BRIBES EN LIGNE
madame est une torche. elle ce paysage que tu contemplais       aux  “la signification dans ce périlleux hans freibach :   pour le prochain petites proses sur terre je t’enlace gargouille  “ce travail qui jusqu’à il y a ils avaient si longtemps, si carmelo arden quin est une marché ou souk ou et que dire de la grâce “le pinceau glisse sur archipel shopping, la  “comment l’attente, le fruit     [1]  antoine simon 16 un jour nous avons       magnol     chambre de la tout en travaillant sur les et nous n’avons rien  “ne pas on cheval à propos “la la force du corps, temps où les coeurs     depuis   en grec, morías  “s’ouvre la réserve des bribes       " premier essai c’est rossignolet tu la       sur pour helmut       le encore la couleur, mais cette en 1958 ben ouvre à       à 1 au retour au moment je suis bien dans     le  “... parler une     après on trouvera la video le "patriote", je me souviens de et il fallait aller debout       ...mai dire que le livre est une couleur qui ne masque pas madame, c’est notre antoine simon 19 ce qui fascine chez rm : nous sommes en si tu es étudiant en (ô fleur de courge... inoubliables, les    de femme liseuse ce jour là, je pouvais ma mémoire ne peut me toutes sortes de papiers, sur cinquième citationne (en regardant un dessin de m1       approche d’une …presque vingt ans plus de mes deux mains "ces deux là se portrait. 1255 : une autre approche de  dans toutes les rues pas sur coussin d’air mais la rencontre d’une       et       une paien sunt morz, alquant       "       grappe la gaucherie à vivre, dorothée vint au monde il aurait voulu être dernier vers aoi onze sous les cercles le bulletin de "bribes rêves de josué, mougins. décembre on dit qu’agathe monde imaginal, le franchissement des     &nbs     surgi est-ce parce que, petit, on quand sur vos visages les pour robert il n’est pire enfer que seins isabelle boizard 2005 antoine simon 25 quand les mots       je me "ah ! mon doux pays, j’écoute vos troisième essai dans la caverne primordiale       droite toulon, samedi 9       ( les cuivres de la symphonie       m̵ Éléments - josué avait un rythme un besoin de couper comme de paroles de chamantu bribes en ligne a je suis celle qui trompe elle disposait d’une pas une année sans évoquer       neige derniers vers sun destre lorsqu’on connaît une c’est pour moi le premier bientôt, aucune amarre je ne sais pas si       ( "je me tais. pour taire. vertige. une distance libre de lever la tête       la ce qui importe pour chaque automne les religion de josué il     les provisions cette machine entre mes  c’était (josué avait lentement marie-hélène  ce mois ci : sub des quatre archanges que dans ce pays ma mère       &agrav raphaël  martin miguel vient     sur la pente 13) polynésie pour philippe dernier vers aoi  dernières mises À max charvolen et martin ] heureux l’homme antoine simon 10       le voudrais je vous antoine simon 27 introibo ad altare       d&eacu       " "moi, esclave" a dix l’espace ouvert au « amis rollant, de où l’on revient       quand       coude elle réalise des     une abeille de       je mon cher pétrarque, rare moment de bonheur, d’un côté ce pour maguy giraud et je reviens sur des nous avons affaire à de sors de mon territoire. fais napolì napolì       arauca dernier vers aoi       object   nous sommes exacerbé d’air    courant ses mains aussi étaient vue à la villa tamaris macles et roulis photo 1       sur le     oued coulant il ne reste plus que le cet article est paru       dans "la musique, c’est le toi, mésange à passet li jurz, la noit est il arriva que     au couchant   si vous souhaitez  les œuvres de et encore  dits       pav&ea 1-nous sommes dehors.   3   

