BRIBES EN LIGNE
il est le jongleur de lui  les œuvres de laure et pétrarque comme il en est des meurtrières. s’ouvre la  c’était dernier vers aoi a ma mère, femme parmi       fleure a la femme au pour raphaël c’est ici, me dans les carnets genre des motsmauvais genre madame, on ne la voit jamais la littérature de une errance de       voyage (À l’église l’éclair me dure, comment entrer dans une pour alain borer le 26 dernier vers aoi "tu sais ce que c’est la cité de la musique si, il y a longtemps, les   pour adèle et     pourquoi f toutes mes mon cher pétrarque, se placer sous le signe de À max charvolen et martin cet univers sans       " essai de nécrologie,       nuage la tentation du survol, à à propos “la je ne peins pas avec quoi,  “... parler une  pour jean le  le livre, avec       sur antoine simon 7 antoine simon 20 monde imaginal, je sais, un monde se patrick joquel vient de moisissures mousses lichens le pendu pour andré villers 1)       la       je me       s̵       devant     surgi       l̵ journée de un trait gris sur la     longtemps sur inoubliables, les clers est li jurz et li non... non... je vous assure, outre la poursuite de la mise 1254 : naissance de attendre. mot terrible. madame des forêts de       crabe- libre de lever la tête       &n non, björg,  il y a le la communication est autres litanies du saint nom       le "moi, esclave" a chairs à vif paumes pour jean gautheronle cosmos antoine simon 9 le vieux qui       pav&ea dimanche 18 avril 2010 nous i en voyant la masse aux       la question du récit je suis occupé ces ainsi fut pétrarque dans le lourd travail des meules       m&eacu frères et rm : d’accord sur       sur (en regardant un dessin de la vie est dans la vie. se       sur pour le prochain basilic, (la   en grec, morías nous avancions en bas de le temps passe dans la lu le choeur des femmes de avez-vous vu errer est notre lot, madame, “dans le dessin  dernières mises       baie les grands comme un préliminaire la la rencontre d’une 5) triptyque marocain il s’appelait les installations souvent, cher bernard f qu’il vienne, le feu branches lianes ronces dentelle : il avait "mais qui lit encore le montagnesde       sabots madame est toute       reine le coeur du dans ma gorge       " livre grand format en trois les lettres ou les chiffres souvent je ne sais rien de nous serons toujours ces dernier vers aoi       sur le       deux dans le pays dont je vous tu le saiset je le vois pour michèle gazier 1       alla alocco en patchworck © i.- avaler l’art par couleur qui ne masque pas envoi du bulletin de bribes madame est la reine des toulon, samedi 9       dans il n’était qu’un et…  dits de la mort d’un oiseau. les cuivres de la symphonie des voiles de longs cheveux le tissu d’acier j’ai relu daniel biga,     faisant la travail de tissage, dans il faut laisser venir madame Ç’avait été la pour martine, coline et laure     extraire l’impossible antoine simon 18 ce pays que je dis est je t’enlace gargouille deuxième approche de le bulletin de "bribes les avenues de ce pays bal kanique c’est       le la route de la soie, à pied,  au travers de toi je       dans et si au premier jour il toi, mésange à autre essai d’un dernier vers aoi     quand       le   l’oeuvre vit son f les rêves de       au pour jean-marie simon et sa c’est vrai mouans sartoux. traverse de c’est la chair pourtant le passé n’est       l̵       dans nouvelles mises en antoine simon 33 merle noir  pour temps où le sang se dernier vers aoi références : xavier mais jamais on ne pour frédéric peinture de rimes. le texte   (dans le je suis   ces sec erv vre ile le lent tricotage du paysage elle ose à peine  pour de je déambule et suis il n’est pire enfer que la galerie chave qui dernier vers aoi j’ai changé le mult ben i fierent franceis e j’arrivais dans les j’ai parlé à la mémoire de merci au printemps des ce paysage que tu contemplais de prime abord, il j’oublie souvent et je suis bien dans macao grise       jardin     dans la ruela   1) cette     le cygne sur la fonction, elle disposait d’une (elle entretenait les enseignants :     sur la quand les mots antoine simon 19  si, du nouveau quand les eaux et les terres lancinant ô lancinant troisième essai "l’art est-il vi.- les amicales aventures       fourr& antoine simon 29 les oiseaux s’ouvrent « 8° de marché ou souk ou autre citation"voui 1) notre-dame au mur violet pour daniel farioli poussant dernier vers aoi able comme capable de donner décembre 2001. on dit qu’agathe       é les petites fleurs des ce je ne sais pas si "le renard connaît antoine simon 16     le encore une citation“tu dans le pain brisé son je rêve aux gorges     nous on préparait j’ai ajouté j’ai donné, au mois       la josué avait un rythme  avec « a la       dans entr’els nen at ne pui diaphane est le  je signerai mon l’erbe del camp, ki ...et poème pour un jour, vous m’avez qu’est-ce qui est en reprise du site avec la l’heure de la   marcel le texte qui suit est, bien       je dernier vers aoi  “s’ouvre la réserve des bribes où l’on revient abu zayd me déplait. pas c’est seulement au ne pas négocier ne (ô fleur de courge... aucun hasard si se je n’ai pas dit que le deuxième apparition         or station 7 : as-tu vu judas se     chambre       longte diaphane est le mot (ou       pourqu violette cachéeton a la fin il ne resta que des quatre archanges que nice, le 18 novembre 2004 ici, les choses les plus "et bien, voilà..." dit deux ce travail vous est       la pie nous lirons deux extraits de ce jour là, je pouvais       assis       ( antoine simon 27       ce qu’un paysage peut       entre là, c’est le sable et       parfoi       soleil       ce et te voici humanité certains prétendent trois (mon souffle au matin    si tout au long il n’y a pas de plus dernier vers aoi le numéro exceptionnel de c’est une sorte de quai des chargeurs de     à c’était une       le li emperere s’est       en un   se mult est vassal carles de     m2 &nbs carissimo ulisse,torna a constellations et j’aime chez pierre archipel shopping, la et encore  dits (josué avait lentement depuis ce jour, le site ainsi va le travail de qui buttati ! guarda&nbs antoine simon 31 les textes mis en ligne au seuil de l’atelier       dans le proche et le lointain (ma gorge est une       magnol f tous les feux se sont pour julius baltazar 1 le dernier vers que mort sous la pression des la vie humble chez les       nuage   iv    vers   pour olivier       il       qui       allong poème pour chercher une sorte de dans l’innocence des     au couchant autre petite voix à propos des grands       maquis    regardant     ton hans freibach : une il faut dire les introibo ad altare       banlie       " quatrième essai rares gardien de phare à vie, au sainte marie,       voyage sur la toile de renoir, les j’écoute vos seul dans la rue je ris la pour andré     &nbs et la peur, présente c’est pour moi le premier l’illusion d’une que reste-t-il de la polenta printemps breton, printemps la gaucherie à vivre, c’est un peu comme si,   un vendredi tout le problème sa langue se cabre devant le  référencem 13) polynésie j’ai perdu mon       pav&ea chaque jour est un appel, une   au milieu de l’ami michel la mastication des bientôt, aucune amarre dernier vers aoi la parol

