BRIBES EN LIGNE
"l’art est-il       sur le la mort, l’ultime port, dans le train premier thème principal :       dans toutefois je m’estimais nos voix coupé le sonà pour andré cinquième citationne     depuis de mes deux mains l’attente, le fruit dernier vers aoi       glouss c’est extrêmement toutes ces pages de nos écoute, josué, antoine simon 22 pour le prochain basilic, (la des voiles de longs cheveux même si antoine simon 26  pour jean le pour martine       les le temps passe si vite, archipel shopping, la f le feu s’est la communication est     rien le 28 novembre, mise en ligne rita est trois fois humble. pour jean-louis cantin 1.- madame déchirée c’est seulement au À l’occasion de rare moment de bonheur,   maille 1 :que constellations et il arriva que le scribe ne retient     &nbs       un journée de       je derniers vers sun destre       juin       le "pour tes       le       sur bien sûrla carles li reis en ad prise sa livre grand format en trois   né le 7 en 1958 ben ouvre à  je signerai mon à la mémoire de prenez vos casseroles et       nuage ki mult est las, il se dort       la pie       jardin autre petite voix issent de mer, venent as       au f j’ai voulu me pencher     pourquoi mougins. décembre la bouche pleine de bulles j’ai longtemps   en grec, morías poussées par les vagues normal 0 21 false fal avant propos la peinture est i mes doigts se sont ouverts descendre à pigalle, se en ceste tere ad estet ja nouvelles mises en       sur   je n’ai jamais titrer "claude viallat, pour mon épouse nicole ce jour-là il lui dernier vers aoi souvent je ne sais rien de dans les rêves de la macles et roulis photo 1       dans le bulletin de "bribes normalement, la rubrique dix l’espace ouvert au antoine simon 3     l’é       l̵ marie-hélène       longte   entrons en cet anniversaire, ce qui le lourd travail des meules       apparu « voici macles et roulis photo (ma gorge est une able comme capable de donner maintenant il connaît le coupé en deux quand tendresses ô mes envols on préparait antoine simon 9 je m’étonne toujours de la       o l’impression la plus c’est le grand     les provisions pas sur coussin d’air mais antoine simon 11 sixième sables mes parolesvous       aujour le corps encaisse comme il     quand dont les secrets… à quoi mult ben i fierent franceis e nous lirons deux extraits de mise en ligne d’un  dernier salut au       pass&e présentation du ma voix n’est plus que       bruyan         &n exacerbé d’air     chant de là, c’est le sable et       ...mai 1 la confusion des je désire un le geste de l’ancienne, si tu es étudiant en    7 artistes et 1 (josué avait       l̵       soleil     "       mouett suite de la lecture de sainte   (dans le  un livre écrit     une abeille de "nice, nouvel éloge de la les avenues de ce pays apaches : merci à la toile de carcassonne, le 06 ainsi fut pétrarque dans    de femme liseuse l’existence n’est pour egidio fiorin des mots in the country raphaël       st temps de pierres à pour andré    nous merci au printemps des madame, c’est notre j’oublie souvent et faisant dialoguer  la lancinante     le antoine simon 2       m̵       au "ah ! mon doux pays,   ces notes   pour olivier pas de pluie pour venir       " f le feu m’a dans les carnets siglent a fort e nagent e       va et si au premier jour il "le renard connaît li quens oger cuardise j’ai parlé béatrice machet vient de pas même le temps passe dans la clquez sur       droite       &agrav dernier vers aoi   dernier vers aoi c’est la peur qui fait dernier vers aoi peinture de rimes. le texte       le " je suis un écorché vif. quelque temps plus tard, de est-ce parce que, petit, on     après   six formes de la madame aux rumeurs j’entends sonner les marcel alocco a deuxième essai le       les premier vers aoi dernier       sur très saintes litanies mouans sartoux. traverse de rimbaud a donc références : xavier  zones gardées de les dernières    regardant huit c’est encore à la mort d’un oiseau.   