les dernier vers aoi six de l’espace urbain, c’était une siglent a fort e nagent e       m̵       marche pour martine, coline et laure envoi du bulletin de bribes les dieux s’effacent le scribe ne retient avant dernier vers aoi le 26 août 1887, depuis macles et roulis photo 4 mille fardeaux, mille guetter cette chose macles et roulis photo nice, le 18 novembre 2004 comme un préliminaire la l’heure de la     ton       &ccedi carles li reis en ad prise sa villa arson, nice, du 17       & l’existence n’est l’instant criblé je t’ai admiré, le soleil n’est pas très malheureux... c’est une sorte de au programme des actions       va bien sûrla suite de pour nicolas lavarenne ma première j’ai relu daniel biga, neuf j’implore en vain très saintes litanies    seule au   pour olivier   j’ai souvent le ciel de ce pays est tout il faut aller voir pour daniel farioli poussant abstraction voir figuration       qui       la outre la poursuite de la mise antoine simon 15 trois tentatives desesperees patrick joquel vient de 7) porte-fenêtre f les feux m’ont       o dentelle : il avait si j’étais un  la toile couvre les 0 false 21 18 passet li jurz, si turnet a  référencem       fleure mult est vassal carles de sixième       en l’homme est       fleur pour raphaël pour anne slacik ecrire est madame est une un homme dans la rue se prend       les il souffle sur les collines       il       dans       apr&eg le temps passe si vite, la musique est le parfum de et c’était dans 0 false 21 18 1257 cleimet sa culpe, si À l’occasion de       jonath de proche en proche tous c’est extrêmement sous la pression des  née à  avec « a la “dans le dessin « pouvez-vous ainsi alfred…       sur       apr&eg au rayon des surgelés     de rigoles en a christiane recleimet deu mult quel étonnant   pour théa et ses f j’ai voulu me pencher dernier vers aoi quand c’est le vent qui toute trace fait sens. que dernier vers aoi le galop du poème me ce texte m’a été morz est rollant, deus en ad       comme ce mur blanc   pour adèle et dernier vers aoi dernier vers aoi ce va et vient entre quand les eaux et les terres     les fleurs du décembre 2001. je dors d’un sommeil de non... non... je vous assure, antoine simon 5 a grant dulur tendrai puis dans les hautes herbes une errance de vous avez       la pie maintenant il connaît le dernier vers aoi bernard dejonghe... depuis   encore une   la baie des anges       sur bien sûr, il y eut  mise en ligne du texte madame a des odeurs sauvages on a cru à seul dans la rue je ris la nous avancions en bas de carcassonne, le 06 et il parlait ainsi dans la 1.- les rêves de tout à fleur d’eaula danse tendresses ô mes envols aucun hasard si se madame est toute       le douce est la terre aux yeux vous êtes  epître aux au labyrinthe des pleursils l’erbe del camp, ki       sur cet univers sans il ne sait rien qui ne va madame des forêts de dans le respect du cahier des références : xavier les grands  il est des objets sur temps où le sang se premier vers aoi dernier genre des motsmauvais genre la mort, l’ultime port,       apparu histoire de signes . folie de josuétout est f toutes mes les doigts d’ombre de neige       pourqu deuxième apparition de halt sunt li pui e mult halt  la lancinante       banlie li quens oger cuardise tout est possible pour qui madame est la reine des que d’heures       &agrav sequence 6   le (À l’église Être tout entier la flamme suite du blasphème de       gentil station 5 : comment station 4 : judas  de prime abord, il la parol

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MICHEL BUTOR

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I. Projet
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Il était question non seulement d’un texte sur Jasper Johns, à publier avec des reproductions, ce qui naturellement m’intéressait déjà, car je suivais la carrière de ce peintre depuis longtemps et sentais avec lui une parenté en profondeur, mais aussi d’un texte à lui soumettre en vue d’un ouvrage en collaboration, vraisemblablement de grand luxe, ce qui m’excitait encore plus, d’abord parce que je l’admirais beaucoup comme graveur, et que cela me permettrait de faire sa connaissance, de travailler un peu avec lui, et donc d’explorer beaucoup mieux les arcanes de sa peinture. Il fallait donc trouver quelque chose qui pût non seulement lui plaire, mais le mettre en branle, et pour cela au besoin le provoquer, le déranger quelque peu. Le thème m’était venu presque immédiatement : son goût pour les chiffres, les lettres d’imprimerie, les cartes géographiques m’avait suggéré quelque chose comme un calendrier, et pour souligner mieux encore la réflexion sur et de la culture, j’ai choisi comme titre : ALMANACH. Je voulais à l’intérieur présenter la figure d’un peintre, mais sans insister du tout sur les détails de sa biographie. C’était du peintre d’aujourd’hui en général qu’il devait s’agir. Cette forme se remplirait peu à peu par ses images et toutes sortes d’autres éléments juxtaposés qui joueraient ensemble et avec.

Quelque part naît un peintre ; personne ne sait encore qu’il le sera.

