BRIBES EN LIGNE
ensevelie de silence,       au madame est toute antoine simon 30 "et bien, voilà..." dit granz fut li colps, li dux en antoine simon 22 dernier vers aoi l’appel tonitruant du je me souviens de l’illusion d’une l’heure de la petites proses sur terre pour max charvolen 1)       fourmi       neige dernier vers aoi dernier vers aoi       &n reflets et echosla salle libre de lever la tête polenta on dit qu’agathe la bouche pleine de bulles l’ami michel pour mon épouse nicole le 26 août 1887, depuis tu le sais bien. luc ne dernier vers aoi introibo ad altare       un nous serons toujours ces madame, vous débusquez dans le monde de cette Éléments -  tu vois im font chier l’art n’existe madame des forêts de références : xavier antoine simon 3 madame porte à j’ai donné, au mois       bonhe       je et te voici humanité dernier vers aoi le grand combat : s’ouvre la       une (la numérotation des toute une faune timide veille     l’é le geste de l’ancienne, À perte de vue, la houle des autre petite voix quando me ne so itu pe toutes ces pages de nos ce qu’un paysage peut rm : nous sommes en       baie  la lancinante et que dire de la grâce   nous sommes       sur       et au rayon des surgelés ce monde est semé " je suis un écorché vif.       l̵ viallat © le château de a l’aube des apaches, poème pour la mastication des dernier vers s’il la deuxième édition du les premières de sorte que bientôt pour martine antoine simon 11 allons fouiller ce triangle aux barrières des octrois la communication est       nuage à propos “la quelques textes la liberté s’imprime à les parents, l’ultime nécrologie c’était une nice, le 30 juin 2000 cyclades, iii° sauvage et fuyant comme mise en ligne d’un bel équilibre et sa       en       alla g. duchêne, écriture le c’est seulement au       la tendresse du mondesi peu de spectacle de josué dit et encore  dits ecrire sur a ma mère, femme parmi    en       je me exacerbé d’air       au     tout autour toutes sortes de papiers, sur on peut croire que martine       " même si heureuse ruine, pensait       sur là, c’est le sable et       grappe cher bernard le temps passe si vite,  pour de antoine simon 19 “le pinceau glisse sur pour alain borer le 26 si grant dol ai que ne       bonheu il y a des objets qui ont la l’art c’est la les installations souvent,  les trois ensembles    au balcon       en un quand nous rejoignons, en       m&eacu jusqu’à il y a (À l’église c’est vrai     pluie du       sous petit matin frais. je te       dans  le "musée  pour jean le       pav&ea   au milieu de mieux valait découper attelage ii est une œuvre glaciation entre chaises, tables, verres, certains soirs, quand je mise en ligne       tourne la fraîcheur et la monde imaginal, encore une citation“tu station 3 encore il parle       ma vous dites : "un entr’els nen at ne pui la brume. nuages a la femme au ço dist li reis :       au dentelle : il avait deuxième essai antoine simon 12 dernier vers aoi s’égarer on il faut laisser venir madame il en est des meurtrières.       il la force du corps,    si tout au long les textes mis en ligne  tu ne renonceras pas. le galop du poème me antoine simon 29 quand les mots       m̵ pour frédéric     depuis       au carcassonne, le 06  “ce travail qui       sur si j’étais un derniers vers sun destre       vu       va très malheureux...  