BRIBES EN LIGNE
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Ça a bien un i mes doigts se sont ouverts dernier vers aoi un jour, vous m’avez zacinto dove giacque il mio c’est une sorte de ne faut-il pas vivre comme   maille 1 :que coupé le sonà       sur six de l’espace urbain, 0 false 21 18 le temps passe dans la dans les hautes herbes certains prétendent       sur essai de nécrologie, rêve, cauchemar, pour marcel coupé en deux quand les premières       sur bernadette griot vient de quatre si la mer s’est f le feu est venu,ardeur des     surgi villa arson, nice, du 17 nous avons affaire à de tu le sais bien. luc ne pour lee le 26 août 1887, depuis premier essai c’est antoine simon 32       fourr&       juin attelage ii est une œuvre antoine simon 17 en cet anniversaire, ce qui dernier vers s’il c’est le grand madame, vous débusquez se placer sous le signe de ce   (à bal kanique c’est josué avait un rythme ce qu’un paysage peut une fois entré dans la antoine simon 5 antoine simon 11       dans       m&eacu mi viene in mentemi les avenues de ce pays portrait. 1255 : là, c’est le sable et dernier vers aoi cet article est paru les plus vieilles    seule au able comme capable de donner les doigts d’ombre de neige dans les écroulements     hélas, la réserve des bribes       qui marché ou souk ou 0 false 21 18 chaises, tables, verres, antoine simon 29       un f le feu s’est       dans régine robin, mes pensées restent je ne saurais dire avec assez     dans la ruela tendresse du mondesi peu de carissimo ulisse,torna a mais jamais on ne toujours les lettres : dans ce périlleux je n’hésiterai ce va et vient entre seins isabelle boizard 2005   voici donc la bruno mendonça effleurer le ciel du bout des le samedi 26 mars, à 15 raphaël quant carles oït la le 28 novembre, mise en ligne       longte le 15 mai, à  les éditions de vous n’avez  jésus « 8° de       sur pour qui veut se faire une heureuse ruine, pensait c’est parfois un pays station 1 : judas j’ai donné, au mois ici. les oiseaux y ont fait nu(e), comme son nom « pouvez-vous       &agrav bientôt, aucune amarre préparation des antoine simon 27 antoine simon 21 c’est la peur qui fait première       la       deux la deuxième édition du       rampan deux ce travail vous est       bonhe       descen tout en vérifiant alocco en patchworck © « voici  référencem 1254 : naissance de je m’étonne toujours de la iv.- du livre d’artiste antoine simon 6 antoine simon 23       sous  la toile couvre les f qu’il vienne, le feu sa langue se cabre devant le       le si j’étais un torna a sorrento ulisse torna dernier vers aoi vous avez tout est prêt en moi pour jamais si entêtanteeurydice juste un     depuis pour martine, coline et laure sous la pression des       midi c’est extrêmement branches lianes ronces clere est la noit e la dix l’espace ouvert au comme c’est la terre a souvent tremblé hans freibach :  pour le dernier jour       la et combien   tout est toujours en a la femme au  tu vois im font chier dans les horizons de boue, de polenta       jonath karles se dort cum hume       aux dernier vers aoi       dans les grands pour egidio fiorin des mots     oued coulant dernier vers aoi paroles de chamantu le nécessaire non       ton je meurs de soif marcel alocco a « h&eacu 1 la confusion des lorsqu’on connaît une     les provisions v.- les amicales aventures du au rayon des surgelés tout à fleur d’eaula danse       la   dits de pour andrée "je me tais. pour taire. comme ce mur blanc la poésie, à la il avait accepté       pour ce 28 février 2002. À peine jetés dans le au labyrinthe des pleursils on préparait pour philippe li emperere par sa grant l’appel tonitruant du       &agrav     l’é       les l’ami michel g. duchêne, écriture le il n’était qu’un carmelo arden quin est une a ma mère, femme parmi       en frères et   un vendredi raphaËl si grant dol ai que ne carles respunt : diaphane est le  hier, 17       la “dans le dessin       l̵ depuis le 20 juillet, bribes derniers vers sun destre faisant dialoguer carcassonne, le 06   que signifie il s’appelait  “comment générations macles et roulis photo 3 qu’est-ce qui est en       le       sur le       le       pass&e "tu sais ce que c’est ses mains aussi étaient franchement, pensait le chef, clquez sur  née à dans l’innocence des avant dernier vers aoi       voyage "ces deux là se       retour je rêve aux gorges "le renard connaît béatrice machet vient de un titre : il infuse sa des voix percent, racontent il en est des meurtrières. je désire un       " un temps hors du fontelucco, 6 juillet 2000 à       un  zones gardées de merci au printemps des       il quatrième essai de abstraction voir figuration et je vois dans vos       &n la vie est dans la vie. se     de rigoles en quelque chose (la numérotation des onze sous les cercles ce texte m’a été station 3 encore il parle   né le 7 je ne sais pas si cet univers sans pierre ciel la mort, l’ultime port,       soleil écrirecomme on se À l’occasion de   (dans le       au pour andré  de même que les antoine simon 25 toute trace fait sens. que     nous  un livre écrit À perte de vue, la houle des       au il aurait voulu être attendre. mot terrible. le coquillage contre cette machine entre mes clers est li jurz et li       quand 1.- les rêves de lancinant ô lancinant granz est li calz, si se  si, du nouveau À la loupe, il observa la bouche pleine de bulles j’oublie souvent et on a cru à le lourd travail des meules cyclades, iii° derniers la littérature de de mes deux mains       la l’instant criblé de prime abord, il  tous ces chardonnerets dans les rêves de la 0 false 21 18 a l’aube des apaches, dans ma gorge    de femme liseuse "si elle est nous savons tous, ici, que noble folie de josué, quai des chargeurs de         &n lu le choeur des femmes de quatrième essai de vos estes proz e vostre macao grise pour alain borer le 26 dans les carnets mais non, mais non, tu     m2 &nbs ils sortent temps de cendre de deuil de pour m.b. quand je me heurte antoine simon 19 c’est pour moi le premier 1- c’est dans antoine simon 18  pour de la parol

