BRIBES EN LIGNE
l’art c’est la je serai toujours attentif à quai des chargeurs de la danse de antoine simon 31 ma mémoire ne peut me à cri et à 1-nous sommes dehors.   pour théa et ses la réserve des bribes     &nbs des voix percent, racontent bientôt, aucune amarre  tu ne renonceras pas.       mouett mieux valait découper À la loupe, il observa       fleur pour ma arbre épanoui au ciel pour mon épouse nicole issent de mer, venent as toute trace fait sens. que       enfant l’illusion d’une       le temps de pierres dans la paien sunt morz, alquant poème pour fragilité humaine. dans les carnets equitable un besoin sonnerait la mort d’un oiseau. mise en ligne d’un abstraction voir figuration       qui je n’hésiterai le 28 novembre, mise en ligne       le    courant la vie humble chez les un besoin de couper comme de "et bien, voilà..." dit pour michèle aueret max charvolen, martin miguel comme une suite de que reste-t-il de la mougins. décembre       les  un livre écrit peinture de rimes. le texte 1254 : naissance de deuxième ils s’étaient le recueil de textes nous avons affaire à de r.m.a toi le don des cris qui troisième essai et       rampan le géographe sait tout j’entends sonner les diaphane est le montagnesde petit matin frais. je te non, björg, a grant dulur tendrai puis   maille 1 :que  si, du nouveau       1 la confusion des alocco en patchworck © l’homme est la brume. nuages a ma mère, femme parmi jamais je n’aurais antoine simon 5 le soleil n’est pas pour alain borer le 26 certains prétendent ma voix n’est plus que le temps passe dans la     sur la pente   le 10 décembre un tunnel sans fin et, à       le passet li jurz, la noit est dix l’espace ouvert au première i en voyant la masse aux les dessins de martine orsoni       sur je ne peins pas avec quoi, approche d’une       le quelques autres     m2 &nbs     faisant la pour maxime godard 1 haute ici, les choses les plus  on peut passer une vie       dans cher bernard toulon, samedi 9 le franchissement des       maquis       en intendo... intendo ! j’ai en réserve un temps hors du deuxième apparition de       voyage   six formes de la       "       la six de l’espace urbain, i.- avaler l’art par j’ai ajouté j’ai relu daniel biga, le temps passe si vite,     hélas, rimbaud a donc rare moment de bonheur, et voici maintenant quelques un nouvel espace est ouvert le tissu d’acier d’un côté       l̵ dernier vers aoi       arauca       reine       la       &ccedi entr’els nen at ne pui accorde ton désir à ta  marcel migozzi vient de     les fleurs du  le "musée ce 28 février 2002. les durand : une       retour       b&acir pour yves et pierre poher et       banlie décembre 2001. il y a des objets qui ont la la légende fleurie est ce texte m’a été on trouvera la video dans les carnets si tu es étudiant en sur l’erbe verte si est premier essai c’est les avenues de ce pays  au mois de mars, 1166 cinquième citationne  de même que les (elle entretenait il est le jongleur de lui mesdames, messieurs, veuillez     &nbs   entrons avant dernier vers aoi rien n’est plus ardu       au f toutes mes f qu’il vienne, le feu allons fouiller ce triangle et ces au matin du je m’étonne toujours de la       dans …presque vingt ans plus       voyage c’était une macao grise dernier vers aoi deuxième essai Ç’avait été la si, il y a longtemps, les la tentation du survol, à ce qui fascine chez madame a des odeurs sauvages   dits de dernier vers aoi ço dist li reis : grant est la plaigne e large clquez sur       la dernier vers aoi pour gilbert le glacis de la mort       sur martin miguel art et  dans toutes les rues a propos d’une une errance de jamais si entêtanteeurydice sauvage et fuyant comme   ces notes       " la rencontre d’une ajout de fichiers sons dans pluies et bruines, tu le sais bien. luc ne  pour de quand nous rejoignons, en    nous antoine simon 27 la route de la soie, à pied, 13) polynésie       va je ne sais pas si   tout est toujours en       é 0 false 21 18       la pie antoine simon 23       pass&e percey priest lakesur les ce texte se présente très malheureux... saluer d’abord les plus halt sunt li pui e mult halt à propos “la       bruyan antoine simon 25 clere est la noit e la dorothée vint au monde buttati ! guarda&nbs quand c’est le vent qui dernier vers aoi       grimpa le lourd travail des meules dernier vers s’il 1.- les rêves de carissimo ulisse,torna a  ce qui importe pour a l’aube des apaches, deux nouveauté, pour marcel antoine simon 14       montag     sur la poussées par les vagues patrick joquel vient de dentelle : il avait nos voix onze sous les cercles dernier vers aoi madame est une torche. elle f les rêves de pour robert       la       grappe preambule – ut pictura madame, on ne la voit jamais       sur le lent déferlement pour le prochain basilic, (la recleimet deu mult j’oublie souvent et antoine simon 33 cliquetis obscène des 1) notre-dame au mur violet 0 false 21 18 d’abord l’échange des l’éclair me dure, la fraîcheur et la un jour, vous m’avez janvier 2002 .traverse ce qui fait tableau : ce vue à la villa tamaris et c’était dans pour michèle gazier 1       magnol apaches :       aux       le dernier vers aoi       sur sainte marie,       reine       &n la bouche pleine de bulles   (dans le a supposer quece monde tienne       " mouans sartoux. traverse de ne pas négocier ne   nous sommes carles li reis en ad prise sa vous dites : "un tous ces charlatans qui  hors du corps pas l’une des dernières   la baie des anges le plus insupportable chez c’est la chair pourtant le 26 août 1887, depuis pour andrée faisant dialoguer il pleut. j’ai vu la religion de josué il o tendresses ô mes a propos de quatre oeuvres de f j’ai voulu me pencher         or a dix sept ans, je ne savais coupé en deux quand il avait accepté  les premières la deuxième édition du mult ben i fierent franceis e "si elle est dernier vers aoi mi viene in mentemi       au j’écoute vos  il y a le etudiant à s’égarer on de prime abord, il antoine simon 15       longte pour angelo constellations et antoine simon 17       dans dessiner les choses banales       parfoi   voici donc la nous savons tous, ici, que     tout autour la mastication des       vu en 1958 ben ouvre à moisissures mousses lichens bernard dejonghe... depuis       ruelle je t’enlace gargouille deuxième essai le ma voix n’est plus que quand les mots aux george(s) (s est la attelage ii est une œuvre c’est ici, me juste un mot pour annoncer nous avancions en bas de     dans la ruela    en dans ma gorge autre citation"voui les plus vieilles nous lirons deux extraits de deuxième suite       neige “dans le dessin   anatomie du m et l’évidence un jour nous avons macles et roulis photo il n’était qu’un le "patriote", dernier vers doel i avrat,   que signifie spectacle de josué dit vous avez « amis rollant, de       je me agnus dei qui tollis peccata       fourr& la question du récit de soie les draps, de soie à attention beau quand sur vos visages les       un antoine simon 22 et si tu dois apprendre à napolì napolì références : xavier       coude ainsi fut pétrarque dans macles et roulis photo 3 seins isabelle boizard 2005  dernières mises g. duchêne, écriture le un verre de vin pour tacher       embarq       l̵ travail de tissage, dans au seuil de l’atelier antoine simon 19 la parol