pour le dernier jour je suis occupé ces "ah ! mon doux pays,       vu       le   jn 2,1-12 :       la       s̵ merci à marc alpozzo deuxième essai le  je signerai mon     une abeille de inoubliables, les onze sous les cercles       je     à lorsque martine orsoni   saint paul trois temps où les coeurs antoine simon 2 pour martine, coline et laure toujours les lettres : des quatre archanges que       pour quand c’est le vent qui "si elle est dernier vers doel i avrat, deux ajouts ces derniers À max charvolen et martin je m’étonne toujours de la       marche le 15 mai, à quel étonnant et  riche de mes   la production     m2 &nbs       dans       le antoine simon 25 macles et roulis photo 7     pourquoi dernier vers aoi le lent tricotage du paysage mult ben i fierent franceis e de tantes herbes el pre dire que le livre est une       m̵       dans       soleil  ce qui importe pour un tunnel sans fin et, à l’attente, le fruit vi.- les amicales aventures macao grise l’existence n’est coupé le sonà « voici des quatre archanges que       la histoire de signes . dernier vers aoi lu le choeur des femmes de 1 au retour au moment pour marcel     nous laure et pétrarque comme quatrième essai de percey priest lakesur les       jonath quant carles oït la  les éditions de       deux imagine que, dans la    nous       mouett passet li jurz, si turnet a issent de mer, venent as à cri et à macles et roulis photo 1 pour egidio fiorin des mots dans l’innocence des 1257 cleimet sa culpe, si  mise en ligne du texte     extraire       aux poussées par les vagues  hier, 17 chaque jour est un appel, une       descen il souffle sur les collines r.m.a toi le don des cris qui       &agrav     &nbs jouer sur tous les tableaux    tu sais "l’art est-il charogne sur le seuilce qui tes chaussures au bas de antoine simon 26 dernier vers aoi     ton li emperere par sa grant madame a des odeurs sauvages …presque vingt ans plus       sur accorde ton désir à ta me vertige. une distance ce n’est pas aux choses       avant m1       face aux bronzes de miodrag in the country       nuage ecrire les couleurs du monde grande lune pourpre dont les agnus dei qui tollis peccata béatrice machet vient de normal 0 21 false fal rien n’est plus ardu       le dans le pays dont je vous       dans l’homme est sculpter l’air : l’instant criblé folie de josuétout est au lecteur voici le premier dernier vers aoi ce va et vient entre à propos des grands les dieux s’effacent comme un préliminaire la   tout est toujours en seins isabelle boizard 2005 madame dans l’ombre des la chaude caresse de ...et poème pour pour mireille et philippe d’un bout à   je n’ai jamais mi viene in mentemi souvent je ne sais rien de     longtemps sur       (     double pourquoi yves klein a-t-il       la deuxième       dans   dits de violette cachéeton     " autres litanies du saint nom voudrais je vous deuxième suite dans l’effilé de la mort, l’ultime port, je n’hésiterai sept (forces cachées qui       le encore la couleur, mais cette mon travail est une la tentation du survol, à   est-ce que     du faucon       pass&e le franchissement des       les  “ne pas  l’écriture mais non, mais non, tu       au i en voyant la masse aux la prédication faite       parfoi a propos de quatre oeuvres de a la fin il ne resta que       o il était question non il y a tant de saints sur pour angelo       ...mai très saintes litanies au commencement était antoine simon 20       six des voix percent, racontent madame est une torche. elle cet article est paru le nécessaire non pour qui veut se faire une il tente de déchiffrer,     de rigoles en iv.- du livre d’artiste         &n non, björg, ma voix n’est plus que les doigts d’ombre de neige  l’exposition  la réserve des bribes alocco en patchworck ©       le la parol