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MICHEL BUTOR

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De la couleur en photographie
© Michel Butor
Artiste(s) : Auer Ecrivain(s) : Butor (site)

pour Michèle Auer
et Gérard Lüthi

1) Contrastes

Comme la photographie a d’abord effacé les différences de couleurs, ne retenant que les valeurs, lorsque les premiers clichés en couleurs ont paru, ils ont donné le sentiment qu’ils ajoutaient quelque chose à une trame fondamentale déjà bien établie, une dimension qui jouait avant tout sur les contrastes. Impossible sur l’épreuve en noir et blanc de décider si telle robe était rouge ou verte ; c’est cela que l’on va maintenant préciser.

On a donc eu tendance à augmenter ces contrastes, et ceci d’autant plus qu’il a d’abord été difficile d’obtenir des intensités suffisantes. Donc on a cherché, puis trouvé des techniques d’intensification, rendant le vert plus vert, le rouge plus rouge, ce qui s’est admirablement accordé à la photographie publicitaire : les objets aux couleurs intenses, légume ou fruits par exemple, donnant l’impression d’être plus mûrs et plus frais.

Pourtant dès la photographie la plus ancienne, on a disposé d’une dimension colorée par l’intermédiaire des virages. La palette n’étai(t pas très riche mais elle permettait de souligner des atmosphèresAu lieu de tirer l’épreuve en noir en noir et blanc, on pouvait choisir les degrés du sépia, ce qui donne aujourd’hui une atmosphère d’ancienneté très prisée, du bleu, ce qui fait nocturne, du pourpre, pour des scènes violentes.

C’est ce que l’on peut appeler du monochrome absolu. Aujourd’hui nous pouvons imprimer nimporte quel cliché dans n’importe quelle couleur uniforme.


2) Du reportage à la composition

L’imposition d’une couleur emblématique par virage ou impression, diffère du tout au tout de la conquête d’une couleur entrevue, devinée. Le photographe de reportage parcourt le monde à la recherche d’événements à enregistrer, soit pour illustrer les nouvelles dans un journal, soit pour obéir à d’innombrables motivations. Chaque un des artistes de l’objectif découpe ainsi le monde en scènes choisies : ; luttes, catastrophes,visages, nudités, taches de lumière sur des écorces ou des nuages. Ce découpage constitue peu à peu un langage particulier qui nous fait voir le monde différemment.

Dans cette quête, ce qui frappe l’investigateur, ce qu’il veut saisir, nous montrer, cela peut être la couleur : un certain rouge un certain soir à tel endroit. La difficulté de contrôler tous les paramètres du développement et du tirage en couleurs, fait que beaucoup sont déçus par le résultat, nombreux renoncent. Mais de même que l’on apprend que tel éclairage donnera un bon résultat en noir et blanc, on sait que telle impresson colorée passera bien ou mal. On construit alors une vision à partir de la palette que la technique met à notre disposition. Ainsi les peintres de l’époque romane ou de la préhistoire ont réussi à s’exprimer magnifiquement grâce à quelques terres.

Mais cette couleur particulière à laquelle on a dû renoncer parce qu’elle ne passait pas bien,peut continuer de hanter certains. Comment la piéger enfin ? Alors au lieu de le la cherche dans la “nature”, on va s’efforcer de la capter en studio, on va construire des “natures mortes”, dans lesquelles souvent la nature vivante jouera un rôle primordial, grâce auxquelles la couleur fantôme s’inscarnera enfin.


3) La définition des couleurs

Les physiciens définissent aujourd’hui les couleurs par des longueurs d’onde. Encore faut-il remarquer que cela ne concerne que les coluleurs les plus pures, et que même pour celles-là il ne s’agit pas d’une mesure unique, mais de toute une zone sur l’étendue de laquelle les avis peuvent différer, diffèrent en particulier d’une langue à l’autre.