J’avais d’abord écrit : "quelque part nait un grand peintre" ; et certes je pense toujours, je pense de plus en plus qu’il est un grand peintre, mais je me suis rapidement rendu compte que malgré la distance affichée, cela risquait de le cabrer en froissant sa modestie. Le texte originel a naturellement considérablement évolué. Il était beaucoup plus long, beaucoup trop pour l’utilisation envisagée. Il avait d’ailleurs quelque chose de trop simplement sériel et constructiviste ; il convenait donc à l’armature des oeuvres, mais pas à leur surface, à leur touche dispersée, jetée comme par une averse, une tempête ralentie, maîtrisée. J’ai donc été amené à creuser à l’intérieur de ce que j’avais écrit, à en arracher en quelque sorte des morceaux, d’où le titre final : ALMANACH EN LOQUES, avec cette sonorité un peu de danse macabre en harmonie avec la tonalité sombre, l’obsession sinistre d’oeuvres récentes.

Nuages sur l’océan.

Les deux textes ne pouvaient être indépendants l’un de l’autre. Celui d’ALMANACH devait être le noyau, l’autre le commentaire dans lequel j’essaierais d’expliquer comment et pourquoi j’avais rédigé le premier, ce qui devrait permettre aussi de le publier avec une illustration d’un esprit nécessairement tout différent. Lorsque je me suis lancé dans cette entreprise, je n’avais jamais rencontré Jasper Johns. L’occasion m’en était donnée par la rétrospective de ses oeuvres récentes qui tenait tout le pavillon américain de la biennale de Venise cette année-là. Je connaissais déjà bien les oeuvres antérieures à cette période, les plus répandues : cibles, chiffres, drapeaux, cartes de géographie. Je n’avais vu des autres que quelques reproductions qui m’alléchaient sans me satisfaire. Leur contenu de plus en plus réfléchi, s’opposant en apparence à cette espèce de réponse immédiate à l’environnement, caractéristique de ce que l’on avait nommé le pop art, m’intriguait et m’attirait de plus en plus. J’avais besoin d’en avoir le coeur et l’oeil net.

On attend

A elle seule, la possibilité qui m’était donnée de retourner à Venise en liaison avec ce projet, ville picturale s’il en est, à laquelle je suis profondément attaché, aurait suffi à remporter mon adhésion si je n’avais été tout acquis d’avance. En outre leur présentation dans cette unique lumière aussi bien physique que mentale devait aider ces oeuvres à me parler, faciliter mon dialogue avec elles. Comment ne pas admirer l’audace des peintres qui se confrontent à tant de maîtres, à tant de paysages et de reflets ? Le fait que c’était dans la biennale, donc dans le pavillon américain parmi ceux des autres nations, accentuait la donnée géographique fondamentale, si bien soulignée par les premiers drapeaux, et obligeait à la situer dans toutes les dramatiques interrogations actuelles sur les relations entre les nations.

Ici on pressent la guerre. Ici on signe la paix.

J’avais rendez-vous avec lui et son marchand pour déjeuner sur la terrasse d’un hôtel somptueux, suspendue sur le grand canal. Timide, je suis spécialement intimidé lorsque je parle anglais. J’arrive à donner des cours ou séminaires dans cette langue ; je plonge alors dans les flots et tourbillons de cet élément étranger ; et je m’y débats comme pour survivre. Le public apprécie généralement le côté sportif de cette navigation, de cette natation hasardeuse. Je sors de ces prestations ruisselant de sueur, comme un naufragé qui aborde sur un rivage salvateur. Je m’ébroue avant de boire des verres entiers. Dans un salon ou un restaurant de première classe, je retrouve toutes mes inhibitions, rougis de mes fautes, ai toujours peur de ne pas avoir tout compris, ce qui est souvent le cas, mais ne vient nullement du seul fait de la langue. Il était certainement beaucoup plus intimidé que moi. Du seul fait qu’il ne parlait pas du tout français j’avais l’avantage. Heureusement son marchand, et de mon côté un ami lié à mon éditeur fournissaient tout l’entregent nécessaire. Taciturne à l’extrême ; nous avons pourtant réussi à le dégeler, dégourdir peu à peu, dans les éclats du soleil passant à travers les fentes des stores, l’agitation des bateaux devant les façades et les cliquetis de l’argenterie.

Plus on approche du pôle Nord, plus les jours sont courts. Les journaux annoncent un invasion de loups.

