BRIBES EN LIGNE
deuxième apparition     " elle réalise des cinquième citation ne le thème     dans la rue la   1) cette       pourquoi cette machine entre mes c’est la peur qui fait les premières pour max charvolen 1)   pour théa et ses deuxième approche de introibo ad altare et encore   dits fontelucco, 6 juillet 2000 tout le problème elle disposait d’une thème principal : l’appel tonitruant du pour andrée la galerie chave qui rafale n° 4 on le   né le 7 dans les rêves de la bribes dans le nid de       objectif très malheureux... ne pas négocier ne bien sûr, il y eut joseph a pour sens "dieu f qu’il vienne, le feu ouverture de l’espace dans ce pays ma mère able comme capable de donner       les             chant de un besoin de couper comme de       voyage sequence dernier vers aoi   maille 1 : que « ces deux là le 19 novembre 2013, à la       la abu zayd me déplait. pas     l’é       sur le 26 août 1887, depuis je serai toujours attentif à al matin, quant primes pert  de la trajectoire de ce les dessins de martine orsoni mult ben i fierent franceis e   la production antoine simon 28 rafale n° 7 un     vers le soir       apr&egra exode, 16, 1-5 toute a dix sept ans, je ne savais pour ma première merci à la toile de     les provisions quelque temps plus tard, de les grands sur la toile de renoir, les     depuis j’ai parlé mise en ligne d’un grande lune pourpre dont les       voyage dans les hautes herbes apaches : "l’art est-il pour m.b. quand je me heurte   en grec, morías aux barrières des octrois 1 2 3 le geste de l’ancienne, quatrième essai de macles et roulis photo 1 (À l’église       m’ on dit qu’agathe l’impression la plus  de même que les     extraire on cheval       qui <script     carles respunt : pour martine, coline et laure bribes en ligne a l’heure de la deuxième suite il tente de déchiffrer, dernier vers aoi   l’éclair me dure, antoine simon 14 Éléments - les oiseaux s’ouvrent       le       au lorsqu’on connaît une     [1] l immense est le théâtre et les amants se       o il en est des noms comme du pour michèle glaciation entre       vu les       montagne il n’était qu’un 1 2  station 4 : judas  je n’ai pas dit que le pour andré exacerbé d’air de la a propos d’une ainsi alfred… pour anne slacik ecrire est halt sunt li pui e mult halt dans le patriote du 16 mars violette cachée ton   iv    vers ce paysage que tu contemplais le passé n’est dernier vers aoi si grant dol ai que ne commençons donc par le       " macles et roulis photo 3 rossignolet tu la de sorte que bientôt de toutes les       les a toi le don des cris qui rien n’est il y a longtemps, madame est une torche. elle je découvre avant toi       le "si elle est       la maintenant il connaît le     rien pure forme, belle muette, clquez sur 1 2  la lecture de sainte le coeur du http://www.bribes-en-ligne.f torna a sorrento ulisse torna antoine simon 17  monde rassemblé  le grand brassage des     pluie du j’oublie souvent et derniers textes mis en antoine simon 29       force       sur le dernier vers aoi effleurer le ciel du bout des       coude   saint paul trois dernier vers aoi google15f25081e0346654.html branches lianes ronces dernier vers aoi normal 0 21 false fal écrire comme on se si, il y a longtemps, les hans freibach :  un livre écrit       banlieue ce qui aide à pénétrer le 1 2  autre essai d’un ce texte m’a été si vous entendez le lac a la femme au       nuage 1 2  viallat © le château de       l’       embarq       su lou pour frédéric la prédication faite josué ne       chaque     son antoine simon 22 bruno mendonça le recueil de textes bernadette griot vient de pour julius baltazar 1 le nice, le 30 juin 2000       le long   « moi, aux george(s) (s est la   tout est toujours en abstraction voir figuration le proche et le lointain essai de nécrologie, avant propos la peinture est 1257 cleimet sa culpe, si madame des forêts de f tous les feux se sont je t’ai admiré,       sur le les lettres ou les chiffres       quand nous serons toujours ces générations 1 2  pas même       les dernier vers aoi ce de pareïs li seit la 7) porte-fenêtre merle noir  pour  ce mois ci : sub c’est seulement au il y a des objets qui ont la « voici pour andré villers 1) je t’enlace gargouille 5) triptyque marocain je reviens sur des dimanche 18 avril 2010 nous ma voix n’est plus que ce jour là, je pouvais dernier vers aoi    il d’un côté       le vent f j’ai voulu me pencher ce pays que je dis est       droite pour mon épouse nicole À l’occasion de des conserves ! antoine simon 13 marcel alocco a  au travers de toi je  le "musée paroles de chaman tu j’ai en réserve outre la poursuite de la mise (dans mon ventre pousse une pour marcel 1.- les rêves de carissimo ulisse, torna a r.m. a toi le don des cris pour egidio fiorin des mots rafale n° 5 un antoine simon 5       mé le texte qui suit est, bien si c’est ça,       sabots c’est le grand pur ceste espee ai dulor e pour yves et pierre poher et cliquetis obscène des siglent a fort e nagent e comme c’est mult est vassal carles de souvent je ne sais rien de pour mireille et philippe  tu ne renonceras pas. commençons donc par « tu sais ce que un nouvel espace est ouvert on trouvera la video neuf j’implore en vain pluies et bruines, comment       st accoucher baragouiner       ton       é     ton plaisir     faisant la 1 2  "école de sors de mon territoire. fais   anatomie du m et les photos et archives  les œuvres de sainte marie,  l’exposition  "nice, nouvel éloge de la       sous ajout de fichiers sons dans tu le sais et je le vois pour daniel farioli poussant dernier vers aoi 1) la plupart de ces et il fallait aller debout toujours les lettres : la deuxième édition du tout en vérifiant pour jacqueline moretti, pour jean-louis cantin 1.- dernier vers aoi le géographe sait tout samuel chapitre 16, versets 1 trois tentatives desesperees 1) notre-dame au mur violet       dans le sables mes paroles vous « mais qui lit je crie la rue mue douleur tandis que dans la grande       cette       et tu de prime abord, il a christiane je n’aime pas les gens pour helmut pour philippe  dans toutes les rues et   riche de mes       & l’attente, le fruit a ma mère, femme parmi coupé en deux quand       maquis le coquillage contre il y a dans ce pays des voies réponse de michel paien sunt morz, alquant genre des mots mauvais genre       quinze       baie f toutes mes la toile ou, du moins, la   marcel       reine petites proses sur terre       sur le le 26 août 1887, depuis de pa(i)smeisuns en est venuz       la   je ne comprends plus pas facile d’ajuster le    nous       sur les       m’       dans la frères et les routes de ce pays sont pas une année sans évoquer napolì napolì     double       "je titrer "claude viallat, f le feu est venu, ardeur des quatrième essai de vous dites : "un  référencem « 8° de granz est li calz, si se       rampant certains prétendent     m2   comme une suite de cyclades, iii° six de l’espace urbain, 1 2        à   ces sec erv vre ile la fonction, elle ose à peine chairs à vif paumes       apparu un jour nous avons nous savons tous, ici, que la parol