dits de antoine simon 6 des conserves ! ce qui fait tableau : ce   l’oeuvre vit son  “s’ouvre     extraire clere est la noit e la       le  les trois ensembles madame a des odeurs sauvages cet article est paru les grands fin première dans l’innocence des tous feux éteints. des r.m.a toi le don des cris qui       ( une errance de       nuage sequence 6   le madame des forêts de       " dans les horizons de boue, de       le   ces sec erv vre ile dans la caverne primordiale       fourmi attelage ii est une œuvre halt sunt li pui e mult halt il ne s’agit pas de       ce avez-vous vu il tente de déchiffrer, 1- c’est dans antoine simon 27 la chaude caresse de À la loupe, il observa sors de mon territoire. fais attention beau macles et roulis photo 7 deuxième       é temps de pierres dans la       b&acir le 15 mai, à       deux etait-ce le souvenir dernier vers aoi       les       la seins isabelle boizard 2005 quand sur vos visages les ici, les choses les plus comme une suite de dernier vers aoi tout en vérifiant il souffle sur les collines l’ami michel les étourneaux ! passet li jurz, si turnet a c’était une a grant dulur tendrai puis la route de la soie, à pied,     pluie du la tentation du survol, à       je me   tout est toujours en eurydice toujours nue à       cerisi       fleure au programme des actions pour gilbert  ce mois ci : sub dans ma gorge       marche la littérature de ouverture de l’espace le ciel est clair au travers pour anne slacik ecrire est quel étonnant granz fut li colps, li dux en pour michèle       un "la musique, c’est le le 2 juillet genre des motsmauvais genre langues de plomba la       allong         or 1) notre-dame au mur violet       qui Être tout entier la flamme ce jour là, je pouvais madame porte à un tunnel sans fin et, à n’ayant pas deuxième essai toute une faune timide veille     le cygne sur la fonction, granz est li calz, si se   on n’est carles respunt : histoire de signes .       la       dans travail de tissage, dans dorothée vint au monde une fois entré dans la     surgi antoine simon 28  tous ces chardonnerets encore la couleur, mais cette que d’heures dernier vers aoi dernier vers aoi pure forme, belle muette, pour m.b. quand je me heurte heureuse ruine, pensait et si tu dois apprendre à deux ce travail vous est       apr&eg       &eacut quelques autres nice, le 30 juin 2000       dans voici des œuvres qui, le mais non, mais non, tu       neige d’un côté un verre de vin pour tacher       pourqu ce paysage que tu contemplais       "  “comment       object dans ce périlleux       un polenta nous savons tous, ici, que branches lianes ronces préparation des montagnesde tromper le néant un temps hors du (en regardant un dessin de zacinto dove giacque il mio deuxième approche de temps où le sang se antoine simon 20 il faut laisser venir madame  si, du nouveau       s̵ de prime abord, il c’est la chair pourtant (de)lecta lucta    il est des objets sur dans le patriote du 16 mars décembre 2001.       en vous avez grande lune pourpre dont les antoine simon 16 et voici maintenant quelques la parol

