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l’erbe del camp, ki granz est li calz, si se  il y a le       en un antoine simon 6     au couchant rm : d’accord sur les premières générations les durand : une "mais qui lit encore le       la nous avons affaire à de « amis rollant, de dans les rêves de la les grands montagnesde dernier vers aoi "le renard connaît  au mois de mars, 1166       un il ne sait rien qui ne va je me souviens de dernier vers aoi préparation des       aujour il n’y a pas de plus alocco en patchworck ©       la  “comment station 7 : as-tu vu judas se la route de la soie, à pied, souvent je ne sais rien de able comme capable de donner    nous     sur la pente est-ce parce que, petit, on fontelucco, 6 juillet 2000 se reprendre. creuser son       allong les plus vieilles nu(e), comme son nom       le       dans certains soirs, quand je antoine simon 30       reine   je n’ai jamais  jésus livre grand format en trois cinq madame aux yeux mille fardeaux, mille       neige       object intendo... intendo ! et il parlait ainsi dans la il ne reste plus que le   pour adèle et aux george(s) (s est la que reste-t-il de la j’ai ajouté quand il voit s’ouvrir,  hors du corps pas antoine simon 5 mesdames, messieurs, veuillez       montag la vie est dans la vie. se 1. il se trouve que je suis etait-ce le souvenir coupé en deux quand toujours les lettres : c’est la peur qui fait pas sur coussin d’air mais antoine simon 18 six de l’espace urbain, nous savons tous, ici, que frères et portrait. 1255 : à la bonne et encore  dits ce n’est pas aux choses de tantes herbes el pre   anatomie du m et jusqu’à il y a     longtemps sur les plus terribles madame déchirée       et tu pluies et bruines, (josué avait lentement       la seul dans la rue je ris la       soleil antoine simon 25 un soir à paris au les lettres ou les chiffres je n’hésiterai pour robert       la       mouett  je signerai mon toulon, samedi 9 abstraction voir figuration     surgi       l̵ dernier vers que mort bien sûr, il y eut rm : nous sommes en autre citation"voui juste un sainte marie, dernier vers aoi dernier vers aoi   macles et roulis photo 3 quand nous rejoignons, en j’arrivais dans les la rencontre d’une vous n’avez tes chaussures au bas de deux ajouts ces derniers exacerbé d’air agnus dei qui tollis peccata     &nbs  ce qui importe pour    en       voyage mi viene in mentemi dans le monde de cette edmond, sa grande       la pie antoine simon 28 (ô fleur de courge...       " comme c’est       que de soie les draps, de soie j’oublie souvent et tout est possible pour qui dernier vers s’il rita est trois fois humble. pour helmut       madame, on ne la voit jamais       samuelchapitre 16, versets 1 madame porte à 0 false 21 18 les installations souvent,     hélas, pure forme, belle muette,       neige accorde ton désir à ta cet article est paru dans le genre des motsmauvais genre (elle entretenait       le le pendu autre essai d’un   voici donc la   l’oeuvre vit son mes pensées restent le 2 juillet la légende fleurie est neuf j’implore en vain  pour le dernier jour       sur dans le respect du cahier des deux nouveauté, ...et poème pour et que vous dire des pour maxime godard 1 haute antoine simon 16 c’est une sorte de derniers vers sun destre le 19 novembre 2013, à la si j’étais un temps de pierres deuxième approche de lentement, josué napolì napolì (en regardant un dessin de on préparait on dit qu’agathe pour daniel farioli poussant lorsqu’on connaît une       aux quelque chose  les premières Ç’avait été la       &agrav les avenues de ce pays comme une suite de       longte     cet arbre que f j’ai voulu me pencher deuxième rêves de josué, ] heureux l’homme max charvolen, martin miguel buttati ! guarda&nbs  pour jean le charogne sur le seuilce qui comme un préliminaire la les étourneaux ! sa langue se cabre devant le de toutes les pas facile d’ajuster le       &agrav     les fleurs du tant pis pour eux. me juste un mot pour annoncer dernier vers aoi un homme dans la rue se prend     oued coulant "tu sais ce que c’est  marcel migozzi vient de dernier vers aoi il semble possible       sur       sur le le ciel de ce pays est tout madame est toute  de même que les halt sunt li pui e mult halt après la lecture de jouer sur tous les tableaux 1.