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Poésie et photographie
© Michel Butor
Artiste(s) : Villers Ecrivain(s) : Butor (site)
Clefs : photographie

pour André Villers

1) Les correspondances

Dès qu’un photographe se manifeste comme un grand artiste, on peut employer à son propos le vocabulaire de la critique littéraire, et en particulier de celle qui s’applique à la poésie.

Inversement on peut parler des aspects photographiques de la littérature. Dans les dernières décades, par exemple, si l’influence du cinéma sur le Nouveau Roman est bien connue, celle de la photographie n’est pas moindre, dans son immobilité justement. On trouvera dans ces ouvrages de nombreuses descriptions de photographies, mais surtout maint passage qui s’efforce de rivaliser avec une photographie, un instantané, la longue description d’un geste bref l’immobilisant.



2) Les juxtapositions

On peut d’autre part lier un texte à une photographie, les voir, les lire ensemble. Si l’insistance est mise sur la photographie, le texte devient une légende. Il est souvent occulté dans notre conscience ; nous ne faisons pas attention à lui, et pourtant il agit fortement sur notre perception de l’image que nous n’interrogeons évidemment pas de la même façon selon le sujet désigné. Dans le cas d’un portrait, il est très important pour nous de savoir s’il s’agit de Delacroix, de Baudelaire ou d’un quelconque conseiller municipal d’un arrondissement de l’époque.

Très importante aussi la signature : Atget, Nadar, Curtis, et tant d’autres.

Si l’insistance est mise sur le texte, la photographie devient une illustration, et c’est elle qui transforme notre lecture. À partir du moment où elle intervient -et l’on ne saurait trop insister sur le fait qu’aujourd’hui l’imprimé courant est un illustré-, il y a quantité de choses qu’il est inutile de préciser par des mots. Les tâches se répartissent. Par contre il naît un nouvel exercice, un nouveau genre littéraire, la description par l’écrivain de ce que l’on a justement devant les yeux

Avant l’avènement de la photographie, la description d’une oeuvre d’art était indispensable pour remplacer sa vision ; on avait besoin d’un voyageur en Italie pour nous décrire la chapelle Sixtine. On avait bien quelques gravures, mais auxquelles on ne pouvait que peu se fier. Lorsque nous avons aujourd’hui un livre avec des photographies de bonne qualité concernant ces fresques, le texte joue un autre rôle. Il est là pour nous apprendre à regarder ce qui est sous nos yeux, pour nous faire voir non pas ce que nous ne voyons pas, mais justement ce que nous regardons et voyons mal.

