BRIBES EN LIGNE
comme une suite de 0 false 21 18  hors du corps pas       fourmi antoine simon 2 la mort d’un oiseau.       et ma foi,       en ço dist li reis : ] heureux l’homme  née à le geste de l’ancienne, les lettres ou les chiffres       &eacut f qu’il vienne, le feu charogne sur le seuilce qui       tourne dentelle : il avait pour andré il en est des noms comme du f dans le sourd chatoiement "si elle est       dans tendresse du mondesi peu de avant dernier vers aoi on peut croire que martine recleimet deu mult       m&eacu pour gilbert       d&eacu pour jean-marie simon et sa       je       sabots marché ou souk ou on préparait       j̵ présentation du bien sûr, il y eut (dans mon ventre pousse une macles et roulis photo 6     au couchant béatrice machet vient de dans ma gorge f le feu est venu,ardeur des guetter cette chose j’ai donné, au mois l’heure de la   on n’est on trouvera la captation à la bonne ce qu’un paysage peut janvier 2002 .traverse les enseignants : ainsi fut pétrarque dans   que signifie j’ai en réserve iloec endreit remeint li os travail de tissage, dans (vois-tu, sancho, je suis si c’est ça, (en regardant un dessin de le recueil de textes nous lirons deux extraits de       &ccedi 5) triptyque marocain agnus dei qui tollis peccata cinq madame aux yeux alocco en patchworck ©       allong toi, mésange à religion de josué il l’art c’est la rimbaud a donc       object dernier vers aoi karles se dort cum hume dans le patriote du 16 mars « h&eacu les plus terribles     ton       parfoi avez-vous vu mult ben i fierent franceis e moi cocon moi momie fuseau temps où le sang se polenta station 1 : judas epuisement de la salle, j’aime chez pierre sa langue se cabre devant le préparation des une fois entré dans la "ces deux là se deuxième approche de 1257 cleimet sa culpe, si  improbable visage pendu j’arrivais dans les réponse de michel (josué avait lentement pour michèle gazier 1) antoine simon 26    7 artistes et 1 mise en ligne dans le ciel du   nous sommes       les encore une citation“tu la brume. nuages chairs à vif paumes etait-ce le souvenir le bulletin de "bribes tout à fleur d’eaula danse preambule – ut pictura f tous les feux se sont sainte marie,   tout est toujours en quai des chargeurs de chaque automne les depuis le 20 juillet, bribes       les le samedi 26 mars, à 15 sous l’occupation       chaque voici des œuvres qui, le    si tout au long       jardin martin miguel il va falloir toute une faune timide veille une autre approche de rafale       la  ce qui importe pour (de)lecta lucta   la réserve des bribes r.m.a toi le don des cris qui       l̵       sur vos estes proz e vostre cet univers sans viallat © le château de bientôt, aucune amarre j’ai travaillé   1) cette deuxième essai beaucoup de merveilles dernier vers aoi et te voici humanité station 3 encore il parle pour martin     chambre       à traquer le 28 novembre, mise en ligne l’ami michel       descen de l’autre titrer "claude viallat, le lent tricotage du paysage 0 false 21 18 même si cinquième essai tout tu le saiset je le vois nécrologie sur la toile de renoir, les       entre la route de la soie, à pied, f j’ai voulu me pencher       voyage il tente de déchiffrer, pour jean marie un besoin de couper comme de dernier vers aoi       bruyan je suis occupé ces toutes sortes de papiers, sur lentement, josué huit c’est encore à 1- c’est dans il existe au moins deux vous avez je me souviens de je découvre avant toi  ce mois ci : sub abu zayd me déplait. pas « 8° de    tu sais  dans le livre, le immense est le théâtre et quand c’est le vent qui ainsi alfred… rien n’est plus ardu carles respunt : dernier vers aoi dernier vers aoi   ces notes les avenues de ce pays      &       quinze tendresses ô mes envols un tunnel sans fin et, à pourquoi yves klein a-t-il a la fin il ne resta que dernier vers aoi  jésus       vaches       &agrav       la difficile alliage de la langue est intarissable de proche en proche tous sept (forces cachées qui effleurer le ciel du bout des rafale n° 4 on le mesdames, messieurs, veuillez  dernières mises       le  les œuvres de merle noir  pour dans les carnets       ce quelque temps plus tard, de quatrième essai de       deux c’est la chair pourtant       le temps de pierres dans la       je la musique est le parfum de 1.- les rêves de certains prétendent       au f le feu s’est une image surgit traverse le   un vendredi À l’occasion de paysage de ta tombe  et tous ces charlatans qui dieu faisait silence, mais       les antoine simon 15       &n et que dire de la grâce rafale n° 10 ici ce qui fait tableau : ce halt sunt li pui e mult halt …presque vingt ans plus d’un côté de toutes les       la giovanni rubino dit pour egidio fiorin des mots m1       dont les secrets… à quoi troisième essai et marie-hélène le 23 février 1988, il       (   pour olivier   3   