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MICHEL BUTOR

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© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Quelque temps plus tard, de retour aux Etats-Unis, je suis passé par New York pour voir Jasper Johns dans son hôtel particulier tout blanc. Pas un seul tableau sur les murs, sauf une oeuvre de Marcel Duchamp. Atelier nu. Pas un dessin, une seule toile encore toute blanche, comme si à l’annonce de ma visite il avait tout rangé dans des placards, par une sorte de réflexe puritain, comme si la peinture était une activité suspecte, en relation avec tout le clandestin, l’interdit, et qu’il fallût donc perpétuellement la justifier devant les autres et surtout soi-même, d’une part en insistant de plus en plus sur son caractère réfléchi, calculé (pas de laisser aller), d’autre part en accentuant encore son activité protestataire de cri contre toutes les injustices, aussi bien celles de la société, que celles de la nature, le cri dans ce cas frôlant dangereusement délicieusement le blasphème.

Pluie sur les forêts. On hésite. Dans les faubourgs on craint la guerre. On cherche la paix. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Le Soleil est dans le Verseau. Les murs se couvrent de graffitti. Madame se baigne.

MOBILIS IN MOBILE variation de MOBILE à l’intérieur de BOOMERANG : une tache de café sur le portrait de George Washington sous la présidence de qui se joignirent aux 13 premières étoiles : NEW HAMPSHIRE, guillemots noirs, murres atlantiques, phalaropes du Nord pinguoins à bec de rasoir, macareux de l’Atlantique ; MASSACHUSETTS, le procès de Susanna Marin, tenu à Salem le 29 juin 1692 ; RHODE ISLAND, après 22 ans de cauchemar et d’effroi, soutenu par la seule conviction que certaines de mes impressions sont purement imaginaires, je me refuse à garantir la vérité de ce que je crois avoir découvert...

Un artiste belge pose une tache orange sur un fond rouge. On commence la construction d’un arsenal. Le Birman ne peut plus se passer de la Bolivienne. Quelque part un futur écrivain commence à parler.

On voit la rotation d’une strophe sur l’autre. La biographie généralisée situe maintenant le peintre parmi d’autres professions plus ou moins artistiques. Ainsi maintenant quelque part, ce n’est plus d’un peintre, mais d’un futur écrivain contemporain de ce peintre qu’on dit qu’il commence à parler, tandis que les pluies tombent sur les forêts et que les nuages continuent de passer sur l’océan. Après avoir attendu, on hésite. Toujours la hantise de la guerre. La science astronomique précise ses calculs. Dans tout almanach qui se respecte, il faut nous renseigner sur les signes du zodiaque. Les journaux diffusent tranquillement leurs nouvelles, si souvent accablantes. La vie quotidienne continue dans les appartements ou maisonnettes. La ronde des nationalités joue avec celle des professions.

Soleil sur la savane. On se décide. Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. Proclamations. Plus on approche du pôle Nord plus les jours sont courts. On entend à la radio des hymnes nationaux.

CONNECTICUT, la banlieue de New York City ; NEW YORK, les trois anges annoncèrent à l’Indien seneca Handsome Lake l’apparition imminente d’un autre personnage qui les avait envoyés en avant-garde. Dans une vision ultérieure se dévoila le grand Esprit lui-même, apitoyé par ses souffrances. En transe, il vit venir à lui son fils défunt et sa nièce défunte, tous deux déplorant l’intempérance des vivants. NEW JERSEY, chapeaux sable, cuisses, chapeaux paille, poignets, chapeaux blancs, la mer, petits butors, râles de Virginie, plongeons rouge-gorges, roitelets à couronne d’or, martinets des cheminées.

Un charpentier scie des poutres. Un couturier brésilien pose une écharpe rouge sur une robe noire. Prenant le pouvoir on oublie les réformes qu’on a promises. Quelque part un futur sculpteur entre à l’école.

La couleur : pendant toute une période il n’emploie que les trois couleurs primaires : jaune, bleu rouge, sauf naturellement quand elles sont toutes remplacées par la gamme des gris. Les couleurs : dans combien d’armées ou d’écoles, cela est synomyme du drapeau, et donc de l’état, de la nation dans sa volonté de se distinguer, de se séparer des autres, d’envahir les autres au lieu de les découvrir, et donc de la guerre. Jasper Johns a fait d’inlassables variations sur le drapeau américain, jamais sur un autre. Comme cela vient après la série des cibles, on a l’impression que la mort est toujours présente dans ses rayures, ses étoiles ou ses plis. Mais ce sont des drapeaux qui n’ont jamais de plis, qui sont étalés, amidonnés, pétrifiés. Les versions blanches nous offrent des fantômes de drapeaux.

Publication en ligne : 21 juin 2009

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