Entre ces deux pôles : illustration et légende, nous pouvons imaginer toutes sortes d’équilibres différents.



3) Les interventions

J’ai écrit il y a quelques années un texte sur les mots dans la peinture. Ayant travaillé longtemps sur les aspects optiques de la littérature, sur la façon dont on pouvait organiser des pages et des volumes, j’ai interrogé les peintres sur leur utilisation des mots, et me suis rendu compte que, même dans la peinture occidentale, ils étaient fort fréquents et que leur introduction dans le tableau (ou la toile) apportait toutes sortes de phénomènes et problèmes. Tout cela est valable aussi pour la photographie ; et si les mots dans la peinture m’ont enseigné quelque chose sur la littéraure, sur ce que peuvent être et faire les mots, la photographie du mot peut elle aussi avoir une valeur poétique extraordinaire.

Dans la constitution de cet objet si mystérieusement inconnu qu’est le livre, la photographie et les techniques qui lui sont propres jouent un rôle de plus en plus grand : photocopie, photocomposition, photogravure, numérisation, etc. De nombreux éditeurs aujourd’hui au lieu de recomposer un texte, vont nous donner une photographie de l’édition antérieure. Il est possible de travailler photographiquement sur ce texte, de le manipuler, de le “révéler”.



4)Les mots dans la rue

Les mots sont là, visibles partout. Ils envahissent de plus en plus notre entourage. Déjà dans des oeuvres du XIXème siècle nous assistons à cette invasion. Lorsque nous regardons certaines images anciennes de tel coin de ville, de tel carrefour, il arrive que nous n’y discernions aucun texte, mais si aujourd’hui nous photographions le même endroit, son image fourmillera de mots. Si l’on se promène dans les rues principales de Châlons-sur-Saöne ou de Mouans-Sartoux, l’oeil est constamment sollicité par les annonces, les noms des rues sur leurs plaques, les livres dans les éventaires des libraires, toutes les étiquettes dans les vitrines qui jouent le rôle de légende par rapport aux objets présentés, légendes souvent réduites au seul énoncé du prix, les journaux chez leur marchand, etc. Nous n’en finirions pas. Ce texte est là, dans la rue, nous ne le lisons pas de la même façon que dans un livre classique, sur une page blanche. C’est un autre espace. Le photographe peut s’efforcer d’éliminer ce texte, ou bien de le capter, d’en privilégier certaines parties, certaines rencontres de mots particulièrement intéressantes.

Mais, bien sûr, le photographe peut aussi aller chercher le texte dans les tableaux des musées, dans les livres, les manuscrits, les brouillons. Il dispose d’une immense gamme de phénomènes optiques textuels pour lui servir de matière première à partir de laquelle opérer ses transmutations.



5) Tout le “blanc” du monde

Nul n’est plus apte que le photographe à moduler la page blanche du livre ; nul n’est mieux placé pour étudier la relation du mot écrit et de son support. Son art nous permet en effet d’écrire pratiquement sur tout. C’est donc lui qui nous permet d’étudier ce problème : que se produit-il lorsque tel mot apparaît sur tel fond ?

La photographie va nous donner une page “blanche” (entre guillemets, parce qu’elle pourra être tout à fait noire) d’une infinie variété. Elle nous permet de graduer les transparences, la force du détachement de la lettre ou du mot par rapport à ce fond, de les voir devant ou derrière un certain nombre d’objets ou d’écrans. Ce que la photographie nous donne, c’est une possibilité toute neuve d’étudier l’apparition même de l’écrit par rapport au reste de la réalité.

Outre cela elle procure une souplesse extraordinaire dans toutes les variations calligrammatiques. Si le poète veut travailler sur la différence de grandeur entre certains caractères pour certains mots, les techniques classiques de la typographie lui opposeront une lourdeur considérable encore renforcée par les habitudes des institutions. Mais dans le laboratoire rien n’est plus facile que de varier la grandeur d’une partie du texte par rapport à l’autre, sa couleur, son intensité.



6) La modulation lumineuse

Le photographe complice de l’écrivain peut détacher à l’intérieur d’une matière-texte des phénomènes remarquables, les isoler, les citer comme le fait un critique travaillant sur le livre d’un autre. Mais quelle délicatesse de ciseaux ! Passages qu’il peut relier par des transitions de figures, des nuances merveilleusement graduées. Nous avons alors une poésie de la photographie au sens littéral du terme, c’est-à-dire que le photographe lui-même produit un texte nouveau.

L’écrivain peut d’ailleurs préparer des textes tels qu’ils fructifient particulièrement sous de tels traitements. Il travaille alors comme pour un musicien, sachant ou pressentant ce qui peut inspirer l’autre.

À l’aube d’une transformation radicale du livre et donc de notre civilisation, certains photographes savent que leur art est une charnière fondamentale dans les aventures du texte.



Publication en ligne : 9 mai 2009

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