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MICHEL BUTOR

<- Quatrième de couverture | Un coup de dé sur le tambour ->
De la couleur en photographie
© Michel Butor
Artiste(s) : Auer Ecrivain(s) : Butor (site)

pour Michèle Auer
et Gérard Lüthi

1) Contrastes

Comme la photographie a d’abord effacé les différences de couleurs, ne retenant que les valeurs, lorsque les premiers clichés en couleurs ont paru, ils ont donné le sentiment qu’ils ajoutaient quelque chose à une trame fondamentale déjà bien établie, une dimension qui jouait avant tout sur les contrastes. Impossible sur l’épreuve en noir et blanc de décider si telle robe était rouge ou verte ; c’est cela que l’on va maintenant préciser.

On a donc eu tendance à augmenter ces contrastes, et ceci d’autant plus qu’il a d’abord été difficile d’obtenir des intensités suffisantes. Donc on a cherché, puis trouvé des techniques d’intensification, rendant le vert plus vert, le rouge plus rouge, ce qui s’est admirablement accordé à la photographie publicitaire : les objets aux couleurs intenses, légume ou fruits par exemple, donnant l’impression d’être plus mûrs et plus frais.

Pourtant dès la photographie la plus ancienne, on a disposé d’une dimension colorée par l’intermédiaire des virages. La palette n’étai(t pas très riche mais elle permettait de souligner des atmosphèresAu lieu de tirer l’épreuve en noir en noir et blanc, on pouvait choisir les degrés du sépia, ce qui donne aujourd’hui une atmosphère d’ancienneté très prisée, du bleu, ce qui fait nocturne, du pourpre, pour des scènes violentes.

C’est ce que l’on peut appeler du monochrome absolu. Aujourd’hui nous pouvons imprimer nimporte quel cliché dans n’importe quelle couleur uniforme.


2) Du reportage à la composition

L’imposition d’une couleur emblématique par virage ou impression, diffère du tout au tout de la conquête d’une couleur entrevue, devinée. Le photographe de reportage parcourt le monde à la recherche d’événements à enregistrer, soit pour illustrer les nouvelles dans un journal, soit pour obéir à d’innombrables motivations. Chaque un des artistes de l’objectif découpe ainsi le monde en scènes choisies : ; luttes, catastrophes,visages, nudités, taches de lumière sur des écorces ou des nuages. Ce découpage constitue peu à peu un langage particulier qui nous fait voir le monde différemment.

Dans cette quête, ce qui frappe l’investigateur, ce qu’il veut saisir, nous montrer, cela peut être la couleur : un certain rouge un certain soir à tel endroit. La difficulté de contrôler tous les paramètres du développement et du tirage en couleurs, fait que beaucoup sont déçus par le résultat, nombreux renoncent. Mais de même que l’on apprend que tel éclairage donnera un bon résultat en noir et blanc, on sait que telle impresson colorée passera bien ou mal. On construit alors une vision à partir de la palette que la technique met à notre disposition. Ainsi les peintres de l’époque romane ou de la préhistoire ont réussi à s’exprimer magnifiquement grâce à quelques terres.

Mais cette couleur particulière à laquelle on a dû renoncer parce qu’elle ne passait pas bien,peut continuer de hanter certains. Comment la piéger enfin ? Alors au lieu de le la cherche dans la “nature”, on va s’efforcer de la capter en studio, on va construire des “natures mortes”, dans lesquelles souvent la nature vivante jouera un rôle primordial, grâce auxquelles la couleur fantôme s’inscarnera enfin.


3) La définition des couleurs

Les physiciens définissent aujourd’hui les couleurs par des longueurs d’onde. Encore faut-il remarquer que cela ne concerne que les coluleurs les plus pures, et que même pour celles-là il ne s’agit pas d’une mesure unique, mais de toute une zone sur l’étendue de laquelle les avis peuvent différer, diffèrent en particulier d’une langue à l’autre.

Des goûts et des couleurs il faudrait ne pas discuter ; encore est-il qu’il faut bien de temps en temps. Cette incertitude ne se limite nullement aux diverses formes de daltonisme, mais exprime les fonctions symboliques des couleurs à l’intérieur de telle ou telle situation culturelle.

L’étude des dictionnaires nous montre quelles difficultés les couleurs présentent pour le lexicographe. Les définitions frappent immédiatement par leur imprécision, leur insuffisance. Certes, ce sont des données si fondamentales pour notre expérience, que l’on estime que le lecteur connaît déjà ce dont il s’agit, qu’en réalité on n’a pas besoin de le définir pour lui, ce qui est éliminer un peu vite tous les mal voyants.

Ainsi Littré nous dit que le bleu est la couleur d’un ciel sans nuages, ce qui est repris par Robert. Mais le ciel nocturne est d’un tout autre bleu, si l’on peut le dire bleu, et surtout le ciel du soir et du matin déploie toutes sortes d’autres couleurs. En réalité, il faut donc lire : de la couleur d’un ciel sans nuages quand il est bleu. Larousse, plus prudent, en reprenant cette définition, ajoute de la couleur du bleuet, ce qui ne fait que renforcer la tautologie : de la couleur d’une fleur qui est bleue.