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MICHEL BUTOR

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Lettres
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

De l’autre côté du fleuve la guerre se calme un peu. Ici on craint la guerre. A côté la guerre se déclare. Ailleurs la guerre s’étend. Dans les villages on pressent la guerre.

Des orateurs détaillent les avantages de la situation. Monsieur sourit. Une fleuriste iranienne dispose une tulipe rouge près d’un rameau gris. On double la superficie de l’arsenal. Une jeune Irlandaise se demande si elle aime l’Islandais.

Encore à propos des lettres : il aurait été possible de chercher dans l’oeuvre du peintre des lettres pour les initiales. Il y a des alphabets entiers, mais il aurait été plus intéressant de choisir des détails dans toutes sortes d’oeuvres. Cela aurait seulement provoqué des problèmes pour les traductions. Il aurait fallu en trouver, choisir, photographier d’autres. C’est pourquoi, j’ai préféré compléter l’illustration de ce premier volume, outre les chiffres, par un ensemble de douze drapreaux à étoiles et rayures, laissant toutes les autres oeuvres pour le second.

Christophe Colomb s’entend avec trois riches navigateurs de Palos, les frères Pinzon, qui font les avances nécessaires pour compléter les frais d’armement. Quelque part nait un futur acteur ; personne ne sait encore qu’il le sera. Flammes sur le désert. On échoue. De l’autre côté des montagnes on pressent la guerre. Escroqueries. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les jours diminuent.

 

Déjà derrière l’horizon couvaient
des inventions des mensonges des reconstitutions
des naufrages et des espoirs quand baptisant
l’une après l’autre Sainte Marie de la Conception
puis la Fernandine et Isabelle dont la verdure
te rappelait le mai andalou avec des arbres
fruits herbes et pierres aussi différents
de ceux que tu connaissais que le jour de la nuit
le chant des oiseaux te faisant désirer
de n’en plus jamais partir à la recherche...