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Maille 1 :

Que d’adresses chez Michel Butor. Tellement qu’on finit par se dire que c’est adossés au néant – ce fond de l’interlocution – que ses poèmes se donnent et qu’en leur dos, j’en suis l’interlocuteur muet. Bouche bée sous les coups. Car c’est par là que ça arrive. Et nous pousse.



Maille 2 :

Poète, qui n’aimerait ce ton, ce tranchant des mots de Michel Butor : « Pour moi, rien n’est plus utile que la poésie, sans elle, je n’existerais plus. »
Voilà, c’est dit ! Transmettre ce salut à d’autres est affaire de création !



Maille 3 :

Et d’abord, à l’entame, ce signe de Paul Celan : « la poésie est contre-parole, un acte, un pas. » Un non qui rompt le fil, qui « abruptement ignore badauds et rosses caracolantes de l’histoire. » Cela qui a su et sait toujours garder Michel Butor vivant !



Maille 4 :

Poésie est force.Empoigne venue des peintres qui lui ont donné la naïve et généreuse audace de quitter les rivages du roman, fut-il nouveau, le monde des Lettres, ses simagrées tranquilles, par la même occasion.



Maille 5 :

Dans cet acte de liberté qui vient inscrire sa frappe au milieu du réel, pour rien, sans avancer de revendication, j’entends la parole d’un seul. Je vois quelque chose comme l’incarnation de « la contre-parole » du poète Lenz – son silence – lorsque le 20 janvier 1778, il partit dans la montagne.