Des goûts et des couleurs il faudrait ne pas discuter ; encore est-il qu’il faut bien de temps en temps. Cette incertitude ne se limite nullement aux diverses formes de daltonisme, mais exprime les fonctions symboliques des couleurs à l’intérieur de telle ou telle situation culturelle.

L’étude des dictionnaires nous montre quelles difficultés les couleurs présentent pour le lexicographe. Les définitions frappent immédiatement par leur imprécision, leur insuffisance. Certes, ce sont des données si fondamentales pour notre expérience, que l’on estime que le lecteur connaît déjà ce dont il s’agit, qu’en réalité on n’a pas besoin de le définir pour lui, ce qui est éliminer un peu vite tous les mal voyants.

Ainsi Littré nous dit que le bleu est la couleur d’un ciel sans nuages, ce qui est repris par Robert. Mais le ciel nocturne est d’un tout autre bleu, si l’on peut le dire bleu, et surtout le ciel du soir et du matin déploie toutes sortes d’autres couleurs. En réalité, il faut donc lire : de la couleur d’un ciel sans nuages quand il est bleu. Larousse, plus prudent, en reprenant cette définition, ajoute de la couleur du bleuet, ce qui ne fait que renforcer la tautologie : de la couleur d’une fleur qui est bleue.

Le blanc selon Littré, c’est la couleur du lait. Larousse ajoute la neige, et Robert précise : la couleur la plus claire qui existe. Le moindre automobiliste sait aujourd’hui que c’est le jaune qui est la couleur la plus lumineuse.

Pour le rouge, Littré donne : couleur du feu, du sang (ce qui amènerait bien des remarques) ; Larousse retranche le feu, mais ajoute au sang les coquelicots, auxquels Robert jugera bon d’adjoindre le rubis.

On voit que les couleurs désignent en fait pour les lexicographes des éléments fondamentaux de notre existence : le lait, la neige, le feu, le sang, le ciel, l’herbe pour le vert, à quoi l’on s’efforce d’ajouter quelques précisions qui ne sont que des exemples, en citrant des fleurs ou des pierres.


4) La conquête du jaune

Examinons d’un peu plus près les définitions du jaune, puisque c’est la couleur qui travaille notre photographe.

Robert nous dit : de la couleur du citron ou de l’or. L’or nous donne un de ces éléments fondamentaux. Le citron peut nous paraître trop récent dans notre culture ou notre cuisine pour qu’on puisse le juger fondamental. Pourtant son apparition en Europe sera saluée par les conteurs et les peintres. Que l’on songe aux natures mrtes du siècle d’or hollandais !

Littré avait ajouté le safran qu’a retenu aussi Larousse, lequel essaie de rendre sa définition plus scientifique en nous précisant que cette couleur est placée entre le vert et l’orange dans le spectre solaire.

Tous sont d’accord sur l’or, matière ambigue s’il en est, symbole de l’accaparement, de l’avarice, donc à la fois du luxe et de la misère, matière dont Thomas More avait pavé les rues de son Utopie ; le jaune safran est dans notre tradition la couleur des maris trompés, de la déception dans tous les sens. Mais l’or est aussi le symbole de la permanence. Saint Jean dit dans l’Apocalypse qeu la Jérusalem céleste est faite “d’or pur comme le verre le plus fin”.

Chacun sait qu’il y a des citrons verts, mais la référence à ce fruit confirme la relation entre l’or et la permanence. En effet les fleurs des orangers, mais surtout celles des citronniers éclosent tandis que les fruits continuent de mûrir. Lorsqu’il visite l’orangerie de Versailles, La Fontaine s’écrie :

“Vos fruits aux écorces solides
sont un véritable trésor ;
et le jardin des Hespérides
n’avait pas d’autres pommes d’or.

Lorsque votre automne s’avance,
on voit encor votre printemps ;
l’espoir avec la jouissance
logent chez vous en même temps.”

Quant au safran, sa fleur est d’un violet teinté de pourpre. C’est le pollen recueilli dans les stigmates, originellement orangé, qui mis en poudre et en pâte devient une épice qui teint fortement d’un beau jaune. Aussi bien le citron que le safran ont des propriétés conservatrices et apéritives. Les ingrédients conservent leur fraîcheur, les consommateurs retrouvent leur jeunesse.

Il s’agit donc d’une lumière d’or, d’un air philosophal à respirer. André Breton disait qu’il cherchait “l’or du temps”.

Pour extraire ce jus merveilleux, il faut non seulement photographier des objets jaunes, des fleurs par exemple, mais les pimenter d’autres couleurs pour les presser, les cuire, les tamiser, les teindre.

Alors quelquefois le jaune tant cherché apparaît, résiste aux manipulations. Certes parfois il n’a pu se manifester qu’un instant, mais on a enfin la preuve de son existence fugitive, comme celles de ces éléments chimiques ou de ces particules que les physiciens cherchent à mettre en évidence dans leurs anneaux. La recherche est toujours à poursuivre. La poussière d’or nous aguiche et nous signale de nouveaux passages vers de nouvelles Hespérides.

Publication en ligne : 29 mai 2009

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