- les rêves de     le je suis au programme des actions la chaude caresse de       &agrav la bouche pleine de bulles tout est prêt en moi pour  improbable visage pendu sur l’erbe verte si est un verre de vin pour tacher sept (forces cachées qui le lourd travail des meules   six formes de la et tout avait tout mon petit univers en   quand les mots  la lancinante  l’écriture g. duchêne, écriture le je déambule et suis ici, les choses les plus "pour tes le corps encaisse comme il bernadette griot vient de la communication est je meurs de soif madame des forêts de       " autres litanies du saint nom la force du corps, cet article est paru religion de josué il poussées par les vagues troisième essai et       fleure "ces deux là se       maquis au lecteur voici le premier les routes de ce pays sont ecrire les couleurs du monde l’évidence     extraire la liberté de l’être pour yves et pierre poher et comment entrer dans une       &n nous avancions en bas de des voiles de longs cheveux la littérature de  zones gardées de ainsi fut pétrarque dans       sabots depuis le 20 juillet, bribes       sur faisant dialoguer je t’ai admiré,   ces notes sauvage et fuyant comme il en est des meurtrières. assise par accroc au bord de     [1]  j’ai longtemps dernier vers aoi   un jour, vous m’avez allons fouiller ce triangle langues de plomba la dernier vers aoi dernier vers aoi villa arson, nice, du 17 la lecture de sainte et…  dits de a la femme au       &n « e ! malvais le scribe ne retient       nuage aucun hasard si se station 5 : comment "la musique, c’est le la terre a souvent tremblé       il   la baie des anges pour       à       é       m̵ ce qu’un paysage peut mult ben i fierent franceis e       ( entr’els nen at ne pui   marcel     son nos voix temps de cendre de deuil de ce qui fascine chez la question du récit bientôt, aucune amarre pour martine, coline et laure l’heure de la       les       su   nous sommes le temps passe dans la le "patriote", À max charvolen et madame est une torche. elle Être tout entier la flamme   ciel !!!! carissimo ulisse,torna a outre la poursuite de la mise le coquillage contre ajout de fichiers sons dans libre de lever la tête trois (mon souffle au matin pour gilbert pas de pluie pour venir grande lune pourpre dont les       dans histoire de signes .     nous "je me tais. pour taire. de l’autre troisième essai antoine simon 29 et nous n’avons rien  au travers de toi je patrick joquel vient de dernier vers aoi le soleil n’est pas (À l’église la terre nous et voici maintenant quelques dernier vers aoi mougins. décembre     pourquoi l’illusion d’une ses mains aussi étaient le passé n’est 5) triptyque marocain dernier vers aoi si elle est belle ? je nous dirons donc pour julius baltazar 1 le antoine simon 7       la d’abord l’échange des f le feu m’a     à au rayon des surgelés la langue est intarissable toute une faune timide veille dernier vers aoi l’instant criblé ne faut-il pas vivre comme chaque automne les au commencement était macles et roulis photo 7 et si tu dois apprendre à À max charvolen et martin    seule au     chambre quatrième essai rares antoine simon 33 trois tentatives desesperees l’une des dernières f les marques de la mort sur la parol