les des quatre archanges que   voici donc la   anatomie du m et madame est une torche. elle 1) notre-dame au mur violet et la peur, présente À max charvolen et       coude f les rêves de   entrons dernier vers aoi cet article est paru ce jour-là il lui les petites fleurs des la danse de en introduction à       va du bibelot au babilencore une les amants se   est-ce que mon cher pétrarque, et il parlait ainsi dans la je t’ai admiré, cher bernard   se       glouss     &nbs et  riche de mes pas de pluie pour venir  le "musée j’ai perdu mon neuf j’implore en vain rêve, cauchemar, À peine jetés dans le   adagio   je madame des forêts de arbre épanoui au ciel pas même fragilité humaine. « voici  pour de deuxième suite ….omme virginia par la soudain un blanc fauche le   un coupé en deux quand       dans dernier vers aoi antoine simon 25 l’art n’existe  l’exposition  tout en travaillant sur les     quand comme un préliminaire la accorde ton désir à ta       magnol       juin introibo ad altare temps où les coeurs       pass&e vous deux, c’est joie et   (à       six pure forme, belle muette, toujours les lettres : pluies et bruines, pas facile d’ajuster le les textes mis en ligne tant pis pour eux.       &agrav   j’ai souvent nu(e), comme son nom       baie printemps breton, printemps clers est li jurz et li onzième g. duchêne, écriture le en ceste tere ad estet ja  pour le dernier jour le ciel est clair au travers on croit souvent que le but     du faucon À max charvolen et martin pour philippe       je me rita est trois fois humble. dessiner les choses banales À perte de vue, la houle des paroles de chamantu in the country j’ai ajouté     de rigoles en  au travers de toi je     " attendre. mot terrible.       il       la et il fallait aller debout macles et roulis photo 7 macles et roulis photo 1 pur ceste espee ai dulor e cette machine entre mes nous serons toujours ces je rêve aux gorges     dans la ruela   marcel       la allons fouiller ce triangle f le feu s’est genre des motsmauvais genre ouverture de l’espace tes chaussures au bas de nous viendrons nous masser la tentation du survol, à au commencement était pour andré villers 1) vous dites : "un       p&eacu  pour jean le clere est la noit e la (josué avait pour jean-louis cantin 1.- vedo la luna vedo le   pour le prochain iv.- du livre d’artiste la bouche pure souffrance l’illusion d’une vous avez sables mes parolesvous j’ai longtemps juste un mot pour annoncer ...et poème pour est-ce parce que, petit, on la parol

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KATY RÉMY

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Nice-Monde
Ecrivain(s) : Rémy Katy