J’avais déjà naturellement fait une première visite à l’exposition. J’avais l’intention d’y retourner après l’avoir quitté, ce qui m’a permis de l’interroger sur ce qui l’avait intéressé dans les autres pavillons, d’amener la conversation, non point sur sa peinture dont il n’aurait pas pu parler à quelqu’un qu’il rencontrait pour la première fois, mais sur celle des autres, celle d’autres pays, donc de piloter notre gondole verbale du côté des canaux de la géographie, du calendrier, de leurs relations. Ce qui m’a amené à lui apprendre que lors de mon second séjour aux USA, en 1962, alors que j’étais professeur invité à l’université de Buffalo, j’avais visité son atelier d’alors dans un loft du downtown Manhattan. Il le prêtait à un peintre suédois, Oyvind Fahlstrom qui m’avait écrit pour me demander de préfacer une de ses expositions dans une galerie parisienne. Ce qui n’a malheureusement pu avoir lieu. J’étais donc allé lui rendre visite, et il y avait encore aux murs un certain nombre des oeuvres de Jasper Johns, en particulier de ces tableaux gris où monte peu à peu une inscription, ce qui nous a évidemment amené à parler de lui et de ses recherches d’alors, cartes de géographie représentant les USA, avec les noms des états indiqués au pochoir en abréviation, ce qui faisait penser aux pages de MOBILE que je venais de publier à Paris et qui y avait provoqué un terrible scandale. Au-dessus du loft de Jasper Johns se trouvait celui de Jim Dine qui travaillait à un ensemble de "pièces", c’est le cas de le dire, car il ne s’agissait pas vraiment de toiles ni même de tableaux, mais de constructions évoquant les différentes pièces d’appartements ou de petites maisons habitées par des gens de classe moyenne. Une sorte de musée de la vie quotidienne, un peu comme un résumé de grand magasin.

Monsieur ouvre les yeux. Une fleuriste afghane pose un hortensia violet près d’un rameau de lilas bleu. On décide la construction d’un hôpital. Une jeune Africaine du Sud se demande si elle aime l’Albanais.

Emigrants, émigrantes. Réfugiés politiques, personnes déplacées ; toutes ces contrées à peine quittées qui fleurissent en quelque sorte dans les rues de toutes les villes des 5O états ; et plus que partout ailleurs dans les rues de New York, ou dans celles intérieures à la biennale de Venise. Toutes ces voix, tous ces accents qui se croisent sur la piazza di San Marco ou sur Broadway. Je réussirai peut-être à parler une autre fois de la peinture d’Oyvind Fahlstrom, pour laquelle Jasper Johns m’a dit toute sa fidèle admiration lors du déjeuner sur le grand canal. Il avait même essayé, m’a-t-il expliqué, de faire acheter par le Museum of Modern Art une des oeuvres les plus importantes de celui-ci, intitulée SITTING, ce qui désigne une manifestation non violente contre la guerre sous toutes ses formes, oeuvre en relation donc avec les problèmes politiques et moraux des Etats-Unis d’alors, en particulier ceux des étudiants. La seule chose que je voudrais indiquer c’est que sa nationalité avec le rôle que joue la Suède dans les récompenses internationales attribuées non aux peintres certes, mais aux savants de diverses spécialités, aux hommes politiques respectables et aux écrivains, la façon dont je l’avais rencontré, tout cet enchaînement liait pour moi la peinture de Jasper Johns à une danse générale des nationalités dans une recherche d’une paix nouvelle et d’un nouveau monde qui donnait enfin quelque justification à tous les malheurs endurés. Ainsi le thème de la découverte de l’Amérique et des relations de celle-ci avec l’Europe, était toujours présent lors de mes visites aux grands musées ou collections d’outre-atlantique. On ne s’étonnera donc pas de voir ma biographie généralisée du peintre mise en parallèle avec celle de Christophe Colomb.

La famille de Christophe Colomb est d’humble condition. Son père, Dominique Colomb, fabricant de lainages, jouit cependant d’une certaine aisance, qui lui permet de donner à ses enfants une éducation plus qu’ordinaire.

Ainsi se termine aujourdhui un peu abruptement le premier paragraphe ou strophe de mon ALMANACH qui en comporte naturellement 12, dans lesquels tous les éléments déjà indiqués vont poursuivre leurs aventures, comme dans une peinture ou gravure de Jasper Johns. Lors de versions antérieures, il était beaucoup plus long, peut-être plus explicite, mais je n’en suis pas sûr. De toute façon, c’était seulement peu à peu que la structure géométrique et mentale devait apparaître, en prenant la bonne distance aussi bien dans le temps que l’espace. Pour parler d’une oeuvre qui a si bien montré que peindre, c’était écrire avec de la couleur ou des valeurs, des encres, il fallait bien aussi montrer qu’écrire, c’est dessiner avec des mots.

Publication en ligne : 21 juin 2009

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