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KATY RÉMY

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Nice-Monde
Ecrivain(s) : Rémy Katy

Dans un coin de Nice, quelqu’un soupçonné d’hérésie glisse un pourboire à un ivrogne qui vend Nice-Monde en sous-main. Chaque jour des lois préparent l’avenir de Nice quand les Niçois cognent leurs yeux contre des vitrines sales, des rideaux de fer, des pancartes "à vendre et à louer". Des bus gazogènes tracent entre les voitures. Les dessinateurs célèbres sont tous sur le trottoir à mater les passants. La police leur téléphone en pleine nuit : un meurtre place du Pin, un viol rue Paradis. Ils livrent leur travail à l’aube, une page de calepin et quelques borborigmes recopiés hâtivement sur le mur de la voie rapide. Depuis longtemps les étudiants n’étudient plus que des matières à rebondissement : sciences affolées, lettres galvaudées, juridiction en panne, intestins grêles que des malabars s’enroulent autour de la tête pour halloween. La furie s’est emparée des égéries qui bâtonnent en michtonnant sur la prom’. Elles apprennent le Russe en suçant des zakouskis. Ils zézaient en Niçois en rajustant leur falzar. La ville est à vendre. La ville est à vendre. Hurlement des colporteurs dont les rollers silencieux zèbrent les trottoirs. De pauvres mémés molestées agitent des molesquines dans leur dos puis gravissent en chausson les marches d’un asile. Tout est asile aux exilés. Les caves regorgent d’invendus. L’homme fort remonte la pente. Il téléphone à son comptable. Un expert en coffres. Il lui demande si c’est toujours d’accord pour demain. Et l’autre acquiesce. Ni vu ni connu. La lippe satisfaite de l’homme en répond. Des buissons de bouteilles balancés par le vent concurrencent les lauriers. On peut partout déposer ses cadavres dans un remake duchampien fabriqué sous licence. C’est la nouvelle façon de récolter le verre. Mais par facétie, un jeune garçon a également acheté un lot d’urinoirs en porcelaine blanche qu’il a artistement placés Jardin Albert 1er. Des rosiers leur font ombrage, en été. Pas d’évacuation. Un tout à l’égout naturel. Des feuillées comme en 14. C’est joli et ça sent naturellement bon. On peut bavarder deça delà avec les jeunes filles assises sur les bancs. Elles ne sont ni émoustillées ni inquiétées par cette démonstration instrumentale qui les laisse toujours jeunes et toujours filles malgré tout. Certains regrettent les sanisettes. Mais comme elles ont été squattées par des artistes, on y entre aujourd’hui pour visiter leurs oeuvres plastifiées. L’argent récolté va au fonds de soutien de l’artiste. Chacun a le sien. Et comme on n’ose plus pisser parmi les oeuvres d’art, on en est revenu aux urinoirs. Les sanisettes restent donc plantées sous les platanes, et un parcours a été distribué en Japonais pour les visiter toutes. Un yen chaque. Visite solitaire. Un moment de méditation . On a fini par les appeler des masturbettes. Même les femmes y vont de leur larme. Le nez de Nietzsche en est effondré. C’est un moment de crise magnifiquement interprété. Un glupopéra. Une sorte de sauvage épopée qui ravage les galets. Chaque après-midi, un concours de jet a lieu sur la plage. A en remplir la mer. Tournant le dos à la ville immobile, froide, noircie, où des taxis épouvantés clignotent en criant "des sous des sous des touristes", la population participe aux 24h de jet de galet contre un plateau repas. Sponsor : Hamburger’s and Co. Les restaus sont fermés. Les hôtels sont fermés. Des Russes seulement des Russes confirment leur choix en pointant du doigt chaque maison. "J’achète, j’achète ;". Les rares Amerlos en rade à Villefranche jouent leur solde au poker. Les Européens franchisent d’autres villes en leur donnant le même look. Nice fleurit en pleine campagne dans le Brabant, en Turquie, sur le Pelloponèse. Nice, un concept qui dure. Ils en vendent comme des pan bagnats dans le monde entier. Du Bangladesh à Taschkent. Tout le monde veut son grand café de Turin, son Negresco, son marché de la Libé, et jusqu’à l’Ariane qu’ils ont réussi à vendre aux Chinois. Pendant ce temps là, dans une ville entièrement murée (des tonnes de parpeings !) errent quelques artistes, des fadas, des ruinologues, des paumés, des édentés, des bougres de buveurs de gratta keka, de pastis et de blanc lim’, des photographes qui en avaient fini avec Alexandrie dans les années 90, et des rats. Mais quel peuple, me direz-vous ? Eh bien un peuple qui se tient à la disposition du pouvoir, qui attend l’pourboire, qui zyeute les avions et les trains, qui rtape les bagnoles. Un peuple au ras des banques et au ras des affaires. Des gens qui ont l’flair de rester là. Faut du cul pour rester ! Du pèse ! Qu’y s’barbent à répéter, y en a tant qu’on veut, on tape dans un réverbère, etc. Les femmes font la queue et les enfants chapardent. A la guerre comme à la guerre ! Le guide des branlettes et le guide des urinoirs se font la gueule dans la vitrine. Des ombres inquiétantes balaient le paysage. Le jour se lève sur Nice-Monde.

Publication en ligne : 18 octobre 2008

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