Dans un coin de Nice, quelqu’un soupçonné d’hérésie glisse un pourboire à un ivrogne qui vend Nice-Monde en sous-main. Chaque jour des lois préparent l’avenir de Nice quand les Niçois cognent leurs yeux contre des vitrines sales, des rideaux de fer, des pancartes "à vendre et à louer". Des bus gazogènes tracent entre les voitures. Les dessinateurs célèbres sont tous sur le trottoir à mater les passants. La police leur téléphone en pleine nuit : un meurtre place du Pin, un viol rue Paradis. Ils livrent leur travail à l’aube, une page de calepin et quelques borborigmes recopiés hâtivement sur le mur de la voie rapide. Depuis longtemps les étudiants n’étudient plus que des matières à rebondissement : sciences affolées, lettres galvaudées, juridiction en panne, intestins grêles que des malabars s’enroulent autour de la tête pour halloween. La furie s’est emparée des égéries qui bâtonnent en michtonnant sur la prom’. Elles apprennent le Russe en suçant des zakouskis. Ils zézaient en Niçois en rajustant leur falzar. La ville est à vendre. La ville est à vendre. Hurlement des colporteurs dont les rollers silencieux zèbrent les trottoirs. De pauvres mémés molestées agitent des molesquines dans leur dos puis gravissent en chausson les marches d’un asile. Tout est asile aux exilés. Les caves regorgent d’invendus. L’homme fort remonte la pente. Il téléphone à son comptable. Un expert en coffres. Il lui demande si c’est toujours d’accord pour demain. Et l’autre acquiesce. Ni vu ni connu. La lippe satisfaite de l’homme en répond. Des buissons de bouteilles balancés par le vent concurrencent les lauriers. On peut partout déposer ses cadavres dans un remake duchampien fabriqué sous licence. C’est la nouvelle façon de récolter le verre. Mais par facétie, un jeune garçon a également acheté un lot d’urinoirs en porcelaine blanche qu’il a artistement placés Jardin Albert 1er. Des rosiers leur font ombrage, en été. Pas d’évacuation. Un tout à l’égout naturel. Des feuillées comme en 14. C’est joli et ça sent naturellement bon. On peut bavarder deça delà avec les jeunes filles assises sur les bancs. Elles ne sont ni émoustillées ni inquiétées par cette démonstration instrumentale qui les laisse toujours jeunes et toujours filles malgré tout. Certains regrettent les sanisettes. Mais comme elles ont été squattées par des artistes, on y entre aujourd’hui pour visiter leurs oeuvres plastifiées. L’argent récolté va au fonds de soutien de l’artiste. Chacun a le sien. Et comme on n’ose plus pisser parmi les oeuvres d’art, on en est revenu aux urinoirs. Les sanisettes restent donc plantées sous les platanes, et un parcours a été distribué en Japonais pour les visiter toutes. Un yen chaque. Visite solitaire. Un moment de méditation . On a fini par les appeler des masturbettes. Même les femmes y vont de leur larme. Le nez de Nietzsche en est effondré. C’est un moment de crise magnifiquement interprété. Un glupopéra. Une sorte de sauvage épopée qui ravage les galets. Chaque après-midi, un concours de jet a lieu sur la plage. A en remplir la mer. Tournant le dos à la ville immobile, froide, noircie, où des taxis épouvantés clignotent en criant "des sous des sous des touristes", la population participe aux 24h de jet de galet contre un plateau repas. Sponsor : Hamburger’s and Co. Les restaus sont fermés. Les hôtels sont fermés. Des Russes seulement des Russes confirment leur choix en pointant du doigt chaque maison. "J’achète, j’achète ;". Les rares Amerlos en rade à Villefranche jouent leur solde au poker. Les Européens franchisent d’autres villes en leur donnant le même look. Nice fleurit en pleine campagne dans le Brabant, en Turquie, sur le Pelloponèse. Nice, un concept qui dure. Ils en vendent comme des pan bagnats dans le monde entier. Du Bangladesh à Taschkent. Tout le monde veut son grand café de Turin, son Negresco, son marché de la Libé, et jusqu’à l’Ariane qu’ils ont réussi à vendre aux Chinois. Pendant ce temps là, dans une ville entièrement murée (des tonnes de parpeings !) errent quelques artistes, des fadas, des ruinologues, des paumés, des édentés, des bougres de buveurs de gratta keka, de pastis et de blanc lim’, des photographes qui en avaient fini avec Alexandrie dans les années 90, et des rats. Mais quel peuple, me direz-vous ? Eh bien un peuple qui se tient à la disposition du pouvoir, qui attend l’pourboire, qui zyeute les avions et les trains, qui rtape les bagnoles. Un peuple au ras des banques et au ras des affaires. Des gens qui ont l’flair de rester là. Faut du cul pour rester ! Du pèse ! Qu’y s’barbent à répéter, y en a tant qu’on veut, on tape dans un réverbère, etc. Les femmes font la queue et les enfants chapardent. A la guerre comme à la guerre ! Le guide des branlettes et le guide des urinoirs se font la gueule dans la vitrine. Des ombres inquiétantes balaient le paysage. Le jour se lève sur Nice-Monde.

Publication en ligne : 18 octobre 2008

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