Maille 6 :

Poète, Michel Butor s’est toujours porté au plus noir du monde, là où la réalité échappe à notre reconnaissance. Et s’opacifie. Il s’est toujours efforcé de nommer le monde en son présent en se portant à tous ses points de bascule. Et là, il a risqué nom après nom, livre après livre. « Ainsi commence la poésie » disait Boris Pasternak.



Maille 7 :

Frayer des chemins dans le rêve à même sa matière, vers l’ouvert de son espace. Et pour cela tenir ce qui a été vu en construisant d’inédits procédés de montage, en inventant de nouvelles routes, en pointant de nouveaux belvédères où se hisser pour voir plus loin. Et à côté.



Maille 8 :
Tout rapport au monde est un rapport de langage. L’écriture de Michel Butor prend en charge l’opacité de la langue, la rompt, la rend poreuse, autorise tous les passages. Elle troue d’air l’asphyxie qui menace. Facteur de langue, Michel Butor est un grand ouvreur de portes. Son écriture sait les laisser battantes parce qu’elle est toujours « en avance sur elle-même », à l’écart de ce qu’elle énonce.



Maille 9 :

Le poiètès ne parle pas de. Il fait quelque chose. Il est l’artisan d’un objet de langage qui ne se ferme pas sur lui-même mais qui, vibrant de tous ses mots, rayonne entre ses lignes, brûle du fond de ses images, éclaire et réchauffe. Aussi quand tombent les froids d’hiver, il permet de tenir debout sur les heures.



Maille 10 :

Poésie ? Cela donc que font les poètes. J’aime que Michel Butor nous ait rappelé cette page du William Shakespeare de Victor Hugo dans laquelle ce « brigand » listait plus de 90 poètes mêlant aux noms de poètes mythiques tels qu’Orphée ceux des prophètes de la Bible tels que Jérémie, ceux des « grands » de la littérature grecque et latine : Platon, Pindare, Catulle, puis Cervantès, Milton et ceux de la littérature française classique : Molière, Racine, Corneille, La Fontaine, enfin les hommes des Lumières : Diderot, Rousseau et les romantiques : Musset, Lamartine, Sand, Shelley, Byron, Schiller, Goethe mais aussi Balzac…
On voit là s’entasser pêle-mêle des prosateurs, des philosophes, des dramaturges, des romanciers, histoire de nous faire comprendre que poètes sont ceux qui « sont capables de transformer leur prose », ceux qui apportent quelque chose de plus à leur prose, la dotent d’un rythme. Feu qui devient le cœur vivant de leurs œuvres.



Maille 11 :

Nous sommes prisonniers. Des forces hostiles ont cadenassé le monde. Des forces qui n’aiment pas le bonheur. En poète, Michel Butor ouvre le monde comme un brigand les coffres-forts. Avec minutie, rigueur et persévérance. De coffre en coffre – l’étrange voyage ! – il part à la recherche de « ce qui manque au monde pour être entier ». Chemin faisant, il accumule suffisamment de butin pour d’une question faire son miel.



Maille 12 :

L’horreur est là. Qui ne la voit ? Qui ne la dirait ? S’y essaierait ?
Résister est affaire de poésie. En son champ renouer avec la parole est possible. Nécessaire mais insuffisant. Pour dire ce que nous voyons, il nous faut « le dialogue des arts au sens le plus large ». À cela a travaillé Michel Butor. Sans relâche. Car « en dépit des intégrismes économiques et militaires, rien n’est plus nécessaire que ce à quoi nous réussissons parfois : chanter au bord du gouffre ».



+ 1 :

Formidable contradiction : plus la production de Michel Butor explose, plus il devient insaisissable. Plus il se donne à lire, plus il s’occulte comme si chacune de ses publications était pelletée de terre qui, envoyée en l’air, retombait sur lui. Jusqu’à l’ensevelir. Géante rouge d’un côté et trou noir de l’autre. Jour qui s’accroche à la nuit, nuit qui recouvre le jour. Comme si la révélation devenait dissimulation ou que la dissimulation fut la véritable révélation. Ecrire, publier non pour apparaître mais pour disparaître. S’effacer. Ne laisser la place qu’à demain !



Alain Freixe

P.-S.

( à paraître dans la revue Loxias. Remerciements à Cristina Parvu )

Publication en ligne : 12 juin 2009
/ article dans revue

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