la guerre s’étend. Couronnements. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les nuits augmentent. Des journaux annoncent une invasion de requins. Une secrétaire se demande quelle attitude elle va prendre devant les déclarations de son patron.

Les rois catholiques émus par les plaintes
des mécontents rentrés en Espagne
et de tous les envieux ont envoyé
le commandeur Bobadilla pour te remplacer
comme gouverneur et te mettre aux fers
puis t’ont rappelé auprès d’eux te laissant
enfin repartir pour une quatrième aventure...


On y va. A côté la guerre se calme un peu. Sécheresses. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Les murs se recouvrent de cendres.

La devinette classique, présentée comme une image à l’intérieur de l’image, une page détachée d’une publication pour enfant. Cette fois, c’est le temps qui saute. Ce que nous avions pris pour une jeune femme élégante en profil perdu, avec manteau de fourrure, tour de cou et toque, est soudain remplacé, comme dans les légendes de cruelles séductrices, par cette sorcière dont nous avons déjà rencontré le balai. Le tour de cou devient lèvres, l’oreille devient oeil, le menton nez, la toque cheveux sous le fichu. La matière du manteau, évidemment luxueuse fourrure dans la première interprétation, devient peau de chèvre. Un seul détail reste inchangé, la plume en point d’interrogation renversé, qui somme aussi bien le fichu que la toque, en quelque sorte la charnière entre les deux faces de ce miroir du temps. "Col tempo", disait la vieille de Giorgione.

On rate. Ailleurs la guerre reprend. Cruautés. Plus on s’approche du pôle Sud plus les jours sont longs.

Déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des incendies orchestres et engloutissements
des astronefs et des écrasements alors
au continent de la décantation il y avait
sur le marché de Tlatelolco entouré d’arcades
plus grand que toute la ville de Salamanque
des juges et des agents pour surveiller le troc

On recommence. Un peu plus loin la guerre s’éternise. On perd tout espoir. Quelque part un futur architecte commence à marcher. Grêle sur la savane.

Une tache de jus de hamburger pour Andrew Johnson, sous la présidence de qui se joignit aux 36 étoiles précédentes : NEBRASKA, les rues désertes, un rayon de soleil sur la plaine, et qui mourut le 31 juillet 1875 à Carter’s Depot, Tennessee, âgé de 66 ans ; une tache de choux brocolis sur le portrait d’Ulysses Grant, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire, et se joignit aux 37 étoiles précédentes : COLORADO, bleu,basalte, et qui mourut le 23 juillet 1885 à New York City, âgé de 63 ans ; une tache de lait pour Rutherford Hayes qui mourut le 17 janvier 1893 à Fremont, Ohio, âgé de70 ans ; une tache de vin pour James Garfield, et une tache de sang, car il mourut assassiné en exercice le 19 septembre 1881 à Elberon, New Jersey, âgé de 49 ans ; une tache de thé pour Chester Arthur qui mourut le 18 novembre 1886 à New York City, âgé de 56 ans ; une tache de thé mormon pour Grover Cleveland, sous la seconde présidence de qui se joignit aux 38 étoiles précédentes : UTAH, après avoir marché des mois et des mois dans le désert les Saints du dernier Jour arrivèrent en vue du grand lac Salé, et qui mourut le 24 juin 1908 à Princeton, New Jersey, âgé de71 ans.

On échoue. Dans un autre continent la guerre s’achève enfin. On se désole.

Inverser la marche du temps. Exorciser la chute de glace. Retrouver le printemps après l’hiver. Retrouver le nouveau monde au moment de sa nouveauté, le monde même dans les matinées de sa perpétuelle création.

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