 

Les journaux annoncent une invasion de moustiques. Madame soupire. Un artiste israëlien pose une étoile noire sur un fond brun. On manifeste pour les réformes. Le jeune Italien ne peut plus se passer de la Jamaïcaine. Quelque part un futur mathématicien commence à marcher. Vent sur les forêts. On se désole. De l’autre côté du fleuve on craint la guerre. On perd ses amis. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans le Cancer.

Encore les lettres : non seulement elles quittent leur horizontale habituelle pour jaillir dans toutes les directions, tourner dans le plan du tableau, mais elles tournent aussi perpendiculairement à celui-ci, elles prennent du volume, s’imposent dans l’espace, deviennent des objets plus concrets que ceux dont l’évocation ou le souvenir est peint à côté.

Les murs se couvrent de taches d’encre. Un chauffeur de taxi trébuche. Un couturier japonais pose une écharpe blanche sur une robe rose. L’arsenal affiche des bénéfices impressionnants pour ses ventes d’armes à l’étranger. Quelque part un futur homme d’Etat commence à parler. Ombres sur la savane. On renonce. De l’autre côté de la mer on déclare la guerre. On signe la paix. Quoi ? Vraiment ! Quand ? Si seulement c’était vrai ! Vous y croyez ? Nous n’y croyons plus. Plus on s’approche du pôle Sud plus les nuits sont longues. On entend à la radio des sermons de toutes les sectes.

 

De la surprenante île du Japon où les fenêtres mêmes
étaient en or ou de la cité du lac de l’Ouest
avec ses marchés où l’on trouvait toujours disait-on
cerfs daims chevreuils perdrix faisans cailles
et mille sortes d’oies et canards
avec des abattoirs de bétail pour les riches...

Une infirmière prend le thé. Un Jordanien dans une auto grise double un Kenyan dans un camion de couleur inconnue. Quelque part un futur chanteur entre à l’école. Cendres sur les montagnes. Et pourtant... Dans les villages la guerre s’étend. On se souvient de la paix. Au pôle Sud c’est la nuit de six mois ; on voit le Peintre. On voit à la télé des hordes de réfugiés.

Et encore les lettres : leur rotation dans l’espace devant le tableau les amène tout naturellement à se renverser en miroir, comme dans la gravure ou l’imprimerie ; après s’être gonflées, solidifiées dans leur voyage à travers une autre dimension, elles se réinstallent dans la superficie, mais l’oeil cherche à les en faire sortir. De même que le mot "jaune" écrit en rouge nous oblige à rêver d’un autre jaune, d’une couleur inconnue, le même mot écrit à l’envers nous amène à lui faire effectuer un demi-tour, écrit en miroir un autre. Déjà l’utilisation du pochoir et de la projection par touches amenait une mise en mouvement, c’est la signification même qui se met à tourner, à engendrer en quelque sorte des significations symétriques. Nous mettons alors à rêver d’un contre-jaune ou d’un anti-jaune.

Un soldat retire ses chaussures. Quelque part un futur médecin passe des examens. Terreur sur la ville. On attend. Dans les faubourgs la guerre se calme un peu. Offensives diplomatiques. Plus on s’éloigne du pôle Sud moins les jours allongent. On murmure que la situation ne saurait durer.

Alors au continent de la mise en question il y avait
dans l’enceinte sacrée de la ville des fleurs sanglantes
rangées soigneusement comme des livres
dans une bibliothèque d’un monastère de Gênes
les cent trente six mille crânes des sacrifiés humains


Quelque part un découvreur s’interroge sur sa voie. Nuages sur les armées. On hésite. Dans les écoles la guerre reprend. Défilés olympiques. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours.

Une tache de glace à la pistache sur le portrait de James Polk, sous la présidence de qui se joignirent aux 27 étoiles précédentes : IOWA, ils n’étaient nullement les ambassadeurs de l’Europe ; WISCONSIN, sommeil, ô masque ! ô tremblement ! TEXAS, non seulement les Noirs, mais les Mexicains, la mer ; et qui mourut le15 juin 1849 à Nashville, Tennessee, âgé de 54 ans.

Quelque part un peintre après la visite d’une exposition décide de sa vocation. Pluie sur les moissons. On se décide. Dans les camps la guerre s’éternise. Premières.

L’avantage avec des suites de ce genre, c’est que leur interruption va être expressive. M’étant embarqué dans tous ces rouages, j’étais obligé de sabrer, et il fallait que ces déchirures, ces lacunes aient leur nécessité. Lorsque des brèches se produisaient, des pauses dans cet horribles radotage de la guerre, alors l’espoir, la respiration pouvaient se faufiler. Ainsi depuis le début de ce texte, les séries s’interrompent les unes après les autres pour laisser découvrir ou pressentir un nouveau monde.

Publication en ligne : 25 juin 2009

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