Le blanc selon Littré, c’est la couleur du lait. Larousse ajoute la neige, et Robert précise : la couleur la plus claire qui existe. Le moindre automobiliste sait aujourd’hui que c’est le jaune qui est la couleur la plus lumineuse.

Pour le rouge, Littré donne : couleur du feu, du sang (ce qui amènerait bien des remarques) ; Larousse retranche le feu, mais ajoute au sang les coquelicots, auxquels Robert jugera bon d’adjoindre le rubis.

On voit que les couleurs désignent en fait pour les lexicographes des éléments fondamentaux de notre existence : le lait, la neige, le feu, le sang, le ciel, l’herbe pour le vert, à quoi l’on s’efforce d’ajouter quelques précisions qui ne sont que des exemples, en citrant des fleurs ou des pierres.


4) La conquête du jaune

Examinons d’un peu plus près les définitions du jaune, puisque c’est la couleur qui travaille notre photographe.

Robert nous dit : de la couleur du citron ou de l’or. L’or nous donne un de ces éléments fondamentaux. Le citron peut nous paraître trop récent dans notre culture ou notre cuisine pour qu’on puisse le juger fondamental. Pourtant son apparition en Europe sera saluée par les conteurs et les peintres. Que l’on songe aux natures mrtes du siècle d’or hollandais !

Littré avait ajouté le safran qu’a retenu aussi Larousse, lequel essaie de rendre sa définition plus scientifique en nous précisant que cette couleur est placée entre le vert et l’orange dans le spectre solaire.

Tous sont d’accord sur l’or, matière ambigue s’il en est, symbole de l’accaparement, de l’avarice, donc à la fois du luxe et de la misère, matière dont Thomas More avait pavé les rues de son Utopie ; le jaune safran est dans notre tradition la couleur des maris trompés, de la déception dans tous les sens. Mais l’or est aussi le symbole de la permanence. Saint Jean dit dans l’Apocalypse qeu la Jérusalem céleste est faite “d’or pur comme le verre le plus fin”.

Chacun sait qu’il y a des citrons verts, mais la référence à ce fruit confirme la relation entre l’or et la permanence. En effet les fleurs des orangers, mais surtout celles des citronniers éclosent tandis que les fruits continuent de mûrir. Lorsqu’il visite l’orangerie de Versailles, La Fontaine s’écrie :

“Vos fruits aux écorces solides
sont un véritable trésor ;
et le jardin des Hespérides
n’avait pas d’autres pommes d’or.

Lorsque votre automne s’avance,
on voit encor votre printemps ;
l’espoir avec la jouissance
logent chez vous en même temps.”

Quant au safran, sa fleur est d’un violet teinté de pourpre. C’est le pollen recueilli dans les stigmates, originellement orangé, qui mis en poudre et en pâte devient une épice qui teint fortement d’un beau jaune. Aussi bien le citron que le safran ont des propriétés conservatrices et apéritives. Les ingrédients conservent leur fraîcheur, les consommateurs retrouvent leur jeunesse.

Il s’agit donc d’une lumière d’or, d’un air philosophal à respirer. André Breton disait qu’il cherchait “l’or du temps”.

Pour extraire ce jus merveilleux, il faut non seulement photographier des objets jaunes, des fleurs par exemple, mais les pimenter d’autres couleurs pour les presser, les cuire, les tamiser, les teindre.

Alors quelquefois le jaune tant cherché apparaît, résiste aux manipulations. Certes parfois il n’a pu se manifester qu’un instant, mais on a enfin la preuve de son existence fugitive, comme celles de ces éléments chimiques ou de ces particules que les physiciens cherchent à mettre en évidence dans leurs anneaux. La recherche est toujours à poursuivre. La poussière d’or nous aguiche et nous signale de nouveaux passages vers de nouvelles Hespérides.

Publication en ligne : 29 mai 2009

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